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Officiel ? Le gouvernement Jomâa obtient la confiance de l'ANC (vidéo)

Officiel ? Le gouvernement Jomâa obtient la confiance de l'ANC (vidéo)
Au cours de la journée du mardi 28 janvier 2014, l’Assemblée nationale constituante a tenu une séance pour l’accord de confiance au gouvernement de Mehdi Jomâa. Après une plénière de plusieurs heures, le gouvernement proposé par Mehdi Jomâa a obtenu la confiance de l’ANC. Sur 193 votants, le résultat du vote est le suivant : 149 pour, 24 abstentions et 20 contre. Un long applaudissement a suivi ce vote et l’hymne national a été entonné.

Pendant la séance, les élus se sont relayés durant des interventions afin de s’exprimer à propos de la formation du nouveau gouvernement.

Les avis concernant la composition du gouvernement Jomâa ont été partagés entre réprobateurs, favorables, ou encore ceux qui ont préféré s’abstenir de voter. Les réserves étaient émises à propos de certains ministres à l’instar de celle du Tourisme, Amel Karboul. C’est à ce titre, que Azed Badi du mouvement Wafa a fait part de son refus de voir une ministre qui s’est rendue en Israël occuper un poste dans le nouveau gouvernement. Le bloc de Wafa ne votera pas pour le gouvernement Jomâa mais il promet de le surveiller de très près après avoir formulé une réserve en rapport avec des ministres qui auraient appartenu à l’ancien régime. Quant au député Moez Haj Rhouma, il a visé, dans ses critiques, la ministre du Commerce, Najla Harrouch. Cette dernière n’aurait, selon l’élu aucune expérience dont elle pourrait faire profiter le pays, eu regard du fait qu’elle ait servi uniquement au sein d’une grande banque tunisienne appartenant à son père.

Aymen Zouaghi du Courant Al Mahaba, a pour sa part exprimé des réserves quant à la désignation de Mehdi Jomâa, soulignant que son bloc parlementaire au sein de l’Assemblée ne votera pas pour son gouvernement. Les raisons évoquées par Aymen Zouaghi, qui a discouru au nom du président de son parti Hechmi Hamdi, s’articulent autour du fait que le gouvernement Jomâa est issu du dialogue national. Ce dernier représente pour le Courant Al Mahaba une structure d’allégeance démunie de toute impartialité.
Le Front Populaire surfe, lui-aussi, sur la même vague : celle de ne pas soutenir le nouveau gouvernement, jugeant que celui-ci est voué d’emblée à l’échec, dans le sens où il représente une prolongation de l’ancien gouvernement de la Troïka. Le bloc parlementaire d’Ennahdha, à travers la parole de son président Sahbi Atig a inversé la vague, en se prononçant pour le vote de confiance au gouvernement Jomâa, mettant en exergue les points forts de son cabinet et rappelant par la même, les défis qui l’attendent. Certains élus, à l’instar de Samia Abbou ou Mahmoud Baroudi, ont proposé de reporter le vote de confiance pour le gouvernement afin de permettre à Mehdi Jomâa de réviser ses choix et les cursus des personnes choisies pour composer son cabinet.

Dans sa réponse, Mehdi Jomâa a précisé qu’il était impossible de disposer d’un programme détaillé car il ne disposait pas d’un atelier de préparation avec les ministres dont certains sont arrivés hier. Il a ajouté que le mandat de son gouvernement ne pouvait fixer la date des élections car ce n’était pas de son ressort t qu’il se contenterait de fournir toutes les conditions nécessaires pour la réussite de ces élections. Il a placé en priorité l’accomplissement d’élections transparentes et libres.

Le chef du gouvernement a déclaré que le fait que les ministres soient diplômés à l’étranger n’enlevait rien à leur identité et à leur patriotisme en précisant que certains d’entre eux ont sacrifié des situations confortables pour le bien de la nation. Il a ajouté que ces ministres arrivent avec une démarche, avec une expérience et grand courage pour affronter les difficultés du pays. Il a précisé qu’on n’avait pas les moyens pour boucler la loi de finances de l’année dernière pour parler d’ores et déjà d’une loi de finances complémentaire. Mehdi Jomâa a précisé que le soutien dont bénéficierait le gouvernement était susceptible de rassurer les bailleurs de fonds et permettrait d’améliorer la situation économique. Il a également vanté les mérites des ministres en espérant avoir le soutien et l’encouragement des élus de la nation. Il a tenu à préciser qu’aucun des ministres ne prétendait à un mandat électif et que leur seul soutien serait l’appui de l’Assemblée.

Mehdi Jomâa a également vanté les mérites de l’expérience tunisienne à travers la révolution et à travers la mise en place de la Constitution. Il a insisté sur le fait que tous les ministres sont conscients des challenges et il a ajouté que tout dysfonctionnement serait corrigé en coordination avec l’Assemblée.
Concernant la loi de finances, Mehdi Jomâa a précisé qu’elle restait tributaire de l’obtention de financements extérieurs. Néanmoins, il a placé en priorité la protection des classes pauvres et des classes moyennes de toute augmentation faramineuse des prix. Il a ajouté que la création de richesse et le travail sont des conditions nécessaires pour relancer la Tunisie. Il a précisé que les prêts étrangers seront dirigés vers l’investissement pour créer des emplois et créer de la richesse. Il a ajouté que son administration se concentrerait sur les projets en cours et ceux qui ont été arrêtés car son gouvernement n’est pas là pour 5 ans, d’après ses dires.

Concernant la révision des nominations, Mehdi Jomâa a réitéré sa volonté de réviser toutes les nominations en commençant par les gouverneurs qui, eux-mêmes, devront assainir leurs propres administrations. Il a ajouté que ses ministres se baseront uniquement sur la compétence pour faire les désignations et les modifications qui seront faites au sein de leurs cabinets.
Pour ce qui est de la dissolution des LPR, Mehdi Jomâa a déclaré que toute organisation hors la loi, qui pratique la violence ou qui incite à la haine ne serait pas tolérée. Il a également dit avoir consulté des experts pour trouver les meilleurs moyens de contrer ce type de pratiques.
Dans la lutte contre la corruption, Mehdi Jomâa a déclaré que toute personne sur laquelle existe des doutes de corruption serait poursuivie mais pas en se basant sur des rumeurs de Facebook. Il a ajouté que les procédures légales adéquates seront appliquées.


Na. B

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Commentaires

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farfalla
| 29-01-2014 10:57
quoique je partage souvent vos avis , sauf le coté pessimiste peut etre , ou plutot j'essai de ne pas l'etre et de croire en "aller vers l'avant" et esperer vraiement que mon pays puisse avancer et s'ensortir meme si je crois sincèrement que les competences de nationalistes et de tout les technocrates et patriotes qui ont travaillé a l'epoque que je concidere l'age d'or de la tunisie, ceci ne m'empeche pas de croire aussi aux cometences des gens actuellements et j'ose esperer peut etre par desespoir ou naiveté que ces personnes ne sont certes pas Si ghannouchi md ou autres pilliers en technochratie ou politique mais qui pourront etre une ebauche.

le fait est que je suis totalement d'accord avec vous concernant nos expatriés , mais moi pas par mépris pour eux " excépté pour qq uns " mais plutot par ce que etant a l'etranger ces gens ne connaissent rien de la tunisie sauf des chimères qu'ils croient savoir , néanmoins je suis a 1000% d'accord avec vous par rapport aux 3 mois de service militaire et a 1000000% d'accord pour que la nationalité tunisienne soit un merite et pas un droit.
Mes respects Mr

Bourguibiste nationaliste
| 29-01-2014 09:57
De toute évidence, le Premier ministre M Jomâa n'aura pas les moyens politiques de ses intentions. Le vote de confiance montre que ce sont essentiellement les islamistes qui le soutiennent. Il est donc dépendant d'eux et il le restera tout au long de son gouvernement. Il en dépend déjà pour le vote de confiance et il en dépend aussi en raison du fait que le ministère de l'intérieur lui échappe et que son intention de « révéler la vérité sur l'assassinat des deux dirigeants de gauche » restera lettre morte. Quant à son intention d'instaurer la sécurité, là aussi cela lui échappera car le ministère de l'Intérieur lui échappe. Sa volonté affichée de revenir sur les nominations faites surtout celles des gouverneurs islamistes, elle restera également lettre morte. Son intention de « réviser les nominations dans l'administration publique » ne sera suivie d'aucun effet car au moindre pas dans cette direction, les islamistes lui retireront leur confiance et il devra démissionner. Son intention louable de relancer l'économie restera aussi lettre morte car l'instabilité politique sera chronique et elle ne rassurera pas les investisseurs aussi bien tunisiens qu'étrangers. Par conséquent, M. Jomâa n'a que l'apparence du pouvoir ; le pouvoir réel étant entre les mains des islamistes. Le gouvernement de M. Jomâa sera un gouvernement très provisoire et ne durera que le temps que les islamistes auront besoin pour renforcer leur pouvoir dans l'Etat. Ils s'en débarrasseront dès lors qu'il commencera à devenir incontrôlable.

AH
| 29-01-2014 08:45
le nouveau gouvernement en est la preuve, même s'il n'est pas parfait.

On a voulu faire croire au citoyen qu'on ne trouvera pas mieux qu' Ennahdha ! Certains ont avalé cette pilule.

DR. HONORIFIQUE ENGINEER JURIDIQUE
| 29-01-2014 08:25
Je t'ai suivi avec u grand intérêt et j'ai apprécié ton courage et ta persévérance...

Tu t'es battu comme un brave pour défendre ton choix et tu as réussi, félicitations!

Toutefois, LE GHAZI JERIBI t'a été d'un grand soutien et combien je t'ai conseillé de nommé le président de la cour de cassation comme ton conseillé principal ...

Toutefois, je me pose toujours comment tu as fait pour rencontrer tes 300 fameux CANDIDATS car servir le public est-il l'aspiration de tout tunisien civil?

Pour un état des droits de l'homme, tu as manqué la mise

. Tous les Citoyens (ET PAS 300) étant égaux à ses yeux,

Tous les citoyens ET PAS 300 sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.


Alors tu n'as pas choisi tes coéquipiers des grandes familles ou NÉPOTISME le cas de BOUATAY et d'autres???


Tout de même encore une fois mes félicitations et bonne continuation!

hombre
| 29-01-2014 06:46
Comme je l'ai écrit hier, on ne peut que souhaiter bonne chance à ce nouveau Gouvernement ! Que des ministres aient collaboré avec l'ancien régime , voilà ils peuvent collaborer avec ce gouvernement et tout en lavant les soupçons qui pèsent sur eux ils peuvent faire profiter de leur expérience positive les ministres novices . Nous avons en face des challenges et il faut mettre de l'eau dans nos moulins . Le seul mal auquel il faut faire attention est le mal de l'équipe présidentielle ( CPR) qui sont blessés donc dangereux . il faut aussi surveiller les cinglés du clan wahabiste et du clan wafa.

alassad
| 29-01-2014 06:09
félicitations pour le nouveau gouvernement et bonne chance pour sauver la Tunisie nouvelle !

hamadi
| 29-01-2014 01:12
bravo et bon courage
ce gouvernement n'a pas besoin du soutien des extrémistes de tous bord et spécialement WAFA +MAHABBA et les déçus
Bon courage, les Tunisiens doivent se retrousser les manches et se remettre au travail

sami
| 29-01-2014 01:12
brabbi expliquez moi comment "Après une plénière de plusieurs heures, le gouvernement proposé par Mehdi Jomâa a obtenu la confiance de l'ANC. Sur 167 présents, 149 pour, 24 abstentions et 20 contre. Un long applaudissement a suivi ce vote et l'hymne national a été entonné." 149+24+20=193 ??????

JOHN WAYNE
| 29-01-2014 01:00
Je me suis forcé à lire d'un derrière distrait d'ailleurs, la fameuse constitution rédigée par des beurres, des bonniches, des chauffeurs de taxi, des islamistes ayant une haine pour le sexe féminin démesurée, et par des laïques retourneurs de veste terrorisés par les assassinats de Brahmi et de Belaid.
Un véritable torchon, un crime contre la Nation Tunisienne qui ne saurait être pardonné pendant des siècles.
Et j'ai écouté bouche bée un gueux nommé Ibrahim G. menacer ouvertement un soit disant gouvernement de technocrates dont la fonction ultime est de sauver une Nation recolonisée et au bord de l'effondrement économique.
La grande tragédie de la Tunisie vient de son peuple demeuré profondément sous développé mais surtout de ses expatriés que j'ai toute ma vie qualifié de mauvaises graines.
Ce sont ces êtres nuisibles à la Tunisie et à l'Europe qui ont détruit une Nation vielle de trois milles ans qui fonctionnait comme par miracle.
Le même phénomène se retrouve en Syrie ou des Syriens loyaux à l'ancienne Monarchie des colonies Françaises préfèrent détruire leur pays en s'alliant à des salafistes cannibales plutôt que d'observer une Syrie stable et prospère gérée par la famille Al Assad.
« Je détruis ce que je n'aurai jamais » est le réflexe de l'être sous développé et primitif, et ce reflexe se retrouve aujourd'hui chez des Tunisiens expatriés de retour en Tunisie et qui après des années à souffrir de marginalisation, ont préféré coopérer avec des islamistes au passé terroriste que de continuer à assister de loin à une Tunisie légitime, souveraine, et prospère tenue par Ben Ali et un gouvernement de véritables technocrates.
La seule mission que l'ANC a réussi aux yeux du monde aura été de dévoiler qui sont vraiment les Tunisiens.
Car l'ANC est extrêmement bien représentative des Tunisiens, un peuple qui sans son élite nationaliste peut être résumé a des clochards et a des fanatiques avec ou sans diplômes.
Les débats de l'ANC sont des preuves à conviction qui soutiennent historiquement que ma théorie qui affirme que les Tunisiens sont un peuple de gueux est vérifiée mille fois.
L'ANC et son désordre ont prouvé au monde que les Tunisiens ne peuvent rien produire ni accomplir sans une dictature laïque et qu'ils ont tendance dans un système dit « démocratique », a se précipiter vers un état volontaire de désordre et de recolonisation par des blancs d'Europe ou d'Amérique.
La constitution Tunisienne a été rédigée sous le haut patronage d'experts sionistes et non sionistes auxquels Mustapha Ben Jafar a fait appel sans jamais avoir de respect pour la souveraineté de son pays, ni pour lui-même.
L'ANC a incorporé des expatriés Tunisiens et Tunisiennes dépourvus de sens patriotique et qui très souvent ont travaillé pour des ONG liées à Israël et au sionisme.
Des rejetons encouragés à travailler contre la Tunisie de Ben Ali par des parents aigris, haineux, et analphabètes travaillant comme éboueurs et comme ménagères en France depuis des décennies.
Il n'y a aucun doute dans mon esprit qu'un tel gouvernement et qu'une telle Tunisie ne peuvent fonctionner ni produire de Nation prospère ou stable politiquement.
Que la Tunisie aille vers un effondrement est pour moi une fatalité.
Aucun gouvernement virtuel autorisé par Rached Ghanouchi ne pourra produire de pays stable ni enrayer la famine et les maladies qui frappent notre Nation.
Un coup d'état nationaliste alliant factions nationalistes de l'armée à la garde nationale pourra instaurer un régime autoritaire qui stabilisera notre Nation en s'attaquant d'abord à l'insécurité et au terrorisme. Stabilité signifiera démarrage économique, investissements étrangers, et tourisme.
Des lois doivent être votées forçant tous les Tunisiens expatriés à servir dans l'armée pendant au moins trois années afin d'inculquer a cette race nuisible de bons à rien, la notion de nationalisme.
La Nationalité Tunisienne doit devenir un privilège et non un droit et toute personne ayant nui à la Tunisie par sa coopération avec des puissances étrangères et pour atteinte à sa souveraineté doit être expulsée de Tunisie et sa nationalité Tunisienne révoquée.

F.M. Alias JOHN WAYNE
Diplômé d'Histoire et de Sciences Politiques de l'Université Paris-Sorbonne.
Ancien Fonctionnaire aux Ministères des Affaires Etrangères et de l'Intérieur Tunisiens des gouvernements d'Habib Bourguiba et de Zine El Abidine Ben Ali.
Diplomate de carrière et spécialiste de la sécurité et du renseignement.

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