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Restriction des importations : que cherche à faire le gouvernement ?
12/10/2022 | 16:30
8 min
Restriction des importations : que cherche à faire le gouvernement ?


A quoi joue le gouvernement ? A-t-il étudié les répercussions économiques de sa décision d’imposer un visa d’importation ? Que le chef de l’Etat ne comprenne rien à l’économie, cela tout le monde l’a compris, mais que le gouvernement s’y mette aussi est un peu trop dur à avaler.  Retour sur une décision qui risque de coûter cher à la Tunisie.

 

La toile a été soulevée le weekend dernier par un document fuité. Le communiqué commun de trois ministères, ceux du Commerce, de l’Industrie et de la Santé, annonce de nouvelles mesures pour l’importation de certains produits, nécessitant un visa d’import pour les opérateurs et une panoplie de procédures à faire à priori. Ceci compliquerait les imports d’une liste très large de produits dont les fameux parfums cités par le chef de l’Etat dans l'un de ses discours prononcé il y a une quinzaine de jours.

Une copie de ce document est parvenue à Business News qui a décidé de ne pas le divulguer, ayant des doutes sur son authenticité. Ce document étant signé uniquement par l’un des trois ministères précités. Aujourd’hui, le vice-président de la Chambre syndicale des sociétés de commerce international relevant de l'Union tunisienne de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat (Utica), Zied Jaouadi, a affirmé au micro de Myriam Belkadhi dans son émission La Matinale de Shems FM, que le document entrait en vigueur le 17 octobre courant, prouvant ainsi son authenticité.

 

Alors quel est le problème ? Pour M. Jaouadi, cette décision va entraver les importations causant un manque dans ces produits et une inflation, outre leur développement du marché parallèle.

« Nous sommes d’accord pour la rationalisation des importations, le problème est dans la méthodologie et la manière. Le secteur n’a pas été sollicité pour participer à cette décision importante l’impliquant. Pour moi, il s’agit d’une stratégie pour freiner les importateurs du circuit officiel et l’application est prévue pour le 17 octobre courant », a-t-il déclaré.

Il a, d'ailleurs, affirmé : « Nous avons appris l’information par les réseaux sociaux, via le document qui circulait sur la toile ! Un document, qui impose un visa d’importation et qui n’est jamais parvenu à l’Utica ».

 

 

Les nouvelles mesures imposeraient une paperasserie monstre à l’heure où on prône la digitalisation, avec un dossier qui comprend huit documents et tout autre document supplémentaire que réclamerait l’administration (factures de l’usine, certificat des autorités compétentes du pays d’origine pour vérifier que l’entreprise est légale, prouver que le fabriquant suit le système de suivi de la qualité, une liste des types de produits à importer, l’enregistrement de la marque dans le pays d’origine pour éviter la contrefaçon, le modèle du visa des produits qu’on veut importer, le certificat de vente libre délivré par les autorités du pays d’origine et les documents prouvant la qualité du produit). Outre le fait qu’aucun délai de réponse n’est spécifié à partir du dépôt de la demande de visas, donc aucune visibilité pour les importateurs. Et connaissant l’administration tunisienne, les réponses vont traîner en longueur et le fameux « reviens demain » sera de mise.

Bien sûr tout cela se fera au dépend du consommateur car le coût des produits concernés augmentera et des retards seront enregistrés dans l’arrivée de ces produits sur les marchés tunisiens, sachant que certains produits sont de la matière première, toujours selon le vice-président de la Chambre syndicale des sociétés de commerce international.

Donc, les produits disponibles sur les marchés vont diminuer, l’inflation va exploser et les recettes de l’Etat vont baisser.

Autre problématique de taille révélée par M. Jaouadi, l’exigence formulée d’importer directement des usines de fabrication est pratiquement impossible à satisfaire.

En effet, les fabricants ont plusieurs unités de fabrication éparpillées dans le monde, dont certaines installées en Tunisie et chaque usine fabrique certains produits. Le tout est, ensuite, regroupé dans des centrales de vente ou sur des plateformes logistiques, pour être renvoyé aux pays de destination.

 

Alors qui profitera de ces nouvelles mesures ? Le marché parallèle qui n’a aucune entrave et qui est totalement libre, qui ramène des produits non-conformes et parfois dangereux pour la santé et qui ne paye rien à l’Etat.

Les fraudeurs aussi pourront profiter de certaines failles comme le fait que les importations seront exemptées de ce visa sans contrepartie ou sans virement en devise.

Donc, tout est fait pour rendre la tâche difficile aux plus consciencieux. D’ailleurs, Zied Jaouadi pense que ces décisions décimeront les PME du secteur. Les entreprises de plus grande taille devront trouver facilement des solutions.

 

Ces nouvelles mesures bénéficieront par ailleurs aux fabricants locaux, auxquels le ministère devrait justement faire des contrôles de qualité. Plusieurs d’entre elles, produisent pour le marché tunisien de la qualité médiocre et parfois non-conforme aux spécifications ou carrément à leurs propres cahiers des charges alors que ces mêmes opérateurs exportent de la haute qualité à l’étranger. Ces opérateurs devraient apprendre d’abord à respecter le consommateur tunisien, car aucun ne recourt à l’achat d’un produit importé s’il trouve un équivalent de production nationale proposé à un prix moins cher.

Le tout sachant que les produits visés ne représentent que 1.600 MD rien par rapport au 50.000 MD d’importations du pays.

« Même si on interdit complètement l’importation des produits de la liste, cela ne va pas régler le problème du déficit, qui ne va baisser que de 2 ou 3% », a martelé Zied Jaouadi expliquant que le déficit vient de l’énergie.

 

En effet et en se référant aux chiffres publiés par l'Institut national de la statistique (INS) en août 2022, la part du lion du déficit commercial revient au déséquilibre entre importation et exportation de la matière première et semi-produits. Il représente 38,95% du déficit global. Ensuite, nous avons le déficit énergétique qui s’accapare 35,71% du déficit total puis le déficit alimentaire qui représente 12,74% du déficit total. Ces trois rubriques cumulent à elles seules 87,74% du déficit global.

Ainsi, il s’avère que l’impact de l’importation des produits de luxe n’est pas autant significatif que le prétend le chef de l’Etat ou qu’avancent les membres du Harak du 25-Juillet, en énonçant des chiffres qui paraissent importants mais sont négligeables en comparaison avec le déficit global et le budget de l’Etat.

 

Dans les faits, les nouvelles mesures vont avoir plus d'inconvénients que d’avantages. Outre les perturbations d’approvisionnement, les pénuries et l’inflation engendrée, la baisse d’activités de certains secteurs les poussera vers le chômage technique et le licenciement d’employés. Le tout sachant que le vrai problème est le manque de ressources extérieures et la non-conclusion de l’accord avec le Fonds monétaire international qui bloque tout autre apport de devise. A regarder la liste des produits, plusieurs pans de l'économie seront touchés et pour les PME, un arrêt d'activité équivaut à une mort certaine. 

 

Autre point important, plusieurs marques tunisiennes ne produisent pas localement : elles importent leurs produits. Donc, les Tunisiens seront aussi étonnés de l’absence de plusieurs produits connus comme marques tunisiennes.

Rappelons, dans ce cadre, que plusieurs industriels avaient tiré la sonnette d’alarme il y a des années sur la disparition du tissu industriel tunisien. Un cri qui est passé sous silence et dont la Tunisie devra aujourd'hui payer le prix. 

 

Des mesures qui peuvent être considérées comme révoltantes, lorsqu’on prend en considération le populisme de certaines décisions gouvernementales qui visent à faire avaler l’amère pilule aux Tunisiens. En ces temps difficiles et alors qu’on parle de restrictions et de rationalisation, le gouvernement a mobilisé des fonds en devises pour les rites de la Omra, qui rappelons-le ne sont pas considérés comme obligatoires dans la religion musulmane. Ainsi, cinquante millions de dinars y ont été mobilisés.

Certes le montant n’est pas très conséquent mais révèle la schizophrénie des autorités. Pas plus tard qu'il y a quelques semaines, le chef de l'Etat s'était élevé contre l'importation des produits de soin et de beauté, les jugeant non prioritaires...

 

Cela dit, rien n’est perdu. Le gouvernement peut œuvrer pour l’avenir et accélérer plusieurs projets dont en particulier celui des énergies renouvelables, notamment dont l’entrée en production est entravée outre les unités industrielles qui attendent depuis des mois le feu vert des autorités pour s’y lancer. Autre volet, celui de cultiver nous-mêmes une plus grande proportion de nos besoins en céréales, pour ne plus dépendre des autres. Chose que le gouvernement actuel a promis de faire cette année.

M. Jaouadi a aussi évoqué la nécessité d’encourager les exportations, qui est pour lui facile, ne nécessitant pas de fonds de la part de l’Etat mais juste une modification des lois notamment celle des changes. Outre le fait d’encourager la production nationale et surtout la protéger de la concurrence de produits étrangers, surtout ceux qui affluent par le marché parallèle, qui ne payent pas de taxes et concurrence illégalement les produits nationaux.

 

Rationaliser les importations est important mais cela ne doit pas se faire au détriment du consommateur et de manière à faire grimper l’inflation qui a déjà atteint un record jamais égalé depuis quarante ans. Le gouvernement devra commencer par dire la vérité aux Tunisiens sur la situation des finances publiques et les convaincre de la nécessité d’entreprendre les réformes structurelles. Il faut battre le fer tant qu’il est chaud. Jamais les Tunisiens n’ont été aussi conscients de la gravité de la situation, certains ayant dû passer la nuit dans leurs voitures pour s’approvisionner en carburant. Car le salut de la Tunisie est intimement lié à la mise en place de réformes qui permettront au pays d’avancer et d’investir dans les secteurs qui lui importent réellement et de ne pas se contenter à s’endetter pour payer ses emprunts et les salaires.

 

Imen NOUIRA

12/10/2022 | 16:30
8 min
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Commentaires
takilas
La vie de château des nahdhaouis bientot finie.
a posté le 15-10-2022 à 16:49
Le gouvernement cherche à priver nahdha des licences d'importations obtenues par la connivences des ex-députés corrompus de nahdha quileur permettaient de s'enrichir, ceci d'une part.
Et d'autre part de privera la même nahdha et ses adeptes privilégiés des importations de luxe, dont l'alimentation, l'habillement et les bijoux.
C'est clair ?
Un carthaginois
Importation inutile
a posté le 15-10-2022 à 07:19
1600 MD d'importations de produits cosmétiques par le pays qui produit des jasmins (utilisés pour la production du parfum Chanel 5 à titre d'exemple) ,du Neroli et autres huiles essentielles, outre sa tradition séculaire de fabrication du parfum (lisez l'histoire de souk al attarine pour vous rendre compte).
Ce chiffre «insignifiant » pour le budget selon cet importateur est égal au montant alloué par l'Etat pour construire l'autoroute Tunis Jelma longue de 186 kms. Alors on enrichit les compagnies étrangères en important un produit qui peut être fait en Tunisie ou on désenclave trois gouvernerat (zaghouan ,kairouan et Sidi bouzid)?
souilem
La Tunisie ne pourra pas sortir de ce tunnel noir
a posté le 14-10-2022 à 14:56
Le visa d'importation des produits est une décision ancienne, ce visa s'appelle certificat d'importation qu'on a instauré lors de la dévaluation du dinars des années 80 par le ministre de l'économie Rachid safra, donc ce n'est pas nouveau. Il faut arrêter de pleurnicher à chaque fois qu'il y a une décision restrictive par le gouvernement, reste à démonter que les procédures des visas d'importation de produits jugés non urgents demeurent compliquées. Il faut alléger ces procédures et veiller à la bonne application avec un suivi rigoureux et un contrôle stricte par des commissions ou des responsables honnêtes sur ces procédures de manière à fixer des dates de réponses pour les autorisations (éviter surtout de revenir demain).
takilas
@ souilem vous parlez d'une Tunisie qui avait e éclatante économie naturelle
a posté le à 16:52
Et nonpas celle de nahdha des escrocs et des saboteurs, qui a détruit le pays pendant dix ans.
C'est incomparable.
*********
Djodjo
a posté le 13-10-2022 à 11:38
Voyez vous, voys ne respectez personne, hagar ça ce voit vôtre personnalité !!!! Triste.

Je parlais des fonctionnaires en général, le respect de la république tout commence par le respect.

Quand à la France j'avais donné 42 ans de travail jamais chômer un seul jour.
Payer mes impôts

Vous pouvez parler des gens que vous connaissez pas.
Djodjo
@********* une bipède et rien de plus
a posté le à 14:48
Oui je peux et tant mieux si vous avez passé 42 ans a cotiser, ça n'élève rien à votre côté bougnoule, vous rester le drame de ce pays qu'est la France. D'ailleurs vous qui êtes sur place, vous avez pu apprécier à quel point les de souche regrettent votre présence, trop tard pour eux, le mal est fait.

Tous les présidents français ont fait l'objet en leur temps de critique, d'opposition dure voir pour certain se sont fait insulter en publique et c'est cet état d'esprit qui fait la démocratie, le chef est là par et pour ke peuple, pas le contraire, vous est votre mentalité de bougnoule, tout ce qui représente le pouvoir devient votre sidi.

Je parle pas du reste hein, ventre en l'air toussa toussa.

Avez-vous compris où là aussi il vous faut un dessin ?
*******
Absolument
a posté le à 16:39
Ca confirme très bien votre respect de l'être humain.

Tharbou fi rouhek.

Descendez un peu et respectez les gens.
Djodjo
@********
a posté le à 20:37
Respect de l'humain oui, des bipèdes, Ben y'a pas de raison.
Djodjo
@******** ça joue l'es grande dame, mais du bougnoule que l'on a
a posté le à 20:07
Non non, pas de raison de respecter les métastases de ce pays même s'il sont exportés, je fais ce que je veux et parle comme je veux, si ça ne vous plaît pas, c'est votre problème.

Dieu merci vous êtes là bas et pas ici, bon pour combien de temps il vont vous supporter vous et vos semblables ? Mystère et boule de gomme, Ici ça fait un moment que l'on sature (là-bas aussi d'ailleurs).

Vous vous définissez comme humaine soit, c'est un point de vue, mais je dirais vu le peu de consistance au niveau matière grise, il serait plus juste de vous qualifier de bipède partiellement évolué.
Zolo
Exéllente Décision
a posté le 13-10-2022 à 10:57
Un pays qui se respecte doit faire ainsi
'?a permettra la protection du produit local contre les pacotilles turques et chinoises.

De plus c'est devenu un moyen pour tout genre de trafic.
Et puis ceux qui veulent importer doivent exporter

Même les états Unis et les pays européens le font.

Chez nous c'est le gabagi le plus total depuis la révolte de la charrette
Fred
Sucre
a posté le à 21:07
Enrayer pas de sucre par contre begin shay et le tigre produit importés on le trouve à gogo à 11 dt le kilo
Sucre en bûchette dispo à 4 dt les 2
150 gr à qui profite le crime
Carthage Libre
Walahi tu ne verras RIEN qui change avec ces amateurs, fais moi confiance
a posté le à 13:08
Tu peux applaudir...mais ils ne feront RIEN, car c'est des amateurs, avec un zaqafouna qui change d'avis tous les jours et va nous mener en enfer.

Tu verras. N'attends pas longtemps.
Carthage Libre
Plus de "l'Oreal" et "Gucci" : le pays redeviendra "riche"!
a posté le 13-10-2022 à 10:51
La Tunisie se ferme au Monde.

C'est une orientation voulu par Zaqafouna Kaies saied l'hyper malade populiste.

Ils cherchent des bonnes-fausses raisons pour en finir avec le Commerce international, ce qui fait tourner la machine.

La solution "plus de produits cosmétiques"...Laissez moi rire! C'est même pas 0,001 % du PIB ; c'est surement ça qui va changer la donne.

Et on parie qu'il ne touchera pas aux importations turques, où on est déficitaires de 2 milliards de dinars? On parie?

7asilou, ces "gens" là font dans la l'amateurisme, détruisent les institutions de l'Etat et nous coupent avec nos partenaires historiques et du commerce international.

De L'AMATEURISME je vous dis!!
premiumwatcher
Les tunisiens sont-ils devenus idiots et amnésiques
a posté le 13-10-2022 à 09:50
Heureusement que je regarde peu les actu tunisiennes, à voir les décisions et certains commentaires, je ne reconnais plus ce pays. Au lieu de poster des bêtises, lisez, instruisez vous, jamais le savoir n'a été aussi accessible !! . L'inflation est d'abord et toujours issue de la confrontation entre l'offre et la demande. En l'occurrence, il y a plus de demande que d'offre. réduisez les importations et vous aggravez le déséquilibre et donc vous augmentez l'inflation. La paperasse: c'est simple, plus il y a de la paperasse, plus il y a de la corruption et le temps, c'est de l'argent donc, vous augmentez par la même le coût. Petite expérience des marinas tunisiennes depuis l'installation des procédures restrictives: jamais je n'ai vu autant de corruption !! . Protectionnisme: il suffit de voir l'histoire de la Tunisie: les années 70-80, protectionnisme de rigueur pour soit disant protéger une industrie naissante. Conséquence: la qualité c'était nettement détériorée pour absence de concurrence, l'investissement de renouvellement et de modernisation a nettement chuté, les avoirs des entreprises servaient à financer des acquisitions immo et des voitures de luxes, car se sentant protégés, beaucoup d'entrepreneurs n'éprouvaient plus le besoin d'investir dans leurs outils de production, résultat des courses: à la libéralisation de l'économie, des milliers d'entreprises ont fermé leurs portes, des centaines de milliers de personnes se sont retrouvés au chômage et un monstrueux retard de développement visible à ce jour. D'ailleurs, quand on parle d'industrie aujourd'hui, il n'y on a que peu, ceux ne sont que des entités de montage et d'assemblage sans réelle valeur ajoutée. Posez vous la question combien de salariés en Tunisie apportent réellement une valeur ajoutée contributive à l'offre tout autant qu'à la demande ? Jamais l'Etat n'a collecté autant d'argent en fiscalité et pourtant jamais il n'a été aussi pauvre, posez vous la question: Aujourd'hui l'Etat est-il bien géré ? Pour les sponsors de l'actuel président: depuis la révolution la situation de la Tunisie s'est nettement dégradée, mais depuis les deux dernières années l'ampleur de la dégradation a été encore plus forte que jamais. C'est rassurant d'avoir des ennemis, des têtes de turques, mais êtes vous sûr de miser sur le bon cheval ? Les chiffres sont têtus et je suis désolé que notre chère Tunisie soit si malmenée
Bachibouzouk
Communistes
a posté le 13-10-2022 à 08:46
URSS, Corée du Nord, Cuba... Tunisie. Marché parallèle, production locale défaillante à cause des intrants à acheter en devise, nomenclatura politique profiteuse et répression envers le peuple, files d'attente pour les produits subventionnés, nationalisation de l'économie et de la distribution et surtout dictature communiste, avec une islamisation du pays. Bravo au Cha3b yourid.
retraité
oui rationnaliser les importations
a posté le 13-10-2022 à 08:17
c'est une bonne nouvelle rationaliser les produits superflus turcs et chinois et lutter contre les importations sauvages et le marché parallèle et encourager la production de certains produits industriels dans le pays comme des produits alimentaires de la parfumerie de la quincaillerie et des sanitaires et des produits textiles ,de l'habillement et des chaussures autrefois produits en Tunisie c'est le pouvoir des islamistes avec les agissements irresponsables des syndicats qui ont détruit ces industries et encourager les importations régulières et de contrebande .
Abidi
Importations
a posté le 13-10-2022 à 06:07
Heureusement que le chef de l'état a laissé les soins de compréhensions pour vous, vous qui criez haut et fort à propos du sujet de l'importation que vous maîtrisez totalement,les importations de voitures de luxe,des cosmétiques,des produits de cinquième nécessité comme l'alcool et compagnie usent les réserves en devises et aident au blanchiment d'argent et a la fuite des fonds monétaire du pays,et d'ailleurs les man'?uvres de feu chahed en sont la preuve réelle de ce que le président essai d'éviter, malheureusement il y a ceux qui comprennent mieux que lui et c'est pourquoi on est arrivé là
le financier
jaaoudi est d une mediocrité
a posté le 13-10-2022 à 05:03
Arretez d interviewer Jaoudi , il connait meme pas les bases de l economie .
Il a raison concernant les importation d'hydrocarbure qui pese le + sur la balance commerciale mais il oublie de vous dire que si le dinars etait correctement evalué il se serait effondré entrainant la hausse du prix de l essence ....
Il oublie de vous dire que l etat devrait arretez de subventionner et meme taxer l essence ce qui entrainerai encore une baisse de la demande en hydrocarbure .
Le marché est magnifique si on le laisse il corrigera les exces de la balance commerciale . Il y a tant a dire et a faire pour redresser le pays qu il faudrait 2 livres
Nephentes
Pour quels intérêts travaille ce gouvernement
a posté le 13-10-2022 à 01:40
Ces mesures visent a limiter l'accès aux opportunités d'importation de nombreuses catégories s de produits ; ce faisant, renforcer un oligopole d'importateurs dominant le secteur depuis des dizaines d'années

Et renforcer et légitimer dans les faits l'économie de rente.

En contradiction totale avec les objectifs de Mr Kaes Saed
Foued
Importations
a posté le 12-10-2022 à 22:10
Excellente Nouvelle , ils ont mis du temps , ça aurait dû être après la révolution .
takilas
Donc finie la sauvagerie de nahdha.
a posté le 12-10-2022 à 21:48
Bonne nouvelle !
Djodjo
@Takilas, ce type est une blague à lui tout seul.
a posté le à 00:10
Donc bientôt entre la pénurie des produits gérés par l'état et la fin des importations,, tu auras le choix entre rien ou rien.

Aux personnes de QI négatif, ça ne leurs posent pas de problème, ils arrivent à faire choix entre rien et rien, pour les autres c'est plus compliqués.
DHEJ
Jai cru qu'on allait annuler les autorisations...
a posté le 12-10-2022 à 20:42
Encore un truc de bureaucratie... déjà notre administration est rapide et efficace on fn rajoute unf couche...


BHIMCOP va tout détruire...
Rationnel
On a de meilleures solutions
a posté le 12-10-2022 à 20:24
On dépense trop d'efforts pour collecter miettes.
Le déficit commercial revient au déséquilibre entre importation et exportation, les rubriques:
39% matière première et semi-produits
36% déficit énergétique
36% déficit alimentaire
Il serait difficile de réduire la première catégorie sans geler l'économie et la troisième catégorie sans affamer le peuple.
Pour le déficit énergétique il est relativement facile a réduire.
On a 66 projets d'énergie solaires qui attendent toujours d'être raccorder au réseau de la STEG (67 projets d'énergie renouvelable ont été approuvés par le ministère de l'industrie, cependant, un seul projet a été raccordé au réseau de la STEG jusqu'à présent.)
En moyenne ces projet coûte a la STEG 215 millimes le kWh, alors que le coût d'un kWh d'électricité produit par la STEG a partir de gaz naturel importe est d'environ 600 millimes ( ca varie avec le prix du gaz naturel).
La STEG consomme 6 milliards de mètres cubes de gaz, l'Europe a un deficit de plus de 200 milliards de mètres donc on peut facilement exporter le gaz naturel qui n'est pas utilise par la STEG au prix du marche. Le prix du gaz varie, il est maintenant de 160 euro/MWh et va probablement augmente en hiver, un projet d'1 MW de solaire va produire au environ de 1410 MWh et va nous rapporter un montant respectable de devises.
En 2019 la Tunisie a fait un appel d'offres de 500 MW ce qui fut suivi par au moins 5 autres appels d'offres les années suivantes. Donc on voit que si la STEG fait son travail on n'aura plus de déficit commercial.
La dissolution du syndicat de la STEG qui bloque les énergies renouvelables est une priorité nationale vitale.
cavalero
bien sour il faut regulariser l'importatio
a posté le 12-10-2022 à 19:59
souvenez vous de l'accord fait par ennahdha avec la turkie on importe à titre d'exemple des glibettes noire blanches à des sommes faramineuse
Abir de Gabès
Il faudrait interdire pendant 4 ans l'importation pour l'aïd, la omra et le pèlerinage pour des raisons économiques
a posté le 12-10-2022 à 19:39
Cela ferait un grand bien aux comptes du pays
Abir de Gabès
L'importation des moutons
a posté le à 22:05
Pour l'aïd
FALLAG
Il faut rendre à Cesar ce qui appartient à Cesar !
a posté le 12-10-2022 à 18:09
Je n´aime pas de tout ce Kaisollah, mais , mais , mais je vois que, dans la situation où nous sommes, c ´est sa prémière BONNE decision pour le pays: Il aurait fallu le faire bien plus tôt !

A mon avis Il faut être très vigilant aussi avec ce que la BCT fait avec les importeurs et exportateur, car cela fait des décennies que l'on joue avec nos devises: Un renouvellement fondamental du personnel est même nécessaire. Personne - et surtout les momies - n'est irremplaçable.
Bbaya
Vous vous trompez! Et vous allez vivre un enfer d'inflation!
a posté le à 19:23
Vous allez vivre un enfer d'inflation! L'économie déjà à l'arrêt va vraiment vivre une crise du jamais vu!

Autre problème, que j'ai déjà évoqué il y a une semaine, les services de la douane refuse et refuseront déjà de faire aucun effort d'interprétation, donc toutes les importations seront bloquer dans les magasins et aux ports durant au moins 6 mois pour ne pas être accusé de corruption!...
Les fournisseurs étrangers vont à grande majorité vont refuser de fournir toutes les documents demandés!
Vous allez voir les conséquences de cette décision!
Le marché local n'est pas prêt la production donc il va falloir au moins 2 à 3ans....
C'est l'incompétence absolue!!!
takilas
@ Bbaya. Au risque de vous décevoir
a posté le à 21:56
Les grands perdants sont les maniganceurs et les contrebandiers de nahdha la maléfique qui les a soutenus pour avoir des pots-de-vin et des appuis financiers lors des fantoche législatives de crique.
Tout est fini maintenant avec le brave nationaliste kais Saied moutou fatfitouya ghazi wa jawhar.
AMMAR BEZZOUIR
Il y a beaucoup de positif dans ces mesures !
a posté le 12-10-2022 à 17:52
Les grands perdants sont les importeurs de la MORD, à savoir les importateurs de déchets toxiques en provenance d'Italie, par ex.
A mon avis, tous les permis d'importations qui datent de l'époque de Bou-petit-cou et de Ben Ali doivent être révoqués !
Important : il ne faut pas oublier la grande Purge profonde au javel à la douane : Remplacez vite les douaniers par des chômeurs diplômés - nos cafés en sont pleins à craquer !

ARRETEZ l´importation des voitures pour au moins deux ans !!!!!!
Abir
Suite
a posté le 12-10-2022 à 17:50
Encore, un document qui rentrait en vigueur le(17) octobre ! racsou m3a le numéro 17 !
1/3i
note reçue hier de mon transporteur
a posté le 12-10-2022 à 17:43
tout cela est bien prévu, et officiel...



Les ministères du Commerce, de l'Industrie et de la Santé ont publié le samedi 8 octobre 2022 un communiqué
commun annonçant l'adoption à partir du 17 octobre par le gouvernement d'un système de contrôle préalable à l'importation des biens de consommation avec l'obligation de les importer
pays d'exportation (la liste des produits concernés en pièce jointe). Pour ce faire, la domiciliation d'un titre de commerce extérieur relatif à l'importation des produits objets de cette décision nécessitera désormais la présentation par l'importateur d'une facture portant le " visa" des services compétents du ministère du Commerce ou du ministère de l'Industrie ou encore de l'instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (INSSSPA)

Pour obtenir ce " visa ", l'importateur doit présenter à l'organisme compétent (selon la nature du produit à importer) un dossier composé des documents suivants
- Une facture livrée par l'usine exportatrice
- Un certificat délivré par un organisme officiel du pays d'exportation relatif à l'entité juridique de l'usine et à la licence qui lui a été délivrée pour exercer son activité.
- Une preuve que l'usine dispose d'un système de contrôle de la qualité.
- Une liste des types de produits à importer.
- Le nom de la marque commerciale du produit et celui de la marque produite sous licence.
- Un modèle d'étiquette des produits à importer.
- Un certificat de vente libre délivré par une autorité gouvernementale officielle du pays d'exportation.
- Les documents et rapports confirmant que la qualité des produits importés est conforme aux
caractéristiques en vigueur.

Sont exemptés de cette mesure, q
- Les importations de l'Etat et des entreprises et établissements publics.
- Les matières premières et les produits semi-finis destinés aux secteurs de l'industrie, des services et de l'artisanat.
- Les matières premières, produits semi-finis, équipements et pièces de rechange nécessaires à l'activité des industriels
- Les équipements destinés aux projets de production des énergies renouvelables.
- Les importations qui bénéficient d'une exonération fiscale.

Sniper
mediocre
a posté le 12-10-2022 à 16:57
analyse médiocre !
Abir de Gabès
Propose la tienne
a posté le à 19:33
C'est trop facile de critiquer
Tir de barrage
Tireur embusqué
a posté le à 17:34
Faites-nous part de la vôtre. Si vous avez dans votre arsenal plus que deux mots et un signe.
Péremptoire avec ça !
Développez, monsieur le nananiste.
Djodjo
C'est l'histoire d'un clown qui est devenu président par hasard
a posté le 12-10-2022 à 16:54
Tout ce que dit l'article est juste, mais le journaliste oublie un truc, on a un *** à Carthage qui se prend pour un prophète, il n'est pas accessible à la logique/intelligence, d'où son incompétence.

Notre problème n'est pas économique, il est d'ordre psychiatrique.

Le jour où il sera remplacé par une personne de valeur et il y en a en Tunisie, ce jour là la Tunisie repartira en avant.
momo
Un clown divertit ,mais celui la nous fait pleurer de honte et de chagrin.
a posté le à 18:51
Un clown divertit ,mais celui la nous fait pleurer de honte et de chagrin.
koulibali
restrictions des importations
a posté le à 19:27
Le problème est d'abord on redresse l'agriculture et l industrie et après on restreint les importations il est nul en economie et fait tout à l envers de plus que feront bientôt les tunisiens sans médicaments et sans pain: la deuxieme révolution
le port de rafes est déjà pourri par les backschichs cela va empirer idem à la frontière lybienne....ce n'est pas les riches qui souffriront mais la majorité des tunisiens qui mangeront de la merde