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La BCT maintient inchangé son taux d'intérêt directeur
27/08/2015 | 10:55
7 min
La BCT maintient inchangé son taux d'intérêt directeur

Lors de sa réunion tenue le 26 août 2015, le Conseil d’administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a pris connaissance des évolutions récentes de la conjoncture économique internationale et a passé en revue les principaux indicateurs économiques, monétaires et financiers sur le plan national.

 

Le Conseil a également examiné l’évolution de l’activité du secteur bancaire, les transactions sur le marché monétaire et sur le marché des changes, et les interventions de la Banque Centrale y afférentes.

 

Les statistiques préliminaires de la croissance dans les principaux pays industrialisés au cours du deuxième trimestre de l’année courante, publiées récemment, font état d’une consolidation de l’activité conformément aux prévisions aux Etats-Unis (2,3% en rythme annuel contre 0,6% au premier trimestre), alors que l’économie de la Zone Euro a évolué à un rythme inférieur aux attentes (1,2% en glissement annuel contre 1%), au même titre qu’au Japon (-1,6% en rythme annuel contre +4,5%).

 

Concernant la conjoncture nationale, le produit intérieur brut (PIB) a enregistré, au deuxième trimestre de l’année en cours, une baisse de 0,7% par rapport au trimestre précédent après un repli de 0,2% au premier trimestre, ce qui confirme l’entrée de l’économie nationale en récession technique.
En terme de glissement annuel et aux prix constants, la progression du PIB s’est limitée à 0,7% au cours du deuxième trimestre de l’année contre 1,7% au trimestre précédent et 2% au cours de la même période de l’an passé. Ce ralentissement est imputable, principalement, au repli de la valeur ajoutée dans le secteur industriel, notamment les industries manufacturières (-1,7%), ainsi que dans les services marchands (-0,1%), alors que les services non marchands ont gardé pratiquement le même rythme de croissance, soit 3,3%.
Au plan sectoriel, l’indice général de la production industriellea enregistré, à fin mai 2015, une baisse de 1,4% contre -1% au cours de la même période de l’ an passé, en relation avec la poursuite de la contraction de la production dans les industries non manufacturières (-5,6% contre -7%) et le ralentissement du rythme de celle des industries manufacturières (0,3% contre 1,7%) .
Les derniers indicateurs avancés disponibles sur l’évolution de l’activité dans le secteur industriel en juillet 2015 montrent une baisse des importations de matières premières et demi-produits (-11,7% en glissement annuel contre 0,4%, au cours du même mois de 2014) et des biens d’équipement (-8,2% contre 4,3%). Egalement, les exportations des industries du textile, habillement, cuirs et chaussures ont diminué (-16,4% contre -1,3%), alors que celles des industries mécaniques et électriques ont connu un ralentissement (0,9% contre 9,7%).
Concernant le secteur des services, les principaux indicateurs de l’activité touristique ont accusé un repli notable, au mois de juillet 2015. Parallèlement, le secteur du transport aérien a enregistré, au mois de juin 2015, une baisse du trafic aérien de passagers (-32,1% en glissement annuel contre -0,7% au même mois de l’an passé).

 

La balance générale des paiements a dégagé un excédent de 90 millions de dinars (MD), au cours des sept premiers de 2015 (contre +510 MD une année auparavant).En outre, le déficit courant a enregistré une baisse de 2,4% en comparaison avec son niveau de la même période de 2014, alors que les entrées nettes de capitaux extérieurs se sont repliées de 10,5%pour s’établir à 4,5 milliards de dinars.
Le déficit courant a enregistré une baisse de 109 MD au cours des sept premiers mois de 2015 pour revenir à 4.405 MD ou 5% du PIB contre 5,5% au cours de la même période de l’an passé.
Le déficit de la balance commerciale a fléchi, au cours de la même période, d’environ 744 MD ou 9,7% pour s’établir à 6943,1 MD, suite principalement à l’amélioration notable du solde de la balance alimentaire qui est passé d’un déficit de 851,9 MD à un excédent de 372,6MD, en relation avec la hausse des exportations de l’huile d’olive, alors que le déficit de la balance des matières premières et demi-produits a poursuivi son élargissement (+11,7%)ainsi que celui de la balance énergétique (+11,3%). Quant àla balance des services, elle a enregistré, au cours des sept premiers mois de 2015, une baisse de son excèdent de 648 MD pour revenir à 489 MD, suite notamment au recul de 23,3% des recettes touristiques par rapport à leur niveau de la même période de l’an passé (-25,2% hors effet change) pour se situer à 1.383 MD.
En revanche, l’excédent de la balance des revenus des facteurs et transferts courants a augmenté de 35 MD atteignant754 MD suite à :
• la baisse des dépenses au titre des revenus du capital de 3,3%, suite au repli des dépenses au titre des transferts des revenus des investissements étrangers de 13,4%, en comparaison avec leur niveau d’une année auparavant. Par contre, les dépenses au titre des intérêts de la dette à moyen et long termes ont progressé de 17,9%.
• la contraction des revenus de travail de 2,4% en comparaison avec son niveau enregistré au cours des sept premiers mois de 2014 pour se situer à 2.150 MD, sachant que les transferts en espèces ont connu une baisse de 1,1% (-3% hors effet change).
Quant à l’excédent de la balance des opérations en capital et financières, il a connu, au cours des sept premiers mois de 2015, un repli de 529 MD en comparaison avec la même période de 2014 pour se situer à 4.495 MD, suite à :
• la baisse de l’excédent de la balance des prêts-emprunts et autres engagements de 810 MDT pour s’établir à 3.113 MDT, au cours des sept premiers mois de 2015 suite, notamment, à la baisse des tirages sur les capitaux d'emprunts à moyen et long termes. D’autre part, les dépenses au titre du remboursement du principal de la dette ont augmenté, d’une période à l’autre, de 5,8% pour atteindre 1.128 MDT.
• parallèlement, l’excédent de la balance des opérations en capital a baissé de 55 MD pour se situer à 128 MD.
- En revanche, l’excédent de la balance des investissements étrangers s’est consolidé de 336 MD pour atteindre 1.254 MD, au cours des sept premiers mois de 2015, en relation avec :
• la hausse des entrées des IDE de 20,9% pour atteindre 1.136 MDT. Cette évolution a concerné tous les secteurs, notamment ceux de l’énergie (+48,7%) et des industries manufacturières (+12,3%).
• les recettes au titre d’investissement en portefeuille se sont également accrues pour passer, d’une période à l’autre, de 72 MDT à 248 MDT, suite à l’accroissement des acquisitions par des non-résidents des actions sur la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis.

 

Suite à ces évolutions, le niveau des avoirs nets en devises s’est consolidé, au terme du mois de juillet 2015, pour atteindre 13.360 MDT ou 116 jours d’importation contre 13.097 MD et 112 jours à la fin de l’année 2014.
Le taux de change du dinar a enregistré, en juillet 2015, une dépréciation de 1% vis-à-vis du dollar et une appréciation de 0,5% par rapport à l’euro.
Au cours des sept premiers mois de l’année, le dinar s’est déprécié de 5,6% par rapport au dollar et de 1,4% face au yen japonais, alors qu’il s’est apprécié de 4,7% vis-à-vis de l’euro et de 3,6% face au dirham marocain.

 

L’évolution de l’indice général des prix en termes de glissement annuel a accusé, au juillet 2015, un net ralentissement et le taux d’inflation est revenu de 5% en juin à 4,2%. Cette décélération a concerné l’indice des prix des produits encadrés (2,6% contre 4,5%) qui a subi un important effet de base lié à l’ajustement, en juillet 2014, des prix du tabac de 10,5% et des carburants de 6,4%. Pour sa part, la hausse des prix des produits libres de a poursuivi sa tendance baissière revenant progressivement de 5,9% en avril à 4,7% en juillet.
Pour ce qui est de l’inflation sous-jacente, les prix hors produits frais et encadrés ont maintenu leur même rythme de progression en juillet 2015, soit
5,3%. Pour leur part, les prix des produits hors alimentation et énergie ont enregistré un ralentissement de leur rythme d’accroissement, revenant à 4,7% en juillet contre 5,1% le mois précédent.
Les besoins des banques en liquidité ont continué de s’accentuer d’un mois à l’autre depuis mars 2015 et les opérations de politique monétaire de la BCT ont atteint, au mois de juillet, leur plus haut niveau de l’année en cours, soit 5.978 MD contre 5.541 MD en juin dernier.

 

Pour sa part, le taux d’intérêt moyen sur le marché monétaire a enregistré une légère baisse, au cours du même mois, revenant à 4,78% contre 4,8% en juin, en relation avec les interventions de la BCT pour réguler la liquidité sur le marché
Ralentissement du rythme de progression des dépôts bancaires durant les sept premiers mois de l’année en cours (1,5% contre 5,8% pour la même période de l’an passé), suite à l’accroissement à un rythme moins rapide des dépôts à vue et des comptes à terme.
Evolution similaire des concours à l’économie au cours de la même période (3,5% contre 5,8% durant les sept premiers mois de 2014), en rapport avec la baisse des crédits à court terme et à la décélération des crédits à moyen et long termes.

 

Après délibération, le Conseil a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la Banque Centrale.

 

D’après communiqué

27/08/2015 | 10:55
7 min
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Commentaires (2)

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tounsi
| 27-08-2015 12:52
le gouvernement de nidaa ettajamo3 le gouvernement des incompétents dirige le pays vers la faillite. la BCT annonce que le pays entre dans la récession. bravo! c'est le gouvernement qui va réaliser les objectifs de la révolution?

Jilani
| 27-08-2015 12:07
Le secteur bancaire est dans une situation catastrophique. Rien ne bouge. Son gouverneur âge de plus de 80 ans n'arrive même pas a gérer le quotidien. Les cadres de la Bct regrettent fortement ennabli plus dynamique, ferme dans ses positions et reconnu mondialement. Comment pouvons nous attirer les investisseurs avec cette stagnation de pouvoir et ces vieux devenus immortels.