alexametrics
Dernières news

Tunisie ? Farhat Rajhi parle des 24 nouveaux gouverneurs et de la situation sécuritaire


Pour sa deuxième apparition télévisée, le ministre de l’Intérieur, Farhat Rajhi, a, une nouvelle fois, séduit les citoyens, les journalistes, le juriste et le politique.
Face à des journalistes positivement agressifs et professionnels de Nessama TV, M. Rajhi a su être, par moments, agressif aussi. Et encore une fois, il a laissé auprès du grand public une excellente impression de transparence, de franc-parler et de souplesse. Et même s’il est déplacé, en cette ère de révolution et de démocratie, de parler d’unanimité, il est clair que le ministre de l’Intérieur est en train de faire presque l’unanimité autour de lui, dans le sens où il fait preuve d’esprit ouvert à toutes les propositions et à toutes les critiques tout en admettant les éventuelles révisions des décisions en cas défaillances ou lacunes.
C’est dire que Farhat Rajhi est devenu, en quelque sorte, la « coqueluche » des Tunisiennes et des Tunisiens, jeunes et moins jeunes et, surtout, des Facebookers. Il faut le faire pour un ministre de l’Intérieur !
Pour revenir au contenu de cette interview réalisée par Nessma TV, vendredi soir 4 février 2011, Farhat Rajhi a répondu aux questions concernant, essentiellement, les réserves, voire le refus, d’un grand nombre des récentes nominations des gouverneurs et aux défaillances sécuritaires persistantes dans certaines régions.
A propos du volet sécuritaire, le ministre a reconnu que certains points d’interrogations subsistent sur les lacunes constatées à Sidi Bouzid où deux personnes, en garde à vue dans un poste de police, ont succombé, en ce jour de vendredi, à leurs brûlures dans des circonstances étranges tout en assurant qu’une enquête a été ouverte pour tirer ce drame au clair.
Aux affirmations des journalistes sur l’absence d’agents de l’ordre à Menzel Bourguiba et à Sfax, M. Rajhi a répondu qu’il n’avait pas encore de données dans ce sens avant de préciser que la situation sécuritaire est redevenue normale à raison de 90% dans l’ensemble du pays et qu’il suivait de très près l’évolution en la matière par téléphone à un point tel qu’il ne trouve même pas 5 minutes d’affilée pour consulter les documents et les dossiers.
Dans le même ordre d’idées, le ministre a fait une révélation qui a étonné toute l’assistance. Le département de l’Intérieur ne dispose que d’un peu plus de 49 mille policiers, contrairement à ce qui était couramment admis. « Moi-même, je croyais que l’effectif atteignait 150 mille voire 180 mille », a t-il lancé.
Concernant la question de la nomination des nouveaux gouverneurs, Farhat Rajhi a indiqué d’abord que le gouvernement transitoire se trouvait dans l’obligation d’agir rapidement étant donné le vide existant puisque pas moins de dix gouvernorats étaient vacantes de fait, avant de préciser que nombre de critères étaient posés pour le choix de ces gouverneurs dont notamment la compétence, l’expérience, la tranche d’âge entre 38 et45 ans, la propreté et l’honnêteté.
Ce qui n’était point facile, car il a fallu changer la liste à quatre reprises avant qu’elle ne soit acceptable. Or, devant les critiques et les craintes que pose le fait que 19 nouveaux gouverneurs soient d’anciens Rcédistes, le ministre a tenu, d’abord à préciser que pratiquement, il n’existe pas de hauts cadres expérimentés qui n’aient pas été, d’une manière ou une autre, adhérents au RCD, mais il a, en même temps, promis que si des griefs avérés étaient avancés à l’encontre d’un ou plusieurs d’entre eux, il n’hésiterait pas à le ou les remplacer.
Aux craintes quant au rôle que pourraient jouer ces gouverneurs, notamment lors des prochaines élections, M. Rajhi a été catégorique en affirmant qu’ils ne sont pas, légalement et juridiquement, concernés par ces élections qui seront contrôlées et supervisées par des commissions indépendantes et des observateurs internationaux et que les citoyens seront libres de choisir leurs élus.
M. Rajhi a, par ailleurs, totalement acquiescé, sur un ton fort sincère, à la proposition de transférer le siège du département de l’Intérieur de l’Avenue Bourguiba à un autre endroit. Il ne pouvait mieux terminer cette intervention télévisée avant de conclure en lançant un appel à tous les Tunisiens de contribuer à l’instauration de la sécurité en informant les autorités compétentes sur toute anomalie susceptible de nuire à la sécurité. « Dans l’état où se trouve le pays, ce n’est pas de la délation, mais plutôt un service rendu à la patrie », a-t-il dit en substance.

Votre commentaire

(*) champs obligatoires

Conditions d'utilisation

Les commentaires sont envoyés par les lecteurs de Business News et ne reflètent pas l'opinion de la rédaction. La publication des commentaires se fait 7j/7 entre 8h et 22h. Les commentaires postés après 22h sont publiés le lendemain.

Aucun commentaire jugé contraire aux lois tunisiennes ou contraire aux règles de modération de Business News ne sera publié.

Business News se réserve le droit de retirer tout commentaire après publication, sans aviser le rédacteur dudit commentaire

Commentaires

Commenter

mounira rejaibi
| 16-02-2011 10:03
monsieur le ministre:je ne doute pas de votre competence et votre devouement pour notre tsie mais je vous de repondre :pourquoi la police politique a repris son"travail"alors que la police tt cours est encore demissinnaire???

DRBMN
| 08-02-2011 19:49
A Adel
la liste ne dénonce pas n'importe qui mais elle dénonce les informatedurs et les indicateurs qui ont fait beaucoup de mal à plusieurs gens. ils ont semé la terreur et tout le mode en a eu peur. ils se comportaient comme des seigneurs et ont bien profité. c'est un droit pour chaque tunisien de connaitre ces parasites car si on ne les dénonce pas il se peut qu'ils se manifestent de nouveau en empruntant des sentiers camouflés et deviennent plus influants et ils peuvent se transformer e anti-révolutionnaire. on doit pas avopir pitié pour des gens qui étaient responsables des malheurs de plusieurs honnêtes tunisiens.
une révolution c'est celle qi déracine le mal et ce pour protéger sa bonne marche 'une part et préparer un avenir démocratique d'autres part.
DRBMN

Mohamed Cheikh
| 07-02-2011 10:44
Pour revenir à la question des informateurs que le ministre n'a surement pas recensé.
Après la chute du mur de Berlin et la réunification des deux Allemagne, l'état allemand a rendu publique les archives de la STASI (police politique).
Chacun avait le droit de consulter seulement son dossier sur les questions politiques.
Toutes les polices du monde utilisent des indics et informateurs pour leur suivi quotidien des affaires criminelles et de terrorisme.
Le ministère de l'intérieur tunisien le fait aussi et nous ne pouvons pas lui demander de divulguer cette liste.
Il doit quand même garantir et assurer que personne ne sera fliquer pour ces convictions politiques (exception faite des extrémistes liés au terrorisme).
Maintenant que le RCD est gelé, ses informateurs politiques appelé le « citoyen collaborateur » (Mowaten Mou3in) n'ont plus raisons d'être et ne peuvent plus agir

souzix
| 06-02-2011 21:33
Qui est Ilhem Rajhi associée à Naceur Trabelsi dans une société ?

abdel
| 06-02-2011 19:38
tu as raison mais il faut éviter de dénoncer n'importe qui...Le risque c'est les règlements de comptes. Je dis simplement que dans mon cas, cet invidus détestable est connu de tout le quartier à la nouvelle médina. Il est civil mais il a un pouvoir anormal, il est trés lié à la maierie. Mais c'est très difficile de savoir quel rôle il joue, je peux juste dire que nous avons entre les mains des lettres écrite de sa main où ils dénoncent des gens. à qui puis-je remettre ces documents? quelle institution est compétente pour se charger de ces affaires? cet homme n'est pas un policier, ni un fonctionnaire? il est à la retraite il travaillait dans une usine? peut être en parler à des journalistes?

DRBMN
| 06-02-2011 14:08
il faut publier les listes des informateurs et des indicateurs surtout la république ( ministéres, quartiers, universités et toua autres places et lieux) et ce pour les dénigrer et les connaitre. sans la publication de ces listes la révolution tunisien,ne est en danger. on doit faire comme ça été fait en RDA où on a publié tout les noms de ces indicateurs.

citoyenne
| 06-02-2011 13:42
Je suis effarée des propos émanant d'un membre du gouvernement, le ministre de l'interieur en l'occurence, pour expliquer les raisons de l'absence des femmes dans cette liste de gouvernement!! On ne leur avait meme pas demande!! et la raison donnee par cet "illustre" ministre: vu la situation un peu dangereuse et delicate dans le pays, on a pensé que les femmes auraient peur d'une telle responsabilite. Non mais j'hallucine!! Des propos dangereux et scandaleux. S'il vous plait informez Mr le ministre qu'on ne vit plus à l'ère de la jahiliya et qu'on est au 21ème siècle. Demandez lui de regarder tout autour de lui pour voir les femmes chefs d'etats, ministres, juges (comme lui).. Je suis effarée face à ce gouvernement misogyne qui démunit la femme et lui denigre une place à part entière au sein de la société. Je suis effarée, qu'aujourd'hui encore, on considère la femme une citoyenne de seconde classe!! Mais qu'est-ce qui reste à Rached Gannouchi?! le pauvre, on lui a volé toutes ses idées retrogrades...

HICHEM
| 06-02-2011 13:14
la revolution etait contre le regime du dictateur ben ali et le parti du RCD au pouvoir pendant 23 ans,c'est bizare que toutes nomination des postes sensible d'interret public sont a 80% du vieux regime abattu par le peuple tunisien courageux ,je pense que ce gouvernement xxx n'est là que pour la restauration du regime dictatorial . le RCD doit etre dessous sans aucune reserve .wyezziouna m darbikk 3ayechkom

Mohamed
| 06-02-2011 10:21
M. Rajhi répond bien au profil du poste et plus. Il n'est certes pas rompu tout à fait aux arcanes de la politique et au microcosme sécuritaire, mais il cache bien - derrière sa bonhomie et sa jovialité - une grande habilité et une forte détermination (tout comme M. Chebbi, M. Baccouche et d'autres personnalités du gouvernement de transition). Pour ceux qui ne l'auraient pas encore saisi, M. Rajhi ne dit pas forcément tout et respecte bien le devoir de réserve qui est lié à ses fonctions de ministre de l'intérieur et à son statut de haut magistrat. Ce n'est pas à un ancien procureur général, ancien président de cours criminelles et ancien inspecteur aux services judiciaires qu'on va apprendre les ficelles du métier.

Mohamed Cheikh
| 06-02-2011 09:21
Il est dimanche 6 février 9h15. Business news affiche des articles de jeudi et vendredi dernier malgré les événements survenus à Sidi Bou Zid et le Kef et les mystères qui les entourent.
Le week end est chomé chez Business News?
Est ce le modérateur qui a prit congé ?

Réponse : Business News est un jeune journal, une petite équipe et des moyens limités. Nous essayons de faire de notre mieux, mais une baisse de régime durant le week-end était inévitable à propos un marathon éditorial de trois semaines non-stop. Merci pour le message et pour la compréhension.

A lire aussi

Le secrétaire général de Machrouû Tounes, Mohsen Marzouk, a indiqué ce dimanche 16 décembre 2018,

16/12/2018 13:15
0

Une réunion sécuritaire de haut niveau se tient, le 16 décembre 2018, à Dar dhiafa à Carthage sou la

16/12/2018 13:05
2

Le secrétaire général du mouvement Chaâb, Zouheir Maghzaoui, a indiqué, ce dimanche 16 décembre

16/12/2018 12:45
0

Le secrétaire général de la Fédération générale de l'enseignement secondaire, Lassâad Yaâcoubi, a

15/12/2018 22:07
6

Newsletter