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Liste des pâtisseries tunisiennes exclues de la redevance de compensation
15/05/2024 | 17:57
1 min
Liste des pâtisseries tunisiennes exclues de la redevance de compensation

 

L'arrêté de la ministre des Finances du 10 mai 2024, relatif à la fixation de la liste des pâtisseries traditionnelles populaires exclues de l’application de la redevance de compensation, est paru dans le Jort du mardi 14 mai 2024.

 

L'arrêté a pour but de fixer la liste des pâtisseries traditionnelles populaires exclues de l’application de la redevance de compensation instaurée par l’article 63 de la loi n° 2012-27 du 29 décembre 2012 susvisée, et ce, en application de l’article 45 de la loi n° 2023-13 du 11 décembre 2023 portant loi de finances pour l’année 2024.

Sont ainsi exclus de l’application de la redevance les pâtissiers qui produisent exclusivement les pâtisseries traditionnelles populaires suivantes : Makroudh et corne de gazelle, zlabia et mkharak, tout type de ghrayba, tout type de bachkoutou, youyou et beignets sucrés, harissa sucrée, debla et grewech et chbebek el janna, brika sucrée et maasem.

 

Cette mesure a fait réagir les internautes qui ont été nombreux à moquer cette « grande réalisation » et à se demander s'il n'aurait pas mieux valu améliorer le pouvoir d'achat des citoyens au lieu de les encourager à se gaver de sucreries et de gras dans un pays où les mauvaises habitudes alimentaires sont un problème de santé publique et où le nombre de diabétiques augmente exponentiellement. Il y a d'ailleurs lieu de se demander si le ministère de la Santé a été consulté et s'il a approuvé cette mesure.

 

 

M.B.Z

15/05/2024 | 17:57
1 min
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Commentaires
Hamza Nouira
Et bien....
a posté le 16-05-2024 à 05:35
Un proverbe Tunisien: yeklou fil 9out was yestenou fil mout.
Je pense que c'est bien résumé.

Si c'est ça qui leur fait aimé leur situation alors qu'il en soit ainsi.
JOHN WAYNE
NE TOUCHEZ PAS A MES MKHAREK PEUPLE DE GUEUX !
a posté le 15-05-2024 à 21:22
En flic de Ben Ali a la retraite, je conserve des années de prospérité, un gout pour certains mets et spécialités tunisiennes.

Il y a d'abord le casse-croute au thon que je me farcie depuis des lunes et qui accompagné d'un Boga Cidre est pour moi l'équivalent du caviar que l'on sert à ce héros nommé Poutine.

Ensuite vient mon capucin que je déguste au centre-ville de Tunis non loin de notre glorieux Ministère et que je rejoins après avoir voyagé en métro entouré de gueux dont les yeux féroces guettent les téléphones portables, et de femmes en hijab aux dentitions évoquant des stalagmites. Certaines femmes en hijab qui sourient intrigueraient plus d'un spéléologue.
Parfois il m'arrive d'utiliser les services d'un taxi de groupe afin de me rapprocher de ma station de métro idéale. Je puis donc en adoptant ce trajet ingénieux économiser la modique somme de 3 dinars.

Parfois même il m'arrive de rêver de Mkharek de la ville non moins peuplée de gueux nommée Beja.
Cette ville avec ses toits aux tuiles rouges de type coloniaux et ses cigognes me remplit d'émotion car elle me rappelle que mon Père y a travaillé comme ouvrier agricole pour de riches colons Français au temps du Protectorat et qu'il mettait des jours pour rejoindre le domicile familial parfois en calèche et dans un froid cinglant.
La Mkharek de Beja est cette pâtisserie de couleur brune et remplie de sucre et de miel. Mordre en ce beignet frit et croustillant évoque en moi de nombreux souvenirs.
Beja est une ville remplie de gueux et le trajet en louage m'expose au risque de contracter des poux de corps et même du pubis, mais le trajet en vaut la peine.
Certains souvenirs d'enfance ne meurent jamais.

JOHN WAYNE