Tunisie - Sami Remadi dénonce une gestion douteuse de l'argent public

Businessnews.com.tn | publié le 15/08/2012 10:01

L’Association Tunisienne pour la Transparence Financière (ATTF) présidée par Sami Remadi a publié aujourd’hui mercredi 15 août 2012 un communiqué afin de dénoncer "la gestion douteuse de l’argent public" par le pouvoir actuel.

L’ATTF affirme dans ce communiqué qu’en même temps que "les élus et les gouvernants de la troïka ne cessent de dialoguer depuis des mois à propos de transparence, d’honnêteté et d’intégrité, notre association ne cesse de repérer, au fil des jours, une gestion douteuse de l’argent public que nous dénonçons fermement.
Il s’agit en premier lieu de gestion douteuse concernant l’octroi de marchés publics et la cession des richesses du pays.
En effet, d’après l’ATTF, et malgré ses divers appels dans les medias, "le gouvernement provisoire continue à céder nos maigres richesses naturelles, agissant dans l’ambiguïté, et l’absence de transparence."
A ce titre, l’ATTF cite des exemples tels que l’octroi du projet de production de phosphate à Sra-Ouertane aux qataris, et la concession du marché de la raffinerie Skhira à Qatar Petroleum de gré à gré sans appel d’offre, sans respect des lois en vigueur ni des règles de concurrence loyale.


Par ailleurs, l’association se dit étonnée "de la «résurrection» du projet touristique qatari Diar à Tozeur, qui a été conclu dans des circonstances douteuses, faisant l’objet d’un texte de loi du temps de l’ancien régime (Loi n° 2010-38 du 19 juillet 2010)".

"Le fait que la négociation et la signature des accords se soient faites secrètement, laisse planer des doutes sur les conditions d’élaboration et de passation de ces projets. Raisons pour lesquelles nous appelons le gouvernement à plus de retenue et de transparence dans la cession des biens de la nation".


D’un autre côté, l’ATTF s’est penchée sur la question des indemnités des élus de l’Assemblée nationale constituante pour s’indigner devant l’augmentation vertigineuse les indemnités des députés de l’ANC.
« En effet on s’exaspère a voir les élus de la nation profiter de leur position pour se servir dans la caisse de l’état et s’octroyer des salaires arrivant à 10790 dinars pour le premier vice président (soit 38 fois le SMIG) », indique le communiqué de M. Remadi.
L’association fait également assumer toute la responsabilité au Président de l’ANC qui s'oppose de façon incommodante à toute initiative de transparence, et lui demande de bien vouloir déclarer le salaire et les avantages qu’il s’est octroyé sans aucune transparence.


L’ATTF revient également sur les comptes du CPR, et se dit "scandalisée suite à la publication du rapport de la Cour des Comptes.
En effet, le parti du Président provisoire, grand défenseur de la transparence, l’équité sociale et l’égalité, n’a pas respecté les règles élémentaires de transparence. Ce parti a dépensé l’argent du contribuable et n’arrive pas à présenter les justificatifs exigés par la Cour des comptes, soit disant que le registre comptable a été perdu. Il est certain que sous d’autres cieux un tel acte suffirait pour un appel à «l’impeachment»".

Et pour conclure, l’ATTF déclare "qu’au vu de la multiplication d’actes aléatoires et ambigus qui nous rappellent les pratiques de l’ancien régime, notre association se trouve offensée par la légèreté avec laquelle nos gouvernants gèrent les biens et l’argent du contribuable, au point qu’on commence à avoir des doutes concernant le détournement de l’argent public".

D.M (d’après communiqué)


A lire également : notre chronique "détournement halal de l’argent public"

Tunisie - Sami Remadi dénonce une gestion douteuse de l'argent public

publié le 15/08/2012 10:01

L’Association Tunisienne pour la Transparence Financière (ATTF) présidée par Sami Remadi a publié aujourd’hui mercredi 15 août 2012 un communiqué afin de dénoncer "la gestion douteuse de l’argent public" par le pouvoir actuel.

L’ATTF affirme dans ce communiqué qu’en même temps que "les élus et les gouvernants de la troïka ne cessent de dialoguer depuis des mois à propos de transparence, d’honnêteté et d’intégrité, notre association ne cesse de repérer, au fil des jours, une gestion douteuse de l’argent public que nous dénonçons fermement.
Il s’agit en premier lieu de gestion douteuse concernant l’octroi de marchés publics et la cession des richesses du pays.
En effet, d’après l’ATTF, et malgré ses divers appels dans les medias, "le gouvernement provisoire continue à céder nos maigres richesses naturelles, agissant dans l’ambiguïté, et l’absence de transparence."
A ce titre, l’ATTF cite des exemples tels que l’octroi du projet de production de phosphate à Sra-Ouertane aux qataris, et la concession du marché de la raffinerie Skhira à Qatar Petroleum de gré à gré sans appel d’offre, sans respect des lois en vigueur ni des règles de concurrence loyale.


Par ailleurs, l’association se dit étonnée "de la «résurrection» du projet touristique qatari Diar à Tozeur, qui a été conclu dans des circonstances douteuses, faisant l’objet d’un texte de loi du temps de l’ancien régime (Loi n° 2010-38 du 19 juillet 2010)".

"Le fait que la négociation et la signature des accords se soient faites secrètement, laisse planer des doutes sur les conditions d’élaboration et de passation de ces projets. Raisons pour lesquelles nous appelons le gouvernement à plus de retenue et de transparence dans la cession des biens de la nation".


D’un autre côté, l’ATTF s’est penchée sur la question des indemnités des élus de l’Assemblée nationale constituante pour s’indigner devant l’augmentation vertigineuse les indemnités des députés de l’ANC.
« En effet on s’exaspère a voir les élus de la nation profiter de leur position pour se servir dans la caisse de l’état et s’octroyer des salaires arrivant à 10790 dinars pour le premier vice président (soit 38 fois le SMIG) », indique le communiqué de M. Remadi.
L’association fait également assumer toute la responsabilité au Président de l’ANC qui s'oppose de façon incommodante à toute initiative de transparence, et lui demande de bien vouloir déclarer le salaire et les avantages qu’il s’est octroyé sans aucune transparence.


L’ATTF revient également sur les comptes du CPR, et se dit "scandalisée suite à la publication du rapport de la Cour des Comptes.
En effet, le parti du Président provisoire, grand défenseur de la transparence, l’équité sociale et l’égalité, n’a pas respecté les règles élémentaires de transparence. Ce parti a dépensé l’argent du contribuable et n’arrive pas à présenter les justificatifs exigés par la Cour des comptes, soit disant que le registre comptable a été perdu. Il est certain que sous d’autres cieux un tel acte suffirait pour un appel à «l’impeachment»".

Et pour conclure, l’ATTF déclare "qu’au vu de la multiplication d’actes aléatoires et ambigus qui nous rappellent les pratiques de l’ancien régime, notre association se trouve offensée par la légèreté avec laquelle nos gouvernants gèrent les biens et l’argent du contribuable, au point qu’on commence à avoir des doutes concernant le détournement de l’argent public".

D.M (d’après communiqué)


A lire également : notre chronique "détournement halal de l’argent public"
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