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Boudrigua : la dette des entreprises publiques représente 2% du PIB
20/10/2022 | 09:20
4 min
Boudrigua : la dette des entreprises publiques représente 2% du PIB


Le président du Cercle des financiers tunisiens (CFT), Abdelkader Boudriga a indiqué que la valeur des obligations souveraines tunisiennes a considérablement évolué durant les derniers jours. Il a expliqué que ce phénomène était lié à l'annonce de la conclusion d'un accord entre le gouvernement et le Fonds monétaire international (FMI). Il a rappelé que la banque d'investissements JP Morgan avait encouragé l'achat de ces obligations. La valeur de ces dernières a progressé d'entre 35% et 40%. 


Invité jeudi 20 octobre 2022 par Wassim Belarbi sur les ondes de la radio Express Fm, Abdelkader Boudriga a considéré que la situation économique du pays allait s'améliorer. Evoquant un rapport publié par JP Morgan, il a indiqué que la Tunisie n'allait pas se diriger vers le marché international au cours de l'année 2023. Il a, aussi, considéré que l'amélioration de la situation et l'accès au financement étaient tributaires de la mise en place des réformes économiques. Le président du CFT a insisté sur l'impact positif de la révision des compensations. Il a affirmé que cette mesure garantira une rationalisation de la consommation.

 


« Le gouvernement s'est engagé à promulguer une nouvelle loi relative aux entreprises publiques en 2023... En Tunisie, sept des dix plus grandes sociétés tunisiennes sont des entreprises publiques... Même s'il y a seulement 104 entreprises publiques en Tunisie, leur rôle dans l'économie tunisienne est important... La dette des entreprises publiques, selon les estimations, représente 2% du PIB national... La privatisation n'est pas l'unique solution. Il faut améliorer la gouvernance. Nous avons essayé cela avec les banques étatiques et la Poste tunisienne... Nous pouvons aller vers une redistribution des parts tout en maintenant le contrôle de l'Etat », a-t-il ajouté.


Abdelkader Boudriga a affirmé que le retard dans la mise en place de réformes résultait des complications au niveau de l'élaboration des lois adéquates. Il a estimé que le long processus de légifération créait un blocage. La Tunisie a accéléré la chose durant les six derniers mois en raison de la volonté de conclure un accord avec le FMI. Le président du CFT a appelé le gouvernement à maintenir le même rythme. Il a, aussi, insisté sur la prise en considération de l'importance des questions d'ordre économique de la part de la présidence de la République. Il a révélé que plusieurs bailleurs de fonds considéraient la Tunisie comme étant un pays ayant le meilleur potentiel économique de la région. 

« Nous devons saisir le moment... Il n'y a pas de recette secrète... Nous devons réinstaurer la culture du travail et de la relation de confiance... Les retards de livraison de colis de l'étranger sont inconcevables... L'absence de Paypal est contraire à toute logique... Nous devons aborder la question de l'employabilité des migrants... Nous devons valoriser nos talents... Tout le monde doit y contribuer y compris les médias... Nous sommes tous responsables du manque de productivité », s'est-il exclamé.


Abdelkader Boudriga a insisté sur l'importance de maintenir la même dynamique de travail que celle observée durant les six derniers mois. Il a évoqué les efforts fournis pour l'embellissement du grand Tunis durant la Ticad 8 et a considéré que ce phénomène prouvait le grand potentiel du pays. Il a évoqué plusieurs points négatifs tels que l'évasion fiscale, la bureaucratie ou encore la corruption. Le président du CFT a appelé à ne pas s'arrêter sur ces points. Il a considéré que l'administration devait changer de mentalité et que les médias devaient véhiculer un message de vérité et non-pas d'accusation. 


S.G
20/10/2022 | 09:20
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