Le séisme de l’Assemblée va nous amuser

Businessnews.com.tn | publié le 13/11/2017 15:59
Par Nizar Bahloul,

L’annonce est tombée comme un couperet jeudi dernier avec la divulgation des 43 noms de parlementaires qui se sont regroupés en un Front unique dénommé, provisoirement, Front parlementaire progressiste. Un front dont l’existence a été dévoilée le 25 octobre dernier et qui fait trembler beaucoup de politiques, notamment Nidaa Tounes et Ennahdha, les deux partis au pouvoir.  Ce front est essentiellement constitué du bloc Al Horra du MPT de Mohsen Marzouk, le bloc Afek Tounes de Yassine Brahim ainsi que quelques députés de Nidaa Tounes et des indépendants.

Aussitôt l’intention annoncée, Nidaa Tounes s’est pressé, dès le 25 octobre, de publier un communiqué menaçant ses députés de limogeage immédiat si jamais il leur viendrait l’idée de rejoindre le Front.

Après la divulgation des noms des 43 membres (liste non définitive), on découvre que certains grands pontes de Nidaa sont parmi eux. Je cite notamment Moncef Sellami et Zohra Driss un homme et une femme d’affaires de renom qui ont fortement financé, et continuent encore, le parti fondé par Béji Caïd Essebsi. Autres signataires de poids, Wafa Makhlouf, co-fondatrice du parti, ou la très controversée Ons Hattab réputée pour ses changements de « parrain » à chaque fois (ou presque) que le vent tournait. La réaction des dirigeants autoproclamés actuels de Nidaa, après cette annonce de création de Front, a tardé à venir. Mais peu importe son contenu, il est évident que la création même de ce Front a constitué un véritable séisme dans le paysage politique et le poids des groupes parlementaires de l’ARP.

 

Après avoir été le premier parti, au lendemain des élections de 2014, Nidaa est tombé au deuxième rang quelques mois après. A la veille de l’annonce de la création du Front, il ne comptait que 56 députés et il est ainsi distancé de douze sièges du parti islamiste Ennahdha. Ayant démarré avec 69 sièges, la composition d’Ennahdha à l’ARP est restée intacte trois ans après, alors que celle de Nidaa dépérissait de jour en jour. C’est dire la discipline et le respect de la hiérarchie et des décisions collégiales prises au sein du parti islamiste. Il n’y a absolument rien de tel chez Nidaa où l’on continue encore à s’entêter contre vents et marées. Les scandales se suivent tout comme les mauvaises décisions et les casseroles, mais les dirigeants refusent d’écouter le bon sens et les critiques constructives formulées par leurs propres militants et leurs amis les plus proches.

 Y a-t-il eu une autoévaluation de la situation dans le parti de BCE ? Il y en a eu, car il y avait bien des sages au sein du parti, mais il s’est avéré que Hafedh Caïd Essebsi a été plus puissant que les Mohsen Marzouk, Said Aïdi, Néji Jelloul et bien d’autres. Le fils du président de la République se croit président tout court parce qu’il porte un nom de famille présidentiel, que plusieurs proches laudateurs le lui répètent à longueur de journées et qu’il s’est autoproclamé président de Nidaa. Il a commencé par se débarrasser de ceux qui peuvent le gêner en cours de route pour s’entourer par des personnes moins intelligentes que lui (oui, ça existe !), par des personnes intéressées (qui l’utilisent comme tremplin) et par des cupides. Toute voix discordante est tenue à l’écart et tous ceux qui le dérangent ou dérangent son entourage laudateur est exclu du parti. Une des dernières à en faire les frais, Leïla Chettaoui. Résultat des courses, Nidaa s’est vidé de ses compétences pour se trouver incapable aujourd’hui de désigner un seul ministre valable pour un portefeuille. Parenthèse, Hafedh Caïd Essebsi n’a pu proposer à Youssef Chahed que trois noms pour succéder à feu Slim Chaker au ministère de la Santé, à savoir Mohsen Hassen, Anis Ghedira et Fadhel Ben Omrane. Voilà où on en est ! On cherchait des hommes d’Etat pour un ministère sensible et on se retrouve face à des collectionneurs de casseroles à l’incompétence notoire. Heureusement que Youssef Chahed a dit non.

 

Face à ces faits bien établis et au danger certain que représente l’alliance Ennahdha-Nidaa et les suspicions frappant certains députés de ces deux partis dans leur implication dans des dossiers liés à la corruption et/ou le terrorisme, est né le nouveau Front progressiste. On ne peut en effet pas prétendre lutter contre le terrorisme quand on connait ou que l’on soupçonne que de hauts dirigeants et députés d’Ennahdha y soient liés. Pareil pour la lutte contre la corruption avec les dirigeants et les députés de Nidaa qui manifestent leur fierté d’être de proches amis avec des barons supposés de la corruption.

Avec les 43 députés de ce front, on entend tout simplement occuper la deuxième place au sein de l’ARP et représenter un contrepoids politique réel au couple contre-nature Nidaa-Ennahdha. Le nombre est appelé à grandir et il serait fort souhaitable que d’autres noms rejoignent les 43 signataires. Je pense notamment à Bochra Belhadj Hmida, Mondher Belhadj Ali, Leïla Hamrouni, Abderrazak Chraïet … Il est impératif que les 43 dépassent les 68 pour devenir le premier bloc parlementaire de l’ARP ou à la limite dépasser les 56 et devenir ainsi les deuxièmes. Ce n’est qu’ainsi qu’ils pourront peser sur les lois à venir de telle sorte que l’on vote, enfin, les lois nécessaires à la lutte contre la corruption et que l’on arrête le manège protectionniste qu’on observe.  Faut-il rappeler la solidarité mutuelle coupable qu’il y a entre les députés pour ne pas lever l’immunité parlementaire ? Faut-il rappeler la composition de certaines commissions comme celle liée à la sécurité et l’armée où l’on retrouve des Imed Daïmi et Ali Laârayedh ?

Aujourd’hui, il n’est un secret pour personne que le premier opposant de Youssef Chahed et du gouvernement s’appelle Nidaa Tounes. Avec un groupe parlementaire composé de personnes sensées qui privilégient vraiment les intérêts de la patrie aux intérêts du parti, Youssef Chahed a des chances de travailler mieux et en toute sérénité. Cette redistribution des cartes au niveau de l’ARP va lui permettre de ne plus se restreindre aux seuls candidats de Nidaa Tounes pour certaines nominations. Ses lois actuellement bloquées devraient désormais passer plus facilement puisque l’on ne va plus tenir compte des intérêts des proches et amis de Hafedh, Borhen et Sofien et leurs lobbys. C’est aussi cela le jeu démocratique, faire un véritable coup d’Etat en toute démocratie. A partir de cette semaine, ce ne sont plus les députés qui s’amusent en se moquant des citoyens et des observateurs, mais les citoyens et les observateurs qui vont s’amuser en regardant les députés amateurs se ridiculiser par leurs propres pairs dotés de cervelle et de bon sens.

 

Le séisme de l’Assemblée va nous amuser

Par Nizar Bahloul, publié le 13/11/2017 15:59

L’annonce est tombée comme un couperet jeudi dernier avec la divulgation des 43 noms de parlementaires qui se sont regroupés en un Front unique dénommé, provisoirement, Front parlementaire progressiste. Un front dont l’existence a été dévoilée le 25 octobre dernier et qui fait trembler beaucoup de politiques, notamment Nidaa Tounes et Ennahdha, les deux partis au pouvoir.  Ce front est essentiellement constitué du bloc Al Horra du MPT de Mohsen Marzouk, le bloc Afek Tounes de Yassine Brahim ainsi que quelques députés de Nidaa Tounes et des indépendants.

Aussitôt l’intention annoncée, Nidaa Tounes s’est pressé, dès le 25 octobre, de publier un communiqué menaçant ses députés de limogeage immédiat si jamais il leur viendrait l’idée de rejoindre le Front.

Après la divulgation des noms des 43 membres (liste non définitive), on découvre que certains grands pontes de Nidaa sont parmi eux. Je cite notamment Moncef Sellami et Zohra Driss un homme et une femme d’affaires de renom qui ont fortement financé, et continuent encore, le parti fondé par Béji Caïd Essebsi. Autres signataires de poids, Wafa Makhlouf, co-fondatrice du parti, ou la très controversée Ons Hattab réputée pour ses changements de « parrain » à chaque fois (ou presque) que le vent tournait. La réaction des dirigeants autoproclamés actuels de Nidaa, après cette annonce de création de Front, a tardé à venir. Mais peu importe son contenu, il est évident que la création même de ce Front a constitué un véritable séisme dans le paysage politique et le poids des groupes parlementaires de l’ARP.

 

Après avoir été le premier parti, au lendemain des élections de 2014, Nidaa est tombé au deuxième rang quelques mois après. A la veille de l’annonce de la création du Front, il ne comptait que 56 députés et il est ainsi distancé de douze sièges du parti islamiste Ennahdha. Ayant démarré avec 69 sièges, la composition d’Ennahdha à l’ARP est restée intacte trois ans après, alors que celle de Nidaa dépérissait de jour en jour. C’est dire la discipline et le respect de la hiérarchie et des décisions collégiales prises au sein du parti islamiste. Il n’y a absolument rien de tel chez Nidaa où l’on continue encore à s’entêter contre vents et marées. Les scandales se suivent tout comme les mauvaises décisions et les casseroles, mais les dirigeants refusent d’écouter le bon sens et les critiques constructives formulées par leurs propres militants et leurs amis les plus proches.

 Y a-t-il eu une autoévaluation de la situation dans le parti de BCE ? Il y en a eu, car il y avait bien des sages au sein du parti, mais il s’est avéré que Hafedh Caïd Essebsi a été plus puissant que les Mohsen Marzouk, Said Aïdi, Néji Jelloul et bien d’autres. Le fils du président de la République se croit président tout court parce qu’il porte un nom de famille présidentiel, que plusieurs proches laudateurs le lui répètent à longueur de journées et qu’il s’est autoproclamé président de Nidaa. Il a commencé par se débarrasser de ceux qui peuvent le gêner en cours de route pour s’entourer par des personnes moins intelligentes que lui (oui, ça existe !), par des personnes intéressées (qui l’utilisent comme tremplin) et par des cupides. Toute voix discordante est tenue à l’écart et tous ceux qui le dérangent ou dérangent son entourage laudateur est exclu du parti. Une des dernières à en faire les frais, Leïla Chettaoui. Résultat des courses, Nidaa s’est vidé de ses compétences pour se trouver incapable aujourd’hui de désigner un seul ministre valable pour un portefeuille. Parenthèse, Hafedh Caïd Essebsi n’a pu proposer à Youssef Chahed que trois noms pour succéder à feu Slim Chaker au ministère de la Santé, à savoir Mohsen Hassen, Anis Ghedira et Fadhel Ben Omrane. Voilà où on en est ! On cherchait des hommes d’Etat pour un ministère sensible et on se retrouve face à des collectionneurs de casseroles à l’incompétence notoire. Heureusement que Youssef Chahed a dit non.

 

Face à ces faits bien établis et au danger certain que représente l’alliance Ennahdha-Nidaa et les suspicions frappant certains députés de ces deux partis dans leur implication dans des dossiers liés à la corruption et/ou le terrorisme, est né le nouveau Front progressiste. On ne peut en effet pas prétendre lutter contre le terrorisme quand on connait ou que l’on soupçonne que de hauts dirigeants et députés d’Ennahdha y soient liés. Pareil pour la lutte contre la corruption avec les dirigeants et les députés de Nidaa qui manifestent leur fierté d’être de proches amis avec des barons supposés de la corruption.

Avec les 43 députés de ce front, on entend tout simplement occuper la deuxième place au sein de l’ARP et représenter un contrepoids politique réel au couple contre-nature Nidaa-Ennahdha. Le nombre est appelé à grandir et il serait fort souhaitable que d’autres noms rejoignent les 43 signataires. Je pense notamment à Bochra Belhadj Hmida, Mondher Belhadj Ali, Leïla Hamrouni, Abderrazak Chraïet … Il est impératif que les 43 dépassent les 68 pour devenir le premier bloc parlementaire de l’ARP ou à la limite dépasser les 56 et devenir ainsi les deuxièmes. Ce n’est qu’ainsi qu’ils pourront peser sur les lois à venir de telle sorte que l’on vote, enfin, les lois nécessaires à la lutte contre la corruption et que l’on arrête le manège protectionniste qu’on observe.  Faut-il rappeler la solidarité mutuelle coupable qu’il y a entre les députés pour ne pas lever l’immunité parlementaire ? Faut-il rappeler la composition de certaines commissions comme celle liée à la sécurité et l’armée où l’on retrouve des Imed Daïmi et Ali Laârayedh ?

Aujourd’hui, il n’est un secret pour personne que le premier opposant de Youssef Chahed et du gouvernement s’appelle Nidaa Tounes. Avec un groupe parlementaire composé de personnes sensées qui privilégient vraiment les intérêts de la patrie aux intérêts du parti, Youssef Chahed a des chances de travailler mieux et en toute sérénité. Cette redistribution des cartes au niveau de l’ARP va lui permettre de ne plus se restreindre aux seuls candidats de Nidaa Tounes pour certaines nominations. Ses lois actuellement bloquées devraient désormais passer plus facilement puisque l’on ne va plus tenir compte des intérêts des proches et amis de Hafedh, Borhen et Sofien et leurs lobbys. C’est aussi cela le jeu démocratique, faire un véritable coup d’Etat en toute démocratie. A partir de cette semaine, ce ne sont plus les députés qui s’amusent en se moquant des citoyens et des observateurs, mais les citoyens et les observateurs qui vont s’amuser en regardant les députés amateurs se ridiculiser par leurs propres pairs dotés de cervelle et de bon sens.

 

Commentaires (13) Commenter
Deux fronts contre BCE (deux fronts "amis")
kameleon78
| 18-11-2017 21:24
En politique, les coups les plus mortels viennent de vos "amis" (votre camp politique). Youssef Chaed est un rival sérieux à BCE qui compte briguer un second mandat en 2019 donc haro sur Youssef Chaed. Par ailleurs, BCE a fait appel à l'escroc Slim Riahi pour créer la Troîka2, pourquoi ? Parce que le groupe de Nidaa Tounès à l'ARP est menacé de la défection des députés nidaîstes qui ont rejoint le Front Progressiste de Mohsen Marzouk, donc BCE a peur que l'escroc Slim Riahi qui a un pouvoir de nuisance phénoménal à l'assemblée avec le chantage qu'il peut faire avec ses députés UPL, rejoigne ce Front Progressiste.

En résumé, la donne a changé sur le Front intérieur pour BCE (ambitions de Youssef Chaed) et le Front extérieur, la fronde de Mohsen Marzouk avec son Front Progressiste, voilà le résultat.

Conclusions : BCE se méfie plus de son camp que celui de ses adversaires historiques : les islamistes.

Si vous n'avez pas compris, je recommence.
La famille Sébssi se retrouvera à la rue
Kameleon78
| 15-11-2017 13:37
Nidaa Tounes finira comme le Parti Socialiste en France, ses électeurs les abandonneront à tel point que l'ancien mastodonte de Francois Mitte'rand et Jaures fut obligé de vendre les bijoux de famille comme le siège de Solferino. C'est ce qui va arriver à Nidaa Tounes, les électeurs trahis vont déserter les urnes et la famille Sébssi se retrouvera nue avec tous les problèmes de liquidation de parti. Retenez le théorème de Kameleon78, sans électeurs un parti est une coquille vide
La vraie question
Un innocent observateur
| 14-11-2017 16:42
En tant qu'un innocent observateur de ce monde politique toutes tendances confondues, souvent peu respectable, la seule question qui se pose à mon avis: c'est pour quand les premières démissions de ce nouveau front?
Et oui ces gens ne considèrent que l-intérêt du pays n'est-ce pas!

Nida : la honte
Sihem
| 14-11-2017 11:15
"A partir de cette semaine, ce ne sont plus les députés qui s'amusent en se moquant des citoyens et des observateurs, mais les citoyens et les observateurs qui vont s'amuser en regardant les députés amateurs se ridiculiser par leurs propres pairs dotés de cervelle et de bon sens."je confirme
Il faut augmenter le nombre de FPP !
AmilcarB
| 14-11-2017 03:16
Des députes du Front parlementaire progressiste et Rapidement sinon , ce pourrai être un coup d' épée dans l' eau !
Les Nidaa- Nahda n' à pas tarde à réagir en recrutant Luky luck d' UPL. . Pas Fou ! Ils montent les enchères pardi !
Les patriotes prenez vos responsabilités ! Vous avez une mission Narionale. Et une hanche historique de faire mordre la poussière à ces charlatans !

chiche ! Relevez le défi , dépassez leur nombre !
On a fait fort: un président de la République sans majorité présidentielle
Kays
| 13-11-2017 21:52
Eh oui voilà ce qui arrive lorsqu'un président de la République élu avec un suffrage universel donc avec une légitimité populaire perd sa majorité présidentielle!!!

A qui la faute???

A Ennahda???

Ennahda n'a de leçon à recevoir de personne concernant la discipline interne de son parti et, il faut le reconnaître, ce parti n'est pas responsable de l'indiscipline et de la division du parti adverse.

Mais bon sang imaginer juste un instant qu'Ennahda soit diriger par un Ghannouchi des années 80, pensez-vous qu'il aurait souffert la moindre entente avec Nidaa???

Ne pensez-vous pas qu'il aurait imposé un chef de gouvernement islamiste 100% pur jus et de l'ancienne école façon Sayed Kotb???

Le pire c'est que grâce à l'incurie du parti présidentiel élu par les tunisiens il aurait eu tout le loisir de le faire en disposant des mains presque libres à l'assemblée nationale!!!

Décidément nous pouvons dire que l'âge a du bon...

Qui doit être tenu responsable de ce fiasco????

Pourquoi une telle désagrégation du parti présidentiel au point où nous nous trouvons avec monsieur Ghannouchi en premier homme fort du pays alors que nous avons voté pour monsieur Caïd essebsi???

Imaginer qu'Ennahda ait eu à sa tête un homme du type Erdogan???

Eh bien nous aurions en Tunisie un gouvernement islamiste avec des lois islamistes et ce même si tout d'un coup un front commun se serait levé contre Ennahda (un savant jeu d'alliance aurait neutralisé tout ce beau monde) alors que pourtant le peuple tunisien a voté pour un candidat qui prétendait pouvoir lutter contre l'islamisme...

Vous imaginez la fracture dans le pays si on avait eu un Ghannouchi plus jeune à qui certains exaltés lui rappelaient sa propre jeunesse???

Non vraiment l'âge a du bon car c'est sur les municipales que table Ennahda, le parti et son chef ayant bien compris l'impérieuse nécessité d'une assise au niveau local et étant bien au fait du vote traditionaliste dans le sud tunisien...

BCE ne pouvait pas présumer que son parti partirait à ce point en lambeaux et si d'ailleurs les tunisiens avait imaginé cela ils ne seraient même pas allés voter. De fait cela remet en cause même l'utilité et surtout LE SENS du vote présidentielle de 2014 , c'est dire la gravité de la situation.

L'entente Nidaa Ennahda n'aurait pu fonctionner que si la mise en oeuvre d'une politique claire et forte avait été exécutée avec des consignes fermes de vote des lois et surtout le même mot d'ordre ferme au niveau de tous les ministères...Mais une trop grande réussite du chef du gouvernement déplaît à certains et ce ne sont pas ceux que l'on croit (en politique et dans la vie de manière générale, mais surtout en politique ce sont vos amis ou ceux de votre camp ou de votre bord idéologique qui vous assassinent, au sens figuré mais parfois aussi au sens propre, lire l'histoire).

Cela est pathétique, vraiment pathétique. ..

Nous vivons sous un régime bâtard de semi-cohabitation dû au fait inédit d'une totale désagrégation du parti présidentiel en cours de législature, gâchis ou sabotage, les résultats sont là : la Tunisie fait du surplace voir s'enfonce et lorsqu'elle bouge nage en eaux troubles.

Ennahda est bien clémente en pareille occasion remercions Dieu que l'intelligence ou pour certains le machiavélisme stratégique domine la précipitation à l'accès au pouvoir...

Or il faut une majorité présidentielle forte et unie pour mener à bien une politique sans défaillir et sur toute la durée de la mandature.

Notre président doit impérativement mesurer le ridicule mais aussi la gravité de la situation et c'est pour lui que la Tunisie a voté...Nous avons voté pour une Tunisie propre et performante, une Tunisie sécure, prospère et productive, une Tunisie où notre drapeau brille d'un rouge vif et d'un blanc éclatant, une Tunisie vivante et moderne, une Tunisie droite,fière, disciplinée, une Tunisie qui se tient debout et pour une POLITIQUE COHÉRENTE!!!


TAHYA TOUNES
Députés Patriotes levez vous et rejoignez le front.
Givago
| 13-11-2017 21:40
Vous sauverez la patrie et vous même d'un seul coup.ça fera grincer des dents mais ça vaut le chandelle.
Souspicions
Khneji
| 13-11-2017 20:28
Souspicions de corruption et/ou de terrorisme frappent des depute's de Nida et de laNahdha.....Est ce que Nizar Elbahloul a le courage de nous dire plus?
Merci beaucoup pour ces éclaircissements
Zohra
| 13-11-2017 19:43
On comprend mieux, peut être qu'ils ont compris enfin après 7 longues années qu'il faudrait sauver la Tunisie des griffes ces arrivistes et opportunistes. Qui sait inchallah ? et que si le bateau chavire, ils sont les premièrs à être touchés
appel a tous les deputès patriotes
houda
| 13-11-2017 18:35
pour rejoindre le nouvau bloc parlementaire et sauver ainsi la tunisie des griffes des profiteurs de ennahdha des islamistes traitres de natures et de hcs et les parachutès de nida vendu IL FAUT SAUVER LA TUNISIE
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