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Le prédicateur qui appelle à la mort de BCE se justifie

Le prédicateur qui appelle à la mort de BCE se justifie

Plusieurs médias dont Business News ont diffusé hier une information, selon laquelle, un prédicateur, avait pris la parole dimanche 25 mars et a appelé à la mort de l’ancien Premier ministre Béji Caïed Essebsi, en pleine avenue Habib Bourguiba. Il s’agit d’un fonctionnaire au ministère des Affaires religieuses, nommé Habib Bousarsar. Ces propos ont suscité l’indignation de plusieurs parties et la famille de BCE a même porté plainte contre lui.

Suite à ces réactions, Habib Bousarsar a diffusé aujourd’hui mardi 27 mars 2012, une lettre ouverte à l’opinion publique afin de se justifier. Il a affirmé qu’il voulait dire par «Mort à Essebsi», la mort politique et non physique de la personne. Il nie son intention d’appeler au meurtre et se proclame défenseur de la «disparition» au sens figuré de BCE tout comme le RCD.

M. Bousarsar a également affirmé soutenir la thèse selon laquelle BCE avait comploté contre Bourguiba et qu’il avait nuit à plusieurs militants Youssoufistes, Zeitounis, gauchistes et nationalistes arabes. Il a ajouté que BCE n’avait rien fait pour faire sortir Bourguiba de sa résidence surveillée à l’époque de Ben Ali.

Le prédicateur Bousarsar a exprimé son regret de voir ses propos «mal interprétés» voire déformés délibérément. Il a qualifié cette interprétation de «comportement malsain et sale» motivé par des différends politiques. Il a terminé par préciser qu’il n’occupe pas le poste cité dans les réseaux sociaux, mais joue seulement le rôle de prédicateur et d’encadreur des Imams au sein du ministère.

M. Bousarsar, semble donc se sentir lésé par la compréhension malintentionnée de l’opinion publique face à un discours aussi haineux et agressif que le sien. Il n’assume pas la portée de ses dires et jette la responsabilité sur ses adversaires politiques. Or, il oublie qu’il avait également scandé «Dieu est unique et Essebsi est l’ennemi de Dieu», une accusation de mécréance, qui reste non justifiée. M. Bousarsar a donc opté pour le statut de victime, de l’incompris, dont le seul souci est d’apporter des critiques, et il a omis de s’excuser, ou d’exprimer un quelconque regret par rapport à son appel à la haine et à la mort.

Dorra Megdiche Meziou

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Commentaires

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ral bol
| 28-03-2012 17:42
Mort a vous M. Bousarsar... ah non... je voulais dire a votre poste en tant que formateur et fonctionnaire. Meme la connerie devrait être emprisonné !

james-tk
| 28-03-2012 14:53
Dans n'importe que État à travers le monde,je veux parler de l' " État de droit ",car malheureusement ils sont nombreux en Tunisie,celles et ceux qui ne savent pas ce que cela signifie ?
Une telle déclaration en France,provoque l'intervention du procureur de la république qui ordonne l'ouverture immédiatement d'une enquête pour déterminer la responsabilité des personnes mises en cause !
Force est de constater,que la Tunisie n'est plus un État de droit;B.C.Essebsi a réussi à faire reculer ce qu'on appelait communément "infilétet",c'est à dire les débordement en tout genre,criminalité,braquages,délinquance,vandalisme des biens publics et privés,....

bouelhich
| 28-03-2012 14:12
il est paye par le budget de l'etat pour defendre les principes saints de l'islam : le pardon, l'entraide , l'amour, ........ pas pour precher le meurtre et la haine....... donc le salaire est injustifie donc il y a irregularite, c aux hommes de lois de voir ça

mohamed 5003
| 28-03-2012 11:24
pour aller au fond du probleme je dirai que la faute incombe en premier au gouvernement pour son laxisme et en second lieu au ministere des affaires religieuses qui a permit l existence en son sein d un type comme ce bousarsar et le non encadrement des imams surtout ceux qui font la priere de vendredi. car ce genre de monstruosite et ces appels a la liquidation sont devenus monnaie courante dans nos mosquees . et puis tout a un commencement .et si l on se rappelle l appel qui a failli faire degenerer le pays;de ce fameux vendredi qui a ete fait par un certain ministre qui chose etonnante est l actuel patron de ce bousarsar . alors que les choses soient claires et que chacun assume.

kattou
| 28-03-2012 11:20
je ne partage nullement l'engagement de m. boussarsar, mais force est de constater que BCE n'a plus rien à faire dans la gestion des affaires du pays, tout comme les anciens destouriens
c'est une honte de voir en première ligne,, mohamed sayah qui était à l'origine du jeudi noir (26 janvier 1978).
que vient faire ce monsieur (de triste mémoire) dans le nouveau paysage politique tunisien?
Le conseil que je lui donne, à lui particulièrement et à ses semblables ( ils se reconnaissent), c'est de se terrer car le peuple tunisien est à majorité "jeune" et n'acceptera plus de se faire gouverner par des personnes qui fréquentent les gériatres.

wissem
| 28-03-2012 11:05
Mme Dorra , contenter vous de porter les fait car on en a marre du journalisme dirigé on saura faire des syntheses tout seul on est assez grand pour cela.
cdt

ABS
| 28-03-2012 10:23
Ce qui se passe actuellement, avec toutes ces déclarations tonitruantes et belliqueuses émanant de ces pseudo-musulmans officieux ou « responsables » dépassent l'entendement. Avec toutes ces agressions verbales, physiques et autres, ne faisant qu'alimenter et diviser notre pays n'est en tout cas pas à la gloire de ce gouvernement provisoire. Que cherche à faire cette pseudo-élite politicienne ? A faire régner la peur jusqu'à arriver à une situation in sécuritaire de non retour ou quoi. Essayer d'embrigader une jeunesse inculte, ignorante et fragile car n'ayant aucune perspective et confiance dans ce futur qui demeure incertain pour une majorité d'entre eux. Je trouve cela funeste de laisser pourrir cette situation car un effet boomerang peut très bien se produire et eux mêmes peuvent se retrouver viser et là je serai incapable d'imaginer un tant soit peu le destin de notre pays car il sera peut être apocalyptique.

Sonya T
| 28-03-2012 10:15
Ne sous estimez pas notre intelligence Mr !
Arrêtez d'enfantiliser le peuple, vous êtes trop ridicule.

belhaj
| 28-03-2012 09:57
Appel à la mort, psychologiquement bien sûr mais pas à la mort physique!!!
Quelle mascarade et gravissime état en Tunisie
Les autorités en place sont responsables et coupables et ne pourront jamais dire un jour qu'elles ne savaient pas, et devront rendre compte de leur gravissime autisme

Blu
| 28-03-2012 08:42
Tous ceux qui pratiquent le double langage sont tristes à pleurer et le pire cette façon de s'exprimer vient de gens dit croyants !!!!! ils vont finir par faire fuir ceux qui croyent en Dieu, ils sont tout sauf des exemples, c'est vraiment la honte J'espère qu'il sera puni comme il se doit. Ces appels aux meurtres doivent cesser c'est de la responsabilité du gouvernement

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