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Sami Zaoui, les raisons d'une démission du gouvernement

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Sami Zaoui, secrétaire d’Etat aux Technologies, a jeté l’éponge hier lundi en démissionnant du gouvernement de transition.
Une démission qui mérite une explication et à laquelle il ne s’est pas dérobé. Tout comme Mohamed Ghannouchi, mais contrairement à Nouri Jouini et Afif Chelbi.
M. Zaoui évoque des questions personnelles pour justifier son départ. Mais pas uniquement.
Voilà ce qu’il dit sur sa page Facebook :

« Le 17 janvier 2011, j'ai accepté de faire partie d'un gouvernement d'Union nationale. Cela signifiait que les partis d'opposition (et l'UGTT, qui, soit dit en passant, n'a pas toujours été dans l'opposition au pouvoir en place ...) devaient faire partie du gouvernement, ce qui aurait eu pour effet d’induire une stabilité politique voire sociale. Or, il n'en a rien été, et les turbulences n'ont pas tardé à se manifester.

Cette situation a eu deux effets sur ma décision de démissionner.

Le premier est que j'ai été amené au cours des six semaines au gouvernement à gérer des conflits sociaux pour la gestion desquels ma compétence était limitée. Et je pense que le chapitre Conflits sociaux n'est pas clos.
Le second effet est que la situation politique va demeurer plus ou moins tendue jusqu'aux élections. Je ne serai donc pas en mesure, au niveau de mon ministère, de prendre des initiatives pouvant avoir un fort impact en termes de restructuration du secteur Télécoms ou du secteur Internet.

Je souhaiterais en profiter pour vous faire part d'un sentiment qui m'a habité au cours des derniers jours, celui d'être parfois seul. Lorsque du jour au lendemain, on quitte son travail pour se jeter dans la gueule du loup (c'était réellement la situation du pays, le 17 janvier), on s'attend à être épaulé. Je l'ai été par beaucoup d'entre vous, mais au cours des derniers jours, j'aurai souhaité que la majorité silencieuse et inactive comprenne qu'une frange du paysage politique est en train de s'activer. Deux choix se présentent alors: soit considérer que la partie est perdue d'avance, et que nous pouvons nous contenter de nous exprimer de façon peu structurée.

Soit considérer que réellement, c'est l'avenir du pays pour les 30 prochaines années qui se joue, auquel cas chacun doit s'engager à considérer x heures par semaine pour le bien collectif.
Remettre sur pied l'UTICA, s'activer dans un parti politique, écrire dans les journaux (de langue arabe de préférence), garder le contact avec les investisseurs étrangers, lutter contre les forces du Mal, autant d'actions que chacun d'entre nous pourrait prendre en charge, et contribuer ainsi à consolider tous les jours un peu plus notre futur démocratie.
Allez, croyez-moi, ce n'est pas perdu d'avance, ni gagné d'ailleurs !
»

Nous y reviendrons.

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Commentaires

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gharbi
| 02-03-2011 13:22
"pour la gestion desquels ma compétence était limitée" : non mr ! votre compétence est limitée pour le portefeuille qui vous à été confié et pas uniquement pour l'aspect conflits sociaux !! et pour cette raison, vous n'auriez jamais du accepter celui-ci puisque sans rapport aucun avec votre formation ni votre expérience professionnelle !! mais vous avez simplement vu là une occasion de faire rayonner l'ATUGE ou pire encore Votre cabinet d'expertise comptable qui, soit dit en passant, à bien des souçis à se faire en matière de "complaisance" avec les banques

Avenir
| 01-03-2011 23:58
Je partage globalement l'analyse. Et quand je lis dans communiqué que la remise sur pied de l'UTICA est un facteur de consolidation de la démocratie, je suis sceptique. Tout en étant pourtant affilié à l'UTICA... Je pense que Mr Zaoui n'a pas compris qu'il faisait partie d'un gvernement de transition et qu'à ce titre son rôle n'était pas de mener des initiatives afin de mener à la restructuration du secteur des Telcos. Mieux soutenir et défendre mordicus les cadres de Tunisie Télécom aurait été plus adéquat au lieu de laisser décapiter cette institution et conduire inexorablement ses clients Stés à se réfugier progressivement vers Orange Tunisie. Oui, vous étiez secrétaire d'état dans un gouvernement et oui il s'agissait bien évidemment d'un poste politique !! Ne pas l'avoir saisi avant d'accepter ce poste était dans le meilleur des cas de la naïveté. Penser que ce serait simple c'est aussi être naïf ou inconscient. Pour se sentir ou être épaulé il faut fixer un cap afin d'obtenir au moins l'adhésion de certains. Ce que vous n'avez jamais sû faire. Votre grande compétence incontestable d'expert comptable n'était donc aucunement le gage de réussite à ce poste.
J'ai beau être chef d'entreprise, partager vos idées politiques plutôt à droite et libérales, je suis avant tout citoyen et je n'aime ni vos explications ni vos "leçons" que j'assimile presque à de la suffisance. Mais je vous reconnais toutefois d'avoir essayé même si vous n'avez pas bien compris les enjeux.

Abdelghani
| 01-03-2011 21:26
Il faut que ce qu'on appele la majorité silencieuse doit vaincre sa peur et sortir pour crier haut et fort sa colère contre les forces nocives pour la liberté et l'integrité physique des individus

Fhima
| 01-03-2011 19:41
Que Sami Zaoui démissionne pouvait me laisser indifférent. Mais qu'il s'amuse à nous donner des explications, là nous sommes interpellé. Monsieur Zaoui, à E&Y vous aviez peut etre l'habitude des raisonnements compliqués. De ce coté de la frontière, on est plus simples. Vous n'étiez pas à la hauteur de la mission parceque vous n'avez rien compris ni à la politique ni au secteur qu'on vous a confié. Vous n'avez pas compris qu'avec l'UGTT, vous aviez le POCT en face de vous. C'est peut etre le POCT que vous appelez les forcez du mal. C'est à croire que vous n'avez pas su mobiliser les forces du bien, qui ne demandaient qu'à vous apporter le soutien nécessaire pour les six mois prévus pour votre mission. Vous avez été trop faible et vous etes parti après avoir affaibli le secteur davantage. De toutes façons, avouez que vous n'aviez aucun plan de route à votre arrivée. Ce n'est pas la peine de vous en inventer un maintenant. Bon retour à E&Y.

Didon
| 01-03-2011 15:40
En entendant les ministres, l'un aprés l'autre ddéposer leur leurs démission, c'est à mon avis pour un seul but c'est d'avoir plus tard ou dans six mois, une chance d'être choisi et rien d'autre.

Hak
| 01-03-2011 15:39
Merci pour le sacrifice mais t'aurais rester avec nous pour batailler pour l'avenir de notre payer

olfa
| 01-03-2011 15:11
Après le coup de Mouhamed Ghannouchi il est dur d'encaisser encore un autre électrochoc.J'usqu'où allons nous et combien allons nous encore perdre????

chedli
| 01-03-2011 15:11
certains se croient tou permis et veulent profiter de la situation pour regler leur comptes c des dictateurs en herbe il faut lutter de toute ns forces contre eux sinon le pays retombera 50 ANS en arriere et finira dans des mains etrangeres

dada
| 01-03-2011 15:03
que cette majorité silencieuse crie fort et haut son soutien pour le Gouvernement de transition et son refus catégorique pour toute forme de représentation de la part de ces anarchistes et principalement l 'UGTT soyons nombreux au rdv

PEACEANDLOVE
| 01-03-2011 14:56
Je comprends bien votre point de vue Mr Zaoui votre travail n'était pas facile mais si vous tous démissionnez alors dans un certain sens vous laissez la route ouverte "aux forces du mal"

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