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Rached Ghannouchi s'y voit déjà : «Nous aurons plus de 50% et nous comptons gouverner plus d'une année»
18/10/2011 | 1
min
Rached Ghannouchi s'y voit déjà : «Nous aurons plus de 50% et nous comptons gouverner plus d'une année»
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En dépit de l’interdiction décrétée par l’ISIE, d’accorder des interviews aux médias étrangers par des partis ou listes électorales pendant la campagne électorale, Rached Ghannouchi, leader du parti Ennahdha s’est exprimé au journal égyptien « AL Ahram » en date du 11 octobre 2011, et également sur France 24 en date du 17 octobre 2011.
Lors de l’interview réalisée par notre confrère égyptien Karem Yahia, au siège du parti à Tunis, le leader nahdhaoui a déclaré qu’il est fort probable que son parti obtienne plus de 50% des voix des électeurs. On ignore sur quoi se base-t-il pour donner ce pourcentage, alors que les sondages sont strictement interdits depuis le 1er octobre.
Rached Ghannouchi a ajouté : « nous n’arriverons pas le 24 octobre au gouvernement, la tête et les mains vides, nous aurons des projets et une maquette de gouvernement». En clair, le dispatching des postes gouvernementaux va bon train actuellement chez Ennahdha.



M. Ghannouchi projette dans cette même interview d’entamer dès le 26 octobre la composition du nouveau gouvernement «dont le pays a besoin», qui sera selon ses dires un gouvernement de coalition, dont Ennahdha prendra les rênes.
Le cheikh a par ailleurs considéré l’ancien président Habib Bourguiba comme étant un laïque extrémiste et non modéré, car la laïcité ne doit pas être en totale opposition avec la religion, l’Etat selon Ennahdha doit être neutre, tel qu’il est le cas dans la culture anglo-saxonne. La tendance moderniste d’Ennahdha, selon son leader est une évolution logique et naturelle de l’adoption du processus démocratique et n’est pas en contradiction avec l’essence même de l’idéologie islamiste.

La question identitaire a été également évoquée par M. Ghannouchi qui a estimé que l’Etat tunisien a toujours eu l’islam comme religion, donc la religion est la source de toute loi et de toute culture.
Il a mentionné en outre que la porte reste toujours ouverte pour «l’interprétation» (Ijtihed) afin de décréter les lois et les politiques à suivre. «La transition démocratique est un examen que nous devons réussir, sinon c’est la catastrophe!» a-t-il ajouté.

D’autre part, Rached Ghannouchi a répondu aux questions de France 24, le lundi 17 octobre. D’emblée, il a parlé de l’ascension du parti au gouvernement. Ce n’est pas seulement parce que les sondages lui prédisent des intentions de vote entre 20% et 30%, mais parce que selon lui, son mouvement a fait une campagne tout-terrain, des candidats couvrant tout le territoire et une «notoriété certaine». Il a même déclaré : «Nous comptons gouverner longtemps, pas seulement une année.»
Evoquant les critiques adressées à l’encontre de ce parti «au passé sulfureux qui promeut désormais une image modérée en adéquation avec les idées démocratiques», Rached Ghannouchi a répondu à France 24 : "Nos contradicteurs utilisent la même stratégie que Ben Ali, en brandissant la menace terroriste afin de faire peur à la société. Mais ce discours est dépassé, car la révolution a justement mis un terme à la peur".
Concernant les incidents impliquant les salafistes contre Nessma TV, le leader Nahdhaoui a répondu : "Les salafistes sont des citoyens tunisiens, tant qu’ils respectent la loi, nous sommes avec eux, si au contraire ils s’éloignent de la loi, nous sommes contre eux".

Interview de Rached Ghanouchi sur France 24

18/10/2011 | 1
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