Sihem Badi : « Le mariage coutumier est une liberté personnelle »

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Sihem Badi, ministre de la femme, se prononce sur un sujet de plus en plus controversé qui ne cesse de susciter la polémique. Selon elle, le « mariage coutumier est une vieille pratique dans la société tunisienne et qu’il s’agit d’une forme d’engagement entre deux personnes s’inscrivant dans le cadre des libertés personnelles » et d’ajouter « la femme est libre de choisir la forme d’engagement qui lui convient ».
Sihem Badi reconnait également une limite à cet engagement, dit « coutumier », à savoir, sa non-reconnaissance des droits de la femme après le divorce mais aussi ceux de l’enfant issu d’une telle union.
« Le ministère de la femme n’est pas habilité à statuer sur de telles pratiques mais peut veiller à sa limitation en facilitant l’accès au mariage civil en leur fournissant des emplois et en facilitant les formalités du mariage » déclare-t-elle au journal « Ashourouq ».

Sihem Badi se dit en faveur « des libertés personnelles, notamment celles du culte, de l’habit et de l’engagement », mais semble omettre le cadre légal d’une telle pratique, passible de trois mois d’emprisonnement, selon les dispositions des articles 31 et 36 de l'état civil et de l'article 18 du code du statut personnel.
En effet, le mariage « ourfi » restant une pratique illégale, les relations sexuelles pratiquées dans le cadre d’une telle union sont passibles des sanctions pénales prévues par la loi.
La ministre de la femme encouragerait-elle la légalisation des mariages coutumiers ou statuerait-elle en faveur d’une pratique illégale ?
S.T.
216 commentaires
statut de la femme suffit
jaghmoun |28-02-2012 20:30
ca se voit que le ministere de la femme ne sert absolument a rien c'est de l'argent par les fenetres.si a la place on mettrais secretaire d'etat des personnes agés serait mieux car il y a de quoi faire!!!!!!
Pauvre femmes
Homme Tunisien |28-02-2012 00:03
Pauvres femmes tunisiennes elles sont devenues entre le marteau d'un mariage coutumier et l'enclume de subir le destin des vieilles filles, à propos des vieilles filles la Tunisie compte de plus de 60% de vieilles filles. Je croix que la solution proposée par madame le ministre est irrationnelle voir même dangereuse pour le cas de la société tunisienne tel qu'elle est aujourd'hui. La solution ou une partie de la solution à mon avis réside dans le faite de réduire le taux du chômage qui atteint une majorité entre nous les hommes (plus que 70%) de cette façon nous pouvons avoir un revenu stable qui peut nous servir pour se marier d'une manière légale c'est la seule solution pour remédier ce phénomène de vieille filles qui devient un fléaux social en Tunisie. De leurs part, les filles (la majorité et non pas la totalité pour être honnête) doivent prendre en considération les conditions dont on ait entrain de vivre, elle doivent pas être matérialistes(Dar + Karhba + Barcha flous) sinon un issus pour s'échapper à ce problème sera impossible et c'est les filles qui perdent car il y a un age limite pour avoir la possibilité d'avoir des enfants ce qui n'est pas le cas pour hommes. Pour remédier ce problème j'introduis quatre propositions qui font partie à mon avis de la solution

1. Tout d'abord il faut arrêter ce mécanisme de quotas et cette discrimination concernant le processus de recrutement qui en faveur les filles d'une manière exclusive et loin de toutes rationalité sous prétexte qu'une femme coute moins qu'un homme en terme de salaire et d'exigences concernant le mécanisme de quotas (je site un exemple issu de mon expérience personnelle ou un responsable RH d'une banque tunisienne réputée dont je ne site pas le nom m'a dit un jour qu'un mécanisme de quota est adopté 5 filles/1 gar dans leur banque pour recruter des cadres) cette politique est généralisée pendant les 15 dernières années dans tout les secteurs cette politique doit cesser d'exister, le recrutement doit se baser sur les compétences qui ne favorise personne au dépit d'une autre personnes à cause du sexe ou autre sous aucun prétexte.
2. Il faut suivre un processus de rajeunissement du secteur public, il faut que les vieux cadre soient à la retraite et ils doivent être remplacé par des jeunes après un mécanisme de passation bien étudié, une autre fois sans adoption de mécanisme de quota en faveur du sexe féminin
3. Les femmes mariées peuvent travailler mi temps et avoir 75 % de leurs salaires de cette façon elles auront l'occasion de s'occuper de leurs familles et laisser l'occasion au autres de fonder leurs familles.
4. Il faut ouvrir la porte à l'immigration pour les gar et les filles qui n'ont pas eu la chance de construire leurs vies dans leurs pays d'origine à savoir la Tunisie.
Autrement il y aura pas d'issus et la femmes tunisienne sera dépourvue de ce droit naturel d'avoir des enfants
ministre mi-temps
éducateur |27-02-2012 17:42
La Ministre de la Femme entame son 5 ème voyage: France, Iran, Qatar, Algérie et USA -13 jours- Les voyages c'est la santé et puis on a beaucoup de pognon. Les gaffes et bavures s'expliquent par le pèlerinage permanent de Mme Badi. Mais peut-on savoir les retombées de ses voyages pour les femmes tunisiennes. Constituante au secours.
plus royaliste que le roi
vie_gachee |22-02-2012 10:29
Avec Bourguiba, la femme tunisienne a eu tous les droits sur l'homme. même s'il n'a pas appliqué cette règle pour lui meme puisqu'il a répudié sa premiere femme pour se jeter dans les bras de wassila. cette pauvre femme qui a fini sa vie dans la pauvreté et la misère, enfin bref ...
pour plusieurs femmes le mariage est devenu un commerce rentable et , plusieurs filles se marient juste pour la sécurité financiere et profiter de l'homme avec la garantie de la pension alimentaire et la récupération du domicile conjugal en cas de divorce.En plus la femme est sure qu'elle peut peut gâcher la vie de son mari puisque la polygamie est interdite en tunisie et elle peut lui mettre les batons dans les roues pour l'empecher de refaire sa vie.
Pour mon cas personnel, je suis en instance de divorce depuis 2 ans, et ma vie est devenue un enfer, à cause d'une femme qui ne veut pas divorcer et qui veut me detruire et tout récupérer pour elle.
En France par exemple, quand l'homme et la femme ne s'entendent plus chacun peut avoir une relation extra conjugale sans risque de retrouver en prison, c'est une sorte de polygamie déguisée. par contre en Tunisie, quand on est marié , il n y aucun échapatoire,on subit subit les vengeances de la femme qui peut nous pourrir la vie..
La solution de polygamie est un compromis entre le respect de la religion et la possibilité de vivre une deuxième relation sans être obligé de pratiquer l'adultère. En plus plusieurs filles tunisiennes n'arrivent pas à trouver un mari à cause du fait que les femmes ont tous les droits . Autoriser la polygamie à 2 femmes permettrait de débloquer la situation et résoudrait pas mal de situations dramatiques pour les enfants car on n'est pas obligé de divorcer pour refaire sa vie avec une deuxième femme , avec toutes les conséquences pour les enfants.
USURPATRICE
mouaten |17-02-2012 19:36
Cette dame a été parachutée Ministre, elle n'est pas à sa place. Dans un régime démocratique elle aurait due être démis. Mais a-t-on un chef de gouvernement ? Qui évalue le rendement des ministres ?
Polygamie "orfi".
Srettop. |17-02-2012 17:41
L'idéal serait une polygamie "orfi".
Qui dit mariage "coutumier" par une simple Fatiha dit divorce en 3 mots (je te répudie).
Sémir |14-02-2012 16:42
Qui dit mariage "coutumier" par une simple Fatiha dit divorce en 3 mots (je te répudie).
Miracle...!!!...???
sanchoniathom |07-02-2012 17:03
Même après quelques jours et une rétromarche je tenais à faire ce commentaire. Madame Badi ne badine pas.Elle a fait mieux que Jésus Christ...En un tour de main elle a résolu le problème des maisons dites closes.Mais elle a prit un gros risque lequel est de voir les titulaires du plus vieux "métier du monde" faire des sitting.Espérons que sa dernière déclaration soit écoutée et ait des effets...En supposant qu'elle préparait une pente douce allant vers la polygamie, venant d'une femme ministre ce n'est pas brillant...Pour avoir une idée claire il serait bon qu'elle charge ses collaborateurs de fouiller dans les archives de l'état civil de ces 100 dernières années,ils seront certainement plus qu'étonnés.
Destitution
Angoissé |04-02-2012 13:56
Tout droit je passe à la conclusion : Il est urgent de demander à la Société Civile de chercher et d'appliquer des mécanismes en vue de destituer ce genre de responsables irresponsables, incompétents et soumis.
Adoptez donc ce type de mariage pour vos filles!
Révolté |03-02-2012 18:54
Ce type de liaison est souvant adoptée par des hommes avides de relations sexuelles sans lendemain et sans engagement. Ce type de relation est la plus part du temps possible à cause de la grande naïveté de jeunes femmes trop longtemps maintenues hors des réalités de la vie suite à une éducation qui se veut protectrice de la femme mais qui en fait ne produit qu'une femme "objet" soumise aux désirs de l'homme. De plus lors de telles liaisons qui n'ont lieu il faut le rappeler que pour l'assouvissement de l'acte sexuel il arrive souvant la naissance d'un bébé qui alors ne peut être enregistré car issu d'une liaison elle même non enregistrée et donc non légale. Que faire alors madame la ministre? Que faire à part se mettre hors jeux dans une société où tout est régulé autant par la loi que par les coutumes? Vous parlez de liberté du choix de la femme! Ce choix là n'en est pas un ! C'est au contraire l'exploitation la plus honteuse de la femme par l'homme : donner l'illusion à une jeune femme qu'elle est libre et puis la jeter en pature dans cette société patriarcale où elle seule serra condamnée! Vraiment madame la ministre imaginez votre fille dans cette situation !
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