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Les médecins lancent la campagne « Balance ton hôpital »

Les médecins lancent la campagne       
 « Balance ton hôpital »

 

 

Suite au décès des 11 nouveau-nés au centre de néonatologie de Tunis entre le 7 et 8 mars courant, des médecins ont lancé sur la toile une campagne pour dénoncer la situation catastrophique des établissements hospitaliers publics.

Avec le hashtag, #Balancetonhopital, cette initiative lancée par des jeunes médecins, et à leur tête le vice-président de l’organisation de jeunes médecins Aymen Bettaieb, est un moyen de montrer l’intérieur des hôpitaux publics tunisiens tels qu’ils sont vus par les médecins et le personnel médical.

 

Dans leurs statuts, les médecins décrivent des hôpitaux infestés de rats, des tuyaux de canalisation qui éclatent en plein bloc, des hôpitaux régionaux qui n’ont plus de budget, un germe multi-résistant retrouvé chez plusieurs patients opérés, un générateur de secours en panne, des médecins qui font de la ventilation manuelle à cause d’une panne d’électricité, des chats qui circulent à l'intérieur de l'hôpital et mangent le placenta des patientes...


Parmi les statuts, on peut notamment lire : « lors d'une réunion de négociation avec le directeur de l'hôpital, il nous a dit : " Nous n'avons plus de budget, le ministère ne peut/veut plus nous donner de budget complémentaire. On doit choisir entre ne plus acheter certains médicaments, consommables ou produits de nettoyage, ou de virer du personnel qui est déjà en manque. On n'a pas payé les gardes des médecins et des infirmiers et techniciens depuis plusieurs mois. Et on n'a pas payé la Steg et la Sonede depuis des mois, et si on ne paye pas le mois prochain, on nous coupera l'eau et l'électricité dans tout l'hôpital ».

 

S.T

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires (24)

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Microbio
| 12-03-2019 19:59
La vérité sur la cause de la mort des nouveau-nés est déjà MORTE et bien ENTEREE.

Très vite, les nouveau-nés ont été livrés, à leurs parents (dans des cartons !) et ont malheureusement été enterrés beaucoup trop vite,
j'en ai bien peur!
La seule preuve - ARGUMENT JURIDIQUE ET SCIENTIFIQUE - a été rapidement mise sous la terre: Selon les informations dont je dispose, aucune hémoculture n'a été pratiquée par les nouveau-nés pendant les septicemies!.
Donc, sans l´ isolement de bactéries dans le sang des patients, on ne peurra condamner personne et surtout pas légalement .
Maintenant, le public et la presse naïve sont nourris et constamment envoyés sur les scènes secondaires et à des commissions!
Je n'ai pas entendu parler du manque de culture de sang qui devrait être fait en URGENCE pendant la maladie des patients!
Ces investigations visant à identifier des Bacteries nosocomiales, à proximité des patients à l'hôpital sans connaître les résultats microbiologiques des hémocultures ou des sécrétions des voies respiratoires supérieures, c´est prendre toute la poupulation pour des con..
Il faut savoir que les germes environnementaux - ou les bactéries et champignons nosocomiaux - sont TOUJOURS partout, sur les tables les portables, les stetoscopes.. dans un hôpital facilement détectables.
Tout ne va, sûrement pas, servir la vérité, mais "pour ne pas admettre des fautes professionnelles!" : Les examens microbiologiques nécessaires n'ont pas été effectués et donc on a uniquement qu´une suspicion de diagnostic et pas d'antibiothérapie adéquate pour le traitement des Patients!

Au tribunal, on dois prouver que la bactérie présente dans le sang des patients et isolée au laboratoire est IDENTIQUE avec la bactérie isolée dans la zone hospitalière: Morphologiquement, sérologiquement, biochimiquement et même génétiquement.
Cette commission coûtera de l'argent mais en aucun cas elle va présenter une réponse satisfaisante pour les parents concernés et le public tunisien!

Médecin Spécialiste en microbiologie, virologie et infectiologie
Pratiquant en Allemagne depuis 36 ans.

Mohamed Obey
| 12-03-2019 09:42
Si ces médecins _ les initiés parlant de l'intérieur de l'institution_ ne sont pas écoutés par les preneurs de décision politique, c'est que le système finira par faire le Big Bang ultime_ l'implosion dans le néant... Et c'est pareil dans les autres secteurs dominés par le clientélisme et la corruption...

Mimi
| 12-03-2019 06:08
Oui, je sais que l'image est choquante et non comprehensive ...En fait, Il s'agit d'un malade dans un hôpital qui part d'un bloc vers un autre, il est toujours dans l'hôpital !!
Ses proches aident les personnels de faire passer le lit dans la terre et les pourritures!!
Avez-vous, vu, une situation plus misérable que celle là Avez-vous, vu, une honte pareille
Grace à notre passivisme, note délinquance, notre ignorance ... Nous avons touché le FOND '

Citoyen_H
| 12-03-2019 00:01
Celle-ci a vu un essor exponentiel avec l'arrivée des pingouins affamés traitres bagla-liha, ennemis inconditionnels de l'hygiène et de toutes choses ayant un lien avec celle-ci.

Son apogée fut atteinte lorsque l'ugtt rajouta ses seaux de merde dans le chaos généré par ses pairs, à savoir les brouettistes.

Ne cherchons pas midi à 14H.
Ce sont les vrais coupables de la situation actuelle.


sami
| 11-03-2019 22:33
les déboires des médecins du public font le bonheur de leurs confrères du privé qui entre cabinets,cliniques et évasion fiscale prient de tous c'?urs pour que la situation s'empire davantage.et il en sera ainsi et pire encore.en effet au vu du sur sur-endettement de l'état ,le diktat des bailleurs des fonds se resserra à l'agonie.les responsables s'y plieront sans ambages en acceptant plus de coupes budgétaires.et ainsi de jusqu'à la mort programmée du service public.

Maxula
| 11-03-2019 22:17
"un germe multi-résistant retrouvé chez plusieurs patients opérés"

Le "staphylocoque doré" est le plus commun et le plus mortel des germes qu'on trouve dans le milieu hospitalier(*). Connu aussi pour être très difficile à éradiquer.
Seule une hygiène des plus rigoureuses permet de se prémunir contre ce danger mortel.
Surtout quand on sait que le germe est encore plus virulent quand il s'attaque aux plus faibles et aux malades les plus fragiles.
Maxula.
(*) On le trouve même dans les meilleurs hôpitaux français !

salah redeyef
| 11-03-2019 20:20
ce ne sont pas seulement les hopitaux

Nour
| 11-03-2019 19:53
Comment des gens peuvent-ils accepter de travailler dans un endroit si sale, infesté de déchets !
Honte pour ce pays, honte à tout ce système digne du moyen age
Qu'en pense tous les pays qui n'arretent pas d'envoyer de l'argent
Demandez à madame lagarde, la patronne du fmi de venir se faire soigner en Tunisie.
Je suis scandalisée de toute cette saleté partout dans ce pays.

Le passager
| 11-03-2019 18:21
L'H'?PITAL PUBLIC TUNISIEN: 1) n'a pas de stratégie nationale de référence (par défaut d'un plan hospitalier national). 2) n'a pas de stratégie interne locale (par défaut d'un projet d'établissement). 3) est sous- financé (ne recouvre pas les frais de prise en charge des bénéficiaires d'AMG1 et AMG2 ni les dépenses induites par sa mission de formation). 4) est sous-doté en ressources humaines (quantité et qualité) et en moyens adaptés. 5) est gangréné par la corruption et le gaspillage. 6) est fortement handicapé par les effets pervers de l'exercice de l'APC et APR. 7) est sous une tutelle mal dirigée (la DGSSP) à laquelle il n'est pas lié par un contrat de performance 8) est piloté par un conseil d'administration mal équilibré dans sa composition dominée par le corps médical. 9) est administré par un directeur - n'ayant pas une formation spécifique en management hospitalier (par défaut d'une école nationale de santé publique). - n'ayant pas les pouvoirs de sa mission (il n'est même pas membre du conseil d'administration) - ne maîtrisant pas vraiment la performance financière de son établissement (financement à l'activité où les dépenses sont essentiellement déterminées par la performance des corps médical, pharmaceutique et biologiste (DMS, prescriptions diagnostiques et médicamenteuses, ...non soumises à un standard d'évaluation de référence à l'instar des DRG's). 10) n'est pas doté des outils de contrôle de gestion nécessaires (dont la comptabilité analytique). 11) n'a pas la maturité organisationnelle requise au niveau de toutes ses fonctions (bloc opératoire, urgences, consultations externes, agenda des RDV, gestion des risques, qualité, accueil, facturation, ...). 12) est précarisé par un climat social malsain. 13) est en crise de légitimité vis-à-vis de ses usagers. 14) est en crise d'identité vis-à-vis de ses professionnels. 15) est ainsi stratégiquement fortement menacé surtout s'il n' y a pas de prise de conscience de la nécessité du changement et de l'engagement d'une réforme urgente et adaptée.

Petit x
| 11-03-2019 18:03
Voulez vous qu'on vous dise la vérité ou vous voulez qu'on continue à vous dire ce que vous voulez entendre: les slogans populistes de l'UGTT et de tous les partis politiques ?

That's the question.

Bon la vraie vérité pour ceux qui veulent l'entendre la voilà:
Le drame que vit notre pays dans le secteur de la santé comme dans les autres secteurs à l'instar, par exemple, de l'éducation nationale et l'ensemble des entreprises publiques c'est que la valeur et la qualité du travail sont perdues, j'allais dire définitivement, chez la grande majorité des tunisiens; le tout doublé d'une corruption généralisée, tous secteurs confondus.

à quand le réveil ?

Enfin, avant de balancer son hôpital, il faut en urgence le hashtag suivant:

#Balancetonvoisincorrompu.

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