Bassem Loukil : La réglementation de change est un frein pour l’entrepreneur tunisien

Businessnews.com.tn | publié le 26/09/2017 09:35

« Il y a un manque de connaissance du terrain Africain de la part des entrepreneurs tunisiens » a déclaré le président de Tunisia Africa Business Council (TABC), Bassem Loukil, lors de la matinale d’Express FM présentée par Wassim Ben Larbi.

Le président de (TABC) a évoqué lors de l’émission les diverses opportunités du marché africain ainsi que les freins qui existent aujourd’hui et ce qui doit être fait pour dynamiser les rapports avec certains pays.

 

« Avec (TABC) 5 missions ont été jusque-là organisées vers des pays d’Afrique. L’accueil que nous avons eu à Djibouti, par exemple, a été pour le moins chaleureux. Il s’agit là d’un pays qui souhaite fortement raviver le rapport avec la Tunisie », M. Loukil a aussi parlé du Bénin, un pays qui redémarre et qui est en train de devenir une plateforme logistique et numérique importante.

Dans son intervention, Bassem Loukil a énuméré une liste de freins que les entrepreneurs tunisiens rencontrent en voulant intégrer le marché africain. Il a en effet dit que malgrè ses efforts et ses progrés, Tunisair souffre de manque d'appareils en plus de certains retards et ses faibles liaisons avec les pays d'Afrique, « En deuxième lieu, je citerais la faible représentation diplomatique sur l’Afrique et l’absence de banques tunisiennes sur les marchés clés ».

 

Le président de TABC a ajouté que la règlementation de change est aussi un handicap important vis-à-vis des entrepreneurs qui veulent aller vers l’Afrique. « Vous ne pouvez pas prendre la décision d’aller sur un marché étranger avec une telle réglementation. Aussi, Notre pouvoir compétitif est faible vue la lenteur du transport de nos marchandises. Il nous faut des lignes maritimes, nous avons déjà Tunis-Dakar-Abidjan, il faut en développer d’autres, je pense ici au Cameroun et au Bénin où nos produits n’arrivent pas».

 

Au cours de l’émission, Bassem Loukil a également recommandé aux entrepreneurs tunisiens de ne pas travailler seuls sur l’Afrique, « il faut qu’ils essayent de profiter de l’expérience des autres qui y sont depuis une dizaine d’années ».

Au chef du gouvernement, M. Loukil a demandé de stabiliser le dinar et d’intensifier la lutte contre la contrebande et la corruption.

 

S.A

 

Bassem Loukil : La réglementation de change est un frein pour l’entrepreneur tunisien

publié le 26/09/2017 09:35

« Il y a un manque de connaissance du terrain Africain de la part des entrepreneurs tunisiens » a déclaré le président de Tunisia Africa Business Council (TABC), Bassem Loukil, lors de la matinale d’Express FM présentée par Wassim Ben Larbi.

Le président de (TABC) a évoqué lors de l’émission les diverses opportunités du marché africain ainsi que les freins qui existent aujourd’hui et ce qui doit être fait pour dynamiser les rapports avec certains pays.

 

« Avec (TABC) 5 missions ont été jusque-là organisées vers des pays d’Afrique. L’accueil que nous avons eu à Djibouti, par exemple, a été pour le moins chaleureux. Il s’agit là d’un pays qui souhaite fortement raviver le rapport avec la Tunisie », M. Loukil a aussi parlé du Bénin, un pays qui redémarre et qui est en train de devenir une plateforme logistique et numérique importante.

Dans son intervention, Bassem Loukil a énuméré une liste de freins que les entrepreneurs tunisiens rencontrent en voulant intégrer le marché africain. Il a en effet dit que malgrè ses efforts et ses progrés, Tunisair souffre de manque d'appareils en plus de certains retards et ses faibles liaisons avec les pays d'Afrique, « En deuxième lieu, je citerais la faible représentation diplomatique sur l’Afrique et l’absence de banques tunisiennes sur les marchés clés ».

 

Le président de TABC a ajouté que la règlementation de change est aussi un handicap important vis-à-vis des entrepreneurs qui veulent aller vers l’Afrique. « Vous ne pouvez pas prendre la décision d’aller sur un marché étranger avec une telle réglementation. Aussi, Notre pouvoir compétitif est faible vue la lenteur du transport de nos marchandises. Il nous faut des lignes maritimes, nous avons déjà Tunis-Dakar-Abidjan, il faut en développer d’autres, je pense ici au Cameroun et au Bénin où nos produits n’arrivent pas».

 

Au cours de l’émission, Bassem Loukil a également recommandé aux entrepreneurs tunisiens de ne pas travailler seuls sur l’Afrique, « il faut qu’ils essayent de profiter de l’expérience des autres qui y sont depuis une dizaine d’années ».

Au chef du gouvernement, M. Loukil a demandé de stabiliser le dinar et d’intensifier la lutte contre la contrebande et la corruption.

 

S.A

 

Commentaires (9) Commenter
Non, mr B.Loukil ....!
Hannibal
| 27-09-2017 09:13
Non, mr B. Loukil le problème que vous posez là est plutôt le problème plus général du commerce extérieur de la Tunisie.
Ce n'est pas un problème de réglementation du change.

Qu'est ce que la réglementation du change ?

C'est pouvoir réglementaire octroyé à la Banque Centrale de pouvoir :
mettre en oeuvre la politique monétaire du pays dont l'objectif principal est d'assurer la stabilité du niveau général des prix donc, assurer la stabilité interne et externe de la monnaie nationale

· détenir et gérer les réserves officielles

· édicter les normes et règlements concernant les opérations sur les devises étrangères

· participer à la négociation de tout accord international comportant des modalités de paiement et en assurer l'exécution

· élaborer la réglementation et contrôler les établissements de crédit, les institutions financieres

· promouvoir le bon fonctionnement des systèmes de compensation et de paiement

· Promouvoir le développement des marchés monétaires et des capitaux

Mr B.Loukil cherche-t-il à modifier les prérogatives de la BC en matière de réglementation ?

La réponse ne peut être que, NON !

La BC doit veiller à protéger l'économie générale du pays et certains intérêts :
- soumettre à son autorisation et à son contrôle l'importation, l'exportation et le transit des marchandises, des biens, des services et des valeurs
- protéger la monnaie
- veiller aux mouvements des capitaux et à l'équilibrer de la balance de paiement
- protéger l'économie générale du pays
- le contrôle de change est un moyen pour combattre la fuite des capitaux


Le problème qui se cache derrière cette déclaration est une tentative de la part de cet homme d'affaire d'infléchir la politique de réglementation du change de la BC de Tunisie en faveur des hommes d'affaires travaillant avec d'autres pays...
Que cherchent ils ?
Plus de liberté à :
- faire sortir plus de Devises à l'étranger
- détenir des capitaux à l'étranger
- importer plus de produits
- payer moins de taxes et droits de douane

Non, mr B.Loukil, l'économie tunisienne ne peut supporter une inflexion généralisée et incontrôlée dans ce sens !
La première conséquence serai l'aggravation du déficit de la balance commerciale
la deuxième conséquence est le déséquilibre de la balance de paiement
troisième conséquence une Dépréciation du Dinar ! L'EURO vaudra alors pas loin de 5 Dinars !!!

Le vrai problème n'est pas là ?

- les entreprises tunisiennes doivent être compétitives (prix/qualité)
- les entreprises tunisiennes doivent innover et améliorer la qualité des biens et des services
- les entreprises doivent prospecter des marchés et chercher des débouchés ...pour delà ...il faut avoir une politique de prospection à moyen et long terme !
- L'Etat tunisien doit accompagner et faciliter l'introduction et l'implantation de ces entreprises ...par l'intermédiaire de ces structures diplomatiques...
- l'Etat tunisien doit à cet effet, encourager et aider Tunis-air et la CTN à s'orienter de plus en plus vers l'Afrique et certains marchés...
- l'Etat tunisien doit faciliter le transfert, le paiement, le rapatriement des recettes exportation et d'investissement à l'étranger...
Enjoliveur
Watcher
| 26-09-2017 20:50
J'ai écouter son interview ce matin et tout le laïus sur Djibouti et tous ses conseils aux entrepreneurs tunisiens. Si c'est comme ses conseils pour acheter les actions UADH quand elles ont été introduites en bourses à 6,500 Dt et qu'elles se retrouvent aujourd'hui à un plus de 3Dt , Merci !
Le bitcoin et les monnaies cryptées: une solution pour les obstacles de la réglementation
Rationnel
| 26-09-2017 17:11
Le bitcoin et les monnaies cryptées (cryptocurrencies) peuvent faciliter les échanges internationaux et contourner les obstacles poses par la réglementation du change.
Reflexion
Sami
| 26-09-2017 12:55
Il faut réfléchir sur cette réglementation des changes ki bloque toute'economie tunisienne et les investissements pourkoi par ex n pas changer les règles de résidence par ex ki permettrait aux tunisiens d'avoir des comptes et d'investir librement etc,,, et éviter cette schizophrénie hypocrite ki mine la société tunisienne des affaires
Se réveiller africain!
N.S.
| 26-09-2017 12:05
Je me rappelle jeune enfant la curiosité que j'avais pour l'Afrique, notre continent. Bourguiba recevait presque tous les mois les pères de l'indépendance à Tunis, ils viennent écouter ses conseils et nous avons vu les cortèges de Houphouet, Senghor, Sekou Touré, Diori, Nkrumah,... sillonner Tunis. Plus tard travaillant dans cette afrique sub-saharienne au début des années 1980, j'ai vu les reliques de la politique de Bourguiba (les banques et les assurances au Niger, au Sénégal,..), l'immense prestige dont disposait les cadres tunisiens dans ces pays où des cadres formés en Tunisie étaient réellement nos ambassadeurs. Et puis survint le régime Ben Ali qui a tourné le dos à l'Afrique. Nos ambassades sont devenus les "frigos" des ambassadeurs ayant mécontenté la présidence, les représentations de nos banques ont été liquidées à vil prix (la BST au Sénégal a été acquise par la marocaine Ettijari qui est devenue la banque la plus puissante de l'Afrique de l'Ouest). Les étudiants africains viennent plutôt dans des universités privées souvent dans des buts inavoués.Tunis Air est resté longtemps avec ses lignes ouvertes dans les années 1970 et je peux continuer...
Aujourd'hui tout le monde en Tunisie veut conquérir l'Afrique, mais nous sommes aveugles devant les moyens que mettent les marocains à commencer par leur roi, leurs hommes d'affaires, leurs commerçants,leurs prédicateurs religieux, leur RAM (qui fait de Casa un véritable hub!).. Et nous que nous reste-t-il? Les Entreprises de TP? Difficile de faire la concurrence aux chinois, nous avons raté notre créneau temporel. Les services (ingénieurs-conseils, médecine, hotellerie,...)? les efforts n'ont pas cessé pour les développer mais trop de contraintes découragent les volontés les plus affirmées (notamment le régime de change, le paiement de nos expatriés...). Le commerce de nombreux produits alimentaires ou manufacturés? la logistique des transports est un grand frein.
Mais malgré toutes ces contraintes, l'avenir des exportations tunisiennes se joue en Afrique sub-saharienne. Je répète à nos futurs expatriés africains la phrase de Churchill "il y a pire que de ne pas réussir, c'est de ne pas essayer".
N.S.
Mr. Bassem Loukil va ruiner la
Ahlem
| 26-09-2017 12:00
Tunisie avec ses propositions oligarques!

Et que faire de la réglementation familiale?
DHEJ
| 26-09-2017 11:01
MDR...
Aneantir les 2 cancers qui rongent nos institutions est un devoir national.
MM
| 26-09-2017 10:19
La corruption et le trafic et la consommation des drogues doivent etre combattues sans aucune complaisance,Ces deux cancers risquent de ronger toutes les institutions de l Etat Tunisien,tant que nos lois les combattant ne sont pas aussi severes qu elles le devraient.L exemple du petit Etat de Singapour ou la peine contre la corruption et la drogue peut atteindre la peine capitale,cet exemple de la tolerance ZERO merite d etre imite par les autorites Tunisiennes.Après l'indépendance, en 1965, Singapour a su devenir, avec très peu de ressources naturelles et des problèmes socio-économiques importants ' émeutes raciales, chômage massif, difficultés de logement et d'accès à l'eau ', l'un des pays les plus développés et les plus prospères du monde, en termes d'économie, d'éducation, de santé, de sécurité et d'urbanisme.Présentant une stabilité politique remarquable, Singapour est considéré aujourd'hui comme une « démocratie autoritaire » La cité-État est donc considérée comme un pays pratiquant le libéralisme économique sans le libéralisme politique.En 2009, le budget militaire atteignait 8,4 milliards d'euros, soit 5 % du produit intérieur brut, l'un des pourcentages les plus forts de la planète.Les lois sur le comportement social sont réputées très strictes (certains disent que « Tout ce qui est amusant est interdit à Singapour »). Le maintien de l'ordre est assuré par un corps de police dont la plus grande partie des membres agit en civil, permettant ainsi de surveiller toute entorse à la loi de manière plus efficace. La législation est d'ailleurs appliquée strictement tant aux nationaux qu'aux étrangers. Ainsi, le taux de criminalité de Singapour figure parmi les plus bas du monde, les rues étant sûres à toute heure.Le comportement vis-à-vis des femmes, notamment en public, ne doit jamais être équivoque. Sur simple dénonciation, la police peut procéder à des arrestations pour « exhibition sexuelle ». Les cas se sont récemment multipliés, et plusieurs Européens de passage se sont retrouvés bloqués pour ce motif à Singapour pour une quinzaine de jours avant leur comparution devant le tribunal.
Les lois anti-drogues sont très strictes : Singapour recourt aux châtiments corporels pour punir le trafic de drogue. Quiconque pris en possession de plus de 13'14 g d'héroïne, 28 g de morphine ou 480 g de cannabis est passible de la peine de mort. De 1991 à 2005, 420 personnes ont été pendues à Singapour, majoritairement pour trafic de drogue, selon un rapport d'Amnesty International. Le nombre d'exécutions capitales par habitant est le plus élevé du monde. La possession d'ustensiles permettant la consommation de drogue (pipes, seringues, etc.) est également interdite.
Des contrôles peuvent même être effectués à l'entrée dans le pays (test d'urine confirmé par un test sanguin). En cas de test positif, la personne est réputée avoir consommé de la drogue sur place.
Deux casinos accueillent les touristes étrangers, mais les Singapouriens doivent payer un droit d'entrée de 100 S$, censé décourager la passion du jeu.
A nos elus d y reflechir pour proposer de nouvelles lois tres severes pour mettre fin aux trafiquants et aux barons des finances douteuses qui arrosent
tous les domaines sensibles de la vie sociale dans notre pays,dont certains medias et journalistes verreux.Si Chahed a declare la guerre a tous ces barons'.mais il lui manque le courage necessaire a un veritable homme d Etat de prendre les decisions libre de toute influence et pression.
Je vous rappelle un exemple lorsque Bourguiba a donne l ordre d expulser un Emir Saoudien,frere du roi Fahd,pour avoir agresse un directeur d hotel a Hammamet''.et l exemple de l expulsion du prince Marocain Hichem par BCE sous l ordre de l Arabie Saoudite et du Maroc'..
Mr Loukil a parfaitement raison,tant que les moyens aeriens de communication
avec l etranger restent l exclusive de Tunisair,nos pertes en manque a gagner resteront enormes et nous risquons de perdre definitivement les opportunites
africaines,la guerre contre la corruption et la contrebande tarde a se concretiser veritablement,un pas en avant deux pas en arriere.On a l impression de vivre une comedie orchestree par une campagne electorale avant son terme....
Réglementation archaïque mais!!
Crow
| 26-09-2017 10:17
La réglementation de change est certes archaïque, elle date des années 60 et elle revêt un aspect soviétique, l'Etat considérant la détention d'avoirs en devise comme une infraction..mais cela n'a pas empêché des milliers de faire sortir leurs devises à l'étranger.
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