Les Tunisiens font peur aux Emiratis

Businessnews.com.tn | publié le 03/04/2015 19:59

 

Après les jeunes de moins de quarante ans, c’est au tour d’hommes d’affaires de renom, et des plus connus, de se voir refuser la délivrance d’un visa aux Emirats Arabes Unis.
Il fut un temps où l’on pensait que les mesures restrictives étaient liées à la couleur politique des dirigeants tunisiens, mais la situation ne s’est pas du tout améliorée après l’élection de Nidaa et de Béji Caïd Essebsi. Elle a même empiré, nous assure-t-on. La raison principale ? L’image terroriste de la Tunisie, véhiculée par les médias. Point de la situation.

 

C’est une femme d’affaires des plus réputées en Tunisie qui devait partir aux Emirats Arabes Unis et qui s’est vu refuser le sésame. Elle est pourtant une habituée des voyages à Dubaï et elle ne part qu’en first class et ce, depuis des années. Son groupe réalise un des plus gros chiffres d’affaires des exportations tunisiennes vers les Emirats et elle ne comprend pas les raisons de ce refus. Le consulat ne motive jamais sa décision.
Cette grande cheffe d’entreprise tunisienne n’est pas un cas isolé. Un autre chef d’entreprise, qui réalise des dizaines de millions de dinars de chiffre d’affaire et qui est à la tête de plusieurs groupes industriels, commerciaux et de services, s’est vu lui aussi refuser le visa vers les Emirats. Le quinquagénaire n’en revenait pas, puisqu’il pensait être un grand ami de ce pays avec lequel la Tunisie a déjà résolu ses problèmes politiques.

 

Les problèmes tuniso-émiratis remontent à l’ère de la troïka et notamment à la politique diplomatique fâcheuse de la présidence de la République. C’était en septembre 2013, Moncef Marzouki est à New York pour prononcer un discours à la 68ème session de l’assemblée générale des Nations Unies. Il appelle à la libération du président égyptien déchu Mohamed Morsi et, dans les coulisses, il exprime son rejet de ce qu’il appelle « coup d’Etat » en Egypte et le soutien de certains pays du Golfe au nouveau pouvoir égyptien. Les cadres de son parti CPR, y compris parmi les députés, n’avaient pas de mots assez durs pour dénigrer les Emirats arabes unis et l’Arabie Saoudite. La réaction fut immédiate, les Emirats rappellent le 27 septembre leur ambassadeur, Salem Issa Khatam Alzoabi, afin de discuter des changements que connaît la région et des relations entre les deux pays. Marzouki ne sait pas comment réagir à la gifle et son équipe n’a pas baissé d’un iota ses attaques à l’encontre des Emirats.
Il a fallu l’organisation du Dialogue national et la nomination de Mehdi Jomâa à la tête du gouvernement pour que les choses reviennent (presque) à la normale. Le 16 février 2014, soit après près de cinq mois d’absence, l’ambassadeur émirati revient à son poste. Il est accueilli, à son arrivée à l’aéroport, par le nouveau ministre des Affaires étrangères Mongi Hamdi qui suscite une polémique puisqu’il enfreint les règles protocolaires. Peu importe pour lui, l’essentiel était de rétablir les relations entre les deux pays. Le lendemain, 17 février, M. Issa Khatam Alzoabi est reçu à la Kasbah par le chef du gouvernement Mehdi Jomâa qui, moins d’un mois plus tard, part à Abou Dhabi pour une visite officielle. Pour lui, les Emirats sont une priorité, d’où le choix de les mettre en première étape de sa tournée au Golfe.

 

Septembre 2014, les Tunisiens apprennent avec désolation que les Emirats ne délivrent plus de visas aux moins de quarante ans. La mesure n’est pas exclusive aux jeunes Tunisiens, puisque les Algériens, les Egyptiens et les Soudanais sont concernés. Aucune communication officielle n’est donnée. La mesure est annoncée oralement aux agences de voyage de ne plus vendre de billets aux moins de quarante ans. En Tunisie, la mesure a été très peu médiatisée, mais elle a déclenché une grosse polémique en Algérie où l’on a exigé des mesures de réciprocité et une réaction officielle des autorités. L’ambassadeur émirati à Alger est « convoqué » pour donner des explications à ces mesures « orales ». « Des impératifs sécuritaires », aurait répondu l’ambassadeur au ministre algérien des Affaires étrangères, si l’on croit les médias algériens qui citent le porte-parole du ministère Benali Cherif. Les jeunes Tunisiens, Algériens, Egyptiens et Soudanais seraient donc menaçants à l’encontre de ce pays et peu importe qu’ils soient journalistes ou hommes d’affaires, l’entrée aux Emirats est réservée aux plus de quarante ans.
Il est bon de rappeler que les candidats tunisiens au Jihad en Syrie passent essentiellement via la Turquie et non via les Emirats. Mais il est vrai, également, que les autorités tunisiennes interdisaient, à l’époque, plus ou moins nos jeunes à partir « seuls » en Turquie.

 

Depuis, la politique émiratie en matière d’octroi de visas ne s’est pas assouplie. Un homme d’affaires témoigne et affirme que cette politique est devenue inexplicable et ambigüe. «On ne sait pas comment ils refusent et comment ils acceptent les demandes, il n’y a aucun critère clair et explicite. On les voit accorder des visas à des jeunes de 25 ans et en refuser à des hommes d’affaires et investisseurs habitués à partir à Dubaï âgés de 40 ans, 50 ans et plus », dit-il.
Ce constat, nous le ferons nous-mêmes à l’occasion d’un voyage à Dubaï dernièrement et on pouvait remarquer qu’il y avait beaucoup de jeunes passagers à bord de l’avion d’Emirates. Ces jeunes passagers étaient de tous âges et de toutes catégories sociales puisqu’on les voyait en classe économique, mais également en prestigieuse classe business ou encore en très luxueuse First Class où le passager est traité comme un pacha. Cela dit, il est bon aussi de remarquer que l’avion était loin d’être rempli. Emirates qui a un vol quotidien Tunis-Dubaï avait, à un moment, des listes d’attente et il fallait réserver longtemps à l’avance pour obtenir un siège.

 

Interrogé par Business News, un proche de l’ambassade des Emirats à Tunis explique que des mesures restrictives touchent en effet les Tunisiens. Pour justifier la politique du ministère émirati de l’Intérieur, il explique que nos médias dégagent une très mauvaise image de la Tunisie. Il prend, au hasard, la une d’un journal arabophone qui parle des terroristes arrêtés et de l’arrivée de Daech. « Les Emirats sont un pays dont le capital essentiel est la réputation. Ils ne veulent prendre en aucun cas le risque d’un attentat sur leur sol. Les Tunisiens deviennent dangereux, à leurs yeux, et que ceci soit fondé ou pas, ils ne veulent pas prendre de risques », nous dit-il.
Ainsi, pour lui, les médias doivent cesser de dégager cette mauvaise image de la « Tunisie exportatrice de terroristes » pour que les choses reviennent à la normale.
Notre interlocuteur, qui préfère ne pas donner son nom, parle d’une chute de 60% du nombre de visas accordés aux Tunisiens. Un chiffre qui reste à vérifier et qui sonne étrange quand on sait que la France, par exemple, a augmenté le nombre de visas Schengen accordés aux Tunisiens. Ce nombre est passé de 99.941 visas Schengen accordés en 2013 à 102.076 en 2014.
Pourquoi donc les Emirats se montrent plus « sévères » que la France en matière d’octroi de visas ? Notre interlocuteur hausse les épaules et répond que la décision est souveraine et que chaque pays est libre d’accueillir qui il veut.
Le hic dans tout cela est que les exportations tunisiennes vers les Emirats risquent de pâtir à cause de leur politique restrictive, bien que ces exportations soient relativement faibles, puisqu’elles ne dépassent pas les 100 MDT.
Pour trouver une solution, c’est au pouvoir politique de prendre les choses en main.

 

Avec l’élection de Béji Caïd Essebsi et le gouvernement de Habib Essid, les relations tuniso-émiraties sont au beau fixe et il est impératif de les préserver et d’en profiter. Le président de la République a reçu, samedi 14 février 2015, la ministre émiratie du développement et de la coopération internationale Lona Bent Khaled Al-Qasimi qui lui a remis une invitation officielle pour une visite de travail aux Emirats.
A son voyage, l’équipe présidentielle se doit de mettre ce sujet d’octroi des visas sur la table des négociations pour rassurer les Emirats et ne pas léser les intérêts des Tunisiens. Des solutions pragmatiques peuvent être trouvées à l’instar de ce que font les Européens et Américains, comme de n’accorder de visas qu’à ceux qui ont des relations d’affaires ou familiales.

 

Que la Tunisie soit devenue une exportatrice de terroristes, c’est un fait. Mais que ces terroristes soient en train de tomber les uns derrière les autres et que le terrorisme ne soit pas exclusif à la Tunisie, c’est également un fait.

 

Raouf Ben Hédi

Les Tunisiens font peur aux Emiratis

publié le 03/04/2015 19:59

 

Après les jeunes de moins de quarante ans, c’est au tour d’hommes d’affaires de renom, et des plus connus, de se voir refuser la délivrance d’un visa aux Emirats Arabes Unis.
Il fut un temps où l’on pensait que les mesures restrictives étaient liées à la couleur politique des dirigeants tunisiens, mais la situation ne s’est pas du tout améliorée après l’élection de Nidaa et de Béji Caïd Essebsi. Elle a même empiré, nous assure-t-on. La raison principale ? L’image terroriste de la Tunisie, véhiculée par les médias. Point de la situation.

 

C’est une femme d’affaires des plus réputées en Tunisie qui devait partir aux Emirats Arabes Unis et qui s’est vu refuser le sésame. Elle est pourtant une habituée des voyages à Dubaï et elle ne part qu’en first class et ce, depuis des années. Son groupe réalise un des plus gros chiffres d’affaires des exportations tunisiennes vers les Emirats et elle ne comprend pas les raisons de ce refus. Le consulat ne motive jamais sa décision.
Cette grande cheffe d’entreprise tunisienne n’est pas un cas isolé. Un autre chef d’entreprise, qui réalise des dizaines de millions de dinars de chiffre d’affaire et qui est à la tête de plusieurs groupes industriels, commerciaux et de services, s’est vu lui aussi refuser le visa vers les Emirats. Le quinquagénaire n’en revenait pas, puisqu’il pensait être un grand ami de ce pays avec lequel la Tunisie a déjà résolu ses problèmes politiques.

 

Les problèmes tuniso-émiratis remontent à l’ère de la troïka et notamment à la politique diplomatique fâcheuse de la présidence de la République. C’était en septembre 2013, Moncef Marzouki est à New York pour prononcer un discours à la 68ème session de l’assemblée générale des Nations Unies. Il appelle à la libération du président égyptien déchu Mohamed Morsi et, dans les coulisses, il exprime son rejet de ce qu’il appelle « coup d’Etat » en Egypte et le soutien de certains pays du Golfe au nouveau pouvoir égyptien. Les cadres de son parti CPR, y compris parmi les députés, n’avaient pas de mots assez durs pour dénigrer les Emirats arabes unis et l’Arabie Saoudite. La réaction fut immédiate, les Emirats rappellent le 27 septembre leur ambassadeur, Salem Issa Khatam Alzoabi, afin de discuter des changements que connaît la région et des relations entre les deux pays. Marzouki ne sait pas comment réagir à la gifle et son équipe n’a pas baissé d’un iota ses attaques à l’encontre des Emirats.
Il a fallu l’organisation du Dialogue national et la nomination de Mehdi Jomâa à la tête du gouvernement pour que les choses reviennent (presque) à la normale. Le 16 février 2014, soit après près de cinq mois d’absence, l’ambassadeur émirati revient à son poste. Il est accueilli, à son arrivée à l’aéroport, par le nouveau ministre des Affaires étrangères Mongi Hamdi qui suscite une polémique puisqu’il enfreint les règles protocolaires. Peu importe pour lui, l’essentiel était de rétablir les relations entre les deux pays. Le lendemain, 17 février, M. Issa Khatam Alzoabi est reçu à la Kasbah par le chef du gouvernement Mehdi Jomâa qui, moins d’un mois plus tard, part à Abou Dhabi pour une visite officielle. Pour lui, les Emirats sont une priorité, d’où le choix de les mettre en première étape de sa tournée au Golfe.

 

Septembre 2014, les Tunisiens apprennent avec désolation que les Emirats ne délivrent plus de visas aux moins de quarante ans. La mesure n’est pas exclusive aux jeunes Tunisiens, puisque les Algériens, les Egyptiens et les Soudanais sont concernés. Aucune communication officielle n’est donnée. La mesure est annoncée oralement aux agences de voyage de ne plus vendre de billets aux moins de quarante ans. En Tunisie, la mesure a été très peu médiatisée, mais elle a déclenché une grosse polémique en Algérie où l’on a exigé des mesures de réciprocité et une réaction officielle des autorités. L’ambassadeur émirati à Alger est « convoqué » pour donner des explications à ces mesures « orales ». « Des impératifs sécuritaires », aurait répondu l’ambassadeur au ministre algérien des Affaires étrangères, si l’on croit les médias algériens qui citent le porte-parole du ministère Benali Cherif. Les jeunes Tunisiens, Algériens, Egyptiens et Soudanais seraient donc menaçants à l’encontre de ce pays et peu importe qu’ils soient journalistes ou hommes d’affaires, l’entrée aux Emirats est réservée aux plus de quarante ans.
Il est bon de rappeler que les candidats tunisiens au Jihad en Syrie passent essentiellement via la Turquie et non via les Emirats. Mais il est vrai, également, que les autorités tunisiennes interdisaient, à l’époque, plus ou moins nos jeunes à partir « seuls » en Turquie.

 

Depuis, la politique émiratie en matière d’octroi de visas ne s’est pas assouplie. Un homme d’affaires témoigne et affirme que cette politique est devenue inexplicable et ambigüe. «On ne sait pas comment ils refusent et comment ils acceptent les demandes, il n’y a aucun critère clair et explicite. On les voit accorder des visas à des jeunes de 25 ans et en refuser à des hommes d’affaires et investisseurs habitués à partir à Dubaï âgés de 40 ans, 50 ans et plus », dit-il.
Ce constat, nous le ferons nous-mêmes à l’occasion d’un voyage à Dubaï dernièrement et on pouvait remarquer qu’il y avait beaucoup de jeunes passagers à bord de l’avion d’Emirates. Ces jeunes passagers étaient de tous âges et de toutes catégories sociales puisqu’on les voyait en classe économique, mais également en prestigieuse classe business ou encore en très luxueuse First Class où le passager est traité comme un pacha. Cela dit, il est bon aussi de remarquer que l’avion était loin d’être rempli. Emirates qui a un vol quotidien Tunis-Dubaï avait, à un moment, des listes d’attente et il fallait réserver longtemps à l’avance pour obtenir un siège.

 

Interrogé par Business News, un proche de l’ambassade des Emirats à Tunis explique que des mesures restrictives touchent en effet les Tunisiens. Pour justifier la politique du ministère émirati de l’Intérieur, il explique que nos médias dégagent une très mauvaise image de la Tunisie. Il prend, au hasard, la une d’un journal arabophone qui parle des terroristes arrêtés et de l’arrivée de Daech. « Les Emirats sont un pays dont le capital essentiel est la réputation. Ils ne veulent prendre en aucun cas le risque d’un attentat sur leur sol. Les Tunisiens deviennent dangereux, à leurs yeux, et que ceci soit fondé ou pas, ils ne veulent pas prendre de risques », nous dit-il.
Ainsi, pour lui, les médias doivent cesser de dégager cette mauvaise image de la « Tunisie exportatrice de terroristes » pour que les choses reviennent à la normale.
Notre interlocuteur, qui préfère ne pas donner son nom, parle d’une chute de 60% du nombre de visas accordés aux Tunisiens. Un chiffre qui reste à vérifier et qui sonne étrange quand on sait que la France, par exemple, a augmenté le nombre de visas Schengen accordés aux Tunisiens. Ce nombre est passé de 99.941 visas Schengen accordés en 2013 à 102.076 en 2014.
Pourquoi donc les Emirats se montrent plus « sévères » que la France en matière d’octroi de visas ? Notre interlocuteur hausse les épaules et répond que la décision est souveraine et que chaque pays est libre d’accueillir qui il veut.
Le hic dans tout cela est que les exportations tunisiennes vers les Emirats risquent de pâtir à cause de leur politique restrictive, bien que ces exportations soient relativement faibles, puisqu’elles ne dépassent pas les 100 MDT.
Pour trouver une solution, c’est au pouvoir politique de prendre les choses en main.

 

Avec l’élection de Béji Caïd Essebsi et le gouvernement de Habib Essid, les relations tuniso-émiraties sont au beau fixe et il est impératif de les préserver et d’en profiter. Le président de la République a reçu, samedi 14 février 2015, la ministre émiratie du développement et de la coopération internationale Lona Bent Khaled Al-Qasimi qui lui a remis une invitation officielle pour une visite de travail aux Emirats.
A son voyage, l’équipe présidentielle se doit de mettre ce sujet d’octroi des visas sur la table des négociations pour rassurer les Emirats et ne pas léser les intérêts des Tunisiens. Des solutions pragmatiques peuvent être trouvées à l’instar de ce que font les Européens et Américains, comme de n’accorder de visas qu’à ceux qui ont des relations d’affaires ou familiales.

 

Que la Tunisie soit devenue une exportatrice de terroristes, c’est un fait. Mais que ces terroristes soient en train de tomber les uns derrière les autres et que le terrorisme ne soit pas exclusif à la Tunisie, c’est également un fait.

 

Raouf Ben Hédi

Commentaires (37) Commenter
alors
samuelson
| 06-04-2015 15:24
c'est quand le dubai shopping. Please donnez nous un visa pour claquer les quelques dollars qui nous restent. nous sommes pauvres;
Une abération
aziz
| 06-04-2015 09:35
En lisant votre article, je reviens sur le fait que nous faisons du journalisme "diplomatique". En effet nous devons dires les choses telles qu lles le sont. Aujourd hui il y a plus de refus de visas vers les EAU que d acceptations. Aucune personne n est epargnées ni les hommes d'affaires, ni les medecins ni les cadres qui doivent se rendre aux EAU pour des meetings ou ils sont très souvent des guest leaders. A la fin la délivrance des visas se fait au PIF ..Nous voyons très souvent une famille a qui on delivrent à tous les membres les visas sauf au papa....Ou encore des parents residents aux emirats a qui les visas sont refusés pour les enfants...Pour revenir à l image des TUNISIENS ceci est un simple prétexte sachant que dubai doit sa richesse au blanchiment d'argent...Il suffit d'aller à mina dubai pour voir le nombre des mafieux russes ou autres qui sont la bas...Donc cette version du link des Tunisiens à daech n'est qu une simple abérration. Je pense aussi qu il est grand temps à nos décideurs de hausser le ton et de réclamer ce comportement "raciste" aux plus hautes instances...
diehk
nazou
| 05-04-2015 18:47
tunisie secret ,est une équipe tres sympa !
Mais leur informations ne sont pas toujours fiables ,ni exact !
Il reste qu'ils sont animés de bonnes intentions ,et de l'amour du pays .
Chaque état est souverain.
muma
| 05-04-2015 15:50
Les EAU sont un Etat libre et souverain et peut ou veut accepter les citoyen(ne)s de son choix.
D'autre part,les tunisien(ne)s ne sont pas obligé(e)s de visiter ce pays,qui ne veut pas d'eux(elles).
La ( mauvaise ) réputation actuelle des tunisien(ne)s n'est plus à démontrer:Terrorisme,drogue,corruption,vols,insécurité,etc...
Donc,nous devons améliorer cette image et se mettre au travail,immédiatement.
Emirat-arabie saoudite-qatar, c'est kif kif. Je n'irai jamaislà bas.
Carthage Libre
| 05-04-2015 13:47
Un bon petit voyage que je prépare pour cet été avec la fierté d'emporter ma voiture plaque tunisienne Tunis-Palerme, jusqu'à Napoli et ensuite retour d'une virée en sicile....Qu'ai je à foutre des chameliers bedoins que je méprise à un point qui frôle l'hystérie. C'est vari que la Nahdha et ses satellites ont fait un mal fou à ce pays, en lavant les cerveaux et en laissant entrer les kalach et autres armes ainsi que les cheikhs pédophiles pour laver les têtes, mais finalement je ne fais pas la différence entre les pays wahhabites, même si les EAU sont un peu plus ouverts. Limitons nous à notre environnement NATUREL, l'Europe.
Il n'y a pas plus grands ennemis des Révolutions et de la démocratie dans les pays arabes, comme les enturbannés émiratis.
Abel Chater
| 05-04-2015 12:18
Les Emirats arabes unis sont les premiers saboteurs des Révolutions du Printemps arabe. Ils sont les principaux acteurs de soutien au putschiste d'Egypte, le Saffah Sissi, qui a tué plus de cinq mille de ses propres concitoyens égyptiens, dans le seul but de leur dérober le pouvoir.
Ce sont eux-mêmes, qui attisent cette guerre fratricide entre les frères libyens et qui ne leur permettent même pas de se réconcilier.
Ce sont eux-mêmes qui sabotèrent la Révolution tunisienne dès son début et qui étranglèrent la Troïka jusqu'à l'étouffement. Ils ont versé d'énormes sommes pour faire accéder le parti de Nidaa Tounes au pouvoir. Ils ont corrompu en cachette et en flagrant délit, comme leur don de deux voitures blindées à Béji Caïd Essebsi, avant même qu'il ne se transforme en un officiel de l'état.
Comme l'honneur chez les Tunisiens, s'avère de loin plus cher que l'ensemble des pétrodollars émiratis, ils ont trouvé en Béji Caïd Essebsi un os plus dur que Moncef Marzouki. Il les a laissés manigancer comme bon leur semblait, mais une fois qu'il prit les rênes du pays, il ne s'est pas laissé «marionnettiser» par ces chameliers enrichis.
Lorsqu'il s'agit de la liberté et de l'indépendance de la Tunisie, les Emiratis, tous leurs pairs et tous leurs semblables, ne pourront transformer un seul Tunisien en leur pion, comme ils le font avec le Saffah autoproclamé maréchal d'Egypte, le meurtrier Sissi.
Les Emiratis croyaient avoir trouvé un autre Sissi tunisien en la personne de Béji Caïd Essebsi. Ils ont mis tout le paquet sur une tendance destructive de Nidaa Tounes et de leur chef Béji Caïd Essebsi. Ils ont pensé qu'avec l'accession au pouvoir de Nidaa Tounes, ils vont trahir les Tunisiens et leur restituer l'ancien régime afin de détruire toute la transition démocratique de la Tunisie.
Comme le vieux Béji s'est avéré un vrai vieux renard, il les a repoussés du revers de main, pour ne travailler que pour le bien de la Tunisie, afin de laisser ses empreintes dans ce gigantesque pas de la Tunisie vers le "premier monde".
Moi-même je suis presque à 100% étonné des positions purement patriotiques et nationalistes, que Béji Caïd Essebsi ne cesse de s'y ancrer. Il n'a fait aucune bavure laissant penser à une trahison quelconque contre la Révolution ou la transition démocratique. On dirait qu'il possède tous les ingrédients nécessaires pour diriger la Tunisie en cette période des plus difficiles.
La dernière position de Béji Caïd Essebsi contre le ministre des Affaires étrangères Taïeb Baccouche, au sujet de sa discorde avec la Turquie, me transforme d'un adversaire à applaudisseur.
Donc, comme le plan de sabotage des Emirats Arabes Unis contre la Révolution de la Tunisie, ne leur a pas donné de fruits, ces visages d'Ali Baba nous font sentir leur mécontentement par d'autres sabotages et par d'autres moyens. La Tunisie devrait geler ses relations avec ces actuels toqués, qui pensent que seul l'argent compte dans ce monde. Ils détruisent toute la bonne réputation de leur père Cheikh Zayed (Allah yarhamou)
Le vrai Tunisien, c'est celui qui demeure juste et équitable, avec ses amis comme avec ses adversaires. Ne jamais saboter le bien de la patrie, ne jamais mentir pour intriguer et ne jamais décourager quelqu'un qui travaille pour le bien de la nation. Même s'il était mon pire ennemi.
Allah le Tout Puissant m'est Témoin.
la réalité , la vérité c'est que l'image de la tunisie à l'extérieure n'est pas bonne
griguer
| 05-04-2015 12:13
il faut faire un constat sans hypocrisie , quant tu poses la question à un étranger : tu peux me parler de la tunisie ? il répond : attentat de bardo , les 3000 djihadistes ( criminels ) en syrie, la tunisie fait la une de tous les journaux mondiaux mais en négatif, beaucoup de jeunes chômeurs , corruption , niqab, islamisme , ....
aujourd'hui un touriste sait tout sur la tunisie, avant de se déplacer il tape sur google le mot tunisie et il lit tout . avec internet tout à changer . le choix de la destination de vacances se prépare sur internet , avant de se déplacer on se documente sur le pays sa sécurité son ambiance l'hôtel les photos de l'hôtel les commentaires des clients et de internautes on regarde des videos sur l'hôtel l'entourage de l'hôtel .
arrêtons l'hypocrisie et regardons la vérité en face .
il faut changer les mentalités , les lois , les procédés et procédures , les réflexions .
Un conseil pour obtenir un visa auprès des Emirats
rayan benne
| 05-04-2015 12:00
Ce n est pas ci difficile que ça d obtenir un visa auprès des Emirats, il suffit de dire que vous êtes contre la révolution en Tunisie et de louanger le sanguinaire Ben Ali, c est le passeport de visa vers les Emirat ou disons vers la dictature des Emirats.
LEUR MESSAGE EST CLAIR :
amal
| 05-04-2015 10:30
il n'en tient qu'à VOUS JOURNALISTES de redorer l'image de la TUNISIE et des TUNISIENS ( " il explique que nos médias dégagent une très mauvaise image de la Tunisie." ).
DONC tous à vos plumes, si VOUS ne voulez pas qu'on vous incombe cette lourde responsabilité.

Maintenant comme il s'agit d'exportation et non d'importation, ils restent dépendants de ce que nous leur vendons.
Et bien sachons faire kif kif : privons les de ces biens exportés et les visas reviendront d'eux mêmes.

C'est VRAIMENT l'hôpital qui se moque de la charité !
Combien de nos jeunes, de part l'AXE DU MAL, ont été embourbés et servi de chair à canon pour faire le sale boulot et combien de jeunes ayant vu l'horreur sur place ont quitté l'AXE DU MAL, mais sont coincés là-bas car on refuse de les faire repartir chez eux, on les maintient coûte que coûte ???

Donc dites leur à ces criminels que de leur visa, on saura quoi en faire en allant chiotte.
@Nazou, Notre Sultane Indienne : je t'envois 1 bon article sur nos amis
DIEHK
| 04-04-2015 23:07
Sarko & le Qatar!!
http://www.tunisie-secret.com/Un-livre-explosif-sur-les-relations-consternantes-entre-le-Qatar-et-Sarkozy_a1251.html
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