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Trafic de psychotropes : la justice prononce un non-lieu
22/04/2024 | 10:19
2 min
Trafic de psychotropes : la justice prononce un non-lieu

 

La justice a décidé, après des semaines de détention, de prononcer un non-lieu et de libérer les médecins arrêtés dans le cadre de l’affaire de trafic de psychotropes. Le secrétaire général de l'Ordre des Médecins de Tunisie, Nizar Ladhari a indiqué que l’affaire visait quatre médecins, dont Mohamed Hajji, psychologue décédé en prison après une semaine de détention.

S’exprimant le 22 avril 2024 durant « Sbeh El Nes » de Jihen Miled sur Mosaïque Fm, Nizar Ladhari a précisé que les trois autres médecins exerçaient au gouvernorat de la Manouba. Il a évoqué l’impact de cette arrestation tout en affirmant que la détention avait causé un préjudice moral profond. Il a rappelé qu’une autre médecin, exerçant dans un hôpital se trouvant au gouvernorat de l’Ariana, avait été arrêtée, puis libérée. Celle-ci a décidé de partir à l’étranger.

« Malheureusement, c’est la loi… C’est dommage qu’une loi traite les médecins exerçant leurs fonctions comme des criminels… Plusieurs médecins ont décidé de refuser le traitement de malades nécessitant la prescription de psychotropes… Ils ne veulent plus les traiter… Des médecins évitent de rédiger des ordonnances… Ces ordonnances sont contrôlées… L’ordre suit la fréquence d'émission et en cas d’excès, nous procédons au retrait du carnet d’ordonnance », a-t-il ajouté.

Nizar Ladhari a expliqué que l’absence d’un système informatisé permettait à certains d’exploiter le système en revendant une partie de leur traitement au lieu de le consommer. D’autres utilisent la même ordonnance pour obtenir le médicament auprès de deux ou trois pharmacies en même temps. Nizar Ladhari a mis l’accent sur l’importance de procéder à l’élaboration d’une loi protégeant les médecins et les patients. Il a assuré que l'Ordre des Médecins de Tunisie était avant tout préoccupé par le bien-être des patients.

 

 

 

Plusieurs médecins et pharmaciens ont été arrêtés ces derniers mois sur fond de suspicions de trafic de psychotropes dans le cadre de différentes enquêtes. L’Ordre des médecins et l’Ordre des pharmaciens ont dénoncé à plusieurs reprises les arrestations qui ont eu lieu assurant que leurs confrères agissaient dans la légalité et la transparence suivant les réglementations en vigueur.

La situation s’est envenimée davantage suite au décès le 14 mars 2024, d’un médecin psychiatre alors qu’il était en détention préventive, dans le cadre d’une enquête le visant. La famille et les confrères du défunt ont dénoncé une incarcération abusive ne répondant en aucun cas aux conditions de la détention préventive fixées par la loi. 

 

S.G

22/04/2024 | 10:19
2 min
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Commentaires
Chelbi
Bienvenue a junglustan
a posté le 22-04-2024 à 14:50
Comme prévu, le dossier est vide mais il y a une vie humaine qui est perdue a cause des procédures abusives de l'injustice tunisienne. Maintenant qui faut-il poursuivre pour rendre justice à la famille du docteur Hajji? Qui parmi les officiers de l'injustice tunisienne aura le courage d'adresser une lettre d'excuse publique a la famille du défunt ainsi que les autres médecins incarcérés?

Il n'y a rien à espérer d'un pays qui ne jouit pas d'une justice en fond et en forme. Vous pouvez essayez tous les « propres » du monde pour le gouverner, ils ne seront que des charlatans maquillant les échecs.
Lol
Et les victimes de ce trafic
a posté le 22-04-2024 à 12:40
Et bien-sûr on oublie les victimes du traffic dans toutes cette histoire.
Au moins jusqu'au prochain crime commis par un délinquant pour payer sa consommation. On verra sur qui ça tombe
mtz
bhim
a posté le 22-04-2024 à 10:30
bhim ou gdemm garaa