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Tout sur le variant britannique du Coronavirus

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Tout sur le variant britannique du Coronavirus

 

Le variant britannique du SARS-Cov-2 vient de faire son apparition en Tunisie. La nouvelle a été confirmée par le ministère de la Santé le 2 mars 2021 après la détection d’une variante nouvelle le 20 février.

 

Ce variant connu sous le nom scientifique B.1.1.7 est apparu pour la première fois en Grande-Bretagne en septembre 2020. Sa notification par le gouvernement britannique auprès de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne s’est faite qu’en décembre 2020 alors que cette souche a touché le ¼ des cas d’infections au SARS-Cov-2 recensés à l’époque. 

Selon les études menées en laboratoires, le B.1.1.7 se différencie des autres souches par la vitesse de propagation, pour le moment. Selon les statistiques communiquées par l’OMS, le titre viral de la souche britannique peut aller jusqu’à +70%, « soit un taux de reproduction de base R0 augmenté de 0,4 ». 

Toujours, selon l’OMS, « ce variant est défini par la présence d’un ensemble de 14 mutations entraînant des modifications d’acides aminés et trois délétions. Certaines de ces mutations peuvent influer sur la transmissibilité du virus chez l’homme :

-       L’une des mutations identifiées (N501Y) modifie un acide aminé présent dans les six résidus principaux du domaine de liaison au récepteur. D’après la base de données de l’Initiative mondiale de partage des données sur la grippe aviaire (GISAID), cette même mutation N501Y a été signalée indépendamment dans plusieurs pays, dont l’Afrique du Sud (n=45) et l’Australie (n=37). Une analyse des séquences a montré que la mutation N501Y du virus signalée au Royaume-Uni et en Afrique du Sud n’avait pas la même origine.

-       Une autre mutation importante sur le plan biologique, P681H, a été trouvée au niveau du domaine de liaison au récepteur. 

-       Enfin, la délétion en position 69/70 s’est avérée modifier les résultats de certains tests PCR qui ciblent le gène S. La plupart des tests PCR dans le monde ciblent plusieurs gènes et, par conséquent, l’impact de ce variant sur les tests de diagnostic ne devrait pas être significatif ». 

La souche britannique s’est, rappelons-le, propagée jusqu’en Australie en passant par, le Danemark, l’Islande, les Pays-Bas, mais également la France, l’Italie et actuellement la Tunisie. 

Ce variant du SARS-Cov-2 est moins détectable par les tests RT-PCR que les autres souches du Coronavirus, selon un article du National Library of Medecine. Son impact sur l’organisme ne semble, cependant, pas plus grave que les autres souches. D’ailleurs, selon les premières études menées en laboratoires, certains vaccins, notamment celui de Pfizer-BioNTech, serait efficace contre la souche britannique. 

D’après le British Medical Journal, les mutations qui rendent les virus plus infectieux ne les rendent pas nécessairement plus dangereux. On explique ainsi à titre d’exemple que la mutation de la protéine de pointe du SRAS-CoV-2 (D614G) a augmenté la capacité du virus à se transmettre mais ne semble pas entraîner une maladie plus grave. 

Il existe, actuellement, plusieurs autres souches du SARS-Cov-2. Les plus connus sont les variants sud-africain et brésilien. 

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N.J. 

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