Tunisie-FMI : Le temps du pèlerinage à Washington est venu !

Businessnews.com.tn | publié le 18/04/2017 19:59

Le temps des comptes est arrivé à Tunis. La mission, tant attendue, du FMI en Tunisie vient de prendre fin en laissant un sentiment mitigé. Une délégation tunisienne de haut niveau, comprenant le chef du gouvernement en personne, ira à Washington dès jeudi pour aider à faire passer la pilule. Quoi qu’il en soit, la deuxième tranche va être décaissée et le grand malade qu’est l’économie tunisienne aura droit à sa piqure d’adrénaline.

 

Le 17 avril 2017, la mission du FMI à Tunis depuis le 26 mars, prenait fin. Un accord avec les autorités tunisiennes a été trouvé à l’issue de la rencontre entre le chef du gouvernement, Youssef Chahed et le président de la délégation du Fonds monétaire Björn Rother. Accord qui fait couler depuis beaucoup d’encre et qui engage la Tunisie à accélérer l’application des réformes tant de fois reportées pour bénéficier d’un prêt et surtout pour qu’elle puisse le rembourser.

 

Dans un communiqué publié hier,  Björn Rother a affirmé qu’un accord sur les politiques économiques nécessaires pour achever la première revue du programme de la Tunisie appuyé par le MEDC a été conclu avec les autorités tunisiennes. Cet accord reste toutefois soumis à l’approbation du Conseil d’administration du FMI.

Ainsi, précise le chef de la délégation du FMI, l’achèvement de la revue mettrait à disposition 227,3 millions de DTS (environ 308 millions de dollars), ce qui porterait le total des décaissements au titre du MEDC à environ 627,5 millions de dollars.

Le représentant du FMI émet toutefois quelques réserves, rappelant les « redoutables défis auxquels se heurte l’économie tunisienne », il affirme que cette conjoncture économique difficile exige « une riposte urgente et énergique » afin de maintenir la stabilité macroéconomique et de doper la création d’emplois.

 « La création de plus de débouchés économiques pour tous les Tunisiens et le maintien de la santé des finances publiques sont au cœur de la stratégie économique du gouvernement. À court terme, les priorités consisteront à accroître les recettes fiscales de manière équitable, à mettre en œuvre la stratégie de réforme de la fonction publique afin de placer la masse salariale sur une trajectoire viable, à réduire les subventions énergétiques et à couvrir les déficits de liquidité immédiats du système de sécurité sociale. L’augmentation des dépenses sociales et un meilleur ciblage du dispositif de protection sociale permettront de protéger les populations les plus vulnérables et de préserver leur pouvoir d’achat en cette conjoncture difficile. Un durcissement de la politique monétaire permettrait de contrer les tensions inflationnistes, et une plus grande flexibilité du taux de change aiderait à réduire le considérable déficit commercial », a souligné Björn Rother.

Il a, par ailleurs, noté « les progrès encourageants » entrepris par le gouvernement dans la mise en œuvre des réformes « qui avaient été retardées, pour ainsi s’attaquer aux barrières structurelles qui pèsent sur l’économie tunisienne » et notamment celles liées aux nouveaux textes de loi sur l’investissement et la concurrence, les travaux d’établissement d’une nouvelle instance constitutionnelle chargée de la lutte contre la corruption et les mesures de réforme des banques et des entreprises publiques.

« Les chiffres présentés dans le rapport sont en adéquation avec notre analyse de la situation » a commenté, ce matin, la ministre des Finances, Lamia Zribi, sur Express Fm.

« Nous souhaitons renouer avec la croissance sans devoir faire de concessions douloureuses, notamment l’abandon des subventions de l’Etat sur certains produits, que l’Egypte a dû, par exemple, adopter. Pour éviter d’entrer dans cette phase, nous devons démarrer les réformes » a-t-elle ajouté. Et de préciser qu’ « avec les responsables, les discussions ont porté sur les réformes et les futures étapes desquelles découleront les suivantes décisions : affronter le dossier du départ à la retraite qui réduira la masse salariale dans le but de réformer la fonction publique, démarrer un programme pour la formation des fonctionnaires pour guider la décentralisation, ou alléger les procédures administratives ».

 

Mme Zribi a affirmé que les experts qui ont produit le rapport ont réalisé un diagnostic « assez positif » de la situation, ce qui devrait pousser au déblocage de la deuxième tranche de 319 M$. Elle a également fait savoir qu’il y aura une troisième tranche à la fin de 2017 et que le nombre de tranches prévues dans le programme préfixé est au nombre de 8.  

A la question, pouvons-nous sortir de ces accords signés avec le FMI, Mme Zribi répond par la négative. « L’idéal pour nous est d’augmenter l’export. En espérant reprendre l’activité touristique et du phosphate et des entrées en devises en général ».

Une question que se posent d’ailleurs nombreux Tunisiens qui voient arriver des mesures drastiques, « imposées » par le FMI. Réagissant à ce propos, nombreux experts ont souhaité apporter quelques précisions sur les « sacrifices » demandés par le Fonds à la Tunisie.

L’économiste Radhi Meddeb a estimé que seule la deuxième tranche sera probablement tirée en mai, de l'ordre de 308 millions de dollars, loin des deuxième et troisième tranches espérées par les autorités tunisiennes pour un total de 700 millions $. Il a précisé qu’entre les lignes, le dinar est surévalué, une dévaluation ou une accélération de sa glissade devraient intervenir sur les prochaines semaines. M. Meddeb a expliqué que le taux d'intérêt sera relevé sur le court terme et l'accès au crédit resserré, que les prix des carburants devraient augmenter pour diminuer le poids des subventions, mais aussi mieux traduire le glissement du dinar par rapport au dollar et qu’une réforme globale des retraites devrait intervenir sur les prochains mois.

« Tout cela réduira peut-être le fardeau sur les finances publiques, mais risque d'être douloureux en l'absence d'une vision globale et d'une approche stratégique de relance dans l'inclusion et la reconstruction de notre tissu économique sur la base d'une compétitivité retrouvée » a souligné l’économiste.

 

Le président de l’Association tunisienne de gouvernance (ATG), Moez Joudi, a estimé, pour sa part, que le rapport de la dernière mission du FMI « n'est pas très positif ». « Une seule tranche de 308 millions de dollars sera libérée alors que le gouvernement Chahed espérait deux tranches d'un coup, et il faut s'attendre à des décisions douloureuses pour la prochaine période notamment concernant le dinar et le taux d'intérêt afin de juguler l'inflation. Encore du pain sur la planche! » a-t-il déclaré dans un post relayé sur les réseaux sociaux.

 

Moez Joudi a rappelé que, d'après la mission des experts du FMI, pour la prochaine période il faudra relever le taux d'intérêt pour juguler l'inflation galopante, augmenter les prix de certains biens subventionnés notamment le carburant et laisser glisser le dinar sur le marché de change. « Or ces mesures peuvent constituer des freins à la croissance économique ce qui ne se recoupe pas forcément avec les objectifs du gouvernement Chahed. Pour le glissement du dinar, ça risque d'aggraver l'inflation importée face au volume actuel des importations, en même temps ce n'est pas évident de booster les exportations puisque beaucoup d'entreprises tunisiennes exportatrices ont perdu leur compétitivité sur les marchés internationaux face aux augmentations salariales répétitives et aux autres coûts de production outre les problèmes logistiques redondants! Il faut s'attendre à beaucoup de zones de turbulence pour la prochaine période! », a-t-il commenté.

 

Des retombées que le gouvernement résume ainsi : il s’agira d’abord d’un décaissement du financement pour les grands projets d’investissement par les bailleurs de fonds internationaux (BM, BAD, Banque européenne d’investissement). Ensuite, d’un appui budgétaire qui permet au ministère des Finances de boucler son schéma de financement pour 2017 et de libérer ainsi les ressources du système bancaire tunisien pour le financement du tissu économique , puis, le retour de la confiance des marchés internationaux dans la soutenabilité de la dette extérieure tunisienne et donc la possibilité de se financer à moindre coût sur les marchés de capitaux et consolider les réserves en devises au niveau de la banque centrale.

 

L’ancien ministre des Finances, Elyes Fakhfakh, a estimé que le gouvernement s’était déjà engagé auprès du Fonds monétaire international et qu'il n'a pas honoré ses engagements à cause de la lenteur de l'application des réformes et de son hésitation.

Lors de son intervention, aujourd’hui sur Mosaïque Fm, M. Fakhfakh a souligné que le gouvernement ne devrait pas accepter des engagements qu'il ne peut pas honorer sous peine de perd toute crédibilité.

Il a enfin précisé que le déblocage d'une tranche du crédit du FMI en faveur de la Tunisie ne signifie pas nécessairement que la situation va s’améliorer.

 

Ce qui ressort de toutes les réactions que nous avons pu lire et écouter, c’est que la situation économique du pays implique d’agir et dans l’urgence. Il ne s’agit pas seulement d’emprunter mais d’engager les réformes qui s’imposent pour que le pays ne coule pas sous les dettes. Ces réformes concernent la dette, la masse salariale dans la fonction publique, la situation des entreprises publiques, la caisse de compensation et bien d’autres sujets. Le gouvernement se retrouve entre le marteau des finances publiques et l’enclume de la paix sociale. Un dilemme loin d’être facile.

 

Myriam Ben Zineb

 

Tunisie-FMI : Le temps du pèlerinage à Washington est venu !

publié le 18/04/2017 19:59

Le temps des comptes est arrivé à Tunis. La mission, tant attendue, du FMI en Tunisie vient de prendre fin en laissant un sentiment mitigé. Une délégation tunisienne de haut niveau, comprenant le chef du gouvernement en personne, ira à Washington dès jeudi pour aider à faire passer la pilule. Quoi qu’il en soit, la deuxième tranche va être décaissée et le grand malade qu’est l’économie tunisienne aura droit à sa piqure d’adrénaline.

 

Le 17 avril 2017, la mission du FMI à Tunis depuis le 26 mars, prenait fin. Un accord avec les autorités tunisiennes a été trouvé à l’issue de la rencontre entre le chef du gouvernement, Youssef Chahed et le président de la délégation du Fonds monétaire Björn Rother. Accord qui fait couler depuis beaucoup d’encre et qui engage la Tunisie à accélérer l’application des réformes tant de fois reportées pour bénéficier d’un prêt et surtout pour qu’elle puisse le rembourser.

 

Dans un communiqué publié hier,  Björn Rother a affirmé qu’un accord sur les politiques économiques nécessaires pour achever la première revue du programme de la Tunisie appuyé par le MEDC a été conclu avec les autorités tunisiennes. Cet accord reste toutefois soumis à l’approbation du Conseil d’administration du FMI.

Ainsi, précise le chef de la délégation du FMI, l’achèvement de la revue mettrait à disposition 227,3 millions de DTS (environ 308 millions de dollars), ce qui porterait le total des décaissements au titre du MEDC à environ 627,5 millions de dollars.

Le représentant du FMI émet toutefois quelques réserves, rappelant les « redoutables défis auxquels se heurte l’économie tunisienne », il affirme que cette conjoncture économique difficile exige « une riposte urgente et énergique » afin de maintenir la stabilité macroéconomique et de doper la création d’emplois.

 « La création de plus de débouchés économiques pour tous les Tunisiens et le maintien de la santé des finances publiques sont au cœur de la stratégie économique du gouvernement. À court terme, les priorités consisteront à accroître les recettes fiscales de manière équitable, à mettre en œuvre la stratégie de réforme de la fonction publique afin de placer la masse salariale sur une trajectoire viable, à réduire les subventions énergétiques et à couvrir les déficits de liquidité immédiats du système de sécurité sociale. L’augmentation des dépenses sociales et un meilleur ciblage du dispositif de protection sociale permettront de protéger les populations les plus vulnérables et de préserver leur pouvoir d’achat en cette conjoncture difficile. Un durcissement de la politique monétaire permettrait de contrer les tensions inflationnistes, et une plus grande flexibilité du taux de change aiderait à réduire le considérable déficit commercial », a souligné Björn Rother.

Il a, par ailleurs, noté « les progrès encourageants » entrepris par le gouvernement dans la mise en œuvre des réformes « qui avaient été retardées, pour ainsi s’attaquer aux barrières structurelles qui pèsent sur l’économie tunisienne » et notamment celles liées aux nouveaux textes de loi sur l’investissement et la concurrence, les travaux d’établissement d’une nouvelle instance constitutionnelle chargée de la lutte contre la corruption et les mesures de réforme des banques et des entreprises publiques.

« Les chiffres présentés dans le rapport sont en adéquation avec notre analyse de la situation » a commenté, ce matin, la ministre des Finances, Lamia Zribi, sur Express Fm.

« Nous souhaitons renouer avec la croissance sans devoir faire de concessions douloureuses, notamment l’abandon des subventions de l’Etat sur certains produits, que l’Egypte a dû, par exemple, adopter. Pour éviter d’entrer dans cette phase, nous devons démarrer les réformes » a-t-elle ajouté. Et de préciser qu’ « avec les responsables, les discussions ont porté sur les réformes et les futures étapes desquelles découleront les suivantes décisions : affronter le dossier du départ à la retraite qui réduira la masse salariale dans le but de réformer la fonction publique, démarrer un programme pour la formation des fonctionnaires pour guider la décentralisation, ou alléger les procédures administratives ».

 

Mme Zribi a affirmé que les experts qui ont produit le rapport ont réalisé un diagnostic « assez positif » de la situation, ce qui devrait pousser au déblocage de la deuxième tranche de 319 M$. Elle a également fait savoir qu’il y aura une troisième tranche à la fin de 2017 et que le nombre de tranches prévues dans le programme préfixé est au nombre de 8.  

A la question, pouvons-nous sortir de ces accords signés avec le FMI, Mme Zribi répond par la négative. « L’idéal pour nous est d’augmenter l’export. En espérant reprendre l’activité touristique et du phosphate et des entrées en devises en général ».

Une question que se posent d’ailleurs nombreux Tunisiens qui voient arriver des mesures drastiques, « imposées » par le FMI. Réagissant à ce propos, nombreux experts ont souhaité apporter quelques précisions sur les « sacrifices » demandés par le Fonds à la Tunisie.

L’économiste Radhi Meddeb a estimé que seule la deuxième tranche sera probablement tirée en mai, de l'ordre de 308 millions de dollars, loin des deuxième et troisième tranches espérées par les autorités tunisiennes pour un total de 700 millions $. Il a précisé qu’entre les lignes, le dinar est surévalué, une dévaluation ou une accélération de sa glissade devraient intervenir sur les prochaines semaines. M. Meddeb a expliqué que le taux d'intérêt sera relevé sur le court terme et l'accès au crédit resserré, que les prix des carburants devraient augmenter pour diminuer le poids des subventions, mais aussi mieux traduire le glissement du dinar par rapport au dollar et qu’une réforme globale des retraites devrait intervenir sur les prochains mois.

« Tout cela réduira peut-être le fardeau sur les finances publiques, mais risque d'être douloureux en l'absence d'une vision globale et d'une approche stratégique de relance dans l'inclusion et la reconstruction de notre tissu économique sur la base d'une compétitivité retrouvée » a souligné l’économiste.

 

Le président de l’Association tunisienne de gouvernance (ATG), Moez Joudi, a estimé, pour sa part, que le rapport de la dernière mission du FMI « n'est pas très positif ». « Une seule tranche de 308 millions de dollars sera libérée alors que le gouvernement Chahed espérait deux tranches d'un coup, et il faut s'attendre à des décisions douloureuses pour la prochaine période notamment concernant le dinar et le taux d'intérêt afin de juguler l'inflation. Encore du pain sur la planche! » a-t-il déclaré dans un post relayé sur les réseaux sociaux.

 

Moez Joudi a rappelé que, d'après la mission des experts du FMI, pour la prochaine période il faudra relever le taux d'intérêt pour juguler l'inflation galopante, augmenter les prix de certains biens subventionnés notamment le carburant et laisser glisser le dinar sur le marché de change. « Or ces mesures peuvent constituer des freins à la croissance économique ce qui ne se recoupe pas forcément avec les objectifs du gouvernement Chahed. Pour le glissement du dinar, ça risque d'aggraver l'inflation importée face au volume actuel des importations, en même temps ce n'est pas évident de booster les exportations puisque beaucoup d'entreprises tunisiennes exportatrices ont perdu leur compétitivité sur les marchés internationaux face aux augmentations salariales répétitives et aux autres coûts de production outre les problèmes logistiques redondants! Il faut s'attendre à beaucoup de zones de turbulence pour la prochaine période! », a-t-il commenté.

 

Des retombées que le gouvernement résume ainsi : il s’agira d’abord d’un décaissement du financement pour les grands projets d’investissement par les bailleurs de fonds internationaux (BM, BAD, Banque européenne d’investissement). Ensuite, d’un appui budgétaire qui permet au ministère des Finances de boucler son schéma de financement pour 2017 et de libérer ainsi les ressources du système bancaire tunisien pour le financement du tissu économique , puis, le retour de la confiance des marchés internationaux dans la soutenabilité de la dette extérieure tunisienne et donc la possibilité de se financer à moindre coût sur les marchés de capitaux et consolider les réserves en devises au niveau de la banque centrale.

 

L’ancien ministre des Finances, Elyes Fakhfakh, a estimé que le gouvernement s’était déjà engagé auprès du Fonds monétaire international et qu'il n'a pas honoré ses engagements à cause de la lenteur de l'application des réformes et de son hésitation.

Lors de son intervention, aujourd’hui sur Mosaïque Fm, M. Fakhfakh a souligné que le gouvernement ne devrait pas accepter des engagements qu'il ne peut pas honorer sous peine de perd toute crédibilité.

Il a enfin précisé que le déblocage d'une tranche du crédit du FMI en faveur de la Tunisie ne signifie pas nécessairement que la situation va s’améliorer.

 

Ce qui ressort de toutes les réactions que nous avons pu lire et écouter, c’est que la situation économique du pays implique d’agir et dans l’urgence. Il ne s’agit pas seulement d’emprunter mais d’engager les réformes qui s’imposent pour que le pays ne coule pas sous les dettes. Ces réformes concernent la dette, la masse salariale dans la fonction publique, la situation des entreprises publiques, la caisse de compensation et bien d’autres sujets. Le gouvernement se retrouve entre le marteau des finances publiques et l’enclume de la paix sociale. Un dilemme loin d’être facile.

 

Myriam Ben Zineb

 

Commentaires (11) Commenter
@Rationnel
Dr. Jamel Tazarki
| 19-04-2017 20:51
Merci pour le lien http.
C'est une étude empirique très intéressante qu'il faut prendre évidement en considération.

Très Cordialement

Jamel Tazarki


Parole de Mezri
Léon
| 19-04-2017 18:19
J'avais relevé lors d'une conférence donnée par l'exceptionnel et l'excellent Mezri Haddad, la parole suivante:
"À vous la charia! à nous votre pétrole! Dans la religion d'Allah dont Bernard-Henry-Lévy est le prophète".

Je rajouterai: "Et dont le lieu de pèlerinage est Washington".

Heureusement qu'il y a les Patriotes pour dénoncer l'hypocrisie ambiante!

Léon, Min Joundi Tounis Al Awfiya;

VERSET 112 de la SOURATE des ABEILLES.
@Dr. Jamel Tazarki - Ce n'est pas l'eau qui manque
Rationnel
| 19-04-2017 12:57
Veuillez consulter cet excellent article de Dr Raoudha Gafrej ('Expert en eau et adaptation au changement climatique ) http://kapitalis.com/tunisie/2016/08/12/tunisie-sous-stress-hydrique-ce-nest-pourtant-pas-leau-qui-manque-12/

Vos analyses n'ont aucun attrait vu que vous appelez à la misère et une existence de subsistance et les gens aspirent à une vie confortable sans privations.
Errata
Dr. Jamel Tazarki
| 19-04-2017 12:12
Comme d'habitude, j'ai fait beaucoup de fautes de frappe et d'inattention mais je ne corrige que la faute qui me dérange le plus :)

"13 millions d'allemands" et non pas "13 millions d'allemandes"
Autosuffisance alimentaire!
Dr. Jamel Tazarki
| 19-04-2017 12:05
D'après le Spiegel-online, 13 millions d'allemandes vivent avec moins de 900 euros par mois! Comme si je disais que 13 millions de Tunisiens pourraient vivre avec moins de 100 dinars par mois! Est-ce possible? Oui, si l'état tunisien pourrait garantir l'abondance des aliments de base sur le marché tunisien et ceci à un très bas prix. En Allemagne, un sac de pommes de terre de 5 Kg coute 1,50 euros, un Kg de pain coute 80 centimes, 12 oeufs coutent 1,19 euros et un litre de lait coute 60 centimes (la marque JA).


Faisons un très simple calcul numérique:
a) Nous formons un panier de biens (on néglige les différents services) qui contient des aliments de base: pain, huile, lait, pommes de terre, céréales, fruit (on se limite aux oranges, dattes, pastèques, figues), sucre (bien que le sucre industriel n'est pas à mon sens un aliment de base), oeufs.
b) Pt est le prix sur une période t de notre panier défini ci-dessus.
c) ===> Si on compare l'évolution de l'indicateur Pt de l'Allemagne avec celui de la Tunisie pour la période 2011-2017, on remarque que l'indicateur Pt de la Tunisie a subi une inflation de 5%, alors que l'indicateur Pt de l'Allemagne est resté constant. Je rappelle que l'Allemagne a eu entre 2011-2017 une inflation moyenne de 3% (2% pour 2016).
d) conclusion: si on arrivait à maintenir le panier des aliments de base hors de l'effet de l'inflation (comme c'est le cas de l'Allemagne), on aurait beaucoup moins de problèmes sociaux, et on n'aurait pas besoin de s'endetter encore plus afin de nourrir notre peuple'


Le problème d'optimisation afin de faire sortir la Tunisie de la crise socio-économique est si simple: comment vivre dans les limites des moyens qu'offrent nos ressources naturelles afin d'assurer à chaque Tunisien une qualité de vie suffisante (je dis bien suffisante)?


Je propose/conseille de garantir l'abondance des aliments de base sur le marché tunisien (comme les pommes de terre et les céréales) et de renoncer/limiter la culture des aliments qui ne sont pas vraiment indispensables afin de satisfaire les besoins nutritionnels de notre peuple. Si on continue à gaspiller nos réserves d'eau pour la production entre autres des fraises, nous allons sans un aucun doute vers une crise alimentaire (pour la production d'un Kg de fraise il faut sacrifier une tonne d'eau ---> pensez à l'empreinte écologique).

La pomme de terre est un aliment de base. On peut vivre des années et même tout une vie seulement des pommes de terre. Au 18ème siècle la pomme de terre a permis à l'Europe de vaincre les famines. La culture de la pomme de terre a nourrit toute l'Europe et continue à le faire. La stabilité alimentaire en Allemagne et partout en Europe n'est garantie que grâce à la pomme de terre. La pomme de terre est très nutritive, facile à cultiver et à conserver'

Je connais le problème d'eau qu'ont nos paysans à Tazarka et je sais aussi que la pomme de terre peu mieux supporter la chaleur et la sècheresse que la tomate ou les fraises. Puis, il n'y a aucun doute que la pomme de terre est plus nutritive que beaucoup d'autres légumes.

J'étais récemment chez une famille allemande au Ruhrgebiet (ancienne région industrielle allemande, jusqu'aux années 60). Oui, les Allemands au Ruhrgebiet mangent quotidiennement des pommes de terre, ils n'ont pas les moyens afin de manger autres choses que les pommes de terre et ne connaissent pas autres choses que la pomme de terre. Ceux d'entre eux qui vivent dans des petites agglomérations ont un petit poulailler pour avoir des oeufs frais. L'état allemand subventionne la culture des pommes de terre pour que la classe pauvre et même moyenne pourraient se nourrir à bons prix et d'un aliment très nutritif.

Oui, il faut arrêter/limiter entre autres la culture des fraises en Tunisie, et garantir d'abord l'abondance des aliments de base dans nos supermarchés.

Mon père m'a dit qu'à Tazarka on ne cultive les pastèques que depuis les années 70 et les fraises qu'à partir des années 90 aux dépens des aliments de base comme les pommes de terre et le blé.


Le but serait d'atteindre une autosuffisance alimentaire en produits de base (blé, huiles, maïs, pommes de terre, lait) à l'horizon de 2020, au prix de minimiser notre consommation de viandes rouges/blanches et de sucre, de limiter les dépenses inutiles pour les soins médicaux. Il faut même renoncer à certaines cultures agricoles non vraiment indispensables'

Je ne mange pas de viande, je ne prends pas de sucre, je mange quotidiennement des pommes de terres cuites à l'eau avec un peu de sel et une cuillère d'huile d'olive, je prends tous les matins deux oeufs et un verre de lait, j'utilise seulement les plantes médicinales pour mes soins de santé et je fais la navette à vélo entre mon Appartement et mon lieu de travail que de prendre la voiture, soit une distance de 20 Km par jour.

Je résume: l'idée centrale de mon commentaire est de vivre dans les limites des moyens qu'offrent nos ressources naturelles afin d'assurer à chaque Tunisien une qualité de vie suffisante (je dis bien suffisante). )! ===> minimiser les importations et ainsi plus besoin de s'endetter!

Jamel Tazarki

How to boil potatoes:
https://www.youtube.com/watch?v=yCQlBP_33SM
Renoncer à la culture en sol de la Tomate!
Dr. Jamel Tazarki
| 19-04-2017 12:00
On ne peut plus se permettre de gaspiller la moindre goutte d'eau. La gestion de cette ressource est aussi l'un des enjeux du renouveau démocratique. Nous devons prendre des mesures rapides et efficaces, si nous voulons éviter de graves pénuries d'eau. Dans certaines régions de la Tunisie les habitants doivent déjà vivre aujourd'hui avec moins de 100 mètres cubes d'eau par an et par personne, alors que l'on a besoin en moyenne de 1500 mètres cubes par personne et par an. L'heure est grave mais les problèmes ne sont pas insolubles. Il faut mettre une série de mesures de nature technique en oeuvre qui permettront une utilisation rationnelle des ressources hydrauliques.

Afin de rester dans l'esprit du sujet de l'article ci-dessus, je prends l'exemple de la tomate en tant que produit agricole que l'on cultive encore avec des méthodes non rentables. Nos paysans arrosent quotidiennement et pendant des heures leurs champs de tomates. Et ceci, n'est pas du tout rentable.

Il faut admettre aujourd'hui que la Tunisie ne peut plus se permettre une culture des tomates avec les méthodes des années 60 car nous avons épuisé une grande partie de nos réserves souterraines d'eau. Il nous est impossible de gaspiller des millions de mètres cubes d'eau afin de satisfaire la grande soif de nos champs de tomates. Il faut comprendre enfin que nos nappes souterraines se sont dégradées (durant une période de 50 ans) en raison des activités agricoles avec des méthodes classiques nécessitant une surexploitation des eaux souterraines. Nous avons entre temps une invasion d'eau salée des nappes souterraines.

Puis le soleil et la chaleur excessive ne sont malheureusement pas les amis de la tomate. Si les températures sont trop élevées, cela favorise la croissance sans laisser aux fleurs le temps de pousser, ce qui rend difficile la pollinisation de la plante.

Une solution consiste à planter les tomates dans une partie ou le soleil tape uniquement le matin et en fin de soirée et avec de l'ombre durant la période ou le soleil est trop puissant. J'ai grandi dans un champ de tomate à Tazarka et mon père me disait souvent qu'il nous fallait renoncer à la culture des tomates vu les grandes quantités d'eau indispensables pour sa culture. Un jour j'ai eu l'idée inédite de placer des toiles d'ombrage sur nos plantes de tomate afin de limiter l'effet de la chaleur et du soleil et minimiser ainsi le temps d'arrosage (ce qui a amusé les paysans du voisinage :))

La culture des tomates en Tunisie ne laisse que deux options: la première consiste dans la mise en place des méthodes de l'hydro-culture, la deuxième consiste à renoncer à la culture de la tomate et de l'importer de l'Espagne. En effet, cela coûterait beaucoup moins cher à la Tunisie. Laquelle de ces options est la plus raisonnable? La réponse est évidente! Il nous faut cultiver les tomates en hydro culture et à bon prix.

Certes, on ne peut pas imaginer la cuisine tunisienne sans tomates ni courgettes. L'été tunisien ne serait pas ce qu'il est sans tomates fraîches et juteuses. Puis il faut que l'on assure l'autosuffisance alimentaire en Tunisie par nos propres moyens et à bon prix.

Il n'y a pas de solutions évidentes et ni de formules magiques afin de développer les régions très pauvres de la Tunisie. De même, on n'a pas assez de moyens financiers afin de subventionner la vie des populations des régions les plus démunies de notre pays. La seule chose que l'on peut faire est de stimuler le développement économique des régions les plus peuplées et les plus pauvres du pays en associant tous les concernés à la croissance des secteurs régionaux. L'objectif principal serait d'augmenter la productivité agricole et d'assurer l'autosuffisance alimentaire des populations rurales toute en limitant les naissances (La Tunisie ne peut plus se permettre des couples qui ont même jusqu'à 13 enfants). La solution consiste à former les populations aux techniques de l'agriculture sans terre dans les régions ou les terres cultivables sont très rares et les étés sont trop chauds. Il est temps de renforcer les services de formation et d'introduire le crédit agricole pour l'agriculteur sans terre qui est la culture hydroponique remplaçant la terre par une solution nutritive.

La culture des tomates en pleine terre est hors de question pour la Tunisie, pour les raisons que j'ai citées ci-dessus.

Jamel Tazarki

C'est quoi l'hydro-culture?
Dr. Jamel Tazarki
| 19-04-2017 11:59
L'hydro-culture est une agriculture sans sol. Ceci veut dire que les plantes sont cultivées dans du substrat inorganique non-décomposable comme les billes d'argile expansé (que l'on peut fabriquer facilement en Tunisie). Le substrat n'a plus alors de valeurs nutritives: il est absolument non-décomposable et en conséquence hostile à la croissance des micro-organismes du sol. Il contribue seulement à maintenir les racines et à transporter (laisser passer) les nutriments, qui sont inclus dans l'eau d'arrosage.

Cette technique consiste à profiter du pouvoir absorbant que possède le substrat inorganique des billes d'argile pour alimenter la plante. Le fond du pot baigne en continuité dans une solution diluée d'engrais qui monte lentement par capillarité dans les billes d'argile. De ce fait, la plante est nourrie constamment en eau et en engrais. Si vous ne trouvez pas des billes d'argile en Tunisie, vous pouvez prendre même de la brique ou tuile en argile concassée. Ça fonctionne aussi. L'essentiel, est que l'eau puisse monter par capillarité.

Le substrat étant non-décomposable et très oxygéné, il reste de cette façon constamment mouillé. Le vide entre les billes d'argiles assure une oxygénation idéale des racines de la plante. Toute l'eau en excès est au fond du pot et remonte par capillarité à la demande de la plante même (étant donné que les billes d'argile en une capacité maximale d'absorption d'eau). Les racines ont ainsi un accès incessant à l'eau, à l'air et à l'engrais ce qui garantit un développement parfait des plantes. Finalement, plus de difficultés d'arrosage journalier: la plante a son approvisionnement d'eau qui peut lui suffire pour plusieurs jours. Les plantes élevées de cette façon sont en bien meilleure santé que celle jardinées dans du sol. Les racines sont dans des circonstances idéales et le pourrissement est quasi impossible.

Il faut se libérer de cette idée que les plantes ont besoin de la terre. Eh bien non, les plantes n'ont pas nécessairement besoin de terre et du sol. Il faut comprendre que toute plante se nourrit essentiellement et en grande quantité de trois éléments: le phosphore, la potasse et l'azote. En quantités moindres mais encore importantes la plante a besoin aussi de huit produits: zinc, manganèse, cuivre, bore, fer, molibdène, chlore, cobalt. Une terre qui contiendrait chacun de ces éléments serait apte à toutes les cultures. La difficulté est qu'une telle terre n'existe pas en Tunisie. Que faire alors afin de produire nos melons, nos pastèques, nos piments, nos concombres, nos laitues, nos tomates, etc. à bon prix ? La culture hydroponique est la seule solution à tous nos problèmes concernant l'autosuffisance alimentaire et le chômage dans les régions relativement sous-développées de la Tunisie. Elle est la seule qui peut procurer une activité économique alternative aux régions rurales où il n'y a pas d'infrastructure. La culture hydroponique a remporté beaucoup de succès au Chili, au Venezuela, en Colombie, en Nicaragua et aujourd'hui il est temps qu'elle fasse le bonheur des sans terres en Tunisie. La culture hydroponique a besoin de très peu d'infrastructures que l'on obtient le plus souvent à partir de vieux matériaux. En plus chaque mètre carré de jardin hydroponique nécessite au maximum 4 litres d'eau chaque jour pour fournir la meilleure productivité. Quantité bien inférieure à celle dont on aurait besoin pour toute autre procédé. La culture hydroponique économise aussi du temps de travail (on travaille beaucoup moins et on produit beaucoup plus tout en protégeant l'environnement). Les plantes ne sont plus en concurrence avec les micro-organismes qui se développent dans le sol et dont on n'a pas souvent connaissance. Elles peuvent ainsi mieux se développer et pousser beaucoup plus vite.

Et ainsi je propose de consacrer un budget commun au niveau africain afin d'introduire et de développer les cultures hydroponiques et aquaponiques. Je rappelle que l'aquaponie est une méthode efficace pour cultiver nos fruits et nos légumes organiques sans utiliser d'engrais ni de pesticides. Chaque famille africaine pourrait et devrait produire ses fruits et ses légumes chez elle. Une habitation/maison moderne devrait avoir aussi un abri vitré où l'on cultive ses fruits et ses légumes en pratiquant les cultures hydroponiques et aquaponiques. Chaque Appartement devrait avoir une terrasse vitré pour une autosuffisance légumière. Ce que je propose est une nouvelle vision architecturale urbanistique et une nouvelle forme de culture agricole. Oui, il est temps d'intégrer à sa maison ou à son appartement un abri vitré où l'on cultive ses légumes et ses fruits même au prix de renoncer à la salle de séjour ou à la salle à manger. Une terrasse abritée de 20 m2 de cultures hydroponiques et aquaponiques pourrait produire autant de tomates, de piments, de salades, etc. afin de nourrir une ou même plusieurs familles.

Je propose d'introduire l'enseignement des cultures hydroponiques et aquaponiques à l'enseignement primaire et secondaire en Afrique!

Jamel Tazarki
Mangez des Figues plutôt que des tomates!
Dr. Jamel Tazarki
| 19-04-2017 11:57
A la mémoire de mes aïeux, Les fondateurs de Tazarka!

Je vous parle d'un temps que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître. Autrefois, dans le village de Tazarka et de ses environs poussaient partout des figuiers. L'histoire du figuier est l'histoire d'un arbre qui a nourri les habitons du Cap Bon avec une si grande générosité sans leur demander de gros efforts de culture et sans exiger le moindre arrosage. Le figuier symbolisait, pour nous les habitants du Cap Bon et en particulier de Tazarka, la volonté de survie mais aussi la richesse naturelle. Le figuier s'accroche au moindre creux de rocher, la moindre fissure pour y puiser l'eau nécessaire à sa survie. Le figuier pousse partout, n'importe où, où peut s'accumuler un minimum de substrat amené par le vent. Il nous inspirait le courage, l'intelligence et la volonté qui est indispensable à toute survie.

À Tazarka, on se nourrissait abondamment des figues qui nous offraient tous ce que dont notre organisme a besoin: les sucres, le potassium, le calcium, le magnésium, le phosphore, du fer, du zinc, du manganèse, du fluor et du sélénium, les vitamines C, B3, B5, B6, B1, B2, B6, B12, A, E, K . La valeur énergétique de la figue est très élevée puisqu'elle peut atteindre 250 kcal/100g. Elle a des propriétés laxatives et émollientes. Les figues sont aussi très utilisées pour leurs vertus médicinales dans les traitements contre les affections pulmonaires, la toux, les états d'anorexie, les troubles de la circulation sanguine, les hémorroïdes, les varices, les affections urinaires, l'asthme, l'irritation de la trachée et de la gorge et diminue le taux d'acidité dans le tube digestif. Le latex ou "lait" des figues était utilisé dans l'antiquité en médecine comme calmant.

Pour résister au froid en hiver, les habitants de Tazarka consommaient le matin à jeune les figues sèches en les associant souvent à l'huile d'olive. A Tazarka, Les figues étaient aussi importantes pour notre survie que l'air que l'on respirait.

Il n'y avait pas de problèmes d'eau dans la région de Tazarka. Il y avait un équilibre entre ce que l'on a pompé d'eau douce et le rechargement des nappes souterraines. On cultivait aussi des tomates et toutes sortes de légumes mais toute en respectant intuitivement les besoins de la nature. Puis un jour des gens (des fonctionnaires) sont venus du ministère de l'agriculture avec leurs pseudo-scientifiques et avec un entêtement de destruction et ont arraché tous nos figuiers. Des tracteurs équipés d'une lame frontale faisaient basculer et déraciner nos figuiers en les poussant en un point haut du tronc et terminent l'arrachage et l'extraction en appliquant une poussée latérale et de bas en haut au niveau des racines. On a pleuré, on a hurlé, on s'est battu afin de sauver nos figuiers mais on n'avait aucune chance.

Et ainsi tout le monde a commencé à pomper les eaux souterraines pour les cultures légumières, en particulier des tomates et des fraises, qui ont remplacé nos champs de figuiers. Avec les années l'eau devenait de plus en plus rare. Puis, l'invasion d'eau salée des nappes souterraines s'est produite' Aujourd'hui, on ne produit presque rien au Cap Bon tunisien' nos terres salés sont hostiles aux cultures légumières

Le problème venait du fait que l'on a pompé la zone d'eau douce plus rapidement qu'elle ne pouvait se recharger dans un lieu proche de la mer (tout le Cap Bon n'est qu'un petit bout de terre au beau milieu de la mer), ce qui fait, en retour, que l'eau salée s'est introduite à l'intérieur des terres.

Il faut arrêter de pomper l'eau souterraine pendant plusieurs décennies jusqu'à ce que l'aquifère soit rechargé et investir entre-temps dans l'hydro-culture. Aujourd'hui, je propose de réimplanter des figuiers partout en Tunisie (non seulement au Cap Bon) où les eaux souterraines sont salées et d'introduire l'hydro-culture pour toutes autres sortes d'agriculture nécessitant beaucoup d'eau et un arrosage incessant.

La culture du figuier est possible partout en Tunisie, car le figuier est un arbre robuste et peu exigeant. Il est tout à fait possible d'avoir une récolte continue qui s'étale entre juin et octobre.

Je rappelle que les vitamines B3, B5, B6, B1 et B2 et B12 sont indispensables pour le bon fonctionnement et le bon développement des cellules du cerveau.

Jamel Tazarki
Il faut déclarer le pays en faillite
el manchou
| 19-04-2017 09:56
La Tunisie devrait tout simplement faire défaut et ne plus rien emprunter ni rembourser ces escrocs du FMI, BAD, Qatar ...
Le GAMIN CHAHED préparera le grand sursaut dans le vide...
DHEJ
| 19-04-2017 09:27
Un sursaut mesurable et égale à sa tete qui ne couvre jamais la superficie totale de la Tunisie non plus sa population!!!
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