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Belhadj : le programme de réforme de Bouden est inapplicable et l'inflation continuera à augmenter
06/06/2022 | 09:00
2 min
Belhadj : le programme de réforme de Bouden est inapplicable et l'inflation continuera à augmenter

 

Le docteur en sciences économiques, enseignant-chercheur à l'Université de Carthage et expert consultant, Aram Belhadj, a salué les efforts du gouvernement dans l’élaboration d’un programme national de réformes publié le 4 juin 2022. Néanmoins, il a souligné la difficulté de l’application et de la mise en œuvre des mesures citées.

 

Intervenant lors de l’émission "La Matinale" animée par Myriam Belkadhi sur les ondes de la radio Shems FM, Aram Belhadj a affirmé que la possibilité d’appliquer un programme quelconque, notamment celui incluant le Fonds monétaire international, restait tributaire d’un certain degré de transparence et d’entente.

« Nous ne pourrons pas appliquer un programme de ce genre en l’absence des conditions garantissant sa réussite telles qu’une stabilité macroéconomique et l’engagement des Tunisiens et l’adhésion à ce programme… Le Tunisien est-il capable de supporter des hausses des prix ? », a-t-il ajouté.

Il a rappelé que l’inflation, selon l’Institut national de la statistique, était passée de 7,5% à 7,8%. Il a affirmé que cette tendance haussière se poursuivra dans le futur.

 

 

« Le gouvernement de Najla Bouden avait opté au début pour une approche basée sur la transparence. Par la suite, un grand flou s’est installé lors des négociations techniques. Il n’y a pas eu beaucoup d’informations à ce sujet… Nous nous sommes retrouvés par la suite devant ce document… Or, une entente concernant les grands axes et les réformes nécessaires est indispensable... Y a-t-il une entente ? Y a-t-il vraiment eu, tel qu’évoqué dans le document, une consultation autour des réformes ? Je ne crois pas en cela… La position de l’UGTT a démontré l’absence de concomitance entre les visions », a-t-il ajouté.

 

Aram Belhadj a mis l’accent sur la divergence des avis entre le gouvernement et la centrale syndicale autour de la masse salariale et des entreprises publiques. Il a expliqué que le FMI était conscient de cela et que les suspensions des programmes précédents résultaient de ce désaccord.

L’expert en économie a, par la suite, déploré l’absence d’identification des obstacles aux réformes. Il a, également, évoqué l’absence des résultats possibles et de l’impact des réformes ainsi qu’un classement des mesures par priorité.

 

Pour rappel, la présidence du gouvernement avait publié, durant l’aube du 4 juin 2022, un programme intitulé "Programme national des réformes". Ce document comporte une soixantaine de slides faisant un état des lieux, rappelant l’impact des crises provoquées par la propagation du Coronavirus et par le conflit russo-ukrainien et citant les principaux axes de réforme.

 

S.G

06/06/2022 | 09:00
2 min
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Commentaires
Forza
Je n'ai vu aucun programme
a posté le 06-06-2022 à 10:42
juste des titres vides sans un plan d'action bien défini avec budget, ressources, réformes des taxes, des caisses sociales etc., juste des oumniyats sans lendemain
Je trouve cette chanson de JenJoun décrit bien l'état de Saied
https://www.youtube.com/watch?v=KLYjf36mGX4

veritas
@Mr belhadj
a posté le 06-06-2022 à 10:39
il n'y a pas de recette miracle qui résoudra le problème de la dette en 2 semaines ou en 2 ans '?'l'économie du pays été déjà fragile avant 2010 et après 10 ans de destruction de la part des amateurs la situation s'est empiré de plus belle et pire qu'en 1986 '?'Bouden ou n'importe qu'elle expert dans le monde avec les moyens du bords de la tunisie les bonnes solutions pour obtenir des résultats rapides sont quasi impossible surtout quand on sait que la tunisie n'a plus aucun lobby pour la défendre au contraire il y'a des centaines de lobbys qui cherchent à achever la tunisie et les tunisiens qu'on a réussi à enrôler dans leur projets géopolitiques avec la complicité de traîtres tunisiens pour les laisser par la suite aux bords de la route a leur propre sort .
Faysal
Le cas grec
a posté le 06-06-2022 à 10:17
Notre professeur devrait etudier le cas grec. Personne au monde ne veut une hausse des prix il ne faut pas etre tunisien pour le vouloir, sauf ce que veulent l ugtt, les partis politiques et les citoyens, et s ils se mettent d accord entre eux ou non, les tunisiens ne peuvent absolument rien contre la hausse des prix et
l inevitable austerite, qu ils doivent subir. Il n ont pour une fois qu a travailler dur, cesser de vivre au dessus de leur moyens, que leur capitalistes payent leur impots et deviennent des entrepreneurs inovatifs au lieu de faire de la rente, et que l ugtt cesse de faire de la megalomanie politique et redevienne un organisation vraiment syndicale et quelle cesse de saboter l economie et qu elle cesse aussi de parler au nom du peuple tunisien, car les interets de ses adherents, ne sont pas toujours identiques avec les interets de 12 millions de tunisiens, et tout ira mieux a la longue, a condition que les tunisiens
s occupent de leur pauvres entre temps..
Wissem
Le cas libanais
a posté le à 10:57
Ya waldi arrêtez de parler du cas Grec. Le cas tunisien n'a rien à voir avec le cas grec mais se rapproche plus du cas libanais. La Grèce à l'UE et sa banque centrale européenne derrière elle au moins. Ne l'oubliez jamais !!