Y aura t-il un avant et un après 10-Mai?

Businessnews.com.tn | publié le 10/05/2017 19:10

Depuis une semaine toute la Tunisie ne parlait que du discours à venir de Béji Caïd Essebsi chacun allant à ses suppositions. La démission de Chafik Sarsar la veille du discours est arrivée comme un séisme. D'aucuns diront que cette démission est venue s'opposer à un référendum qu'aurait aimé faire le président sur la Loi de la réconciliation économique.

 

Aujourd'hui 11h tapante, l'hymne national est entonné dans la salle des congrès. Tout le monde est accroché devant le téléviseur pour écouter ce discours tant attendu tellement le pays va mal, tellement l'économie est chancelante, tellement les initiatives fusaient ici et là. D'entrée, le président annonça la couleur. Le processus démocratique est en danger, le pays va mal, l'état des finances n'est pas au mieux, même si plus tard il annoncera quelques indicateurs qui ont viré au vert.

Béji Caïd Essebsi annonce qu'il ne revient pas sur l'initiative d'union nationale, appuyant ainsi un gouvernement fustigé depuis des semaines par le parti dont est issu le chef du gouvernement ainsi que bien d'autres voix. Il insiste sur le fait qu'il tient à l'amnistie des fonctionnaires dans le cadre d'une loi de réconciliation économique qu'il refuse de retirer mais qu'il dit ouverte aux propositions qui pourraient l'enrichir.

 

Et puis vint le moment clé! La production énergétique perd beaucoup de ce qu'elle est en mesure de donner et ce, à cause des mouvements de protestation qui empêchent le gaz, le pétrole et le phosphate de sortir. Béji, prend son sifflet et dit qu'il est temps d'arrêter la récréation. Désormais, l'armée sera appelée à empêcher les troubles autour des sites de production énergétique. Il insiste sur le fait que la démocratie a donné des résultats et qu'il est de son rôle de protéger la démocratie. Les changements ne pourront se faire qu'à travers les urnes dit-il.

Béji ne se limite pas à cela. Il dit que le pays dispose d'institutions et que ceux qui jouent au double jeu d'appuyer les institutions et en même temps de soutenir les sit-in et autres manifestations? doivent savoir désormais sur quel pied danser.

Il dit que les forces de l'ordre ont du mal à combattre le terrorisme, gérer les bagarres dans les stades et en même temps assurer le bien-être des citoyens. Il annonce de ce fait une restructuration du ministère de l'intérieur.

 

Politiquement, Béji Caïd Essebsi a rempli sa mission. Dans les limites que lui octroient la Constitution. Constitution de laquelle il insiste se porter garant Tout en restant dans son rôle, dévolu par la Constitution, il a été un peu au-delà en asseyant une autorité morale dont le pays a besoin.

 

Il n'y a pas un avant et un après 10-Mai, comme l'affirment certains conseillers du président, mais le discours est important même si les attentes sont bien plus grandes. Assez, beaucoup trop? L'essentiel c'est que ce qui a été annoncé soit mis en application.

Y aura t-il un avant et un après 10-Mai?

publié le 10/05/2017 19:10

Depuis une semaine toute la Tunisie ne parlait que du discours à venir de Béji Caïd Essebsi chacun allant à ses suppositions. La démission de Chafik Sarsar la veille du discours est arrivée comme un séisme. D'aucuns diront que cette démission est venue s'opposer à un référendum qu'aurait aimé faire le président sur la Loi de la réconciliation économique.

 

Aujourd'hui 11h tapante, l'hymne national est entonné dans la salle des congrès. Tout le monde est accroché devant le téléviseur pour écouter ce discours tant attendu tellement le pays va mal, tellement l'économie est chancelante, tellement les initiatives fusaient ici et là. D'entrée, le président annonça la couleur. Le processus démocratique est en danger, le pays va mal, l'état des finances n'est pas au mieux, même si plus tard il annoncera quelques indicateurs qui ont viré au vert.

Béji Caïd Essebsi annonce qu'il ne revient pas sur l'initiative d'union nationale, appuyant ainsi un gouvernement fustigé depuis des semaines par le parti dont est issu le chef du gouvernement ainsi que bien d'autres voix. Il insiste sur le fait qu'il tient à l'amnistie des fonctionnaires dans le cadre d'une loi de réconciliation économique qu'il refuse de retirer mais qu'il dit ouverte aux propositions qui pourraient l'enrichir.

 

Et puis vint le moment clé! La production énergétique perd beaucoup de ce qu'elle est en mesure de donner et ce, à cause des mouvements de protestation qui empêchent le gaz, le pétrole et le phosphate de sortir. Béji, prend son sifflet et dit qu'il est temps d'arrêter la récréation. Désormais, l'armée sera appelée à empêcher les troubles autour des sites de production énergétique. Il insiste sur le fait que la démocratie a donné des résultats et qu'il est de son rôle de protéger la démocratie. Les changements ne pourront se faire qu'à travers les urnes dit-il.

Béji ne se limite pas à cela. Il dit que le pays dispose d'institutions et que ceux qui jouent au double jeu d'appuyer les institutions et en même temps de soutenir les sit-in et autres manifestations? doivent savoir désormais sur quel pied danser.

Il dit que les forces de l'ordre ont du mal à combattre le terrorisme, gérer les bagarres dans les stades et en même temps assurer le bien-être des citoyens. Il annonce de ce fait une restructuration du ministère de l'intérieur.

 

Politiquement, Béji Caïd Essebsi a rempli sa mission. Dans les limites que lui octroient la Constitution. Constitution de laquelle il insiste se porter garant Tout en restant dans son rôle, dévolu par la Constitution, il a été un peu au-delà en asseyant une autorité morale dont le pays a besoin.

 

Il n'y a pas un avant et un après 10-Mai, comme l'affirment certains conseillers du président, mais le discours est important même si les attentes sont bien plus grandes. Assez, beaucoup trop? L'essentiel c'est que ce qui a été annoncé soit mis en application.

Karim Baklouti Barketallah
Commentaires (4) Commenter
Espérons qu'il ne soit pas trop tard
Givago
| 11-05-2017 06:24
Il aurait fallu le faire au même moment de l'investiture de CHAHED pour mettre tous ce beau monde devant leur responsabilité. sachant Qu'en pactisant avec le diable vous serez toujours à la merci de bien désillusions.surtout quand le parcourt de ce dernier est jalonné des plus terribles méfaits,et il faut l'avoir à l'oeil tout le temps.
Précision:le diable = ennahdha.
@ Si Karim !
takilas
| 10-05-2017 21:30
Vous avez omis de mentionnez la remarque pertinente adressée tant Ghannouchi qu'à Laarayedh qui semble cacher plusieurs sous-entendus, dont il faut comprendre le sens et cher cher à détecter la signification.
Dans un discours de haute importance pour le pays, un autre de bonne famille et honorable aurait espéré que la terre l'aurait avalée.
@Jojo
DHEJ
| 10-05-2017 19:59
BCE est aussi le commandant en chef des forces armées civiles à savoir la police, la garde nationale, ma douane, la protection civile et gardiens des prisons ... loi N°82-70!
Le Message de BCE est clair!
Jojo
| 10-05-2017 19:43
Il ne fait plus confiance à la police et au ministère de l'intérieur qui appartient déjà à la milice D'Ennahdha.

BCE prend ainsi deux décisions très intelligentes:
a) Le militaire dont BCE est le patron va remplacer la police là où il faut
b) une réforme du Ministère de l'intérieur dans le but est de neutraliser la malice du clan RG

Il faut aussi nettoyer le ministère de la justice!


Il est temps que Habib Essid se calme un peu et renonce à ses désirs inconscients de voir le gouvernement de Youssef Chehed echouer!
Votre commentaire
(*) champs obligatoires
Conditions d'utilisation
Les commentaires sont envoyés par les lecteurs de Business News et ne reflètent pas l'opinion de la rédaction.
La publication des commentaires se fait 7j/7 entre 8h et 22h. Les commentaires postés après 22h sont publiés le lendemain.
Aucun commentaire jugé contraire aux lois tunisiennes ou contraire aux règles de modération de Business News ne sera publié.
Business News se réserve le droit de retirer tout commentaire après publication, sans aviser le rédacteur dudit commentaire

» Cliquer ici pour lire les conditions d'utilisation et les règles de mod�ration