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Capital Intelligence abaisse la notation du dinar tunisien
14/02/2011 | 1
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Capital Intelligence (CI), l'agence internationale de notation spécialisée dans les pays émergents, annonce, dans un communiqué daté du 14 février, que la notation à long terme de la monnaie locale tunisienne est baissée de 'A-' à 'BBB +'. Dans le même temps, l'agence a confirmé la note à long terme de la Tunisie en monnaie étrangère à «BBB» et sa notation à court terme en monnaie étrangère et locale à «A3» et «A2» respectivement. Toutefois, la perspective pour la Tunisie (outlook for Tunisia), qui indique le changement probable de la notation de crédit souverain au cours des 12 prochains mois, est désormais passée de «stable» à « négatif ».

Capital Intelligence (CI) observe que la notation de la Tunisie continuera à être soutenue par la longue expérience de gestion macro-économique prudente, qui a eu pour conséquence des déficits budgétaires et des taux d'inflation faibles au cours des 15 dernières années, ainsi que des besoins de financement gérables à court terme et externes et des réserves internationales suffisantes. Il s’agit là de points forts qui devraient permettre aux autorités de faire face à un choc économique temporaire.
CI note, dans le même sens, que les troubles civils qui ont accompagné le renversement de Ben Ali semblent avoir disparu. Cependant, l’agence met en garde sur le fait que la stabilité politique n'est pas encore assurée et que la transition vers un système démocratique est compliquée par l'absence de partis politiques établis et d’aspirants crédibles au leadership. Le résultat de la première élection libre du pays est, à ce titre, impossible à prédire. L'incertitude sur la cohésion interne et l'orientation politique du prochain gouvernement jette, par ailleurs, un nuage sur l'horizon économique, et donc sur le profil le du risque crédit de notre pays.
CI prédit qu’à court terme, au moins, la perturbation de l'activité économique, le déclin de la confiance des entreprises et la réduction nette du nombre de touristes étrangers devraient se traduire par un ralentissement du rythme de croissance du PIB réel et de contribuer à une détérioration de la balance des paiements. Cependant, l’agence conserve sa confiance dans la capacité de remboursement de la dette à court terme. En effet, les réserves de la banque centrale en devises étrangères s'élevaient à 9 milliards de dollars à la mi-janvier, soit près de trois fois le service de la dette étrangère de l'année et plus que le total de la dette extérieure à court terme arrivant à échéance. Donc, selon CI, le gouvernement n'a pas besoin d'emprunter sur les marchés internationaux de capitaux pour répondre à ses besoins de financement bruts cette année et ne devrait pas faire face à des difficultés à rembourser les obligations souveraines équivalant à environ 790 millions de dollars qui arrivent à échéance en avril et en septembre.
Enfin, CI met en garde sur le fait que les évaluations de la Tunisie pourraient être abaissés - potentiellement par plus d'un cran - en cas d'instabilité politique, en cas d'adoption de politiques qui augmentent considérablement le déficit budgétaire (qui était de 2,6% du PIB en 2010) ou réduisent la souplesse financière. Inversement, d’après l’agence, la formation d'un gouvernement crédible engagé à maintenir le déficit budgétaire à des niveaux modérés et à préserver la réputation de la Tunisie pour une saine gestion macroéconomique pourrait entraîner le retour de la perspective pour la Tunisie à «stable».
14/02/2011 | 1
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