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Tribunes
Avec Kaïs Saïed, où va la Tunisie ? (2)
13/03/2024 | 12:39
11 min
Avec Kaïs Saïed, où va la Tunisie ? (2)


Par Mezri Haddad*


Pour son opinion sur ce qui se passe actuellement dans le pays, le philosophe Mezri Haddad a choisi de s'exprimer sur un média tunisien et propose, en exclusivité, pour Business News, une longue tribune que nous publions en trois parties, mardi 12, mercredi 13 et jeudi 14 mars 2024. 


Du syncrétisme constitutionnel à l’aventurisme constitutionnaliste

Restons dans l’action « fondatrice » du 25 juillet 2021, qui, je le répète, ouvrait deux perspective décisives et antagoniques : soit la démystification de la « révolution » pour reconstruire sur l’authentique et le durable, soit son réenchantement pour déconstruire dans le jusqu’au-boutisme et la logomachie. Bien malheureusement, Kaïs Saïed a dû faire le second choix. Et à partir de ce choix tactique -perpétuer le mythe d’une révolution fallacieuse et télécommandée- devenu pour lui une option stratégique, tout s’est déployé dans une suite implacable. Suspension (que j’ai soutenue) d’un Parlement clochardisé et totalement insoucieux du délabrement du pays ; levée d’immunité pour l’ensemble des « représentants du peuple » (que j’ai approuvé) ; inflexion autoritaire (que j’ai également approuvé), mettant fin au régime semi-présidentiel, qui paralysait l’Etat et qui a été instauré par la satanée Constituante pour laquelle Kaïs Saïed était d’ailleurs favorable dès janvier 2011 ; adoption par referendum d’une nouvelle constitution, mesure dont j’ai d’abord cautionné le principe, avant d’en découvrir, abasourdi et sidéré, le contenu indigeste et leucémique. Nous sommes ainsi passés d’une syncrétie constitutionnelle (2014) à un brouillon constitutionnaliste hilarant (2022) ![1] Je ne m’attarderai pas ici sur les circonstances de sa première rédaction frappée du sceau de l’omniscience, ni sur sa révision sous la plume de l’omnipotence, ni même sur son approbation par moins de 30% de « veaux bons pour l’abattoir », comme aurait dit le général de Gaulle en 1940. Je vais laisser de côté ces péripéties tragi-comiques pour aller à l’essentiel.

Selon le philosophe français Julien Freund, « le problème n’est pas pour un pays de posséder une constitution juridiquement parfaite ni non plus d’être en quête d’une démocratie idéale, mais de se donner un régime capable de répondre aux difficultés concrètes, de maintenir l’ordre en suscitant un consensus favorable aux innovations susceptibles de résoudre les conflits qui surgissent inévitablement dans toutes sociétés »[2]. En 2011, par mimétisme occidentaliste et pour obéir à la feuille de route du « libérateur » américain, les « révolutionnaires » de la 50ème heure et de la 5ème colonne ont préféré l’abolition de la Constitution du 1er juin 1959, celle des pères fondateurs, pour en proclamer, le 26 janvier 2014, une nouvelle, plus conforme à l’homo tunisicus.[3]

Tout cela pour dire qu’en juillet 2021, il était temps pour Kaïs Saïed de mettre un terme au système politique et constitutionnel qui, paradoxalement, l’a porté au sommet du pouvoir. Il était grand temps à la légitimité de mettre fin à la légalité, de faire du droit contre le droit ! Le 31 décembre 1851, soit quelques semaines après avoir commis son coup d’Etat du 2 décembre, Louis-Napoléon Bonaparte déclarait : « Je n’étais sorti de la légalité que pour entrer dans le droit. Plus de sept millions de suffrages viennent de m’absoudre ». Au sujet de l’article 80 invoqué par Kaïs Saïed, je rappelle au passage que son prédécesseur, Béji Caïd Essebsi n’a pas exclu d’en faire usage en cas de besoin. C’était dans son interview sur la chaîne nationale Al Wataniya, le 31 mars 2016, accordée à Soufiane Ben Farhat, Hatem Ben Amara et Boubaker Ben Akacha, lorsque celui-ci lui a posé une question relative à l’article 80 et à laquelle il avait répondu que « si la situation l’exige, je l’utiliserai », ajoutant même que « s’il faut changer la constitution, je n’y vois pas d’inconvénient ». Dernier baroud d’honneur ! Dernier bluff d’un président qui a trahi ses électeurs et qui n’a pas su distinguer le bon grain de l’ivraie !

Calcul électoraliste contre impératif catégorique 

Encore aujourd’hui, je ne mettrai pas en cause l’essence du 25 juillet et je ne regrette point de l’avoir qualifié de « sursaut républicain ». Ce que je remets en cause et dénonce en revanche, c’est sa finalité qui s’est avérée autocratique et populiste. A mes yeux, la reprise en main sérieuse et urgente de la situation ne devait pas consister en l’intimidation ou l’emprisonnement des adversaires politiques, de quelque bord qu’ils soient, ou des journalistes et des internautes qui ont cru que la liberté d’expression était un acquis irréversible. L’urgence absolue était au redressement social et économique d’un pays dévasté par dix années d’amateurisme et de népotisme. Il aurait donc fallu constituer un gouvernement d’unité nationale, en impliquant nos jeunes compétences de l’intérieur comme de la diaspora. En rappelant les meilleurs commis de l’Etat pour les remettre à la tâche, y compris certains éminents ministres de Ben Ali, qui ont été sacrifiés sur l’autel de la révolution bouazizienne. En réintégrant certains grands directeurs de l’administration tunisienne, épine dorsale de la République bourguibienne et benalienne. Autant de ressources humaines perdues, autant d’hommes qui ont, pour la plupart d’entre eux, servi l’Etat avec dévouement, professionnalisme et patriotisme. Autant de compétences qui auraient pu et qui auraient dû initier nos jeunes cadres en les préparant à reprendre le flambeau du développement économique et de la bonne gouvernance.

L’urgence, l’impératif catégorique n’était pas au passé, en ostracisant la belle époque (العهد الجميل), ni à l’avenir, en se braquant sur les prochaines élections présidentielles, mais au présent, en regardant les Tunisiens et les Tunisiennes qui font les poubelles pour se nourrir et plus tragiquement encore, les milliers de jeunes candidats au suicide en Méditerranée. Depuis 2011, plus d’un-demi-million de mes compatriotes ont clandestinement quitté la Tunisie, sans compter nos ingénieurs, nos informaticiens, nos pilotes et surtout nos médecins qui se sont expatriés faute du moindre horizon dans le pays qui les a formés au prix de milliards de dinars. Auparavant, nos médecins sortis de nos meilleures facultés tunisiennes, quittaient le pays pour se spécialiser, ensuite y revenir pour dédier leurs vies aux soins de leurs compatriotes. Depuis la déstabilisation de la Tunisie, la plupart de nos jeunes médecins n’ont qu’une seule envie, quitter définitivement leur pays, malgré leur patriotisme. Sur les 1000 jeunes médecins que produit l’université tunisienne annuellement, plus de 80% choisissent de partir vers l’Europe, ce qui n’est pas pour déplaire à nos « amis » occidentaux ! Selon une étude réalisée en 2021 par Kapitalis, « 50% des médecins ont quitté la Tunisie à cause d’un harcèlement professionnel, 62% sont partis à cause de l’insécurité dans les hôpitaux, 75% jugent les conditions de travail inadaptées avec les règles de la bonne pratique, 50% ont quitté le pays à cause de l’instabilité sociopolitique, 30% des médecins qui ont immigré pensent qu’il n’y a plus de solution pour sauver le secteur de la santé »[4].

 

Casuistique juridique et purges politiciennes

L’urgence n’était donc pas à la neutralisation systématique de tous les candidats potentiels aux élections de 2024, à supposer qu’elles puissent avoir lieu ![5] Considérant que ce fût leur cas -et c’est leur droit le plus élémentaire-, concédant que ce soit une priorité pour le locataire de Carthage de les neutraliser, il aurait été plus loyal de le faire par le débat démocratique et non de l’anticiper par le bras de la justice, qui plus est en accusant certains d’entre eux de « crimes » fantasmagoriques et de délits fantaisistes. Pour avoir plusieurs fois dénoncé leurs turpitudes, ce n’est pas aujourd’hui que je vais les innocenter ou tenter de les blanchir. Je ne défends ici que leur droit de se défendre. Pas plus que d’autres, je ne connais leurs dossiers, encore moins les pièces factuelles ou les preuves tangibles qui les incrimineraient. Dieu Seul sait pourtant si parmi ces prisonniers politiques, certains n’étaient pas pour moi sinon les pires ennemis, du moins de redoutables adversaires. Ce n’est pas le cas de Abir Moussi qui, indépendamment de l’estime que j’ai pour elle depuis son acte héroïque du 2 mars 2011, reste le plus emblématique. D’abord, parce qu’elle a été la seule à affronter les islamistes lorsque tout le monde les convoitait, avant de les trahir.  Ensuite, parce qu’il s’agit d’une femme et d’une mère de famille. Enfin, parce que c’est elle, et elle seule, qui a fait bouillir la marmite du 25 juillet sans y gouter par la suite. En d’autres termes, c’est à Abir Moussi que Kaïs Saïed doit le succès populaire avec lequel les Tunisiens ont accueilli son coup d’Etat constitutionnel.

L’emprisonnement des hommes d’affaires n’est pas moins arbitraire. Je ne doute pas que parmi ces naufragés-argentés, certains aient pu commettre des délits de corruption ou fiscaux, voire des crimes financiers. Durant toute la décennie effectivement noire, la corruption n’était plus, comme à l’époque de Bourguiba ou de Ben Ali une exception, c’est-à-dire conforme aux normes occidentales (!), mais elle était devenue la règle, à l’instar de l’Ukraine. Si certains parmi ces naufragés aient pu contrevenir aux lois, la règle en droit est limpide : tout accusé est présumé innocent jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie. A l’exception des Etats de non droit ou carrément totalitaires, dans tous les pays du monde, la présomption d'innocence est un principe élémentaire de justice. Nul besoin d’être un éminent juriste comme c’est le cas du président actuel, pour savoir que le processus comme la procédure judiciaires sont tout aussi limpides : enquête préliminaire, réalisée par la police judiciaire sous l'autorité du ministère public pour recueillir les preuves et établir les faits ; instruction préparatoire menée par un juge d'instruction pour approfondir l'enquête, interroger les témoins et les suspects et rassembler toutes les preuves nécessaires ; contrôle de l'instruction, effectué par la chambre d'accusation qui vérifie la régularité de l'instruction et décide si l'affaire doit être renvoyée devant une juridiction de jugement ; jugement de l’affaire soit par la chambre correctionnelle du tribunal de première instance pour les délits, soit par la chambre criminelle du même tribunal pour les crimes ; voies de recours, ouvrant la possibilité de faire appel ou de se pourvoir en cassation pour contester la décision rendue.

Condition sine qua non de ce déroulement : que la Justice soit absolument, effectivement et irréprochablement indépendante. Est-ce le cas en Tunisie dans le contexte actuel où les politiques, les hommes d’affaires, les journalistes… ont le choix entre la soumission, la prison ou l’exil ? Aussi bien dans le cas des prisonniers politiques que dans celui des prisonniers financiers, je n’ai qu’un conseil à donner au président de la République et à sa ministre de la Justice, un conseil que j’emprunte à Paul Lombard, en 1974 : « N'écoutez pas l'opinion publique qui frappe à la porte de cette salle (tribunal). Elle est une prostituée qui tire le juge par la manche, il faut la chasser de nos prétoires, car lorsqu'elle rentre par la porte, la justice sort par l'autre » !



[1] Dans mon prochain livre Qu’avez-vous fait de la Tunisie ? je reviendrai plus longuement sur le guêpier constitutionnaliste dans lequel s’est embourbée le pays depuis 2011 et, plus grave encore, sur la magistrature et surtout l’avocature qui a totalement phagocyté la vie politique tunisienne.

[2] Dans sa préface au livre de Carl Schmitt, La notion de politique (suivi de) Théorie du partisan, Paris, éd. Calmann-Lévy, 1972.

[3] Dès 2011, j’avais publiquement pris position pour une réforme de la Constitution de 1959 et contre son abolition, voir mon article, « Du passé, ne faisons pas table rase », La Presse du 28 janvier 2011.

[4] https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/17/pourquoi-les-medecins-tunisiens-quittent-ils-leur-pays/  

 

[5] En effet, je n’en suis pas si sûr. Il y a beaucoup de soupçons et d’interrogations, notamment au sujet de la loi électorale émanant structurellement de la Constitution de 2014, qui est caduque ! La question est donc de savoir si on va conserver la loi électorale de 2014, ce que suggèrent les allusions du président lui-même et certains membres de l’ISIE, ou confectionner une nouvelle, en sachant qu’on n’a vu nulle part s’instituer une loi électorale quelques mois avant la tenue des élections en question.  

 

*Docteur en philosophie morale et politique de l’Université de la Sorbonne et ancien Ambassadeur auprès de l’UNESCO.

Dernier essai paru en Tunisie, La face cachée de la révolution tunisienne. 12 ans après le coup d’Etat déguisé, AC Editions, Tunis, 2023.

13/03/2024 | 12:39
11 min
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Commentaires
Jelassi
Karim
a posté le 20-03-2024 à 12:52
il me semble que le president de la république commence à dérailler faute d'être mal conseillé ou pire encore faute de vouloir s'accaparer du pouvoir chose qui me semble évidente surtout avec la tres remarquable médiatiatisation de ses activités d'une façon régulière cherchant à prouver aux electeurs des progrés et des restructurations or réellement y'a aucun résultat sur le plan social economique..
Fares
Un plaisir à lire
a posté le 14-03-2024 à 21:40
Je suis entrain de lire les trois parties de cette tribune. Je suis d'accord avec les propos du Dr. Haddad. On se régale en lisant ces mots. J'espère que le putschiste les lise aussi avec beaucoup d'humilité, peut-être qu'il pourrait y piocher un ou deux conseils utiles.

"parce que c'est elle, et elle seule, qui a fait bouillir la marmite du 25 juillet sans y gouter par la suite. En d'autres termes, c'est à Abir Moussi que Kaïs Saïed doit le succès populaire avec lequel les Tunisiens ont accueilli son coup d'Etat constitutionnel"

Je ne pense pas que Abir Moussi ferait un bon président, par contre je dénonce comme la plupart des tunisiens (je présume) l'injustice que subit cette mère de famille qui est la vraie architecte derrière l'abolition du régime islamiste. Malheureusement,
des opportunistes sans morale se sont emparés des fruits de son labeur.
Tunisino
Réponse
a posté le 14-03-2024 à 10:15
Où va la Tunisie 1-2-3? Vers l'enfer! La gestion des littéraires et des illettrés est catastrophique, elle ne tient compte en aucun du futur. Elle ne reconnait que le passé pour servir le présent sans aucune pensée aux conséquences des actions prises sur le futur. C'est ainsi que les imbéciles de la république des traitres ont échoué à rendre la Tunisie un pays meilleur. Il a suffit de renforcer les réussites de la première république et de corriger ses erreurs, surtout la reconstruction scientifique d'un rêve tunisien pour dynamiser la société vers le travail et l'endurance, sauf que les littéraires et les illettrés tunisiens avaient un autre avis. L'idéologie, le genre, la culture, et le bavardage vide sont plus importants pour eux que le développement du pays, chacun veut un pays à sa guise en omettant les intérêts de 12 millions d'innocents, pourtant le volet technique n'a rien à voir avec le volet politique, sauf que les littéraires et les illettrés tunisiens politisés sont des traitres.
Fadhoula
Vocabulaires
a posté le 14-03-2024 à 09:51
Je trouve tout ce vocabulaire socio-poltico-philosofique sorti de la bouche d'un expert-philosophe gênant. Disons les choses terre-à-terre, c'est un peuple d'opportunistes jamais égalé , prêt à toutes les .... , sans valeurs, ni principes , et quelques soit la figure devant vous (à de rares exceptions). n'échappe pas à la règle...

PS: j'ai 80 ans et je sais de quoi je parle.
Quels remèdes ? Les Staline, les Mao en savent trop
Be zen
Désolé
a posté le 13-03-2024 à 23:12
Je suis vraiment navré d'avoir écorché votre prénom Mr Mezri Haddad.
'Gardons un minimum d'honnêteté!
Fazit: Il faut être objectif/reconnaissant et dire bravo aux gouvernements de Madame Bouden et de Monsieur Hachani !
a posté le 13-03-2024 à 21:19
a) Je donne des faits:
- Les prophéties du pire de certains soi-disant experts tunisiens et étrangers qui annonçaient la faillite de la Tunisie, la ruine de ses finances et de son dinar et sa mise sous tutelle entre 2022-2024 n'ont pas eu lieu. --> La Tunisie socio-économique se tient encore debout:)
- Les gouvernements de Madame Bouden et de Monsieur Hachani ont géré intelligemment la crise socio-économique entre 202-2024, souvent par des mesures agiles que leurs prédécesseurs n'ont pas su utiliser (pénurie temporaire et sélective de certains produits secondaires afin de garantir l'indispensable: sucre, pain, lait, contrôle des changes et des importations, etc., etc., etc.),
- La maîtrise de la pandémie, sans entrer dans les détails
- Je cite: "Parmi les dépenses de l'Etat on trouve le remboursement des dettes intérieures et extérieures. Le montant de la dette à rembourser représente 30% du budget 2023, soit 21,1 milliards de dinars dont 58% de dette extérieure et 42% de dette intérieure. --> Une dette annuelle au titre de l'année en cours [2023] signifie 1758 millions de dinars à rembourser chaque mois, c'est-à-dire que l'Etat doit disposer chaque jour dans ses caisses de 59 millions de dinars."
--> ces dettes ont été faites durant la dernière décennie et remboursées entre 2022-2024
voir le lien web ***
- Les gouvernements de Madame Bouden et de Monsieur Hachani n'ont et n'avaient pas d'autres choix que de refuser le chantage du FMI dont les exigences ne pourraient que conduire aux troubles sociaux. : Certes, un financement extérieur est indispensable pour la Tunisie, mais pas au prix du FMI
- Nourrir 13 millions de bouches alors que même la pluie s'est faite rare --> il fallait savoir gérer le peu de nos réserves d'eau dans nos barrages à 3/4 vides --> on avait que le choix entre mourir de soif en arrosant nos champs ou mourir de faim en asséchant nos terre agricoles (deux alternatives: ou bien ou bien) --> Les gouvernements de Madame Bouden et de Monsieur Hachani ont résolu ce "ou bien-ou bien" intelligemment de telle façon que l'on a pu manger et boire avec quelques limitations de consommation de certains produits secondaires...
- etc. etc., etc.

--> Fazit: Il faut être objectif/reconnaissant et dire bravo aux gouvernements de Madame Bouden et de Monsieur Hachani
Ben Ayed zoubeir
Reponse
a posté le à 14:50
Bravo.
J'ai bien apprécié ce que vous veniez d'écrire. Le tunisien a sans doute une courte mémoire et il fallait leur rappeler Covid, crise internetionale, bouillonnement de la rue, une démocratie chimère qui n'est en réalité qu'une anarchie destructrice, guerre d'hégémonie en Europe, crise fratricide en Afrique du Nord et j'en cite
Gardons un minimum d'honnêteté!
Les gouvernements de Madame Bouden et de Monsieur Hachani ont géré intelligemment la crise socio-économique entre 2022-2024, souvent par des mesures agiles que leurs prédécesseurs n'ont pas su utiliser!
a posté le à 07:27
Les approches agiles:
- Les approches agiles sont basées sur une réponse flexible et rapide au changement, notamment via une progression incrémentale vers un but.
- Les organisations agiles sont capables de se reconfigurer à tout moment en fonction de leurs objectifs, de leurs ressources et surtout de leur environnement. -
-->
Il nous faudrait en ces temps très difficiles à l'international un système socio-économique pour la Tunisie dont le seul fondement est le pragmatisme. Il nous faudrait répondre à des circonstances spécifiques et aléatoires par des solutions de transition plutôt que adopter une approche trop rigide.

Au diable avec les réformes rigides et des Lois de finances annuelles qui risqueraient de perdre toute validité en quelques jours/semaines dans un environnement socio-économique national et international changeant rapidement où l'incertitude, la complexité et l'ambiguïté sont devenues prédominantes.
-->
La Tunisie socio-économique dépend en grande partie de notre capacité (de la capacité de nos politiciens, de nos entreprises étatiques et privées et des Tunisiens en général) à s'adapter rapidement aux changements afin de pouvoir survivre et, éventuellement, se démarquer. La gestion traditionnelle d'un pays, d'une entreprise ou de projets, qui vise à établir une planification accrue (une feuille de route de 2 ou 3 ans ou une loi de finances pour une année) et à être conforme à la planification, mène à une gestion qui manque de flexibilité pour les conditions extrêmement changeantes d'aujourd'hui...

C'est complètement absurde de faire une planification socio-économique rigide pour toute une année avec des paramètres socio-économiques d'aujourd'hui (sur la base d'hypothèses) --> je propose des lois de finances trimestrielles (au plus pour les 3 à venir)

Je suis mathématicien et je travaille dans le domaine des logiciels où l'adaptation constante des objectifs et des stratégies de l'organisation est indispensable: réactivité permanente plutôt que le suivi strict d'un plan. --> la prise de risques, l'incertitude et les changements ne sont plus craints mais intégrés au processus, et envisagés comme de nouvelles opportunités de progrès. Les processus agiles exploitent le changement afin de se donner un avantage compétitif...

Vers un management public agile:
De même pour répondre aux problèmes socio-économiques de la Tunisie l'administration publique tunisienne et notre gouvernement devraient désormais innover et développer une culture d'un management public agile...

La Tunisie a tous les moyens afin de sortir de l'impasse socio-économique et de créer de la richesse pour tous les Tunisiens, Il faut seulement s'adapter continuellement et à temps au changement (de paradigme). --> et il faut avouer que les gouvernements de Madame Bouden et de Monsieur Hachani ont géré intelligemment la crise socio-économique entre 2022-2024, souvent par des mesures agiles que leurs prédécesseurs n'ont pas su utiliser!


bonne journée
Gardons un minimum d'honnêteté!
Errata
a posté le à 08:16
Le mot "Fazit" est de trop dans le titre de mon commentaire ci-dessus.

bonne journée
Mouna=Espoir
Zied Mrad
Un peu de sociologie
a posté le 13-03-2024 à 21:19
Depuis 2005 et le forum mondial de l'information Smsi, que le coup d'état constitutionnel à commencer . La Tunisie était partager entre deux réservoirs, un réservoir élitiste établi dans les grandes villes côtières et pèse 3 millions de citoyens. Un réservoir populaire établi sur le dorsal du nord ouest, centre et sud. L' architecte a travailler sur les 2 réservoirs. Pour le réservoir populaires les revendications étaient sociaux économiques. Pour le réservoir élitiste les revendications étaient politiques. Le réservoir de said existe avant saied, Safi said etc.. Ce réservoir est apolitique et irreligieux. L'élite a fait fausse route en croyant que notre problème était politique. Aucun parti n'a la majorité requise pour gouverner, ils ne faisaient que contrôler. Avant 2011 , 3 millions étaient intéressés par la vie publique après 2011. 2,5 millions ( réservoir populaire à rejoint la base électorale qui a presque doublé et passer de 3 à 5,5 millions. La clusterisation du pays en 2115 circonscriptions 279 communes vs 279 municipalité. Et 5 provinces dans le but d'intégrer une démocratie participative, loin des carcans stériles des idéologies.
'Gardons un minimum d'honnêteté!
Par contre, il ne faut pas s'arrêter là...
a posté le 13-03-2024 à 21:18
2ème partie:
Je reviens à l'article ci-dessus:
Je cite Mr. Haddad: "L'urgence absolue était au redressement social et économique d'un pays dévasté par dix années d'amateurisme et de népotisme. Il aurait donc fallu constituer un gouvernement d'unité nationale, en impliquant nos jeunes compétences de l'intérieur comme de la diaspora. En rappelant les meilleurs commis de l'Etat pour les remettre à la tâche, y compris certains éminents ministres de Ben Ali,
-->
@Mr. Haddad: on a eu plusieurs "gouvernements d'unité nationale" durant la dernière décennie qui n'ont fait que ruiner le pays :(
- Les "éminents ministres de Ben Ali" (dont vous parlez, Mr. Haddad) n'ont pas de programmes intelligents afin de faire sortir la Tunisie de l'impasse socio-économique actuel--> il y a un changement de paradigme entre-temps. La Tunisie a besoin de nouveaux remèdes inédits... Puis, je vous rappelle que la Tunisie a été obligée d'écarter ses jambes durant le temps de la dictature à l'impérialisme internationale et elle en souffre aujourd'hui. Durant la dictature nos politiciens ont ruiné la Tunisie écologique: la progression des exportations durant les années 1986 et 2009 (après le départ forcé de Bourguiba) se traduisait par une détérioration de la qualité de l'environnement. Si on incluait le prix des dégradations environnementales de la Tunisie (pollution, surexploitation) des années 86-2011, on aurait un énorme déficit (puisqu'on produisait à bon prix en détruisant le système écologique)! Le Golf de Tunis était d'une propreté sans antécédent, la mer de Gabes était bleue claire, à Tazarka on se baignait dans une mer bleue turquoise. Notre oligarchie entrepreneuse a détruit la totalité de notre système écologique et notre environnement sans vouloir les réparer... etc., etc., etc.

- Je cite Mr. Haddad: "Depuis la déstabilisation de la Tunisie, la plupart de nos jeunes médecins n'ont qu'une seule envie, quitter définitivement leur pays, malgré leur patriotisme. Sur les 1000 jeunes médecins que produit l'université tunisienne annuellement, plus de 80% choisissent de partir vers l'Europe, ce qui n'est pas pour déplaire à nos « amis » occidentaux !
-->
Si beaucoup de nos Médecins, d'après vos dire, quittent la Tunisie, c'est en particulier car l'offre financière est très attractive de travailler en Europe, au canada ou même en Australie. Dans la grande ville où j'habite en Allemagne il y a un manque de médecins. Mon Médecin de famille à écrit en grand à l'entrée de son cabiné "Je ne prends plus de nouveaux patients"

Fazit: Les gouvernements de Madame Bouden et de Monsieur Hachani ont réalisé un très bon travail et ont su surmonter des difficultés socio-économiques qui paraissaient insolubles pour la majorité de nos experts, pour le FMI et pour la banque mondiale. Par contre, il ne faut pas s'arrêter là --> il faudrait motiver et responsabiliser le Tunisien sans exception par la loi afin de créer de la richesse par lui même, pour lui même, pour tous les Tunisiens et pour le reste du monde --> il faut lutter contre la paresse et l'argent facile.
Gardons un minimum d'honnêteté!
Des faits et non pas de bla-bla-bla
a posté le à 08:11
a) notre pouvoir d'achat a été financé entre entre 1986-2010:
- par la destruction de la nature et de l'environnement afin de produire/exporter à très bon prix sans réparer les dégâts...
- par les 12 milliards de dollars de recettes annuelles "gratuites" provenant du tourisme, de la vente du phosphate, et de transfert d'argent des Tunisiens résidents à l'étranger (entre autre en Libye)
- on avait entre 1986-2010 plus que 2 millions de travailleurs tunisiens en Libye qui rapportaient des centaines de millions de Pétrodollars
--> Fazit: La Tunisie était même très mal gérée pour le long terme entre 1986-2010. Si seulement on avait bien géré la Tunisie socio-économique durant la dictature , nous ne serions pas dans cette situation extrêmement complexe où la ruine nous guette --> si nous sommes aujourd'hui dans l'impasse socio-économique, la faute est d'abord à ceux qui ont gouverné la Tunisie durant la dictature alors que Mr. Haddad nous parlent "d'éminents ministres de Ben Ali" --> hhhh

b) notre pouvoir d'achat a été financé entre 2011 et 2020 par l'argent de l'endettement qui a remplacé les 12 milliards de dollars de recettes "gratuites": En effet le tourisme et l'exportation du phosphate étaient pratiquement à zéro après 2011

c) à partir de 2021
- Le FMI ne voulait plus nous prêter de l'argent,
- De même on n'avait plus de recettes "gratuites" de 12 milliards de dollars afin de subventionner le pouvoir d'achat du tunisien: plus de phosphate, plus de tourisme, plus ou très peu de travailleurs tunisiens en Libye, et en général les Tunisiens résidents à l'étranger sont aussi victimes de l'inflation à l'internationale.
- notre milieu naturel a été détruit entre 1986-2020 pour des centaines d'années
--> de ces faits, le pouvoir d'achat du Tunisien a glissé à partir de 2021 à son plus bas niveau depuis 1986

Je me répète: La Tunisie était même très mal gérée pour le long terme entre 1986-2010. Si seulement on avait bien géré la Tunisie socio-économique durant la dictature , nous ne serions pas dans cette situation extrêmement complexe où la ruine nous guette --> si nous sommes aujourd'hui dans l'impasse socio-économique, la faute est d'abord à ceux qui ont gouverné la Tunisie durant la dictature alors que Mr. Haddad nous parlent "d'éminents ministres de Ben Ali" --> hhhh

bonne journée
Un 2ème lecteur (se repentant)
Liberté
a posté le 13-03-2024 à 18:29
'? quand la mea-culpa de nos élites ? Frôler la naïveté intellectuelle en croyant que KS répondra ne serait ce qu'un iota à leurs appels aux conseils et assistance enveloppés d'avarie et d'avidité zu pouvoir. Ce Don Quichotte le sait bien et veut faire cavalier seul. Il usera de vous et de votre "bienveillance" tel un condom jusqu'à fin sera atteinte. Demandez à son professeur et doyen M. Belaïd ce qu'il fût de sa contribution à la rédaction de la constitution de la Toghra, il en garde une bien triste mémoire..
Entre l'Ukraine et la Russie, je choisis l'Ukraine ! Entre Zelensky et Poutine, je choisis Zelensky !
La fin ne justifie pas les moyens ! Et d'un mal ne peut naître un bien. Bonum ex malo non fit.
Be zen
Uniquement sur la forme
a posté le 13-03-2024 à 18:28
Autant j'ai été en phase avec la première partie de la chronique de Meherzi Haddad (et avant d'entamer la lecture de la seconde partie), autant j'ai été agacé par la photo choisie hier de ce Monsieur.
J'ai fortement désapprouvé de le voir avec une cigarette à la main.
Certains chroniqueurs de BN s'en rappellent peut-être encore,
je l'ai déjà fait à leurs encontre.
Je n'expliquerai pas ici les raisons de mon agacement (je l'ai déjà fait dans des anciens commentaires) mais il est aisé de les comprendre.
Merci d'avoir rectifié.
Merci Meherzi Haddad pour votre clairvoyance.
Je pense que vous n'êtes si « vieux » que vous le prétendez et que malgré tout, vous pouvez (vous devez) encore rendre service à votre pays et lui apporter votre sage expertise.
MH
C'est étrange
a posté le 13-03-2024 à 18:17
Depuis quand les RCDistes défendent la démocratie et les libertés. Rien que pour cela je ne donne aucune crédibilité à l'auteure même si j'adhère à l'esprit de ce texte. Mais les raisons sont ailleurs. Aurons-nous la réponse dans la troisième et dernière partie ? Peut-être bien.
Ancien '?lu de la république française d'??origine tunisienne assil iRRiF
à l'attention de Mr le professeur
a posté le 13-03-2024 à 17:30
Mr je vous conseille d'aller sillonner les régions tunisiennes pour savoir la vérité sur le terrain , je vous assure il y'a énormément des corrompus que des personnes honnêtes, j'ai passé deux semaines en Tunisie de 17 février au 3 mars 2024 j'ai trouvé que des menteurs, des voleurs, des corrompus, je vous assure que Mr Kaïs Saïed est très populaire en Tunisie et même à l'étranger, je n'ai rien à gagner, je dis la vérité, Mr le professeur pouvez-vous nous parler de Marzouki et des islamistes qui sont à Paris surtout de leur vie et la scolarité de leurs enfants, Mr je suis assil iRRiF luid ETTABOUNA je sais de quoi je parle
Fadhoula
Corrompus, voleurs ...
a posté le à 08:29
Je confirme tout ce que vous dites et plus encore !
Tout le système est pourri , que des lobbies, et je me demande si dans le monde actuel, on a encore des chances d'exister et de ne disparaitre dans leFutur
DHEJ
Combien de fois c'est trompé M.H?
a posté le 13-03-2024 à 17:08
J'espère qu'il arrêtera de se tromper!
Fatma Bint Bourguiba
Rendez vous avec l'Histoire
a posté le 13-03-2024 à 15:43
Avec cet article de grande envergure, le professeur Hadad prend rendez-vous avec l'Histoire. Je l'ai lu comme si je l'avais écrit moi-même, tellement tout ce qu'il dit avec courage est VRAI. Enseignante retraitée de l'université de Tunis, je n'ai pas le même courage de le faire ni même celui de signer de mon vrai nom (et non pas en utilisant un pseudonyme) ce commentaire. Cela dénote l'atmosphère dans laquelle nous vivons depuis juillet 2021 et qui est pire des années Ben Ali. L'air est devenu irrespirable et l'article de Mezri Hadad constitue une véritable bouffée d'oxygène. Je salue par la même occasion le courage de business news, qui résiste'?'mais jusqu'à quand ?
Mouldi Mbarek
Il n'est jamais trop tard pour bien faire !
a posté le 13-03-2024 à 15:20
Je le lis et je le relis, cher ami ! Encore une fois, si j'étais Kaïs Saied, je vous appellerais pour vous écouter et pour me conseiller. Il n'est jamais trop tard pour bien faire ! Nous sommes au mois de Ramadan, une bonne occasion pour se reprendre et pour se remettre en question !
Léon
Ce deuxième envoi qui confirme tout le bien que je pense de MH
a posté le 13-03-2024 à 14:51
Le teneur de cette tribune, émanant d'un Homme qui n'a jamais changé son fusil d'épaule pour dénoncer les dérives, et dont les principes ont cette rare vertu qu'est la constance, ne m'étonne pas. Les principes des "révolutionnaires" changent au gré du vent. Hier ils demandaient du multipartisme et des Libertés. Aujourd'hui, ils applaudissent l'incarcération des hommes politiques qu'ils avaient jadis élu par un suffrage universel direct. Un peuple de fous!
Connaissant Mezri Haddad pour ses prises de positions et sachant que sa plume ne tarderait pas à le gratter pour dénoncer les dérives actuelles, je parcourais tous les jours les titres des articles de BN, en me demandant parfois pourquoi sa réaction tardait à arriver. C'était vraiment le méconnaitre que de croire qu'elle n'arrivera pas.
J'avais l'intime conviction qu'elle tomberait telle une bombe pour dénoncer l'injustice, l'atteinte aux droits élémentaires de la liberté, et la déliquescence de l'état, de sa prestance devant le monde.
Sachez que le Patriote qu'il a toujours été, n'a pas attendu la révolution pour dénoncer les écarts, fussent-ils du temps de l'illustre Bourguiba, que de son digne successeur Ben Ali; mais aussi lorsque certains "bienpensants" appelaient à dresser les potences lors de la révolution de la brouette tractée par les médias atlantistes, et à laquelle allait s'atteler tout un peuple ingrat, mu par des pulsions haineuses, souvent régionalistes.
Si du temps de Bourguiba puis de Ben Ali, Mezri fut apatride pour défendre les tunisiens et la Tunisie, privé de son pays par un exil de onze années, l'ironie de l'Histoire a voulu que s'en suive un nouvel exil de la même période, pour éviter la Vindicte d'un peuple qui n'a aujourd'hui que ce qu'il mérite.
Ben Ali, qui sait reconnaitre un patriote même parmi ses opposants les plus virulents, avait mis fin au premier exil et lui accorda même une certaine confiance, car Ben Ali avait décidé d'aimer ceux qui aiment les tunisiens.
Et Mezri, à l'instar de Bourguiba, aime les tunisiens. Lorsqu'il les accable c'est pour réveiller leurs consciences endormies et manipulées par la haine; c'est pour les pousser vers le haut et non pas vers les abîmes par des discours populistes qu'ils se complaisent à entendre. C'est pour les conseiller. Et en fin de compte, l'histoire a montré qu'ils auraient mieux fait de l'écouter que de danser sur les applaudissements d'un congress américain qui les a dupé et qui, dans une fable digne du corbeau et du renard, avait traité les hordes destructrices de "grand peuple". En voilà les tristes résultats.
Mezri, égal à lui même, n'est ni un révolutionnaire, à l'instar d'un Iyadh Ben Achour, ce révolutionnaire "génétiquement confirmé", ni un résigné sachant se taire devant le pouvoir pour sauver la "khobza" (celle dont parle Nizar Bahloul dans sa tribune intitulée « Khobza"), Mezri est un réformiste qui ne quantifie pas le progrès en termes de bains de sang ni lde jours de prisons.
C'est ce Mezri que je reconnais dans cette tribune qui, contrairement à ce que l'on puisse dire ou croire, prodigue le meilleur des conseils à un KS qui n'écoute plus que lui-même et les lèches-bottes qui l'entourent.
KS doit y voir un conseil fraternel et le suivre sans hésiter. Mezri a eu le courage de le faire; un courage que je n'aurais pas eu, de peur de me retrouver poursuivi pour un vol à l'étage d'un supermarché, ou pour avoir insulté l'arrière grande tante d'un commis d'état. Allez prouver le contraire dans un pays où Thémis a ôté son bandeau, où la devise de la Justice est devenue: "Coupable jusqu'à preuve du contraire" et non comme dans les démocraties dignes de ce nom: "innocent jusqu'à preuve du contraire".
Où va la Tunisie? Ya Kais, en dépit de la banqueroute, les gens, dont certainement Mezri, mais aussi ton collègue qui rédige ce commentaire, pensons que tu n'es pas derrière ces arrestations indignes et arbitraires. Alors réagis et écoute les vrais et les authentiques. Ecoute Mezri, car ceux qui t'applaudissent aujourd'hui, seront ceux qui t'accableront demain.

Léon, Min Joundi Tounis Al Awfiya,
Résistant jusqu'à la Libération de mon pays des mains atlantistes,

VERSET 112 de la SOURATE des ABEILLES.
Ridha
Pas derrière
a posté le à 17:54
Pardon, comment pas derrière les arrestations ?
Léon
C'est une impression
a posté le à 06:44
Je pense qu'il ne gouverne rien du tout. Il est juste un écran. Le 25 juillet a clairement été organisé à la manière d'un petit 14 janvier par des gens gênés par la montée en puissance des destouriens.
Alors ils se sont dit "Abir grimpe fort, alors réalisons ce qu'elle odemande, et écatons-la pour que les destouriens qui emmerdé le monde, en particulier par leurs position lors des 2 guerres du Golfe, ne reviennent pas".
N'oublie pas ya Si Ridha que la mère Albright s'est déplacée en personne pour demander à Béji CE de lui barrer la route.
Je crois que certains ont pris peur d'être jugés par une Abir qui pose des questions simples mais gênantes par exemple: qui a envoyé vos enfants en Syrie?
Rassurez-vous, ce ne sont pas les islamistes, ces boucs-émissaires idéaux, et souvent idiots.
Amitiés,
Léon.
Faim
Sur ma Faim
a posté le 13-03-2024 à 14:46
Trop de citations,trop de circonvolutions pour ne pas appeler un chat un chat,j'attends autre chose dans le troisième épisode,j'espère que l'auteur pourra alors parler avec ses tripes,en couchant par écrit sa pensée,sa véritable pensée,à lui Mezri Haddad,qu'il s'engage pour de bon.
Carthage Libre
Abir Moussi, Présidente de la Tunisie. Point. Barre.
a posté le 13-03-2024 à 13:16
Comment avez vous, pendant ne serait-ce que 1 seconde, vu en Kaies saied quelqu'un de "stable", qui aurait pu faire des choses pour le pays ya Si Hadad ?!!! Manque de discernement ?

TOUT le monde savait, dès 2019, qu'il fallait lui barrer la route, inqiétant qu'il était ; mais quand Ghannouchi et Ennahdha on ordonné à leurs lavés du cerveau de voter, je cite, "en masse" pour Kaies Saied en 2019, j'avais compris que la partie est jouée ; mais j'avais espéré que grâce à ses limitations de pouvoir présidentiels il était juste un "décorum".....Malheureusement, la suite m'avait donné tort.

Mais, en conclusion, pour RECTIFIER ce que vous vouliez dire, j'avais espéré un instant que Kaies Saied :

-Soit sorti de la légalité...sans sortir de la constitution islamiste de 2014 et ce afin de préserver le respect même d'une constitution honnie (celle de 2014) : en d'autres termes, Kaies Saied aurait dû et PU , se saisissant de l'aticle 80 au pouvoirs EXCEPTIONNELS et PROVISOIRES rectifier certains textes de cette constitution islamistes.

Kaies Saied aurait dû et PU rectifier le code des partis politiques pour interdire tout parti se basant sur la religion de concourir.

Kaies Saied aurait dû et PU apporter, lui le "prof" en droit, des RECTIFICATIONS à la justice et de mettre en place une Cour Constitutionnelle indépendante...mais de "prof" il n'en a même pas le titre et le nom, vu qu'il était "chargé de cours"....

Il aurait dû et PU faire cela, convoquer des élections legislatives anticipées...et revenir à sa place de Président selon la constitution en vigueur, pour laquelle il a juré et prêter serment sur un "coran"....

La FOLIE DU POUVOIR a tout emporter...vous connaissez le dicton bien tunisien "l'a3zouza hezha el oued et tqoul esna saba"

Mais...Si Hadad, le pedigré du bonomme était visible à 1000 années lumières (lui qui vient d'une autre planète) dès 2019, et on le savait tous...sauf vous ; vous n'avez pas soupeser le bonhomme, pourtant ultra visible et inquiétant, dès 2019
riri
+10
a posté le à 15:02
+10

ouf, je n'etait pas seul a voir venir la catsatrophe d'un homme moyen, sans programme, sans compétence particulière, juste nadhif soit disant et tellement sur de lui et de sa supériorité qu'il écris une constitution pour 12 millions de gens...SEUL!!

BRabi dans quel pays un seul homme impose sa constituion? dans quelle pays cela est il déja arrivé

Ridha
pas derrière
a posté le à 17:58
Entièrement d'accord. Absolument d'accord !
Sidi
Merci infiniment Si Mezri
a posté le 13-03-2024 à 12:57
C'est toujours un Kif unique de lire Vos ècris Si Mezri...Tous ce que Vous avez prèdis precedemment s'est realisé....une sommitée patriote unique que la Tunisie a la chance d'avoir...merci pour vos idées, notre presidet devrait suivre vos conseils, helas la realitè est differente, et points de vue toujours en avant.
Chapeau bas Si Mezri pour vos idèes geniales !
P.S: attends impatiemment l'epilogue avec l'èpisode 3.