L’horreur de la violence urbaine, une réalité qui dépasse la légende !

Businessnews.com.tn | publié le 14/11/2017 19:59

Il ne se passe pas un jour sans que des cas de violence ou d’agression n’emplissent la rubrique faits divers des journaux de la place et les réseaux sociaux en Tunisie. Ce phénomène, dont l’expansion est sur toutes les langues, trouble et inquiète. Il touche les petits comme les grands et dénote d’un malaise certain, que l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES) a tenté de percer dans son rapport du mois d’octobre.  

 

La violence urbaine a envahi quasiment tous les secteurs en Tunisie et les observateurs n’ont cessé de constater la propagation du phénomène au sein des activités sportives, des écoles, des lycées, des universités, des mouvements sociaux et politiques ainsi que des foyers et dans les quartiers populaires ou branchés. Il est important de signaler que la violence a atteint un degré tel qu’il devient impossible de considérer le phénomène comme exagéré par les médias mais de l’appréhender comme une réalité sociale qui nécessite l’intervention de toutes les parties concernées, au sein de l’Etat et de la société afin d’expliquer, de comprendre ce fléau et de trouver les solutions pour en venir à bout.

 

L’ITES a choisi, dans son rapport publié en octobre 2017, de s’attarder sur la violence à l’échelle nationale et celle qui sévit dans les institutions éducatives.  L’Institut a affirmé que les cas de violences enregistrés en cinq années, jusqu’en 2010, ont été de 180 mille cas, sans compter évidemment ceux qui n’ont pas été rapportés. Jusqu’en 2017 en revanche, plus de de 200 mille cas de violences ont été enregistrés à l’échelle nationale, toujours sans considérer les cas de violences verbales et physiques non rapportés « et qui peuvent être le triple des chiffres communiqués ».

Selon l’ITES, les chiffres diffèrent selon les régions. Dans les milieux urbains, les cas de violence sont plus nombreux que dans les milieux ruraux. Ainsi, jusqu’en 2017, 135 mille cas ont été enregistrés dans les zones urbaines, contre 80 mille dans les milieux ruraux. Il est également utile de préciser que les cas de violence peuvent être joints à d’autres crimes et notamment aux vols, à l’escroquerie et au meurtre, ceci amène les cas enregistrés entre 2011 et 2017 à 600 mille cas.

Ces violences sont commises dans 66% des cas par des individus dont le niveau d’éducation se limite à l’école d’enseignement de base alors que 34% des cas impliquent des personnes qui ont un niveau d’enseignement secondaire ou universitaire.

 

L’ITES explique les différences entre les chiffres concernant les milieux urbains et ceux des milieux ruraux par le fait que certains quartiers ont une forte densité démographique avec la cohabitation de nombreuses franges de la société en plus d’un régionalisme omniprésent chez certains. Aussi, l’éclatement de la famille et le décrochage scolaire ainsi que la régression du rôle de la famille et de l’enseignant ou encore le chômage ou la violence révolutionnaire et les protestations qui ont augmenté depuis le 14 janvier, peuvent expliquer cette montrée de la violence dans les milieux urbains.

 

Pour ce qui est de la violence dans le milieu scolaire et plus particulièrement dans les établissements d’enseignement de base et les lycées, entre 2012 et 2015, 67.412 cas ont été rapportés. En 2017, 26.996 cas de violence physique ont été enregistrés contre 7287 cas de violences verbales. L’ITES précise que les violences dans les milieux scolaires sont plus importantes dans les villes et constituent donc un phénomène urbain par excellence. Le Grand-Tunis enregistre les taux les plus élevés, suivi par Sousse et Sfax.

 

Les violences scolaires peuvent être expliquées, selon l’Institut,  par la régression du rôle d’encadrement de la famille, l’éclatement familial et une situation économique difficile qui crée une frustration chez les enfants. Ces violences ont aussi des raisons sociales qui sont la marginalisation dans certaines régions et certains quartiers, la tolérance de la violence émanant de l’autorité, paternelle en particulier, qui crée un schéma que l’enfant pourrait ensuite reproduire, la vision sociale traditionnelle qui consiste à ne valoriser que les enfants qui réussissent à l’école et à dénigrer ceux qui échouent et l’absence de politiques visant à organiser le temps libre des enfants et à leur proposer des activités de loisirs alternatives.

Afin de réduire le phénomène et d’éradiquer la violence, tant à l’échelle nationale que scolaire, l’ITES propose des recommandations adressées aux services de sécurité mais également aux intervenants dans le domaine social. Il s’agit notamment de veiller au respect et à l’application de la loi, à l’activation du rôle essentiel du ministère de l’Education nationale, à équiper les espaces publics avec des technologies de contrôle à l’instar des caméras, à réviser les leçons pédagogiques dans le système éducatif et à réhabiliter l’enseignant en tant que modèle de conduite.

 

L’ITES propose également d’organiser un dialogue social avec toutes les parties concernées afin d’élaborer une stratégie nationale de lutte contre la violence et de consacrer la prévention à travers le développement de la scène culturelle impliquant les maisons de culture les théâtres et les cinémas.

 

L’Institut recommande, en outre, d’organiser des visites de terrain dans les foyers et les cités universitaires pour apporter un encadrement psychologique notamment aux victimes de violences. Il appelle, par ailleurs, à renforcer le recrutement des spécialistes en psychologie, à augmenter les excursions et autres loisirs et à réétudier le calendrier scolaire pour laisser du temps aux activités culturelles et sportives.

L’ITES appelle aussi les élèves et étudiants à rapporter tout cas de violence observé ou subi. Il recommande de réviser le programme académique de l’enseignement supérieur pour y intégrer des matières obligatoires relatives aux droits de l’Homme, au civisme et à la citoyenneté.

 

La violence urbaine est un phénomène grave et particulier. Souvent cantonnée à l’agression physique, la violence peut aussi être morale et induire de sérieux impacts psychologiques. Ces agressions ne sont pas que rurales ou urbaines, encore moins limitées au milieu scolaire. Elles sont vécues par les citoyens dans leur vie de tous les jours jusqu’à devenir une norme, une habitude. Qu’il s’agisse des conducteurs ou encore des piétonnes, des élèves, des enseignants, des employés, des patrons, du simple citoyen qui fait la queue dans une administration ou pour acheter sa baguette, les agressions verbales et physiques font partie du quotidien des tunisiens et ont tendance à devenir banales. Une banalisation contre laquelle il faudra lutter tout autant que le phénomène lui-même….

 

Myriam Ben Zineb

L’horreur de la violence urbaine, une réalité qui dépasse la légende !

publié le 14/11/2017 19:59

Il ne se passe pas un jour sans que des cas de violence ou d’agression n’emplissent la rubrique faits divers des journaux de la place et les réseaux sociaux en Tunisie. Ce phénomène, dont l’expansion est sur toutes les langues, trouble et inquiète. Il touche les petits comme les grands et dénote d’un malaise certain, que l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES) a tenté de percer dans son rapport du mois d’octobre.  

 

La violence urbaine a envahi quasiment tous les secteurs en Tunisie et les observateurs n’ont cessé de constater la propagation du phénomène au sein des activités sportives, des écoles, des lycées, des universités, des mouvements sociaux et politiques ainsi que des foyers et dans les quartiers populaires ou branchés. Il est important de signaler que la violence a atteint un degré tel qu’il devient impossible de considérer le phénomène comme exagéré par les médias mais de l’appréhender comme une réalité sociale qui nécessite l’intervention de toutes les parties concernées, au sein de l’Etat et de la société afin d’expliquer, de comprendre ce fléau et de trouver les solutions pour en venir à bout.

 

L’ITES a choisi, dans son rapport publié en octobre 2017, de s’attarder sur la violence à l’échelle nationale et celle qui sévit dans les institutions éducatives.  L’Institut a affirmé que les cas de violences enregistrés en cinq années, jusqu’en 2010, ont été de 180 mille cas, sans compter évidemment ceux qui n’ont pas été rapportés. Jusqu’en 2017 en revanche, plus de de 200 mille cas de violences ont été enregistrés à l’échelle nationale, toujours sans considérer les cas de violences verbales et physiques non rapportés « et qui peuvent être le triple des chiffres communiqués ».

Selon l’ITES, les chiffres diffèrent selon les régions. Dans les milieux urbains, les cas de violence sont plus nombreux que dans les milieux ruraux. Ainsi, jusqu’en 2017, 135 mille cas ont été enregistrés dans les zones urbaines, contre 80 mille dans les milieux ruraux. Il est également utile de préciser que les cas de violence peuvent être joints à d’autres crimes et notamment aux vols, à l’escroquerie et au meurtre, ceci amène les cas enregistrés entre 2011 et 2017 à 600 mille cas.

Ces violences sont commises dans 66% des cas par des individus dont le niveau d’éducation se limite à l’école d’enseignement de base alors que 34% des cas impliquent des personnes qui ont un niveau d’enseignement secondaire ou universitaire.

 

L’ITES explique les différences entre les chiffres concernant les milieux urbains et ceux des milieux ruraux par le fait que certains quartiers ont une forte densité démographique avec la cohabitation de nombreuses franges de la société en plus d’un régionalisme omniprésent chez certains. Aussi, l’éclatement de la famille et le décrochage scolaire ainsi que la régression du rôle de la famille et de l’enseignant ou encore le chômage ou la violence révolutionnaire et les protestations qui ont augmenté depuis le 14 janvier, peuvent expliquer cette montrée de la violence dans les milieux urbains.

 

Pour ce qui est de la violence dans le milieu scolaire et plus particulièrement dans les établissements d’enseignement de base et les lycées, entre 2012 et 2015, 67.412 cas ont été rapportés. En 2017, 26.996 cas de violence physique ont été enregistrés contre 7287 cas de violences verbales. L’ITES précise que les violences dans les milieux scolaires sont plus importantes dans les villes et constituent donc un phénomène urbain par excellence. Le Grand-Tunis enregistre les taux les plus élevés, suivi par Sousse et Sfax.

 

Les violences scolaires peuvent être expliquées, selon l’Institut,  par la régression du rôle d’encadrement de la famille, l’éclatement familial et une situation économique difficile qui crée une frustration chez les enfants. Ces violences ont aussi des raisons sociales qui sont la marginalisation dans certaines régions et certains quartiers, la tolérance de la violence émanant de l’autorité, paternelle en particulier, qui crée un schéma que l’enfant pourrait ensuite reproduire, la vision sociale traditionnelle qui consiste à ne valoriser que les enfants qui réussissent à l’école et à dénigrer ceux qui échouent et l’absence de politiques visant à organiser le temps libre des enfants et à leur proposer des activités de loisirs alternatives.

Afin de réduire le phénomène et d’éradiquer la violence, tant à l’échelle nationale que scolaire, l’ITES propose des recommandations adressées aux services de sécurité mais également aux intervenants dans le domaine social. Il s’agit notamment de veiller au respect et à l’application de la loi, à l’activation du rôle essentiel du ministère de l’Education nationale, à équiper les espaces publics avec des technologies de contrôle à l’instar des caméras, à réviser les leçons pédagogiques dans le système éducatif et à réhabiliter l’enseignant en tant que modèle de conduite.

 

L’ITES propose également d’organiser un dialogue social avec toutes les parties concernées afin d’élaborer une stratégie nationale de lutte contre la violence et de consacrer la prévention à travers le développement de la scène culturelle impliquant les maisons de culture les théâtres et les cinémas.

 

L’Institut recommande, en outre, d’organiser des visites de terrain dans les foyers et les cités universitaires pour apporter un encadrement psychologique notamment aux victimes de violences. Il appelle, par ailleurs, à renforcer le recrutement des spécialistes en psychologie, à augmenter les excursions et autres loisirs et à réétudier le calendrier scolaire pour laisser du temps aux activités culturelles et sportives.

L’ITES appelle aussi les élèves et étudiants à rapporter tout cas de violence observé ou subi. Il recommande de réviser le programme académique de l’enseignement supérieur pour y intégrer des matières obligatoires relatives aux droits de l’Homme, au civisme et à la citoyenneté.

 

La violence urbaine est un phénomène grave et particulier. Souvent cantonnée à l’agression physique, la violence peut aussi être morale et induire de sérieux impacts psychologiques. Ces agressions ne sont pas que rurales ou urbaines, encore moins limitées au milieu scolaire. Elles sont vécues par les citoyens dans leur vie de tous les jours jusqu’à devenir une norme, une habitude. Qu’il s’agisse des conducteurs ou encore des piétonnes, des élèves, des enseignants, des employés, des patrons, du simple citoyen qui fait la queue dans une administration ou pour acheter sa baguette, les agressions verbales et physiques font partie du quotidien des tunisiens et ont tendance à devenir banales. Une banalisation contre laquelle il faudra lutter tout autant que le phénomène lui-même….

 

Myriam Ben Zineb

Commentaires (10) Commenter
Violence verbale
RIDHA
| 15-11-2017 19:07
Et la violence verbale ? On n'en parle pas et pourtant elle est parfois plus grave que la violence physique. Nos intellectuels dont le pays est fier sont d'une violence telle que si on mettait à leur disposition des armes, ils n'hésiteraient pas à s'en servir . Je pense à Fadhel Jaïbi, je pense à Lotfi Laamari, je pense Maya Ksouri, etc.
@moustache
HatemC
| 15-11-2017 15:23
Je vous comprends ... je suis Tunisois pur jus et j'ai vu la transformation de la capitale ... et les incivilités avec des grossièretés ont connu une ascension vertigineuse ... personnellement j'évite autant que peut se faire de me balader avec des parents on en arrive à cela ... se censurer et presque laisser la racaille envahir notre quotidien ... on s'efface ...

On respectait les plus âgés et même on rasait les murs ...
Il est vrai que parfois on a envie de les cogner .... Mais les solutions existent ... la répression seule ne pas éliminer cette voyoucratie importée ... il faut des accompagnements ... des pays ont réussi cela ...

Une des pistes est de faire reculer la pauvreté, la délinquance en dehors des centres et des villes ... il faut l'effet radical ... ZÉRO TOLÉRANCE + RÉHABILITATION DES VILLES

Il est nécessaire d'engager des grands travaux et comme dit l'adage ... quand le bâtiment va tout va ... de rénover le centre et en obligeant les propriétaires à rénover leur immeubles et l'habitat avec des aides autrement c'est l'EXPROPRIATION ... RÉNOVER les chaussées et les trottoirs ÉLECTRIFIER PARTOUT et installer des CAMERAS partout ... et ainsi le prix du M2 AUGMENTE aussi bien pour la revente ou la location de biens et de locaux de commerce ...

Tirer vers le haut les prix ... et ainsi ÉLARGIR CES RÉNOVATIONS A LA COURONNE SUPÉRIEURE et ainsi de suite et REPOUSSER ces populations à la PERIPHERIE en CONSTRUISANT DES QUARTIERS plus intelligent pour les recevoir ... REPENSER LES CITES 'et d'ailleurs la pauvreté n'est pas une fatalité si on veut s'en sortir ...

REPENSER LE CENTRE VILLE ET LA PERIPHERIE ... les centres des villes deviennent inaccessible cela repousse considérablement même la délinquance qui restera concentrer dans les citées dortoirs ...

Quand on regarde des films des années 60/70 et même 80 des villes Françaises et Européennes ... c'était le même schéma qu'en Tunisie en moins pauvre ... les villes ont fait des efforts considérables pour repousser la pauvreté en dehors des villes ... et ainsi gagner en richesse avec une augmentation de la prospérité grâce aux investissement qui se font plus facilement quand les villes deviennent plus sur ...

Et en parallèle de la répression, même un DELIT MINEUR doit être SANCTIONNER ... de la manière la plus sévère qui soit pour un EFFET DISSUASIF MAXIMUM ...
Et par la suite créé un programme informatique qui identifie des points sensibles de ces villes nouvelles où les patrouilles de police se feront plus présentes ... augmenter les rondes policières ... moderniser en fait le pays ...

Les couches les plus pauvres s'arrime forcément ... et des couches sociales entières seront tirés vers le haut obligatoirement ... il n'y a que les villes nouvelles modernes pour tirer le pays de la pauvreté qui s'accumule ... c'est mon point de vue inspiré de Giuliani l'ancien maire de New York .. new York les années 70/80 était gangréné par la délinquance et la criminalité ... Cdt ... HC
@moustache : le problème est bien plus complexe
nephentes
| 15-11-2017 11:35
La solution répressive n'aura pas d'effet; elle a été appliquée sous le régime benaliste, il s'en est suivi la destruction durable de la société tunisienne.

Pour lutter contre la violence urbaine il faut éradiquer ses causes; or une partie des causes racines relève de l'ethnopsychiatrie
(je n'ai pas la place pour détailler et démontrer)

On ne lutte pas contre des facteurs ethnopsychiatriques par la répression et la coercition : les conséquences sont pires que le supposé remède.
C'est l'impunité qui est cause majeure de ma montée de la violence!!!
Mohamed Obey
| 15-11-2017 10:00
Combien de temps faut-il aux victimes de violence d'attendre jusqu'à ce que des réformes arrivent finalement à réduire le taux de ce fléau insupportable? Les autorités sécuritaires sont aussi responsables du phénomène: vous portez plainte et vous allez attendre une année, deux, pour que votre plainte soit prise au sérieux. Franchement, les autorités sont responsables de l'évolution dramatique des chiffres cités dans l'article...SOyons courageux et responsables, avant qu'il ne soit bien trad...
@HatemC bien au contraire
Moustache
| 15-11-2017 00:28
Il faut juste agrandir les prisons et y foutre toutes la merdasse qui pollue nos vies et celle de nos enfants!

Appliquer la loi...Dura lex Sed lex, point barre!

Il n'y a pas que la violence qui nous dépasse, aujourd'hui les insultes et les grossiertés sont devenus banales au point ou parfois tu as carrément honte de te promener avec ton fils et de pendant les 3 quarts du temps à faire semblant de ne pas avoir entendu.
De mon temps quand on voyez n'importe qui de plus âgé que nous (même de quelques années) on baisser la tête, aujourd'hui c'est à peine si ces bon à rien ne nous crache pas dessus donc dieu merci mon gabarit permet de leur faire comprendre ce qu'il risque de leur arriver mais au final c'est fatiguant.
Tu rentres dans un cinéma 3D avec un film pour gosses, za3ma za3ma on est un peu développé, nouvelle techno, son dolby stéréo, siège confortable, moquette,..... toz! t'as toujours un jeune qui te vomi une prose digne de Baudelaire et qui te rappel qu'on est en tunisie (avec un t minuscule malheureusement, n'en déplaise à mon correcteur d'orthographe).
Psychopathologies de l'acculturation
Nephentes
| 15-11-2017 00:12
Les grandes villes tunisiennes, essentiellement situées sur le littoral, ont subi en 40 années un déferlement inédit de populations issues des régions de l'intérieur.

L'une des résultantes de ce mouvement migratoire a été un processus de destruction des repères identitaires et modes de vie urbains tels qu'ils s'étaient construits depuis 6 à 10 siècles;

Cette destruction aura probablement des conséquences majeures sur la cohérence et la pérennité du patrimoine socio-culturel tunisien, définitivement aliéné.

Ce processus de destruction concerne également les populations migrantes;
il se matérialise notamment sous forme de pathologies individuelles et collectives en contradiction avec les exigences minimales de la vie en société : c'est le cas de la violence en milieu urbain, phénomène appelé à croître fortement au cours des prochaines années.


Ces pathologies urbaines et incivilités sont le reflet d'acculturations inconscientes et non maîtrisées amenant les migrants à reproduire de manière caricaturale et défragmentée les codes psychosociaux prévalant dans leur région d'origine.

Le résultat global de l'exode rural anarchique est un PROCESSUS DE DESTRUCTION GLOBAL DE LA SOCIÉTÉ ET DE LA CULTURE TUNISIENNE.

Toutes les parties perdent leur repères, leur mémoire, subissent l'aliénation de leur patrimoine psycho culturel, sans pour autant en fonder une nouvelle identité : c'est un processus de désintégration identitaire généralisée, durable et profond.

Il est impossible de remédier à cette catastrophe à moyen terme, car il est impossible de traiter à court terme des pathologies de masse.

Qui plus est, en l'absence d'un référent culturel cohérent et vivant.
@ Madame Myriam BEN ZINEB : DITES, CE N'EST - MALHEUREUSEMENT - PAS NOUVEAU COMME PHÉNOMÈNE, ÇA ...
URMAX
| 14-11-2017 23:09
...
Vous n'avez pas vécu les sixties, seventies & eighties ?
...
C'était, comment dire, ... plutôt agité.
Chouette ( !!! ), mais agité !
...
URMAX
URMAX
Freiner l'exode rural et tribal et les rejeter hors de nos villes
HatemC
| 14-11-2017 21:45
Conséquence de L'exode rural en Tunisie et migration .. en rupture scolaire .. sociale ... exode économique pour la plupart ....

L'exode rural a fait des ravages ... Tunis a connu un envahissement de population de région reculée .. des quartiers entiers ont poussé aux alentours de la capitale .. des quartiers coupes gorges .. où tout est illégale ... des favélas en fait

Depuis 2011 l'exode rural a touché près d'un millions de déplacer .. vers la capitale ...
Augmentation de la Criminalité et de la Délinquance.
- Prolifération de la Mendicité.
- Constructions Anarchiques.
- Abandons scolaires...

Les braquages et les agressions en plein jour se multiplient et difficilement contrôlable...

Promenez vous en ville pour constater que des jeunes migrants montés vers la capitale et les grandes villes dans l'espoir d'une vie plu digne et qui vivent de vente de contrebandes à la sauvette ... vol à l'étalage ... vol avec agressions sur personnes fragiles .. vols en bande organisée ...

Les attaques de maison sont devenus alarmant ...

Nous sommes devenus des étrangers dans nos propres villes
Il faut une reprise en main ...

Pour cela il faut passer par des élections municipales et que les maires nettoient les villes de ces "migrants maléfiques" ...

Comment lutter ????

Quelques suggestions pour les nouveaux Maires ...
- Créer les stages pour les parents lorsqu'ils "se soustraient à leurs obligations "
- Augmenter pour les mineurs délinquants, comme alternative rapide aux poursuites, les travaux d'intérêt général, les stages de citoyenneté et de formation civique.
- Adopter une politique de tolérance zéro.
- Ne plus accepter la moindre transgression : arrêter toute personne circulant sans titre de transport, traversant en dehors des clous ou urinant contre un mur ...

Cette fermeté a porté ses fruits aux USA avec Guiliani maire de New York en 1994, cela a été repris dans plusieurs capitales Européennes ...

Il est certain que je vais me lancer dans la vente en ligne d'objet de défense comme les gaz lacrymo .. taser électrique ... etc ...

Faut bien se défendre contre ces hordes sauvages ... HC
Un très bel article
Zohra
| 14-11-2017 21:17
Il y a donc une évolution très sensible du phénomène tant dans la nature que dans le volume ; mais il faut toutefois convenir que c'est dans les villes, que la violence liée à la grande délinquance prend des dimensions dramatiques, catastrophiques ! Elle est tout simplement devenue un des nouveaux fléaux qui caractérisent le sous-développement, la pauvreté, la misère, et au rang desquels il faut également citer la drogue, En effet violence et la drogue , et la vie très difficile qui rend les gens sur nerfs.

Rajouter à cela le suicide journalier pratiquement.

Comment en est-on arrivé là pour la Tunisie qui avait pratiquement éradiqué la violence depuis quelques décennies ?
Un ITES à côté de la plaque...
DHEJ
| 14-11-2017 21:00
Démission de la puissance publique et disfonctionnement du ministère public quid de la légitimite défense juridiquement parlant!


Un ITES qui ignore les articles 38; 39 et et 42 du code pénal!
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