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Tunisie - Le tribunal militaire ordonne la censure de quatre pages sur Facebook


Quatre pages web, au moins, ont été censurées par l'Agence Tunisienne d'Internet (ATI), en application d'une réquisition émanant du juge d'instruction auprès du tribunal militaire permanent de Tunis.
Dans un communiqué rendu public, mercredi, le ministère de la Défense nationale indique que trois pages diffusent des séquences vidéo, des commentaires et des articles fallacieux dans le but de porter atteinte à l'institution militaire et à ses hauts cadres, à la confiance du citoyen à l'égard de l'armée nationale et à semer la confusion et le désordre dans le pays.
Face à ces comportements délinquants et attentatoires à la déontologie de l'usage d'Internet, ajoute le communiqué, le ministère de la Défense nationale a tenu, sur réquisition émanant du juge d'instruction auprès du tribunal militaire permanent de Tunis, à informer l'Agence Tunisienne d'Internet (ATI) pour censurer ces pages.
Les sites censurés sont :
http://www.facebook.com/jalel.brick
http://www.facebook.com/takrizo
http://www.facebook.com/YoussefPatriote
http://www.facebook.com/ouajihbadreddine (ce site n'a pas été signalé dans le communiqué qui ne parle que de trois censures).

Dans le communiqué officiel, diffusé par la TAP, on a utilisé le terme « filtrer » au lieu de censurer.
Idem quand on consulte les pages en question. On lit : « cette page web a été filtrée en application d'une réquisition émanant du Juge d'instruction auprès du Tribunal Militaire Permanent de Tunis ».
Si la loi nous interdit de commenter des décisions de justice (et encore moins des décisions d’une justice militaire), il y a lieu de s’interroger sur ce qui se pratique dans de tels cas dans les pays démocratiques où la liberté d’expression est garantie dans la Constitution. Liberté d’expression n’a jamais voulu dire anarchie et insultes, certes, mais il y a certainement à gagner si l’on explique aux citoyens les limites de leurs libertés pour qu’ils sachent, au moins, leurs droits.

On notera que la censure sur Internet n’existe pas vraiment, en dépit de ce que peut ordonner le tribunal militaire et des filtres qu’impose l’ATI. D’ores et déjà, de nouvelles adresses ont été mises en place et ces sites ne sont finalement censurés que pour les néophytes. Et le premier réflexe a été de visiter ces pages, alors qu'elles étaient totalement inconnues auparavant par l'écrasante majorité des citoyens.
Une solution plus pragmatique et plus efficace, à long terme, devrait être trouvée au plus vite pour permettre à la liberté d’expression de s’imposer dans le paysage tout en garantissant les droits des citoyens et des organismes de toute diffamation et insulte.

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Commentaires

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Khaloul
| 12-05-2011 17:48
Il faut censurer aussi les extensions https!!!
https://www.facebook.com/takrizo

observator
| 12-05-2011 16:07
Depuis 1956 l'armée a été maintenue hors du pouvoir politique. Comme elle n'a pas exercé le pouvoir, elle etait hors du champ de la grande corruption qui a regné. Cela ne va pas dire qu elle va le rester si elle arrive au pouvoir.
De toute façon, si elle le prend, il en est fini du projet auquel aspirent tous les tunisiens, car ce n'est pas son role de gerer un pays. Les exemples sont multiples. Aucun pays n'est arrivé à s'en sortir aprés un coup d'état militaire. Et puis l'époque ne s'y prete plus.
Pour le reste , nous sommes d'accord.

dida
| 12-05-2011 15:41
L'état d'urgences a été décrété depuis janvier 2011 : Les partis continuent à clamer leurs droits à la liberté d'expression. Personne ne les a muselé. Ils n'ont qu'à débattre de leurs programmes et de leurs convictions sans associer la rue et donner l'occasion des fouteurs de trouble de profiter de la situation à mois qu'ils n'aient pas confiance.
Certains avocats, pour ne pas dire la majorité, n'arrêtent pas de crier haut et fort que le gouvernement est provisoire et qu'il n'a pas à engager la Tunisie à long terme. Or leur projet pour l'amendement de la loi qui régit leur profession s'inscrit dans un long terme et ne revêt pas de caractère urgent. Pourquoi cette précipitation
Est-ce que les intervenants dans le domaine de l'information ont pu avancer sur leur code de déontologie ? C'est essentiel pour qu'on puis prétendre à une vraie démocratie
Les juges sont intervenus pour défendre Rajhi. Ils ne se sont pas expliqués sur la lenteur de leurs procédures
Au final tout le monde pense à critiquer à parler. Mais qui pense à agir. Nous avons tous été unis le 14 janvier parce que c'est l'intérêt de la Tunisie qui prévalait maintenant sous couvert de cet intérêt général les uns et les autres défendent leurs intérêts individuels
Dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789, on lit :
Art. 4. - La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

Chad
| 12-05-2011 15:37
il faut trouver une solution radicale désolée ce n'est pas de la liberté d'expression c'est de l'incitation à la haine et à la violence avec la terreur en plus

Mécenas
| 12-05-2011 13:35
"L'institution militaire est l'une des rares à être restée en dehors du champ de la corruption." Moi à votre place je n'irai pas m'hasarder sur de telles assertions, ne disposant de toute la vérité.
Quoi qu'il en soit, ces pratiques de censures et de fermeture de pages sont celles du régime tyran, celui du déchu, et rien que pour ça qu'il ne faut le faire. Les gens qui incitent sur facebook ou autre peuvent le faire justement ailleurs, peuvent le faire en groupes, il faut plutôt les sensibiliser, les vulgariser, ça encore s'ils ont tort sur les idées exprimées, si leurs avis ne sont pas objectifs, ne sont pas basés sur des faits. Par exemple, n'ayant pas expliqué aux gens ce qui s'est passé au palais le 14 janvier, tu ne peux pas leur reprocher de croire à des scénarii fantaisistes ou aux propos incitateurs... Le cercle est vicieux, il faut corriger les vrais problèmes, le fond et non pas la forme. Il faut expliquer aux gens, que sur le monde virtuel tout comme sur le monde réel, chacun est responsable de ses actes et propos. Mais la censure implique automatiquement répression.

mourad
| 12-05-2011 13:12
tu dis : "Faut il interdire parce que certains se comportent d'une maniere irresponsable sur un site ?"

Il ne faut pas généraliser la censure bien évidemment! SEULS ceux qui incitent à la violence et à la haine et la violence!

la haine et la violence n'est pas une opinion! c'est délit puni par la loi.

Miro
| 12-05-2011 13:06
Je ne comprend pas pourquoi ces pages sont encore accessibles malgré la décision de les fermer ??!!!
Nous sommes dans une période délicate et fragile, cette période n'est pas comme n'importe quel moment dans le temps. Le gouvernement de transition doit être très sévère, même momentanément jusqu'à l'élection d'un président qui lui nous donnera son programme et il devra le suivre, en attendant pas de laisser aller et une vigilance maximale.
Personnellement je ne pense pas que ce gouvernement devrait s'occuper des augmentations de salaires, des revendications de l'UGTT ni de n'importe quel changement.
Ce gouvernement provisoire devrait s'occuper UNIQUEMENT de la sécurité et du bon déroulement des élections un point c'est tout.
Et si une seule personne demande un changement elle devrait être jugée pour haute trahison et donc sévèrement et vous verrez comment ça va calmer tout le monde et on pourra finalement vivre en paix cette période de transition.

felfel
| 12-05-2011 12:01
J'irais meme plus loin et je dis qu'il faut traduire les personnes responsables de ces pages devant la justice pour incitation a la haine et appel au meutrtre, il y a une difference entre liberte de parole et entre anarchie. J'ai regarder le clip de ce brick, j'avais vraiment envie de vomir, cette personne merite d'etre emprisonee et non pas d'avoir un acces internet, ce qu'il dit est tres grave et insultant pour l'institution militaire et pour le chef d'etat major des armees, ces gens la veulent sont tout simplement des terroristes qui veulent plonger noptre pays dans le cahos et qui profitent de cette nouvelle liberte d'expression.

Adel BM
| 12-05-2011 12:00
Il étaient censurés à l'ère de ZABA ... Faut-il les laisser ouverts pour assurerer la liberté d'expression sexuelle???

observator
| 12-05-2011 11:56
Pas du tout. je suis contre toute forme de violence et je suis pour le débat d'idées. Faut il interdire parce que certains se comportent d'une maniere irresponsable sur un site ?. Y a t il d autres moyens que la censure ?.
L'institution militaire est l'une des rares à etre rester en dehors du champ de la corruption.
Dans les pays democratiques, il y a des sites trés violents mais etant donné le civisme de la majorité, leur effet est nul.
On ne recourt pas forcément à la censure comme unique moyen.

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