Sihem Badi : « Le mariage coutumier est une liberté personnelle »

Businessnews.com.tn | publié le 01/02/2012 12:33

Sihem Badi, ministre de la femme, se prononce sur un sujet de plus en plus controversé qui ne cesse de susciter la polémique. Selon elle, le « mariage coutumier est une vieille pratique dans la société tunisienne et qu’il s’agit d’une forme d’engagement entre deux personnes s’inscrivant dans le cadre des libertés personnelles » et d’ajouter « la femme est libre de choisir la forme d’engagement qui lui convient ».
Sihem Badi reconnait également une limite à cet engagement, dit « coutumier », à savoir, sa non-reconnaissance des droits de la femme après le divorce mais aussi ceux de l’enfant issu d’une telle union.
« Le ministère de la femme n’est pas habilité à statuer sur de telles pratiques mais peut veiller à sa limitation en facilitant l’accès au mariage civil en leur fournissant des emplois et en facilitant les formalités du mariage » déclare-t-elle au journal « Ashourouq ».

Sihem Badi se dit en faveur « des libertés personnelles, notamment celles du culte, de l’habit et de l’engagement », mais semble omettre le cadre légal d’une telle pratique, passible de trois mois d’emprisonnement, selon les dispositions des articles 31 et 36 de l'état civil et de l'article 18 du code du statut personnel.
En effet, le mariage « ourfi » restant une pratique illégale, les relations sexuelles pratiquées dans le cadre d’une telle union sont passibles des sanctions pénales prévues par la loi.
La ministre de la femme encouragerait-elle la légalisation des mariages coutumiers ou statuerait-elle en faveur d’une pratique illégale ?
S.T.

Sihem Badi : « Le mariage coutumier est une liberté personnelle »

publié le 01/02/2012 12:33

Sihem Badi, ministre de la femme, se prononce sur un sujet de plus en plus controversé qui ne cesse de susciter la polémique. Selon elle, le « mariage coutumier est une vieille pratique dans la société tunisienne et qu’il s’agit d’une forme d’engagement entre deux personnes s’inscrivant dans le cadre des libertés personnelles » et d’ajouter « la femme est libre de choisir la forme d’engagement qui lui convient ».
Sihem Badi reconnait également une limite à cet engagement, dit « coutumier », à savoir, sa non-reconnaissance des droits de la femme après le divorce mais aussi ceux de l’enfant issu d’une telle union.
« Le ministère de la femme n’est pas habilité à statuer sur de telles pratiques mais peut veiller à sa limitation en facilitant l’accès au mariage civil en leur fournissant des emplois et en facilitant les formalités du mariage » déclare-t-elle au journal « Ashourouq ».

Sihem Badi se dit en faveur « des libertés personnelles, notamment celles du culte, de l’habit et de l’engagement », mais semble omettre le cadre légal d’une telle pratique, passible de trois mois d’emprisonnement, selon les dispositions des articles 31 et 36 de l'état civil et de l'article 18 du code du statut personnel.
En effet, le mariage « ourfi » restant une pratique illégale, les relations sexuelles pratiquées dans le cadre d’une telle union sont passibles des sanctions pénales prévues par la loi.
La ministre de la femme encouragerait-elle la légalisation des mariages coutumiers ou statuerait-elle en faveur d’une pratique illégale ?
S.T.
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