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La Belgique n'en veut pas, non plus, des Tunisiens de Lampedusa
11/04/2011 | 1
min
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Après la France, c’est au tour de la Belgique de dire "non" aux Tunisiens de Lampedusa. En effet, elle a menacé, lundi 11 avril 2011, de réintroduire rapidement des contrôles aux frontières après la décision italienne d'accorder des permis de séjour temporaires à des milliers de Tunisiens arrivés sur son territoire, selon les agences Belga et Chds .

«L'Italie ayant décidé de procéder à la régularisation de 22.000 Tunisiens arrivés sur son territoire et de ce fait autorisant une libre circulation de maximum trois mois sur le territoire Schengen, la Belgique réintroduira rapidement des contrôles à la frontière», a affirmé Melchior Wathelet, le secrétaire d'Etat à l'Asile et aux Migrations, à l'issue d'une réunion avec ses homologues européens à Luxembourg.
«Il devient, en effet, nécessaire de vérifier si les personnes qui arrivent d'autres Etats membres remplissent bien tous les critères d'entrée sur notre territoire», a-t-il ajouté dans un communiqué.

Selon M. Wathelet, la Belgique ne peut en effet accepter qu'un pays prenne des mesures de façon unilatérale au préjudice d'autres Etats membres.
L'Allemagne et la France ont également évoqué lundi la réintroduction des contrôles aux frontières.
«Il ne peut être dans l'intérêt de l'Europe que nous soyons contraints d'introduire de nouveaux contrôles», a averti Hans-Peter Friedrich, le ministre allemand de l'Intérieur, en marge de la réunion de Luxembourg.
Le ministre français de l'Intérieur, Claude Guéant, a également fait valoir que la France était tout à fait habilitée à vérifier que les Tunisiens arrivant d'Italie sur son territoire respectent les conditions fixées par la Convention de Schengen, notamment de détenir un passeport et d'avoir des ressources suffisantes pour rester en France et repartir ensuite en Tunisie.

M. Wathelet a ajouté avoir aussi «plaidé et obtenu» de ses homologues européens, avec le soutien de l'Autriche et des Pays-Bas notamment, que les pays dits de «destination finale» (pays vers lesquels les migrants se dirigent après avoir accédé au territoire européen) fassent également l'objet d'une solidarité européenne.
Cela concerne plus particulièrement la Belgique mais également la France, la Suède ou l'Autriche ou encore les Pays-Bas, a-t-il expliqué.
11/04/2011 | 1
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