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Mahdi Dridi : la Pharmacie centrale de Tunisie se trouve en situation d'équilibre fragile
04/03/2024 | 15:02
3 min
Mahdi Dridi : la Pharmacie centrale de Tunisie se trouve en situation d'équilibre fragile

 

Le PDG de la Pharmacie centrale de Tunisie, Mahdi Dridi, a assuré que cette institution n’était ni dans une situation confortable ni en crise. « Il s’agit d’une structure solide… Comme tout autre établissement, il y a certaines défaillances », a-t-il ajouté.

Invité le 4 mars 2024 à « Midi Show » d’Elyes Gharbi sur Mosaïque Fm, Mahdi Dridi a mis l’accent sur l’impact des dettes de la Pharmacie centrale de Tunisie auprès des fournisseurs étrangers tout en indiquant que la relation avec ces derniers était bonne. D’après lui, il n’y a pas de problème au niveau du personnel ou de la gouvernance. Il s’agit uniquement d’une question de ressources financières.

« Ce que nous doivent les caisses sociales et les hôpitaux est égal à 1.100 millions de dinars et nous devons 600 millions de dinars aux fabriquants internationaux… Il y a des retards de paiement de six mois. Les délais de paiement sont, théoriquement, de 180 jours. Nous atteignons les 270 et 300 jours de retard… Parfois, on conditionne la disponibilité d’un médicament… La classification des médicaments est codifiée… 70% des médicaments utilisés par les hôpitaux sont importés… La priorité reste l’hôpital », a-t-il dit.

Mahdi Dridi a affirmé que dans certains cas et pour une liste de médicaments bien déterminée, les fournisseurs étaient payés à temps. Ceci permet de garantir la disponibilité de ces produits au sein des hôpitaux. Il a, aussi, précisé que les fournisseurs ne demandaient pas à être payés en avance ou au comptant. Le PDG de la Pharmacie centrale de Tunisie a expliqué que dans certains cas les fournisseurs demandaient plus de garanties. « Nous nous sommes retrouvés, à titre d’exemple, dans l’obligation d’accepter des délais de paiement de 120 jours », a-t-il révélé.

 

 

Mahdi Dridi a affirmé qu’il n‘y avait pas de dettes enregistrées par les caisses sociales auprès de la Pharmacie centrale de Tunisie pour les années 2022 et 2023. Il a, aussi, évoqué l’appui financier de l’État aux hôpitaux. « Nous priorisons les médicaments ayant un impact sur la santé publique… Nous œuvrons pour lever les compensations appliquées aux médicaments n’en ayant pas besoin… Le glissement du dinar et la hausse des prix n’ont pas d’impact sur les prix de vente… Nous voulons lever les compensations pour les médicaments importés ayant leurs similaires fabriqués en Tunisie », a-t-il poursuivi.

Mahdi Dridi a considéré que les Tunisiens devaient plus opter pour les médicaments génériques. Il a assuré qu’il s’agissait de la solution ayant permis à d’autres pays de trouver une solution au niveau du secteur médical. « Il faut encourager la production de médicaments tunisiens… Aucune étude ne montre qu’un médicament étranger à moins d’effets secondaires qu’un médicament produit localement… Le médicament tunisien est exporté vers les pays africains… Les médicaments innovants doivent être présents en Tunisie… Nous devons être efficients », a-t-il déclaré.

Mahdi Dridi a assuré que tous les médicaments ayant pour but de stopper les maladies telles que les cancers étaient présents en Tunisie. Il a appelé à orienter la politique de l’État vers l’encouragement du transfert technologique et de l’acquisition de connaissances permettant de produire des médicaments biologiques. Il a évoqué comme principal obstacle à cela la législation appliquée en matière de marchés publics.

Concernant le manque de 300 médicaments en Tunisie, Mahdi Dridi a complètement démenti la chose. Il y a certaines difficultés, mais il ne s’agit pas, d’après lui, d'une crise. Il a qualifié la situation d’équilibre fragile.

 

S.G

04/03/2024 | 15:02
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