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Un interprète pour Alain Juppé

Un interprète pour Alain Juppé

Lors de sa visite diplomatique, le ministre des affaires étrangères Alain Juppé, a rencontré son homologue, Rafik Abdessalem, ainsi que Hamadi Jebali, Premier ministre du gouvernement provisoire, en plus d’autres personnalités tunisiennes.
Une fois n’est pas coutume, la présence d’un interprète s’est révélée nécessaire pour faciliter les échanges entre le chef de la diplomatie française et le ministre des Affaires étrangères tunisien.
En effet, Rafik Abdessalem ayant décroché ses diplômes à Londres, et poursuivi une grande partie de sa carrière au Qatar, ne maitrise pas la langue de Molière. Par contre, nul doute sur sa maitrise de la langue de Shakespeare, sachant que ce dernier a, à son actif, de nombreux ouvrages rédigés en anglais et que cette langue aurait pu être utilisée dans les dialogues entre les deux ministres.
La langue arabe, langue officielle, a cependant pris le dessus dans les échanges.
Notons également que les discussions avec le Premier ministre, Hamadi Jebali, ont aussi nécessité la présence d’un traducteur. Rappelons que Hamadi Jebali, a poursuivi ses études de 1969 à 1973 à Paris.
Il s’agit, au-delà de l’aspect anecdotique, d’une première en Tunisie, qui marque un changement dans notre approche de la diplomatie et de nos relations internationales.
Tout un symbole…

Crédit photo :
TAP

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Commentaires

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karim
| 23-01-2012 14:14
La vérité, c'est peut être que notre ministre des affaires étrangères, ex-cadre d'El Jazeera, est strictement anglophone : Sommes nous passé d'une domination linguistique à une autre ?

zitouni
| 20-01-2012 21:10
Quel mépris ! No comment !

amad salem
| 10-01-2012 13:05
@Charly et à d'autres
Eh bien, écris à ton député et joins y ma voie et celle des 9/10 è des Tunisiens. Si tu crois que ton gouvernement nous "aide", dis plutôt que nous quil'aidons.
Nous écrivon nos commentaires en français ! On peut les écrire en allemand, espagnol, chinois et même en hébreu, si tu veux, mais juste parce que le site est "français" et surtout pour que les Français nous lisent.

Bulldog
| 08-01-2012 14:55
Un interprète pour Juppé
Pour ce qui est des compétences linguistiques de M. Abdesslam, qui aurait vécu, étudié, milité, publié à Londres, je m'étonne que ce cher monsieur, qui n'est né ni à Kensington, Liverpool ou Southampton, n'ait pas gardé les plus infimes rudiments de la langue française, car à ma connaissance, et à l'époque de sa scolarité, la langue de Molière, comme certains se plaisent à l'appeler, était enseignée partout dans le pays. Aussi nul qu'ait pu être son niveau de l'époque, les rudiments d'une langue ne s'oublient jamais, c'est comme le vélo, tout le monde n'est pas Lance Armstrong, mais au moins, on peut tourner lés pédales et garder le truc sur ses deux roues sans jamais tomber. Poutine parle un excellent allemand avec Mme Merkel, les Canadiens nous donnent bien des maux de tête en alternant san préavis anglais et français avec, le plus souvent, des accents à couper à la tronçonneuse. Timber' !

Secundo, pour quelqu'un qui a occupé les hautes fonctions de directeur d'études stratégiques au sein d'Al-Jazeera, je me demande comment M. Abdesslam faisait pour prendre note des analyses du journal le Monde, le Monde diplomatique et autres journaux francophones, représentant des pays où le Qatar cherche à avoir une bonne pénétration, tant diplomatique que financière ? Avait-il des traducteurs et des interprètes pour lui expliquer une langue qu'il aurait dû, sinon maîtriser, du moins connaitre ? Attention, je ne parle ni de l'Asahi Shimbun, ni d'El Pais ou de Novosti. Peut-être était il occupé à apprendre le farsi ou le pashtoun, on ne sait jamais.
Tertio, il est d'usage entre haut responsables de haut rang, outre le fait de maîtriser une langue étrangère, de s'adresser des messages de bienvenue, puis des messages de remerciement, en début et fin de chaque visite officielle, chacun s'exprimant dan sa propre langue. Dans ce cas, des services d'interprétation simultanée ou consécutive sont fournis, au bénéfice des la presse tant locale qu'internationale. Mais en certaines occurrences, il est particulièrement ardu de trouver un ou des interprètes, disons tuniso-coréens en nombre suffisant pour assurer les travaux d'une commission technique mixte, parlant d'électrification, d'aménagements portuaires, et d'éventuelles formes de prêts et de crédits, et ce pendant trois jours ! Il faudra fatalement passer par l'anglais ou le français. Sachant que le français, malgré tout, fait partie de notre culture et de notre histoire, il serait particulièrement injurieux et déplacé de devoir passer par le truchement d'un interprète, surtout lorsqu'il s'agit pour les hauts responsables d'avoir des apartés, limités aux ministres et à deux secrétaires procès-verbalistes, cela si la chose est gravissime. Mais la diplomatie repose aussi sur les apartés amicaux, cordiaux, les tête-à-tête, éventuellement en famille, et c'est ce qui resserre le plus les liens distendus entre deux Etats.
Quarto : il est absolument désagréable et discourtois de signifier à un ministre de haut rang, dont le pays a investi dans la coopération et surtout dans l'enseignement dans votre pays, soit par l'envoi de coopérants, soit par l'octroi de bourses dans les années 70 et 80, que nous faisons fi du passé, que nous ne voulons plus de votre langue et que nous méprisons votre culture et que désormais, pour nous, vous représentez l'ennemi. L'injure est d'autant plus grave lorsqu'elle provient de la bouche même du Chef de l'Etat, réfugié en France, professeur des hôpitaux français, et dont la plupart des ouvrages et des écrits ont été publiés en'français, et qui ose parler de « pollution linguistique ». Votre prose, M. le Président, serait-elle une pollution mentale exprimée par une pollution linguistique ? C'est un comble de l'incohérence et de la dichotomie qui semble frapper ce bon peuple de Tunisie à la suite de son soulèvement ;
Quinto : je lis fréquemment les commentaires de votre site, et sans être injurieux ou sans manquer de respect à qui que ce soit, je constate simplement que les plus virulents adversaires de la langue de « Molière », qui prétendent qu'aucun de nous ne s'appelle Voltaire, Diderot ou Montesquieu, mais que nous sommes des Khlifa, Ferjani, Mouldi et autres, ne le font pas en langue arabe, mais le font dans la langue de 'Molière. A méditer.
Cordialement.
Bulldog

vérificateur d'orthographe
| 08-01-2012 14:03
le premier ministre Alain Juppé??


B.N. : Il s'agit d'une erreur que nous corrigeons immédiatement. Merci pour votre remarque.

Costa Bo
| 08-01-2012 13:40
Un ministre des affaires étrangères d'une GRANDE nation Tunisienne qui ne parle pas Français c'est vraiment le comble :( !! et le pire c'est de laisser à un gamin mal dans ses pompes qu'est l'Ambassadeur de France à Tunis le soins de jouer le rôle d'interprète , Non mes chers compatriotes !!! où allons nous ?? La vigilance est vraiment de mise et surtout avec ces "Messieurs à la cravate" qui d'ailleurs parlent tous avec un Tunisien dialectal qui semble venir d'ailleurs , c'est vraiment étrange ou bien étranger ?? je ne me retrouve vraiment pas là dedans en tant que simple citoyen Tunisien du monde ?? Attention à ce confinement culturel ; apprenez à vos enfants toutes les langues et toutes les sciences , et c'est ça une force inestimable et laissez à ces assoiffés de politique de bas de gamme et périlleuse pour le pays faire passer leur "nouba" , attention aussi à ce syndrome d'auto-racisme épidermique , à ce complexe de la peau blanche typique chez nos compatriotes , il faut être fier de sa culture et de son savoir sans distinction de couleur , mais une autre fois : non au confinement !!!

Doigt bleu
| 08-01-2012 12:53
que ce Mr. s'appelle BOUCHLEKA ou SABBAT je m'en fiche catégoriquement ce qui me choque c'est plutôt le fait qu'il a honte de son Nom de famille sinon pourquoi le changer. En plus de son imcopétence qui saute aux yeux à moins qu'on soit t aveugle sa malhônnéteté est flagrante. S'il compte dans son programme effacer facilement notre histoire avec la francophonie dui date depuis 1881 il est mal barré.

drbmn
| 08-01-2012 12:11
Je me demande pourquoi les soi-disants francophiles qui défendent le franco-arabe n'ont rien dit à l'époque de ben ali malgré que ce dernier ne maitrise aucune langue. Tous ses entretiens ont été déroulés en présence d'un interprète. Soyons sérieux et chercher des vrais thèmes d'opposition car un pays sans une langue maternelle est comme un arbre seul assoiffé dans un désert.

souteastcitizen
| 08-01-2012 12:06
Les visites se suivent et se multiplient, la pauvreté gagne du terrain: Monsieur Bouchleka qu'est que vous nous proposer comme solutions?

moi
| 08-01-2012 10:05
c'est a juppé de parler l'arabe, et ainsi ça obligera les français de peau blanche a embauché des arabisants, il n'en manque pas je pense en france...c'est trés bien forcez les à s'adpater à la nouvelle donne. soit il s'exprime en arabe avec nous soit avec lalangue international, mais en français, c'est le signe de notre faiblesse...c'est comme ça que les français remportent les contrats...ils se croient comme à la maison...

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