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Journée de colère annoncée par l'Onat : mobilisation massive des avocats
16/05/2024 | 13:41
4 min
Journée de colère annoncée par l'Onat : mobilisation massive des avocats

 

Entre 1.200 et 1.500 avocats ont répondu présents à l’appel lancé par l’Ordre national des avocats de Tunisie (Onat) et se sont rassemblés, aujourd’hui 16 mai 2024, en face du tribunal de première instance de Tunis. Ils manifestent contre les agressions ciblant les avocats et l'acte de vandalisme visant les locaux de l’ordre.

 

 

 

Les avocats étaient tous vêtus de leur robe noire. Ils se sont regroupés devant le siège de l’Onat qui se trouve en face du tribunal de première instance de Tunis. Ils ont été rejoints par plusieurs activistes et militants pour les droits de l’Homme. Ils ont scandé plusieurs slogans critiquant la situation du pays et les récents événements, particulièrement les actes de torture qui ont visé leur confrère, Mehdi Zagrouba.

 

 

 

Dans d’autres slogans, les avocats ont exprimé leur soutien à leur collègue Mehdi Zagrouba arrêté à la suite d’un raid policier visant les locaux de l’ordre le 14 mai 2024. Quelques jours avant, la police avait pris d’assaut le même endroit afin d'arrêter l’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani. La scène avait été filmée en direct par France 24. Les avocats ont scandé des slogans affirmant que seul le peuple détenait le pouvoir, qu’ils ne comptaient pas renoncer aux acquis en matière de droit et de liberté et qu’ils continuaient à militer pour préserver le métier d’avocat.

 

 

 

Pour rappel, Mehdi Zagrouba a été interpellé à la suite d’une altercation avec des agents de sécurité au palais de justice au cours de la manifestation des avocats. Le ministère de l’Intérieur avait précisé dans un communiqué, que selon le ministère public, il s’agit d’outrage à un fonctionnaire public dans l’exercice de ses fonctions, et de violence physique et verbale contre les deux agents sécuritaires. Lors de son arrestation à la Maison de l’avocat, il a été violemment agressé. Les témoins de la scène avaient indiqué que les agents s’étaient jetés sur lui, puis l’avaient traîné par terre, le dénudant dans la foulée.

L’avocat et président de la Ligue tunisienne de défense des Droits de l'Homme (LTDH), Bassem Trifi, a indiqué à travers un statut publié, mercredi 15 mai 2024, que l’avocat Mehdi Zagrouba a été victime d'une agression et d'une torture brutale.  « Le bâtonnier, des confrères et moi-même, avons constaté les traces évidentes de violence et de torture sur son corps. Le juge d'instruction et le parquet ont refusé de le soumettre à un examen médical. Le juge d'instruction a continué d'interroger Me Zagrouba jusqu'à ce qu'il vomisse et s'évanouisse. Malgré tout cela, le juge d'instruction a émis un mandat de dépôt à son encontre alors qu'il était inconscient et gisait par terre. Après les arrestations arbitraires, les procès malveillants, les agressions et les perquisitions, nous en sommes arrivés aujourd'hui à la torture. Jusqu’où ces injustices ? », lit-on dans le témoignage de Bassem Trifi.

Pour ce qui est de Sonia Dahmani, les forces de l’ordre ont pris d’assaut, le 11 mai 2024, les locaux de la Maison de l'avocat de Tunis où s’était réfugiée celle-ci après avoir fait l'objet d'un mandat d'amener. D’après la vidéo publiée par l’activiste et militante Asrar Ben Jouira présente sur les lieux, les policiers se sont introduits une première fois à l’intérieur des locaux de l’Ordre des avocats afin d’embarquer Sonia Dahmani. Les policiers, en tenue civile, portaient des cagoules comme s'ils s'apprêtaient à arrêter un dangereux criminel. Un deuxième groupe est revenu par la suite au même endroit afin d’arracher aux journalistes leurs équipements. Lors de ce deuxième assaut, les policiers ont arraché le matériel de la chaîne France 24 et embarqué le caméraman Hamdi Tlili. Il a été relâché par la suite, mais son matériel a été totalement saccagé.

Il est à noter que Sonia Dahmani est poursuivie dans trois affaires. La première est liée à ses récentes déclarations lors d'un passage médiatique sur la chaîne télévisée Carthage +. La deuxième affaire porte sur une autre déclaration plus ancienne. La troisième affaire a été initiée à la suite d'une plainte déposée par la ministre de la Justice, Leila Jaffel.

A la même date, les deux animateurs radios Borhen Bssais et Mourad Zghidi ont été, également, arrêtés et conduits à la caserne d’El Gorjeni. D’après leurs avocats, ils ont été interrogés au sujet de déclarations et passages médiatiques. Ils ont été détenus jusqu’au 15 mai 2024, date à laquelle un mandat de dépôt a été émis contre eux. Les avocats ont considéré que le dossier de l’affaire ne comportait pas de preuve d’atteinte à autrui via des systèmes d’information.

 

S.G

16/05/2024 | 13:41
4 min
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Commentaires
Akoubi Ammar
La bonne santé d une partie de la justice
a posté le 17-05-2024 à 10:02
C est bon de manifester lorsqu'il y a nécessité mais il faut avant tout prendre les mesures qui s imposent au niveau de l ordre des avocats en vue d assainir le secteur en le débarrassant des intrus et des parasites qui travaillent pour des agendas propres à eux . Il faut revenir au temps où les hommes de la robe noire avaient un rôle politique et conduisent le train de la justice.
Tounsi Tounsi
Vieux coup de pression
a posté le 16-05-2024 à 22:15
Rien de nouveau, ils font semblant de faire, comme d'habitude.

Aucun citoyen n'est au-dessus des lois et force doit rester à la loi.
EL OUAFFY Y
Oh c est surprenant
a posté le 16-05-2024 à 18:47
Ce qui se passe avec la classe intellectuelle paraît très bizarre ces actes non été jamais existé même durant la période de SIDNA Amar 4x4 04 L home qui respectait les élites du pays pour lui un avocat n a jamais abuser mais SIDNA Amar 4x4 04 savait qu il fait il est toujours très vigilent avec le peuple toutes les arrestations sont justifiées il n a jamais trompé au détriment de quiconque il savait bien que les droits de L humanité internationale ne pardonne pas on toute les cas bravo Amar 4x4 04 moi personnellement je le respecte il mérite D être embrasser par sa main au moyen de ma bouche recto verso ce dernière avait donné une leçon comment en doit exercer sa fonction avec courtoisie dans dépasser les frontières .Vive la Tunisie la verte le pays profond historiquement plein des hommes gestionnaires .
CEMOS
NON à Mrs le avocats
a posté le 16-05-2024 à 18:34
Je trouve vraiment bizard que les avocats reagissent de cette façon devant l"application de la loi.
Personne n'est au dessus de la loi.nest ce pas
EL OUAFFY Y
Non mon ami faut connaître le motif
a posté le à 21:14
Est ce qu ils sont obliger de connaître une loi sur mesure ou bien la loi qui ne contrairement pas avec L intérêt du peuple ? Me semble que vous étiez hors champs par mes respects.
veritas
Pas de rébellion contre la police
a posté le 16-05-2024 à 18:05
Aucune rébellion contre la police ne sera tolérée comme le fait Zagrouba ou markhouf sans la police la justice ne peux pas appliquer la loi '?'il y'a seule loi applicable pour tout le monde pas de justice à géométrie variable et la tête du client .
Tunisien
La manipulation du verbe est le propre des avocaillons
a posté le 16-05-2024 à 17:43
La manipulation honteuse du verbe discrédite une profession qui a ouvert ses portes à des rats d'égouts qui ne méritent que ce qu'ils ont eu. A lire le verbiage de leurs défenseurs, ces porteurs de soutanes sont en droit d'agresser physiquement et verbalement des agents en exercice et manifestent une résistance de vagabonds et par suite se plaignent des séquelles de leur honteuse résistance. Une mauvaise foi manifeste et honte de voir toute une horde de porteurs de soutanes qui braient leur haine contre les pouvoirs en place. Bien sûr au point où ils sont, manipuler le verbe et faire l'amalgame entre une justice qui cherche à se faire respecter par tous, sans exclusive, et un pouvoir politique qui est loin de la mêlée bien qu'il soit mécontent de la lenteur et du laxisme des juges qui ont été gangrénés par les zoulous des islamistes anciennement en poste.
Leur attitude ressemble étrangement à celle des gouvernements occidentaux qui soutiennent, financièrement, matériellement et médiatiquement tête baissée, les sionistes en Palestine. Mieux, ils récusent tous ceux qui défendent les règles élémentaires de droit. Telles attitudes et telles autres ne peuvent que discréditer les uns et les autres malgré leur poids.