Tunisie - Grève ouverte des enseignants universitaires à partir du 5 novembre

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L'Union des professeurs universitaires chercheurs tunisiens va observer, à partir du lundi 5 novembre, une grève générale ouverte sous le signe "grève de la dignité pour réhabiliter le l’enseignant universitaire et rompre avec des décennies de marginalisation".

Nejmeddine Jouida, coordinateur général de l'Union, a indiqué, ce lundi 29 octobre 2012 lors d'une conférence de presse, que ce mouvement dénonce la situation «catastrophique» de l’enseignant universitaire et l'indifférence du ministère du tutelle qui a refusé de négocier les revendications du corps enseignant, expliquant qu’avec l'augmentation des heures d'enseignement par semaine, les enseignants ont perdu plus de 10% de leurs salaires. Ils sont, également, privés d'avantages sociaux et de primes, en plus de la faible rémunération des heures supplémentaires, a-t-il ajouté.
Il a aussi évoqué l'indemnité kilométrique modeste qui ne couvre pas les frais de déplacement dans les zones intérieures pour enseigner, effectuer des recherches ou donner des conférences.

Autant de facteurs qui poussent les compétences universitaires à l'émigration, a souligné M. Jouida.
Pour l'essentiel, les enseignants universitaires réclament une majoration de pas moins de 50% de leurs salaires. Ils demandent, également, l’augmentation de la prime de rendement et la réduction des heures d'enseignement par semaine ainsi que la révision de la prime d'encadrement et du tableau d'avancement.

D’après TAP
8 commentaires
Je soutiens
Tunisienne |01-11-2012 15:48
Etant moi-même enseignante universitaire, je soutiens cette grève.
J'habite à Tunis et je travaille à Gabès. Je suis la maman d'une fille de 18 mois.
Je fais 12h de route allée et retour chaque semaine en louage depuis trois ans, c'est épuisant physiquement et financièrement. Quasiment aucun espoir de permutation sauf après six ans.
Pour moi, c'est l'un de nos problèmes majeurs.
Mr
UNIV |31-10-2012 23:26
Ceci est un projet de réforme préparé par ce jeune syndicat baroudeur de l'Université. 1200 personnes tout de même ont élaboré ce projet
MR
UNIV |31-10-2012 23:24
A écouter...les universitaires parlent de leur agonie

http://www.radioexpressfm.com/uploads/sounds/podcast/e8f795a31cd460e2198d817f501fd51ccc43854b.mp3
Revendications légitimes
ben |30-10-2012 07:07
Les universitaires souffrent. Il faut les comprendre.
Comment former des médecins, des Ingénieurs sans transferts de technologies et de sciences ?
Cela nécessite beaucoup de frais.
Un universitaire passe toute sa vie à étudier.
La Tunisie a besoin de ses compétences.
Je soutiens ce mouvement.
justement!
air |29-10-2012 22:46
Le dénigrement de l'enseignement supérieur est évident ne serait-ce que par les commentaires pejoratifs suscités par tout ce qui y touche. Quelques paresseux, et il y en a dans tous les métiers, ont terni l'image des universitaires. C'est un métier prenant difficile et nécessitant de nombreuses qualités. Les étudiants qui inondent les universités aux capacités limitées et le niveau des bacheliers ne rendent leur tâche facile. La plupart des étudiants savent à peine lire et écrire. Alors critiquer ceux qui subissent en silence est bien facile.
Gouvernement dupe et fonctionnaires escrocs et fats
antivéreux |29-10-2012 22:42
La société a aussi des droits ; d'accord pour les augmentations mais pas avant la réforme universitaire qui améliore la productivité et l'équité de l'enseignement supérieure sur tout le territoire tunisien on ne veut plus entendre des professeurs qui on étudié avec l'argent du peuple et qui refusent de travailler sur tout le territoire tunisien. Il faut aussi mettre les normes qui permettent d'évaluer les performances et de garantir la qualité de l'enseignement supérieur. On ne veut plus payer des « guahafa ».
Le problème n'est pas financier. Le problème est plus profond
Lemaj |29-10-2012 22:42
Le problème n'est pas financier pour l'essentiel, mais c'est un problème plutôt de vision du rôle d'un enseignant chercheur. Le système et notamment le statut de l'enseignant en Tunisie fait de l'enseignant un appareil qui travail tout le temps pour passer d'un grade à l'autre. Il passe ainsi tout son temps à faire les recherches pour son propre intérêt, au lieu de consacrer son temps à ses étudiants. La militarisation du cadre enseignant et l'épuisement de l'enseignants par les concours à répétition ont montré la faiblesse de notre système universitaire : Un enseignant épuisé, un étudiant affaibli et une université mal classée.
Le problème réside dans notre vision du rôle d'un enseignant chercheur. Le système et notamment le statut de l'enseignant en Tunisie fait de ce dernier un appareil qui travail tout le temps pour passer d'un grade à l'autre (assistant, maître-assistant, maître de conférences, professeur). L'enseignant passe tout son temps à faire des recherches pour son propre intérêt (la promotion), au lieu de consacrer son temps à ses étudiants. Ce système détruit l'enseignement supérieur. La militarisation du cadre enseignant et l'épuisement de l'enseignant par les concours à répétition ont montré la faiblesse de notre système universitaire : Un enseignant épuisé, un étudiant affaibli et une université mal classée.
Pour sauver l'enseignement supérieur, la solution n'est pas magique. Il suffit de regarder les expériences étrangères. Libérons l'enseignant du fantôme d'être examiné tout au long de sa carrière. Donnons-lui l'occasion de se consacrer pleinement à ses étudiants.
La réforme du statut et l'allègement du cursus « militaires » des enseignants chercheurs à l'instar de ce qui se passe dans les pays développés est la seule voie pour sauver les universités tunisiennes dont la réputation ne fait plus honneur à la Tunisie.
Mais quel est le temps de présence d'un SOIT-DISANT
Engineer Juridique |29-10-2012 18:12
Professeur universitaire???

Incapables de Rationaliser la production des diplômés de l'enseignement Universitaire!
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