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Tunisie - Rafik Abdessalem: Le manque de diplomatie de Monsieur gendre

Tunisie - Rafik Abdessalem: Le manque de diplomatie de Monsieur gendre

Le ministre tunisien des Affaires étrangères Rafik Abdessalem continue de défrayer la chronique et multiplie les couacs.
Son manque de connaissances des rouages diplomatiques, mais aussi du langage et de la retenue que doit avoir tout diplomate en chef, suscite moult interrogations. Au manque d’expertise et d’expérience dans son domaine, s’ajoute un manque terrible de connaissances de l’Histoire et de la géographie de son pays.

Quand son nom a commencé à circuler lors de la composition du gouvernement, les observateurs politiques et éditorialistes ont crié au scandale. Il est inconcevable de nommer le gendre de Rached Ghannouchi à la tête de la diplomatie tunisienne.
L’opposition, quasiment unanime, ne voulait pas de népotisme familial, mais n’avait pas de réels arguments supplémentaires pour justifier son refus à part le fait que Rafik Abdessalem était un haut cadre de la galaxie de la chaîne qatarie Al Jazeera.
Le refus de cette nomination n’a pas touché que l’opposition. Au sein même d’Ennahdha, on était sceptiques. Selon certaines indiscrétions, très bien informées et très crédibles, pas moins de huit hauts cadres du parti islamiste ont manifesté ce refus. Et toujours selon ces indiscrétions, ces huit hauts cadres ont été «convoqués» un à un par Rached Ghannouchi pour des réunions en tête-à-tête au bout desquelles ils ont changé d’avis ou, plutôt, ont acquiescé du bout des lèvres.
Il faut dire que logiquement, pour qu’une personne d’aussi proche parenté soit nommée à un poste de cette envergure, il faut vraiment démontrer qu’elle est la meilleure possible à ce poste dans tout le pays, et de ce fait, sa nomination s’imposerait à tous. Ce qui est loin d’être le cas.
Chez Ennahdha, on a une qualité de taille: le linge sale se lave en famille et la discipline est de mise. L’affaire n’a donc pas fait de bruit et n’a jamais été médiatisée. Le mot d’ordre est donné: il faut soutenir Rafik Abdessalem et ne jamais le présenter comme étant le Monsieur gendre, mais plutôt comme la compétence unique capable de diriger la diplomatie du pays.
Autre argument du parti islamiste : le monsieur a dû, lui aussi, subir les affres du régime Ben Ali en sa qualité de gendre et de militant fort actif d’Ennahdha et ne peut donc pas être sanctionné pour ce lien familial dont il a subi les conséquences lors des années de braise.
On omettra de rappeler, bien entendu, que le bonhomme a quasiment toujours vécu à l’étranger et on ne voit vraiment pas de quelles affres parle-t-on. Entre le militantisme et les années de prison subies par les Jebali, Dilou, Ben Salem ou Ellouze, il n’y a absolument aucune comparaison.
Rafik Abdessalem est une compétence ? Va pour ça et on ne demande qu’à voir.

Trois mois plus tard, on a vu ce qu’on a vu et entendu ce qu’on a entendu.
Il s’avère que le ministre des Affaires étrangères ne maîtrise pas vraiment la langue française, deuxième langue du pays et première langue des affaires en Tunisie. Surtout, c’est la première langue de la diplomatie et la langue du premier partenaire économique. Diplomatiquement parlant, le signal est des plus mauvais. «Ce n’est pas une tare, diront ses défenseurs, Rafik Abdessalem maîtrise parfaitement l’anglais, première langue des affaires dans le monde et la Tunisie est un pays arabe, les Français doivent comprendre cela une fois pour toutes». Allez expliquer que la France a, certes, besoin de la Tunisie, mais que la Tunisie, économiquement parlant, ne peut en aucun cas se passer de la France. Et à ce titre, elle gagnerait à s’abstenir de lui envoyer un tel message improductif au meilleur des cas, inamical au pire.

Le personnel du ministère des Affaires étrangères a été parmi les tout premiers à s’apercevoir des «limites» de leur nouveau ministre et les tensions se sont ressenties dès les premiers jours.
A l’origine de cette tension, «une méconnaissance par M. Abdessalem des dispositions administratives régissant l’action du ministère», écrivait Le Maghreb le 29 janvier. A titre d’exemple, «il se met en colère à chaque fois qu’on lui dit qu’il n’est pas possible de prendre en charge les frais de mission d’une personne ne faisant pas partie du personnel du département».
Sans oublier que le ministre n’a pas reçu, jusqu’à présent, une délégation des employés qui lui ont demandé une audience les poussant à annoncer un préavis de grève.
Trois mois plus tard, les esprits ne se sont pas vraiment calmés et on se plaint, dans les couloirs du ministère, des frais de missions onéreuses du ministre et de son manque de tact et de diplomatie dans la gestion des affaires.

Quelques semaines plus tard, la polémique a été déclenchée avec son annonce spectaculaire de renvoyer l’ambassadeur de Syrie en Tunisie. Un ambassadeur qui a déjà quitté le pays depuis des mois déjà. Pour se défendre, l’entourage de Rafik Abdessalem a rappelé que ce renvoi a été précédé par plusieurs avertissements (que la majorité des observateurs a oubliés) et qu’il fallait envoyer un signal fort. Peut-être, mais on aurait pu dire, par souci de précision et afin d’éviter toute tromperie, que l’on a renvoyé le chargé d’affaire faisant office d’ambassadeur. En matière de diplomatie, chaque mot doit être pesé lourdement avant d’être prononcé.
Fin février, le ministre provoque la colère des Amazighs suite à ses déclarations lors du congrès ministériel des pays du Maghreb. Il a, en effet, émis une objection à la proposition de son homologue marocain, Saâd Eddine El Othmani, qui a appelé à changer la dénomination du «Maghreb Arabe» pour «l’Union Maghrébine», en référence à la grande variété de civilisations, de cultures, de populations et de langues réunie dans les pays du Maghreb.
Selon le chef de la diplomatie tunisienne, cette objection serait justifiée par la dimension culturelle, civilisationnelle mais aussi géographique que comporte le terme «arabe». Une appellation qui, selon lui, réunit les pays du Maghreb, constituant «la partie occidentale du monde arabe».
L’observatoire amazigh des droits et des libertés a publié un communiqué dans lequel il regrette la ségrégation dont découle le refus de la proposition marocaine et qualifie les déclarations de Rafik Abdessalem d’«aberrantes», en référence à l’argument géographique émis par le ministre.

M. Abdessalem ne manquera pas de défrayer la chronique en réalisant une première dans la diplomatie internationale. Dans une interview sur Al Jazeera, le ministre osera critiquer sévèrement les médias tunisiens qu’il juge partiaux et il ne manquera que de dire, malhonnêtes. Le linge sale d’Ennahdha a beau se laver en famille, celui des médias tunisiens se lave en public et sur une chaîne internationale loin, très loin, d’être impartiale. Le hic, c’est que le ministre comprend parfaitement la partialité des médias qataris (ou britanniques) en parfaite cohésion avec leur propre ligne éditoriale, mais feint de ne pas comprendre la partialité des médias tunisiens.
Sa même remarque sur les médias, il la formulera devant l’Assemblée nationale constituante dans une posture similaire à celle d’un orateur lambda dans une conférence d’une association de quartier. Ses coudes collés au pupitre, l’autosatisfaction de son propre travail et du travail gouvernemental (le meilleur gouvernement de tous les temps dira-t-il) en disent long sur le manque de tenue et de retenue que doit observer tout diplomate.
On taira au passage la fameuse histoire du vrai faux complot contre le gouvernement puisque c’est par son biais que la «réunion» des diplomates étrangers à Tunis a été ébruitée.

La dernière prouesse du ministre nous viendra de cette conférence-débat tenue fin février à Doha. Encore une fois, il ne se retiendra pas de dénigrer ses compatriotes en public et dans un pays étranger. L’opposition? Des 0,00%.
Il sera la risée de tout le monde en indiquant que les côtes tunisiennes ne s’étalent que sur 500 kilomètres. Un élève de la 6ème année primaire ne s’y tromperait pas et aurait été sévèrement sanctionné par son instituteur suite à une telle erreur.
Mais la sanction tombera sur notre collègue Mohamed Ammar, journaliste résidant au Qatar, qui a eu le «culot» de corriger le ministre en public. Il sera privé d’interview, na!
La haute compétence dont a parlé Rached Ghannouchi, suivi comme des soldats disciplinés par les différents responsables d’Ennahdha, a clairement montré ses limites.
La Tunisie et sa révolution jouissent d’une excellente aura à l’international, a dit à maintes reprises le M. Abdessalem. Toute la difficulté réside dans l’habilité à garder cette belle image et ce n’est certainement pas avec un ministre qui dénigre ses critiques en Tunisie et à l’étranger et ne maîtrise ni ses dossiers, ni l’histoire et la géographie de son pays, que cette belle image pourra être préservée.
«Les diplomates trahissent tout excepté leurs émotions», disait Victor Hugo. Monsieur gendre n’a même pas été capable de cela. Dommage!

Raouf Ben Hédi

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Commentaires

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j.trad
| 31-05-2012 12:25
est le nécessaire ,mais pas suffisant ,il nous faut au plus vite ,et au plutôt/il nous faut des diplomates/qui s'inspirent de Socrate/d'Aristote et de Platon/ pendant qu'il est encore temps/pour-que l'humanité bouge/avant l'alerte rouge/le mouvement d'ensemble/je l'imagine "allant L'amble"/mené par des diplomates qui comblent/l'Appel de DIEU/vers les Lieux /qualifiées demeure/ première/pour les prières/avant qu'il ne soit dit par ALLAH

j.trad
| 31-05-2012 10:47
je propose un Salafiste ,plus que SALAFISTE,un barbus ,bel et bien convaincu :<> pas avec le bla-bla ,ou le feu et les dégâts ,ou la précision des chiffres sur la longueurs des intestins ,ou des côtes tunisiennes ,mais dans les leçons qu'il faut tirer philosophiquement pour prouver que Dieu a crée le monde selon un mode "cabalistique" l'homme en découvrant ,par l'intelligence ,les mystères ,et les rouages de la création ,ne doit pas ,sortir des limites de sa condition de "Créature" (hatta wa law nafadha ila a9tar -issamawati...) ,un comportement "gauche",une erreur dans l'expression arabe ,doit être considérée plus grave ,qu'une expression maladroite dans une langue étrangères ,les règles de convenances exigées envers des diplomates ,me révoltent ,lorsque ces diplomates se moquent ,de ce que un musulman considère primordial ,dans l'existence (c'est pourquoi l'accoutrement de Gadhafi que beaucoup raillaient ,moi je les approuvaient comme dénigrement du futile ,pour attirer l'attention vers le primordial ...)

j.trad
| 31-05-2012 10:01
il m'est resté gravé dans la mémoire ,une réflexion rapportée ,ici et là qui dit que les Français avant de quitter l'Algérie" ont laissé courir ,comme un message empoisonné ,disant aux Algériens :vous avez chassé les colons Français ,mais n'oubliez pas que les Arabes aussi vous colonisent ,les intellectuels Amazigh ,ne lâchent pas prise ,alors que les Arabes n'ont été que des "ATIHIN" ,leurs mission est de faire parvenir le Message d'ALLAH (pas le message des Arabes,en tant que race ,mais le texte sacré ,le SAINT CORAN ,que DIEU a choisit de le révéler par le biais de la langue arabe .) les Amazigh restent des AMAZIGH ( par l' ADN) Algériens (par la géographie) Musulmans de confession ( devons apprendre la langue Arabe pour accéder à l'âme du Saint CORAN,) (les traductions ont causé beaucoup de confusions dans les religions antérieures à l'Islam ,c'est pourquoi il faut se cramponner à la langue arabe ,car elle seule garantit les Affinités du "I3jaz Bayani" .l'antagonisme que stimulent les manipulateurs par la brèche ethnique au grand Maghreb musulman ,prouve qu'une donnée très précieuse ,quant à la compréhension du SAINT CORAN est à mettre en valeur ,il faut que les compétents de la science du "I3jaz Bayani" doublent d'efforts pour Assainir le climat de la foi ,et démasquer les manipulateurs ,qui ont des objectifs complexes ,ce n'est pas pour les beaux yeux des Amazigh qu'ils bougent ,l'Afrique entière est convoitée,pour ses richesses ,mais un autre objectif motive ceux qui distinguent l'Essentiel ,toutes les richesses de la terre sont la propriété d'ALLAH ,ALLAH est très généreux il nous le dit à nous tous les HUMAINS ,en un verset clair et net <<...ma khala9tou-l-jinna wal INSA ILLA LI YA3BOUDOUNI..>>,tout le reste n'est que "ZABADOUN YADHHABOU JOUFAAN....AMAZIRGH ,ou ,chinoix,russe,gaulois,anglo-saxons ,amer-indiens ,et tous les conflits ethniques ,cesseront lorsque les Arabes auront compris pourquoi ALLAH a choisit spécialement l'ARABE en tant que langue ,la MECQUE comme lieu pour ce qu'il définit " Baytoullah" la Maison de Dieu ...je conclue par une phrase de V;Hugo dans "les contemplations" <<;...tout est religions!!!>>.

j.trad
| 31-05-2012 08:34
ce qui donne le jugement de deux qui se comportent maladroitement ,on dit que tel :<> et pour compléter l'équation :<>,on peut résumer par le qualificatif souvent évoqué :" Jésuite" pour signifier "hypocrite"...c'est largement suffisant pour fuir ,le poste des affaires étrangères ,où n'y puissent réussir ,que ceux qui ne trahissent pas leurs émotions !!!!!!!!! Alors existe-il encore qui disputent le dit "poste" ?.

j.trad
| 23-05-2012 12:56
et pourquoi pas les ambassadeurs FRANçais ne se donnent jamais la peine d'apprendre la langue ARABE?????!!!!!

mohamed 5003
| 23-03-2012 18:55
il y a comme un air de remaniement qui se dessine et qui concernerait 2 ou 3 ministeres. que dieu exauce nos voeux.

Mohamed Hédi Marzouk alias Dédé
| 23-03-2012 14:00
Monsieur gendre n'est pas à sa place.
Monsieur beau père non plus.
Mais tous deux qu'est-ce qu'ils ont donné au pays pour mériter tant de pouvoir?

bekir
| 21-03-2012 23:56
je m'adresse a inconnu(21/03/2012 14:19) : en politique être humain n'est pas une excuse, vous faites une faute, vous êtes grillé c'est les règles du jeux. de plus bouchleka est clairement incompétent il ne mérite pas sa position comme tout le gouvernement tunisien actuel d'ailleurs...

ZATOPEC
| 21-03-2012 22:37
MESDAMES QUI DÉFENDEZ AVEC ARDEUR LE "DOCTEUR" BOUCHLAKA(LE STYLE ET LA METHODE DE DEFENCE DE CET IGNORANT DEMONTRE QU'IL S'AGIT EN MAJORITE DE FEMME ) SACHEZ QUE JE CONCIDERE QUE VOUS ETES DES SENTIMENTALES VRAIMENT LOIN DE LA REALITE ..... SACHE MEDAMES QUE JE NE SUIS NI RCDISTE NI GAUCHISTE JE SUIS DS LES AFFAIRES ET MON BISNESS EST EN LIAISON DIRECTE AVEC LA FRANCE 70% ET LA SYRIE 30% NOTRE MAE EN CE QUI ME CONCERNE N'EST PAS DU TOUT A CA PLACE UN MAE QUI NE MAITISE PAS LE FRANCAIS ET QUI APPLIQUE A LA LETTRE LA VOLONTE DES QUATARITES ET DES AMERICAIN DOIT DEGAGER / NB CONCIDERE QUE LA CHAINE EL JAZEIRA EST LA MEILLEURS TV DU MONDE PROUVE QUE LIGNORANCE EST LA !!!!!!!

hatem
| 21-03-2012 22:10
Simplement competant, ne represente pas les Tunisien mais plutot sa famille.

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