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Ridha Chkoundali : l’inflation et le taux de croissance dépendront de la gestion de l’argent qui sera emprunté à la BCT
13/02/2024 | 10:35
2 min
Ridha Chkoundali : l’inflation et le taux de croissance dépendront de la gestion de l’argent qui sera emprunté à la BCT

 

Le professeur universitaire en sciences économiques, Ridha Chkoundali, est intervenu, mardi 13 février 2024, dans la matinale de Mosaïque FM, pour commenter les déclarations de la directrice du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, concernant la situation économique de la Tunisie.

Il a expliqué, au micro d’Amine Gara, que les prévisions du FMI concernant un taux d’inflation de 9,8% en 2024, sont motivées par l’emprunt direct que compte acquérir l’État de la part de la Banque centrale.

« Le FMI considère que l’inflation est due au fait d’injecter de l’argent dans l’économie sans que cela n’engendre aucune production et donc aucune croissance. Le FMI prévoit que l’argent qui sera emprunté à la BCT, soit 7.000 millions de dinars sont des liquidités qui seront dédiées à la consommation sans créer aucune richesse et la preuve est que le taux de croissance prévu a été revu à la baisse et estimé à 1,9%. Le FMI est très sensible à la question de l’indépendance de la Banque centrale et considère que l’emprunt direct est une violation de l’indépendance de la Banque centrale et que recourir à cet emprunt mène inéluctablement à une inflation » a précisé Ridha Chkoundali.

« Cela dit nous ne savons pas encore où va aller cet argent mais la ministre des Finances promet qu’une partie servira à couvrir les dettes extérieures et l’autre à couvrir les dépenses de croissance. L'inflation a régressé durant la dernière période car on a eu une bonne gestion des réserves en devise. Ces 7.000 millions dinars auront l’impact prévu par le FMI si tout cet argent est alloué au financement des salaires, à la compensations et d’autres dépenses de consommation. Si le plus gros est alloué au financement de la croissance alors cela aura un impact tout à fait différent avec une baisse de l’inflation et une hausse de la croissance » a-t-il conclu.

Kristalina Georgieva, avait indiqué, dans une déclaration donnée, dimanche, à Al Arabiya Business, que la Tunisie, bien qu’ayant profité d’une certaine relance du tourisme, doit toujours affronter des défis économiques importants.

La responsable a souligné que la Tunisie détient un taux d’inflation très important, estimé à 9,8% en 2024, et que la croissance qu’enregistre le pays est très lente comparée aux autres pays de la région. Une croissance, dit Mme Georgieva, estimée par le FMI à 1,9%.  

 

M.B.Z

13/02/2024 | 10:35
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Commentaires
Abidi
Mr
a posté le 18-02-2024 à 09:50
Ya Mr svp épargnez nous vos commentaires et interventions défaitistes, pessimistes et chaotiques ayez l'obligeance et essayer de dire pour une fois quelques choses de positif,vos soit disant convictions et certitudes sont infondées pour preuves les réactions des banques a l'appel du président donc stop svo
Zagrouba
Economie
a posté le 14-02-2024 à 09:38
La science economie est a des règle estimative calculable afin d.analyse et prise de décision

Le point à voir dans quel situation vous applique ses règle


'?tat normal
'?tat de crise

Si l'état normal votre raisonnement est juste
Si l'état de crise il faut bien ajoute des ajustement de réglage

Sujet : les ajustement économique comment se prendre