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Mémoire, vérité et histoire au prisme de l'IVD
23/11/2016 | 09:03
9 min
Mémoire, vérité et histoire au prisme de l'IVD

 

A propos du spectacle de la "justice transitionnelle" et néanmoins sensationnelle

 

Par Karim Ben Kahla*

 

« L'injonction à se souvenir risque d'être entendue comme une invitation adressée à la mémoire à court-circuiter le travail de l'histoire. »

Paul Ricoeur,(2000) La mémoire, l’Histoire et l’oubli,

 p 106, Éditions du Seuil.

 

 

 

Les séances d’écoute publique de l’IVD ont démarré. Il s’agit d’un événement très important parce qu'il en va de notre mémoire, de notre histoire, de notre justice, de nos martyrs et de nos institutions.

Certains témoignages sont poignants, forts, sincères et bouleversants. D’autres sentent la manipulation. Mais pourquoi tout cela, maintenant et de cette façon ? Quel est le sens de cette « parole » et de cette « écoute » ?

Quatre arguments ont été évoqués pour justifier ces séances : « ça sert la vérité », « ca permet d’éviter que cela ne se reproduise », « cela s’est fait ailleurs » et c’est une « catharsis ».

 

Déconstruire la déconstruction : de la faiblesse des arguments

Sous les lumières des caméras d'Al Jazeera, l’IVD nous prépare la « déconstruction » de l’ancien système, comme aiment à rappeler certaines personnes qui ont entendu parler de Derrida.

Il s’agit pour nous de déconstruire cette « déconstruction » et de contribuer ainsi à un débat serein, sérieux et de fond sur notre rapport à l’histoire, à la vérité et à la mémoire ainsi que sur le rôle que nous jugeons pernicieux joué par l’IVD.

 

1-      Est-ce que c'est la vérité ? Malheureusement non.

Il s’agit là du premier mensonge ou de la première tromperie. La vérité est un peu plus compliquée que ce qu’on a vu à la télé et ça serait se tromper ou se mentir que de croire que la vérité est un récit de vie aussi douloureux ou pénible soit-il, ou qu'elle se confonde avec les certitudes d'un torturé dont la souffrance doit être respectée et la parole écoutée mais en aucun cas galvaudée. Pire encore, ça serait prendre le risque d'institutionnaliser des impressions, une fausse mémoire, des moitiés de vérités pour ne pas dire, dans certains cas, des réalités fantasmées faute de pouvoir être sublimées.

Se "délivrer", se rassurer, bien passer à la télé ou répondre à des promesses qu'on a cru données n'a jamais été le chemin de la vérité. Dans le cas d’espèce, déconstruire est une chose, casser c'en est une autre, et vouloir faire croire que l’Histoire est réductible à un ensemble de récits n’est rien d’autre qu’une imposture intellectuelle et un mensonge qu’on veut imposer à force de renfort médiatique et de calculs politiques.

 

2-      Est-ce que cela garantit que cela ne se reproduira plus ? Malheureusement non. Pas du tout. Il s’agit là du deuxième mensonge ou tromperie.

Vu le moment et la façon de faire, ça risque même d'avoir un effet contraire. Pire encore, le simulacre de justice tout aussi populiste que cathodique, qui fait un procès à la justice elle-même sans que celle-ci n'ait à se défendre, ni à se prononcer, pourra servir à mieux détricoter ce qui lui reste de crédibilité. Histoire de bien enfoncer le clou dans le cercueil de nos institutions et de bien se débarrasser de ce qui fait l'essence de notre mémoire.

 

3-      Est-ce que c'est comparable à d'autres pays ? Non, pas du tout. Il s’agit là du troisième mensonge ou tromperie.

Faut-il le rappeler, nous n'avons eu ni la même histoire, ni les mêmes régimes, ni les mêmes mouvements qu’en Afrique du Sud, en Allemagne ou au Maroc. Et ce n’est certainement pas par hasard que nous avons préféré la « formule » « vérité et dignité » à celle mieux vendue de « vérité et réconciliation ». Quitte à déplaire aux experts ou aux marchands de "bonnes recettes" importées pour (dé)faire la justice, à ceux qui pensent déconstruire l'histoire, en en faisant un semblant de mémoire, qui rêvent du "spectacle" des autres, des mêmes « moules » appliqués aux rapports à l'intime, à la parole, à la confession, à la souffrance et à la mort. Quitte également à déplaire à ceux qui pensent "se réconcilier" avec soi-même, en trainant des cadavres dans la boue ou en mettant du "citron sur des plaies" encore ouvertes et des crèmes ailleurs...

 

4-      Est-ce une catharsis « moderne », tout aussi collective que cathodique ? Non. Quatrième erreur ou mensonge par omission.

Tout d’abord parce que la catharsis est le spectacle d’une violence ou d’une pulsion et non celui d’une souffrance (et les lecteurs devineront aisément à quoi renvoie le spectacle d’une souffrance).

Ensuite, ça serait là aussi, se mentir, non seulement parce que rien n’est dit sur cette « technique » psychanalytique, supposée liée à des contextes culturels et matériels bien particuliers, mais également parce que la catharsis, si catharsis il y a, ne nous exonère pas de réfléchir aux  « passions » censées être purifiées, ni à celles qui auraient occasionné l’impureté.

Tels que les témoignages sont déroulés, vous n’aurez droit, malgré la sincérité des dépositions, qu’à de fausses leçons.

C'est quoi alors? Comment comprendre tout cela? Pourquoi sciemment confondre mémoire et vérité, spectacle et dignité? Pourquoi verser dans le monologue alors que la démocratie est dialogue ?


Prismes déformants, travail de deuil et moralisation

Entendons nous bien : donner la parole aux victimes et à leurs parents, faire connaitre les exactions, les tortures et les assassinats est indispensable. C’est la moindre des choses, c’est nécessaire et salutaire pour que ceux dont les droits ont été réellement bafoués puissent être réhabilités et pour que les accusés puissent s’expliquer, s’excuser, se défendre et éventuellement se dédouaner.

Mais donner la parole est une chose, la mettre en scène et l’utiliser en est une autre.

Ce que je conteste, c’est non seulement les justifications qui frisent la mauvaise foi, mais c’est surtout cette mise en scène, cette instrumentalisation et cette récupération de la parole et de la souffrance.

Pourquoi ? Parce que la parole n’évolue pas dans le vide, parce qu’on passe sous silence la sélection et la hiérachisation des victimes « utiles », parce que si je ne doute pas de la sincèrité de certaines victimes, j’ai toutes les raisons de douter de ceux qui font semblant de leur donner la parole pour mieux la récupérer.

Et mes doutes, c’est non seulement parce que la présidente de l’IVD est loin d’être au-dessus des conflits partisans et que plusieurs opposants à Ben Ali la connaissent à sa juste valeur, mais c’est aussi parce que toute cette mise en scène se fait au nom d’arguments fallacieux, et d’une pseudo recherche de la vérité et non de l’humanité, d’un procès pour le procès et non pour la justice et encore moins pour la vérité.

Avec tous mes respects pour toutes ces personnes qui ont renoncé à la revanche tout en restant tourmentées par le ressentiment, nous avons le devoir et l’intérêt de vous écouter, mais beaucoup d’entre vous vont se rendre compte qu'elles ont été -encore une fois- victimes cette fois-ci d'une énième illusion : Il y a manipulation et votre souffrance en est un des instruments.

Après avoir été victimes de l’ancien régime, voici que votre travail de deuil se transforme en règlement de compte, et alors que vous aviez souffert pour le pays, voici que votre souffrance est l’objet d’un marchandage entre les partis.Tout simplement. Très malheureusement.

La vérité et la dignité sont incompatibles avec la récupération médiatique des souffrances. La raison suppose et implique qu'on renonce à instrumentaliser de la sorte les émotions, y compris celles des spectateurs bien installés devant leur télé et qui de temps en temps peuvent douter ou se demander si tout le monde est innocent, si la vie est faite en noir et blanc, bons et méchants.

La « morale » ne consiste pas à faire semblant de « donner » la parole aux victimes qui l'ont elles-mêmes libérée, mais à s’assurer que cette parole ne sera pas instrumentalisée.

La « morale » ne consiste pas à appeler au « devoir de mémoire », mais à rester vigilant et conscient des lieux, des moments et des enjeux de notre amnésie.

La « morale » ce n’est pas non plus faire semblant de découvrir aujourd’hui les atrocités d'hier, alors que toute sa vie on a détourné son regard voire qu’on y a, d’une façon ou d’une autre, contribué.

La morale ne consiste pas enfin, à « écouter » des victimes mais également à leur parler, à leur expliquer pourquoi et comment cela a pu se produire et à répondre sincèrement et sans calculs politiques à leurs interrogations. Tout cela est tout simplement occulté, étouffé sous les « bons sentiments » et les discours tout aussi mielleux et moralisateurs que manichéens.


L’institutionnalisation du ressentiment

La compassion voire la pitié sont nécessaires et relèvent de l’ordre de l’humain et du commun. Mais ceux pour qui s’apitoyer est tout un projet, les adeptes d'El Wafi, les voyeuristes et les révolutionnistes de la dernière heure en font une attitude de l’ordre de la posture et du positionnement.

Il serait beaucoup plus inquiétant que des "intellectuels" tombent dans cet appel aux émotions qui finit par inhiber la raison. Il est également étonnant qu’on se retrouve dans des reflexes d’un autre temps où l’on confond méthode et institution et on se mette à répéter que ceux qui critiquent l’IVD n’ont pas de cœur, n’aiment pas la vérité voire sont d’anciens RCD.

C'est ce qui est inquiétant dans cette institutionnalisation du ressentiment qu’est l’IVD et c’est ce qui nous prépare de nouveaux mensonges pour encore plus de manipulation.

Non, l’histoire et la vérité ne sont pas un récit officiel mais elles ne sont pas non plus le produit d’un conflit ni d’une guerre des mémoires.

Non, l’IVD et ses défenseurs n’ont pas « le monopole du cœur » et gagneraient à faire preuve d’un peu plus de raison et de hauteur d’esprit pour l’intérêt même des victimes et des valeurs qu’ils disent vouloir défendre.

Non, vous n’êtes pas plus patriotes que ceux qui se sont levés chaque matin pour construire ce pays dont ils continueront d’être fiers malgré toutes les manipulations et l’hypocrisie.

Non, la justice transitionnelle ne doit pas fonder une autre injustice transgénérationnelle et ce n’est que dans le débat et la critique qu’on se rapprochera de la vérité, que les vraies victimes sous les différents régimes pourront se libérer du ressentiment en voyant leur rêve d’une meilleure Tunisie se réaliser et que in fine les tunisiens pourront se réconcilier et assumer leur histoire dans la dignité.

Les victimes feront leur travail de deuil dans la sérénité sans instrumentalisation et loin des caméras d’Al Jazeera et des calculs politiciens. Les psychologues auront à écouter, les historiens à recouper et à analyser pour que justice, vérité et dignité soient réellement conciliés.

 

* Professeur, École supérieure de commerce de Tunis. Directeur de l'ECCOFIGES (Ecole doctorale d'économie, comptabilité, finance et gestion de l'Université de la Manouba)

23/11/2016 | 09:03
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Commentaires (17)

Commenter

karim
| 28-11-2016 00:01
encore une fois vous consacrez votre réponse à parler de ma personne au lieu de répondre à mes arguments... malheureusement pour vous je n'ai pas signé ben ali 2014 (bien que des personnes comme vous me donnent envie de signer ben ali 2214 :-)et malheureusement pour vous je n'essaye pas de "m'engoufrer dans la brêche laissée par BN" (comme vous le dites) ni de "démentir les victimes" (je pense que vous n'avez pas compris mon texte)..maintenant.. au lieu de "douter de mon objectivité" et de croire que je raconte n'importe quoi... que je devrais m'occuper de mes étudiants (merci pour la leçon!),etc. etc.. que je suis ceci ou cela.. pouvez vous construire une argumentation logique et solide pour répondre à mon texte? si (comme j'en ai presque la certitude) vous ne pouvez pas répondre aux arguments de mon texte et si vous allez continuer à vous attaquer à ma personne c'est que vous avez de sérieux problèmes (très sincèrement et en toute objectivité)...je ne vais pas vous dire que vous êtes malade (je ne vous connais pas) mais si après autant d'échanges vous ne comprenez toujours pas que limportant ce n'est pas de s'attaquer à ma personne mais de répondre à la démonstration et aux idées que je développe.. c'est que franchement...vous avez un sérieux problème..et franchement, j'espère je demande à business news d'éviter qu'on passe du débat des idées à l'insulte et aux accusations gratuites des personnes.. les imbéciles qui ne comprennent pas cela ne devraient pas polluer cet espace... DISCUTEZ LES IDEES AU LIEU D'ATTAQUER OU D'INSULTER LES PERSONNES M....c'est tellement compliqué à comprendre???

EL OUAFI
| 27-11-2016 19:24
Bonsoir svp donnez-moi des nouvelles de mon commentaire posté cet après-midi 3 fois est-ce une censure ?
ou comme vous dites à chaque fois : contraire aux règles de modération, démontrez moi où il y a eu un non respect des règles de modération, merci (Manai)

EL OUAFI
| 27-11-2016 16:18
Non à la Démagogie !
Je ne peux que constater l'auteur du texte est d'ores et déjà a choisi son camp donc un parti pris, il s'en prend à l'I V D pour la discréditer et vider cette instance de son sérieux.
Mr Ben Kahla est déjà signataire de texte (Ben Ali 2014) il ne peut prétendre défendre une cause qui la rejette d'emblée, or Mr j'ai des grands doutes sur votre objectivité, et votre impartialité, votre but essentiel n'est que vous profitez d'un espace vacant laissé par B N (aucun article sur ceci) pour vous engouffrer dans la brèche et vous essayez de nous convaincre par des arguments fallacieux qui ne tiennent pas la route.
Des Tunisiens comme vous que vous essayez de les démentir, occulter leur témoignage, en quelque sorte vous voulez vous accaparer de l'histoire et l'écrire comme il vous semble est-ce raisonnable ? Votre cible est L'I V D cette instance qui met à nu les pratiques barbares d'une cruauté inégalée, des régimes de Bourguiba et Ben Ali, leurs sectarismes et régionalisme qui nous a conduit à ces malheurs à ce vide intellectuel que persistez soutenir, vous êtes aveuglé par votre situation sociale actuel (professeur machin ! à') non cher Mr vous êtes entrain de nous vendre du vent, vous êtes d'escamoter la vérité et venir au secours des ***! Cette corruption qui n'en finie pas institutionnalisée par les régimes de Bourguiba et Ben Ali, qu'elle investissement aviez-vous entrepris Mr le gestionnaire en Économie ? Qu'ai devenu nos régions du nord ouest, vous les aviez spoliés de leur richesse, que sont-ils devenus à nos jours ?
Aviez-vous un brun de franchise que sont ils devenus vos ELEVES ? Ils rasent les mures sans un Millime dans les poches ! C'est ça votre réussite ? Quel sérieux de votre part ? Non vous êtes obsédé par une démagogie inguérissable, la faillite de votre système « parti unique pensée unique » est à nos jours désastreux dont les plaies béantes en disent long ! (Manai)

PS : Mr Ben Kahla lisez les coms de "Observator & de Abel Chater, pour vous rafraîchir la mémoire ! ! ! Que je les salue au passage

karim
| 26-11-2016 22:40
Incroyable...j'ai dis et j'ai redis et ensuite j'ai répété et ensuite j'ai à nouveau répété.. que je suis prêt à discuter des réponses à mes arguments et que la polémique ne m'intéresse pas... et revoilà qu'un type "tunisien"..me ressort "si je vous dis d'écrire sur ceci ou cela " (comme si je devais écrire sur commande de monsieur et que je ne suis pas libre de choisir mes thèmes)... "les réponses des pourris du système" (il a dû se regarder dans un miroir).. "signature de ben ali 2014" (encore??)... mais...pourquoi vous préférez vous attaquer à ma personne plutôt que de répondre à mes arguments??? c'est à croire qu'ils ont une bille à la place de la cervelle... ya weldi.. apprenez à discuter (si vous le pouvez) les idées et les arguments...et à ne pas vous attaquer aux personnes... on s'en fout des personnes, discutez les idées...c'est ce qui compte et c'est ce qui est (éventuellement) intéressant (et c'est ce que j'ai dis à plusieurs reprises dans mes réponses)... ensuite et même lorsqu'on parle des personnes, il y a une règle qui est le respect et qui n'est rien d'autre qu'une forme de politesse (ou d'éthique ou de morale ou de akhlak en arabe)... donc...un peu d'effort de réflexion et de politesse ne vous fera que du bien et.. ne comptez pas sur moi pour vous consulter avant d'écrire mes articles...

Tunisien
| 26-11-2016 14:08
Si je vous demande de parler de la question d'argent spolié pendant 23 ans, si je vous demande de parler des régions défavorisées, si je vous demande de parler de projet loi de "réconciliation" ou aussi légalisation de réconciliation après qu'une grande partie des crédits sans garanties déjà déclassées par les banques publiques.....et si et si ...vous n'avez que les réponses des pourris du système...puisque vous étais parmi les signataires de la liste des "Ben Ali 2014" ...

le berbère
| 24-11-2016 10:24
tu as raison cher Alia ,la justice transitionnelle n'est jamais un spectacle (BOU DOUROU) certes le plus étonnant c'est que je trouve encore les orphelins de SOROS se manifestent à travers les ressaut sociaux . les cybers-collabo enfants chéries du printemps arabe ,bâtards des islamo-nazi payés par Hillary Clinton ,encadré par le chaman khriji ,vous trouver encore du souffle pour défendre le mirage déjà volatilisé (destruction du monde arabe ) .madame ben Sedrine servante de Hillary et adepte du chaman joue la comédie à ciel ouvert sans spectateurs aucun ,personne n'est avec elle .il ne reste pour compléter le spectacle honteux que des pleureuses pour que les yeux du tunisiens versent des larmes comme le font les crocodiles sauvages .
un universitaire est objectif ,il n'est pas un cyber méchant destructeur de son pays ,bref il enseigne ,il cherche .
cordialement

lambda
| 24-11-2016 08:55
Jamais deux sans trois, après le bel article de Sofiene ben hmida et le succulent article de nizar bahloul, voici un excellent article du professeur karim ben kahla sur cette instance de la justice de la revanche et des transactions. Succulent KBK, merci pour ce plaisir, merci de dénoncer cette vipère qui hypothèque tout le processus de la justice transitionnelle. Croyant salir les bourreaux, elle ne fait que salir les victimes par sa manipulation éhontée de la vérité.
Et ceux qui disent ici que le processus est réussi en afrique du sud et je ne sais où, je leur rappelle que là bas, ils n'ont pas de sihem ben sedrine, ils ont des patriotes. Quand on est mû par la haine, on ne peut rien réussir. Et ce n'est pas parce que je dénonce la manipulation de la vipère que je suis pour la dictature et contre l'IVD. il faut arrêter cet amalgame et dire ce qui va et ce qui ne va pas.

Karim
| 24-11-2016 07:46
Parce que je pense que les arguments et les méthodes de l'ivd ne servent ni les victimes, ni la vérité, ni la mémoire ni l'histoie de la Tunisie et que je l'ai démontré en présentant des arguments clairs et précis (relisez mon texte), on se met (comme d'habitude) à s'attaquer à ma personne ou à parler de n'impote quoi ... regardez et relisez les réponses... est-ce que vous voyez une discussion de fond? est-ce qu'il y a des réponses à mes arguments? pourtant il s'agit d'un sujet important: l'histoire (et donc l'avenir) de la Tunisie.. l'insulte, l'agressivité les jugements à l'emporte pièce sont faciles... et le fait que personne ne discute réellement mes arguments montre deux choses: 1- j'ai raison, 2- certains ne comprennent pas le débat démocratique et préfèrent l'agressivité, l'insulte et l'intimidation (genre "tu n'as pas honte de penser ceci ou cela?")... ça aussi, ces donneurs de leçons, ces personnes incapbles de faire autre chose que d'insulter, il faudrait les intégrer dans l'équation pour comprendre le passé et l'avenir de la Tunisie... enfin, tout cela m'encourage et devrait encourager toutes les personnes qui aiment ce pays et qui savent argumenter (et non polémiquer et encore moins insulter) à continuer à écrire pour dire la vérité... j'avais annocé dans mon papier que je cherche un débat serein et sérieux, je me retrouve avec des gens qui insultent.. qui ne supportent pas qu'on critique une création humaine l'ivd qui est de façon plus qu'évident instrumentalisée et qui sert tout sauf la vérité... miskina tounes mais... il ne faut pas abandonner... et on n'abandonnera pas parce qu'on aime ce pays et qu'on aime la vérité... et votre aveuglement et vos insultes n'y changeront rien...l'ivd est une création humaine, elle ne sert ni la vérité, ni l'histoire de ce pays (je l'ai démontré) et j'ai le droit de la critiquer.si vous avez des arguments solide marhaba.. sinon... marhaba :-)

Alia
| 23-11-2016 21:28
Il est honteux qu'un Monsieur se prétendant être universitaire et donc scientifique ose écrire des propos aussi choquants. Il aurait du réfléchir deux fois deux fois avant d'écrire sur des sujets dont il ne comprend pas grand chose. En ce faisant, il tombre dans l'amusement, le cynisme et le ridicule qui tue. Bref, c'est honteux de qualifier la justice transitionnelle de "spectacle"

Abel Chater
| 23-11-2016 17:20
Ça ne fait rien, on est habitués par cette méthode de la désinformation, du mensonge et des intrigues depuis 1952. Un langage qui nous fait revivre tout un passé dictatorial macabre qu'on croyait anéanti à jamais, surtout quand il vient d'un supposé appartenir à nos intellectuels et à nos universitaires.
Je viens de lire le CV de ce croque-mort Karim Ben Kahla. Il se pompe et se gonfle dans le domaine des "sciences de gestion" et de «l'analyse industrielle» même en illustrant sa mention "bien" en langue anglaise limitée à «How are you». Donc d'où lui vient le droit de balayer par le revers de main toute l'histoire postindépendance, qui affecte les Tunisiens, génération après génération?
A quoi sert donc l'Institut Supérieur d'Histoire du Mouvement National à la Manouba et que fabriquent Monsieur Faouzi Mahfoudh à sa tête ou le Professeur Amira ALEYA SGHAIER le responsable de l'unité, Maître-assistant en histoire et chercheur dans ce même institut, puisque leur voisin, un certain Karim Ben Kahla, professeur à l'Institut Supérieur de Comptabilité et d'Administration des Entreprises de Tunis, au Campus universitaire de La Manouba, ose venir baratiner ce que bon lui semble dans un sujet où il est totalement et complètement hors-sujet?
La manie obsessionnelle du recteur de la Faculté des Lettres et des Humanités à La Manouba, Habib Kazdaghli, donne des idées aux autres bourreaux de l'histoire contemporaine de la Tunisie.
Crier là où ils devront se taire et garder le silence des cimetières, devient une monnaie courante chez quelques universitaires qui ont échoué dans leur domaine, mais qui nous tambourinent ce qu'ils récupèrent de la presse jaune, dans l'idée d'attirer l'attention par leurs clowneries.
Et dire qu'ils s'épaulent à de forums populaires, au lieu de publier des articles scientifiques en leur domaine dans des revues et des magazines spécialisés. Des ratés qui cherchent le facile et le futile aux frais des contribuables tunisiens.
La honte le poursuivra.