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Abdelkader Boudriga : la loi de finances n’est pas bâtie sur un programme économique établi
01/12/2023 | 15:27
2 min
Abdelkader Boudriga : la loi de finances n’est pas bâtie sur un programme économique établi

 

L'expert économique et président du cercle des financiers tunisiens, Abdelkader Boudriga, a mis en garde, vendredi 1er décembre 2023, contre la perte des filiéres économiques.

 

 

Au micro d’Elyes Gharbi lors de son passage à l'émission Midi Show, l’économiste a indiqué que les dépenses de compensation ont dépassé les dépenses d’investissement, ce qui est pour lui une aberration.

Il a noté qu’en Tunisie, l’arbitrage se fait sur la base des grands défis : la préservation de la stabilité des prix et du climat social, la préservation des équilibres financiers publics et la préservation de la croissance et des filiéres économiques.

Selon lui, il s’agit d’un triptyque et il faut faire des choix et assumer les responsabilités. En choisissant de favoriser la stabilité des prix et le climat social alors qu’il y a des pressions sur les finances publiques et pas d’espace fiscal qui permet de financer plusieurs alternatives, certaines filiéres économiques et les investissements privés ont été sacrifiés, alors qu’il y avait un problème d’investissement public, ce qui a impacté la croissance économique du pays.

Et d’affirmer que personnellement, s’il doit faire l’arbitrage entre la stabilité des prix, d’une part, et la préservation de filiéres économiques et la croissance, d’autre part, il choisirait la deuxième option. Il a rappelé, dans ce cadre, la perte de 15% du cheptel de vaches, et ses répercussions sur la filiére du lait, en expliquant que remettre sur pied une filiére qui a était élaborée en cinquante ans sera difficile, et que le danger véritable est la perte de filiéres économiques importantes.

Interrogé par l’animateur sur le phosphate, il a précisé que la Tunisie a produit 3,2 millions de tonnes au cours des dix premiers mois 2023 et que si le pays produisait deux millions de tonnes supplémentaires de phosphate, ça permettrait de rapporter annuellement 500 millions de dollars supplémentaires.

 

M. Boudriga estime que le risque aujourd’hui est de perdre des filiéres économiques entiéres outre la migration des talents et des compétences, et qui seront, selon lui, irrécupérables.

En outre, l’expert pense que la loi de finances n’est pas bâtie sur un programme économique établi. Certes, il a indiqué que la pression fiscale est stable depuis quelques années et située à 25%, identiquement aux normes internationales. Mais, il a souligné que le problème est que la pression fiscale n’est pas équitable, ce qui pénalise le rendement de certaines entreprises et in fine peut les conduire à jeter l’éponge ou à quitter le pays. Et de militer pour la mise en place de politiques économiques intelligentes qui encouragent certains secteurs.

 

I.N.

01/12/2023 | 15:27
2 min
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Commentaires
Hammadi
Quelle economie?
a posté le 02-12-2023 à 16:50
Depuis 2011 ,il n y a plus d economie en tunisie.
le financier
Abdelkader Boudriga est pret a faire subir la misere
a posté le 01-12-2023 à 16:01
je suis d accord avec boudriga , il n est pas normal que les agriculteurs tunisiens doivent bloquer leur prix a la hausse alors qu eux subissent l inflation des prix du petroles , pesticites , engrais , graines , hausse des salaires des employees ....

L etat veut eviter la revolte et la misere par destruction de l appareil productif agricole tunisien , pour info l importation de denree agricole etrangeres coute aussi chere car l europe par exemple subventionne son agriculture par la PAC .
De toute maniere , il n y a que des incapables dans le domaine eco et financier en tunisie . Il serait pourtant facile de reformer un pays qui vit encore avec des lois economique qui date de l independance .