Ramadan : Manger en cachette ne suffira plus !

Businessnews.com.tn | publié le 31/05/2017 17:59

 

Comme chaque année, la galère des non-jeuneurs commence dès les premiers jours du mois de Ramadan. Entre les cafés et restaurants fermés de force et les appels au respect des libertés individuelles, le débat est officiellement ouvert.

 

 

Dans les préceptes de l’Islam, Ramadan est incontestablement le mois de la tolérance, de la solidarité et de l’indulgence, sauf que depuis des années, on assiste à des scènes et des situations bien loin des valeurs fondamentales de cette religion. Les non-jeûneurs sont inlassablement persécutés par certains jeûneurs qui, tout en les accusant de mécréance, les appellent à respecter, « les sentiments de ceux qui font le jeûne ».

 

Ainsi, ceux qui ont choisi de ne pas faire le Ramadan, par choix ou pour des raisons de santé, se retrouvent face à des cafés et des restaurants fermés. Certains de ces commerces ferment par conviction, mais bien d’autres le font parce qu’ils y sont contraints par les autorités publiques, notamment, le ministère de l’Intérieur.

En effet, plusieurs responsables de postes de polices ou même des agents de sécurité, à titre individuel, prennent l’initiative de sommer les tenanciers de ces cafés et restaurants à fermer leurs portes, portant, ainsi, atteinte aux libertés individuelles et à la liberté de conscience comme cela est stipulé par la Constitution.

 

Il y a lieu de rappeler, ici, que l'Assemblée nationale constituante (ANC) avait approuvé, le 4 janvier 2014, les premiers articles de la Constitution, garantissant la liberté de conscience, faisant de l'Etat le « protecteur du sacré » tout en rejetant l'islam comme source de droit.

Les deux premiers articles, non amendables, définissent la Tunisie comme une République guidée par la « primauté du droit », un Etat « libre, indépendant, souverain » et « civil » dont la religion est l'islam. Deux amendements, proposant comme « source principale de la législation » l'islam, ayant été rejetés.

 

C’est dans cet ordre d’idées que le Collectif pour la défense des libertés individuelles a rendu public cette semaine, un communiqué dans lequel il rappelle les dispositions de la Constitution du 27 janvier 2014 reconnaissant l’égalité, la garantie des libertés individuelles à toute citoyenne et tout citoyen, le droit à la dignité, la protection de la vie privée, la liberté de conscience, de croyance et le libre exercice des cultes. Dispositif garantissant à toutes et à tous l’exercice de leurs convictions religieuses, culturelles, philosophiques et d’opinion sans discrimination aucune, dans le cadre d’un Etat civil démocratique.

Dans le même communiqué, le Collectif met en garde contre la multiplication des actes de violences qui mettent en péril cette liberté de conscience. Des actes qu’il qualifie de graves dans la mesure où ils constituent un reniement des valeurs du vivre-ensemble et une menace du modèle social tunisien et les acquis du peuple.

Le même collectif rappelle, dans ce communiqué, signé par une vingtaine d’associations, « qu’au mois de Ramadan de chaque année, les autorités édictent des règlements et des circulaires organisant la fermeture au public des espaces de cafés et de restauration, procédés contraires à la Constitution ».

 

Devant ces accusations persistantes, le premier délégué au gouvernorat de Tunis, Kamel Saoudi, s’est empressé de démentir « les rumeurs indiquant que le ministère de l’Intérieur et le gouvernorat de Tunis mènent une campagne pour la fermeture des cafés durant le mois de Ramadan ».

Ce même délégué s’est relativement rétracté en indiquant que « la liberté de croyance est, certes, un droit constitutionnel consacré, mais qu’il faut aussi prendre en compte le sentiment religieux durant le mois de ramadan ». 

 

Or, ces propos de certains officiels ont été contredits par un avocat qui a affirmé, à son tour l’existence de « plaintes de propriétaires de cafés déposées auprès du tribunal administratif pour fermeture de leurs établissements par la force publique ».

Il a également révélé l’existence d’une circulaire stipulant que le sentiment religieux doit être respecté durant le mois de Ramadan.

En effet, il semble que certains ont ressorti de placard une note-circulaire de 1981 l’époque Mzali « préconisant notamment la fermeture des cafés et restaurants, ainsi que l’interdiction de vente de boissons alcoolisées, durant le mois de ramadan ». Bourguiba, l’avait annulée deux jours seulement après sa parution, sauf que ceci n’a pas empêché certain d’en user !

 

Toutefois, le comble nous vient, comme presque chaque année, de ce dénommé Adel El Almi qui récidive, ce Ramadan, en se présentant dans les cafés et restaurants ouverts aux non-jeûneurs pour leur intimer « l’ordre » de fermer car il s’agit, selon ses propres dires, d’un comportement contraire à la Chariaa.

Accompagné d’un huissier de justice et d’un individu filmant la scène, il avertit les patrons des lieux qu’il va repasser le lendemain et gare à eux s’il trouve qu’ils maintiennent l’ouverture des commerces : « parce que dans ce cas, insiste-t-il, l’affaire sera portée devant les tribunaux ».

C’est à se demander comment, un pareil individu puisse agir ainsi et porter atteinte aux libertés individuelles, inscrites dans la Constitution tunisienne, en toute impunité.

 

L’autre comble est que les partis politiques dits progressistes et modernistes observent, dans leur majorité, un silence curieux et complice.

On citera, toutefois, la réaction individuelle de Yassine Brahim, président de Afek Tounes, par le biais d’un post Facebook, qui a affirmé, mardi 30 mai, son soutien entier à la campagne appelant à la non fermeture des cafés et restaurants pendant les heures de jeûne, en rappelant que la Constitution tunisienne défend la liberté de conscience.

 

C’est malheureux de constater qu’au moment où il mène une lutte acharnée contre le terrorisme et contre la corruption, l’Etat ne devrait pas négliger la lutte contre les forces obscurantistes qui tentent un retour en force et essayent de profiter, justement, de la concentration des autorités sur d’autres problèmes majeurs.

 

Sarra HLAOUI

Ramadan : Manger en cachette ne suffira plus !

publié le 31/05/2017 17:59

 

Comme chaque année, la galère des non-jeuneurs commence dès les premiers jours du mois de Ramadan. Entre les cafés et restaurants fermés de force et les appels au respect des libertés individuelles, le débat est officiellement ouvert.

 

 

Dans les préceptes de l’Islam, Ramadan est incontestablement le mois de la tolérance, de la solidarité et de l’indulgence, sauf que depuis des années, on assiste à des scènes et des situations bien loin des valeurs fondamentales de cette religion. Les non-jeûneurs sont inlassablement persécutés par certains jeûneurs qui, tout en les accusant de mécréance, les appellent à respecter, « les sentiments de ceux qui font le jeûne ».

 

Ainsi, ceux qui ont choisi de ne pas faire le Ramadan, par choix ou pour des raisons de santé, se retrouvent face à des cafés et des restaurants fermés. Certains de ces commerces ferment par conviction, mais bien d’autres le font parce qu’ils y sont contraints par les autorités publiques, notamment, le ministère de l’Intérieur.

En effet, plusieurs responsables de postes de polices ou même des agents de sécurité, à titre individuel, prennent l’initiative de sommer les tenanciers de ces cafés et restaurants à fermer leurs portes, portant, ainsi, atteinte aux libertés individuelles et à la liberté de conscience comme cela est stipulé par la Constitution.

 

Il y a lieu de rappeler, ici, que l'Assemblée nationale constituante (ANC) avait approuvé, le 4 janvier 2014, les premiers articles de la Constitution, garantissant la liberté de conscience, faisant de l'Etat le « protecteur du sacré » tout en rejetant l'islam comme source de droit.

Les deux premiers articles, non amendables, définissent la Tunisie comme une République guidée par la « primauté du droit », un Etat « libre, indépendant, souverain » et « civil » dont la religion est l'islam. Deux amendements, proposant comme « source principale de la législation » l'islam, ayant été rejetés.

 

C’est dans cet ordre d’idées que le Collectif pour la défense des libertés individuelles a rendu public cette semaine, un communiqué dans lequel il rappelle les dispositions de la Constitution du 27 janvier 2014 reconnaissant l’égalité, la garantie des libertés individuelles à toute citoyenne et tout citoyen, le droit à la dignité, la protection de la vie privée, la liberté de conscience, de croyance et le libre exercice des cultes. Dispositif garantissant à toutes et à tous l’exercice de leurs convictions religieuses, culturelles, philosophiques et d’opinion sans discrimination aucune, dans le cadre d’un Etat civil démocratique.

Dans le même communiqué, le Collectif met en garde contre la multiplication des actes de violences qui mettent en péril cette liberté de conscience. Des actes qu’il qualifie de graves dans la mesure où ils constituent un reniement des valeurs du vivre-ensemble et une menace du modèle social tunisien et les acquis du peuple.

Le même collectif rappelle, dans ce communiqué, signé par une vingtaine d’associations, « qu’au mois de Ramadan de chaque année, les autorités édictent des règlements et des circulaires organisant la fermeture au public des espaces de cafés et de restauration, procédés contraires à la Constitution ».

 

Devant ces accusations persistantes, le premier délégué au gouvernorat de Tunis, Kamel Saoudi, s’est empressé de démentir « les rumeurs indiquant que le ministère de l’Intérieur et le gouvernorat de Tunis mènent une campagne pour la fermeture des cafés durant le mois de Ramadan ».

Ce même délégué s’est relativement rétracté en indiquant que « la liberté de croyance est, certes, un droit constitutionnel consacré, mais qu’il faut aussi prendre en compte le sentiment religieux durant le mois de ramadan ». 

 

Or, ces propos de certains officiels ont été contredits par un avocat qui a affirmé, à son tour l’existence de « plaintes de propriétaires de cafés déposées auprès du tribunal administratif pour fermeture de leurs établissements par la force publique ».

Il a également révélé l’existence d’une circulaire stipulant que le sentiment religieux doit être respecté durant le mois de Ramadan.

En effet, il semble que certains ont ressorti de placard une note-circulaire de 1981 l’époque Mzali « préconisant notamment la fermeture des cafés et restaurants, ainsi que l’interdiction de vente de boissons alcoolisées, durant le mois de ramadan ». Bourguiba, l’avait annulée deux jours seulement après sa parution, sauf que ceci n’a pas empêché certain d’en user !

 

Toutefois, le comble nous vient, comme presque chaque année, de ce dénommé Adel El Almi qui récidive, ce Ramadan, en se présentant dans les cafés et restaurants ouverts aux non-jeûneurs pour leur intimer « l’ordre » de fermer car il s’agit, selon ses propres dires, d’un comportement contraire à la Chariaa.

Accompagné d’un huissier de justice et d’un individu filmant la scène, il avertit les patrons des lieux qu’il va repasser le lendemain et gare à eux s’il trouve qu’ils maintiennent l’ouverture des commerces : « parce que dans ce cas, insiste-t-il, l’affaire sera portée devant les tribunaux ».

C’est à se demander comment, un pareil individu puisse agir ainsi et porter atteinte aux libertés individuelles, inscrites dans la Constitution tunisienne, en toute impunité.

 

L’autre comble est que les partis politiques dits progressistes et modernistes observent, dans leur majorité, un silence curieux et complice.

On citera, toutefois, la réaction individuelle de Yassine Brahim, président de Afek Tounes, par le biais d’un post Facebook, qui a affirmé, mardi 30 mai, son soutien entier à la campagne appelant à la non fermeture des cafés et restaurants pendant les heures de jeûne, en rappelant que la Constitution tunisienne défend la liberté de conscience.

 

C’est malheureux de constater qu’au moment où il mène une lutte acharnée contre le terrorisme et contre la corruption, l’Etat ne devrait pas négliger la lutte contre les forces obscurantistes qui tentent un retour en force et essayent de profiter, justement, de la concentration des autorités sur d’autres problèmes majeurs.

 

Sarra HLAOUI

Commentaires (15) Commenter
Manger est un crime
Lecteur
| 01-06-2017 20:41
les religieux ont des sentiments très très sensibles on dirait les femmes les dérange, la bouffe les dérange la musique les dérange le bonheur les dérange la vie les dérange jusqu'où veulent-ils aller pour qu'ils soient plus dérangés peut-être on doit mourir ou partir pour qu'ils se sentent bien par contre daech et le terrorisme ne les dérange point puisuq'on les voit jamais dans les rues condamnant ces actes. Pour c'est l'Islam qui est à la source de tout ça puisqu'on voit pas ou rarement des comportements de ce genre venant d'autres religions. Tant mieux que le débat soit ouvert nous sommes fatigués des religions et des religieux il n'y a pas de paix au contraire il y a de plus en plus de guerre dans les pays où l'Islam est la religion du pays
Une "galère" INACCEPTABLE, et ANTICONSTITUTIONNELLE !
Mansour Lahyani
| 01-06-2017 15:27
Il n'y a; il ne peut y avoir, aucun débat : les non jeûneurs ont le droit (constitutionnel, s'il vous plaît) pour eux Et nul ne peut les priver de leur café, de leurs cigarettes ou de leur casse-croute ramadanesques et en public, malgré tous les Almi et autres marioles, qui finiront derrière les barreaux s'ils ne désistent pas de leur manège!
Tunisie...
pit
| 01-06-2017 12:45
...le pays du cul entre 2 chaises et ou la religion fait plus peur que la peste...à l'époque bénie de Bourguiba personne ne vous regardait ou vous faisait la moindre réflexion même si vous mangiez dans la rue...mais maintenant que nous sommes tous devenus des grenouilles de bénitiers (ou plutôt d'eau Zam zam) des charlatans comme ce Almi se font les apôtres et les défenseurs de dieu...à quel titre? quelle est la fonction légale de ce guignol...qu'on lui mette la raclée de sa vie et qu'on n'en parle plus !!! Tahia Tounes, Tahia Bourguiba!
Une déclaration laïque fera plutôt bien les choses!
nourbr
| 01-06-2017 11:58
LA LIBERTE DE CONSCIENCE, TOUT-A-FAIT D'ACCORD! Le respect de croire ou ne pas croire, a condition qu'il n'entrave pas l'ordre public dans le sens du respect de l'autre bref..savoir être discret, c'est tou....
Moralité C maleureux d'attribuer une -étoile- voire une pseudo distinction pour les (Mécréants)peut être qu'il ont leurs propres raisons , celà...
preuve de mon islam
Bob
| 01-06-2017 11:34
Dorénavant je me promènerai dans les rues de Tunis à poil pour prouver à tous que je suis circoncis, donc musulman.
@Islem
Skywalker
| 01-06-2017 11:12
il ne s'agit pas de se montrer il s'agit d'être tolérant vis à vis de tous...donc s vous ne voulez pas faire le Jeûne cela ne doit pas vous créer de problèmes pour vous votre entourage mais surtout votre sécurité...Donc pour moi il y a deux poids deux mesures ce qui est un comble dans ce pays où je suis sûr que 60 à 70% de la population ne fait pas je Jeûne..

Interdire aux cafés et Restaurants d'ouvrier c'est de la Bêtises, et un Compromis est toujours possible donc je ne crois qu'il faille la dictature de l'un sur l'autre. Simplement, nous en Tunisie nous faisons du cinéma et des drames quand il s'agit de sortir du moule...

Pour votre Gouverne notre Religion est la seule religion Monothéiste sans intermédiaire avec Dieu..

9adheyet Essa3a !
Tarek R
| 01-06-2017 11:08
SVP arrêtez votre hypocrisie. Dire que les non jeûneurs galèrent c'est une blague. Y'a des entreprises ou tout le staff ne fait pas Ramadan, la cafétéria marche à 200%, même choses pour les buvettes des facultés et instituts supérieurs. Bref tout le monde sait ou se trouvent les endroits ouverts !

Sans oublier que beaucoup de gérants de cafés et restaurants refusent d'ouvrir par pure conviction, et ne veulent pas travailler le mois de Ramadan.

Est ce qu'on va les forcer à ouvrir pour faire plaisir au non jeûneurs ?


Police religieuse tolérée donc effective!
Hanni2
| 01-06-2017 10:16
Que ce Adel machin puisse agir de la sorte en toute impunité dit beaucoup l'état avancé de la metastase qui ronge la Tunisie! Et l'huissier? Par qui est-il payé pour accompagner ce charlatan de première dans ses activités inquisitrices? Fait-il du bénévolat? En tous cas j'espère que ce n'est pas l'Etat qui paye sans quoi ce ne serait rien de moins que l'officialisation d'une policie religieuse payée par le contribuable...comme ça l'air de rien!

J'iamagine que pour agir de la sorte et s'introduire ainsi dans la vie PRIVEE des citoyens, ce triste clown doit bénéficier de puissants soutiens, il ne peut pas en être autrement...

Ya Adel charlatan, tu devrais te prendre toi même en photo et demander à l'huissier qui t'accompagne de constater TON hérésie, celle qui consiste à te prendre pour Dieu en personne, et qui est un blasphème bien plus grave que de ne pas jeuner...

Hannibal
le sens inverse
Islem
| 01-06-2017 09:52
essayer s'il vous plais de respecter les pratiquants , je ne vois pas en quoi se dérange de prendre son café à la maison ou bien de prendre son dej à son bureau sans se faire montrer aux autres .le respect est indice de civilisation
Nostalgique
melia
| 31-05-2017 21:30
Bonsoir,

Lorsque j'étais jeune, tout étais meilleurs et authentique: culture, éducation, niveau de vie, mode, jeux, nourriture...etc.
Dans la pyramide de Maslow, on pouvait grimper et penser aux autres, ou chercher un sens à notre vie.
Aujourd'hui, on dirait une génération désenchantée, une humanité malade...
on s'accroche à rien pour en faire un tout.
On est porté par le train du temps, et on ne prend pas la peine de connaître ni les passagers, ni les paysages,on attend que le train s'arrête... Au pardis, dans l'inconscient de tous.
Ce paradis, qui n'existe pas et la maintenant et nulle part ailleurs.

Et pourtant, on s'en détourne, peut être inconsciemment déçu ou déchu par le monde moderne.
jeuneur, buveurs, voleurs, corrompus... Que des adjectifs pour maîtriser l'autre dont on a peur.
Car quand on nomme les choses on les possédes, on en a moins peur.
Ceci vaut pour la mort, ou chez maslow, la survie, premier palier de sa pyramide... Celle où nous sommes bloqué s depuis un certain temps en Tunisie.
Le peuple a peur... De tout.

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