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La Tunisie perd 70 places dans le classement Bâle III, Taoufik Baccar réagit
29/08/2017 | 12:09
2 min
La Tunisie perd 70 places dans le classement Bâle III, Taoufik Baccar réagit

Bâle III est un accord qui instaure des règles prudentielles de plus en plus sévères aux banques, notamment le respect de certains ratios de solvabilité, afin d'éviter les risques systémiques.

Dans le dernier classement Bâle III, dans le domaine de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (LBA/FT), la Tunisie occupe en 2017 la 59ème place sur 146 pays, avec une note de 6.5 (plus la note est élevée, plus le risque est important). La meilleure note est attribuée à la Finlande avec 3.04 et la plus mauvaise à l’Iran avec 8.60.

Par rapport à 2016, la Tunisie a reculé de 70 places. Elle occupait le 129ème rang mondial sur 149 pays avec une note de 4.62, devançant tous les pays de la région MENA et même certains pays de l’OCDE (France, RU, USA, RFA, etc.).

 

Réagissant à ce classement, l’ancien gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Taoufik Baccar, a expliqué, dans un récent statut Facebook : «L’excellent classement de 2016 a été rendu possible grâce en particulier, à la réforme législative de 2009 qui, de l’avis des experts du Gafimoan, a comblé l’essentiel des lacunes de la loi de 2003 et à l'adhésion de la CTAF au groupe Egmond des Cellules de Renseignements Financiers, une sorte de reconnaissance internationale, dans le cadre d’un processus engagé depuis 2006 et finalisé avec succès par les disciples de Samir Brahimi, Habiba Ben Salem et Lotfi Hachicha.

La raison essentielle du recul connu en 2017, tient au fait que les conclusions du 2ème rapport d’évaluation du dispositif LBA/FT adopté par la Plénière du Groupe d’Action Financière Moyen Orient /Afrique du Nord (GAFIMOAN) tenue au printemps 2016, étaient négatives pour ce qui concerne l’efficacité dudit dispositif. Sur l’ensemble des indicateurs relatifs à l’efficacité, onze au total, la Tunisie a obtenu des évaluations qui oscillent entre "faible" et "modéré". Aucune notation du niveau "Élevé" ou "Significatif", n’a été attribuée au pays.

Il faut rappeler que le nouveau standard du Groupe d’Action Financière (GAFI), focalise désormais beaucoup plus sur l’effectivité ou l’efficacité des dispositifs nationaux LBA/FT, que sur leur conformité aux 40 Recommandations».

 

«Si elle ne s’efforce pas à pallier aux insuffisances signalées dans le rapport d’évaluation de 2016, il est fort à craindre que la Tunisie soit inscrite dans les mois à venir, dans la liste des pays et juridictions accusant des "déficiences stratégiques" établie par le GAFI et qui comprend suivant la "Déclaration publique" de juin 2017, la Bosnie- Herzégovine, l’Ethiopie, l’Iraq, la Syrie, l’Uganda, Vanuatu et le Yémen», prévient M. Baccar, en ajoutant que «l’enjeu est donc de taille, car ce genre de mesure entamera sérieusement la réputation du site Tunisie d’autant qu’il coïncide avec la baisse vertigineuse de la notation souveraine, et engagera le pays dans un processus long et pénible de redressement sous un suivi international rapproché et sévère et risque fort du reste, de dissuader les "bons" investisseurs et d’attirer les "plus mauvais"».

 

I.N

29/08/2017 | 12:09
2 min
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Commentaires (8)

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KARDOUSSI
| 30-08-2017 12:43
Pourquoi revient il maintenant ? croit il qu'il n'est plus visé ? ou bien courbe-t-il le dos pour reprendre sa place '' voix de son maître '' L'...

scoppa
| 30-08-2017 12:01
celui la quel culot et si on lui sortait ces ardoises?si l indecence etait un concours il en serait le champion

houda
| 29-08-2017 17:42
sutout les islamistes traitres qui ont jurè de detruire la tunisie pourquoi ils ont une peur bleue des anciens ministres de ben ali qui sont d une competence certaine et qui peuvent sauver la tunisie pour qu elle brille a nouvau parmis les nations modernes tot ou tard ils reviendrons ei ils seront imposèes par le peuple apres la faillite qui attends le pays

ABDOU
| 29-08-2017 13:55
Ceux qui estiment que l'heritage n'est pas une priorite ne sont pas aussi visionnaire que Beji ! Nos parents se sont sacrifies pour decoloniser le pays. Nous avons herite un pays qui avait sa place dans le concert des natïons. Depuis 2011 les apprentis revolutionnaires et les pseudo-politiques ont RUINES la Tunisie,au plus par mauvaise foi ou au moins, par naivete. La Tunisie se remettra un jour ou l'autre plus au moins lointain. La population payera le prix fort au benefice de ceux qui prendront en charge la tutelle des finances. En clair, les bailleurs de fonds qui, qu'ils soient femmes( Lagarde ) ou hommes ( B.M ) ne seront pas aussi mous que les "dirigeants" qui ont gouvernes le pays depuis 2011.

Pietro
| 29-08-2017 12:41
Qui est à l origine de notre déficience soyez courageux de le dire vous etiez à la tête de la banque centrale dites nous pourquoi sous la gouvernance de ben ali la situation eait meilleure ça fait 7ans que nous sommes dans la merde es ce que ben ali etait un génie ou ses ministres. ?

DHEJ
| 29-08-2017 12:32
Demain sera meilleur dira BCE lors de sa prochaine sortie!!!

Hanni2
| 29-08-2017 12:28
...Monsieur Baccar! Pour le moment l'urgence est à la constitution d'un comité d'experts (si possible religieux) pour trancher la question de l'héritage...qui ne concernera plus grand monde en Tunisie au train ou vont les choses...ne reste plus qu'a éspérer que la plèbe tunisienne parviennent enfin à faire le rapprochement entre la dégradation spéctaculaire et dramatique de tous les domaines d'importance vitale en Tunisie et le retour de ceux qui craignenet Dieu avec leur nuée de criquets pélerins déstructeurs!

Hannibal

tounsi
| 29-08-2017 12:25
ce sont que des chiffres et des classements qui ne valent rien. arrêté de se moquer des gens.