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Tunisie - Droits de l'Homme pour des prisonniers pas comme les autres

Tunisie - Droits de l'Homme pour des prisonniers pas comme les autres
Abdelaziz Ben Dhia, Abdelwaheb Abdallah, Abdallah Kallel, Ridha Grira, ou Mohamed Ghariani, des noms qui sonnaient puissants et prestigieux du temps de Ben Ali, deviennent aujourd'hui un sujet qu'on évite d'évoquer, un sujet presque tabou. Et pour cause, certains pensent, de nos jours, que parler d'eux ou de leurs conditions de détention revenait à les défendre, donc à justifier les oppressions sous le régime de Ben Ali. On en est même arrivé à vouloir leur confisquer leur droit à un procès équitable et à une justice impartiale.

Ces anciennes figures emblématiques de Ben Ali sont en état d'arrestation ou de détention provisoire depuis plus de deux ans pour la plupart, dans l'attente de procès qui tardent à venir. Ils croupissent en prison, mais n'y sont pas encore pour payer leurs éventuelles dettes présumées envers la société. Ils n'y purgent pas leurs peines. Ils y sont, ils y restent, sans qu'il y ait sentence ou incrimination, du moins pas encore. Alors ils attendent, d'une attente interminable.
Revenons sur les faits. L'arrestation de certains parmi ces anciennes personnalités publiques s'est faite sur la base d'une plainte concernant le parti dissout RCD et portée contre une dizaine de personnes, laquelle plainte a été acceptée en février 2011, à peine un mois après la révolution. Ces anciens responsables au sein du RCD sont accusés de détournement de fonds et de mise en disponibilité de fonctionnaires de l'Etat au service du parti.
A ce niveau là déjà, plusieurs questions se posent : comment se fait-il que le vice-président du RCD à l'époque, Mohamed Ghannouchi ancien Premier ministre, ne figure pas parmi les personnes à arrêter? Autre question, parmi les secrétaires généraux qui se sont succédé à la tête du RCD, seuls Mohamed Ghariani et Abdelaziz Ben Dhia ont été considérés coupables; et les autres secrétaires généraux, n'y étaient ils pas impliqués au même titre?
Khaled Krichi, secrétaire général de l'Association de défense des prisonniers politiques, a déclaré lors de l'émission "Midi Show" en date du 13 mai 2013, que plusieurs symboles de l'ancien régime ont été emprisonnés pour des raisons purement politiques et que les motifs pour lesquels ils ont été arrêtés sont montés de toutes pièces.
Me Krichi a ajouté que ces personnes ont été arrêtées pendant le mandat de Béji Caïd Essebsi dans le cadre d'un règlement de comptes politiques entre l'ex-Premier ministre et toutes les figures susceptibles de jouer un rôle politique en Tunisie post-révolution.
On croit savoir que le choix de ces quelques noms parmi des dizaines d'autres personnes susceptibles de poursuites aurait été sifflé à l'oreille de M. Caïd Essebsi, alors qu'il était Premier ministre, par certains de ses proches dans le but de calmer les tensions encore trop vives parmi le peuple et en vue d'éliminer des adversaires politiques redoutables. Nous ne pouvons cependant pas affirmer la véracité de ces suppositions, faute de preuves.

Khaled Krichi a indiqué également que plusieurs de ces détenus sont dans un état de santé grave et il a appelé les autorités à les libérer pour des "raisons humanitaires".

En effet, Ridha Grira, arrêté depuis plus de deux ans dans le cadre d’affaires se rapportant à son passage au ministère des Domaines de l’Etat, est souffrant d’un cancer à un stade avancé et se trouve dans un état critique. Il ne peut plus marcher tout seul. Il a même fait ses adieux aux membres de sa famille venus lui rendre visite tout récemment, selon M. Krichi.
Rappelons que M. Grira est en prison depuis plus de deux sans jugement. Des proches à lui nous ont affirmé, par ailleurs, qu'il avait déjà sombré dans un état dépressif profond qui l'a conduit jusqu'à refuser tous soins médicaux.

En ce qui concerne Abdelwahab Abdallah, détenu depuis 28 mois, son avocat Sabri Ben Slama, a déclaré que le premier dossier concernant la mise à disposition est classé et deux décisions de la Cour de Cassation stipulent sa libération à propos de l’affaire de Cactus. A part cela, son dossier est vide. Il a 73 ans, il souffre de diabète et porte des ressorts au cœur.

Abdelaziz Ben Dhia, anciens ministre d’Etat conseiller principal et porte-parole officiel de la présidence de la République sous Ben Ali, est détenu depuis 28 mois également, il a un cancer et a subi, par le passé, un pontage coronarien. Il approche les 80 ans et son dossier est également vide. Il est accusé de mise en disponibilité. Dans son cas le délit dont il est accusé est prescrit après dix ans (1998).

Mohamed Ghariani, ancien secrétaire général du RCD, est accusé de financement illicite du parti. D’après son avocat, la loi 88 n’interdisant que les financements étrangers, n’interdit aucun financement local. Or, le RCD n’a reçu aucun financement étranger. Là aussi, le dossier est vide.

Abdallah Kallel, ancien ministre de l'Intérieur, également détenu depuis le 10 mars 2011, a déjà été disculpé de la première plainte pour malversation avec une expertise ayant abouti à "0 Millime suspect". Par contre, inculpé dans l'affaire dite de Barraket Essahel, il a été condamné à deux ans de prison ferme (déjà écoulés) en dépit, également, de la règle judiciaire de prescription (1991). M. Kallel a par ailleurs plus de 70 ans et souffre de graves problèmes cardiaques et de diabète.
D'ailleurs, la Fédération internationale des Ligues des droits de l'Homme (FIDH) a envoyé de Paris, en date du 2 mai courant une correspondance au chef du gouvernement Ali Laârayedh, l'invitant à prendre en compte l'état de santé détérioré du détenu et l'appelant "à fournir dans les plus brefs délais des soins appropriés à M. Kallel dont le pronostic vital pourrait se trouver engagé".

Pour Khaled Krichi comme pour plusieurs autres observateurs, il s’agit d’affaires purement politiques puisque d’un côté les dossiers judiciaires sont vides et de l’autre, il s’agit de détentions sélectives étant donné que de nombreuses personnes, soupçonnés des mêmes délits, courent encore les rues et occupent toujours de hauts postes de responsabilité. Il s'agit incontestablement d'une attitude de deux poids, deux mesures.

Enfin, compte tenu de l'expiration des délais réglementaires de détention provisoire, il devient donc urgent d'accélérer les procédures judiciaires de ces détenus, de trancher sur leur cas : ou bien ils sont coupables et ils doivent être déférés devant la juridiction habilitée pour la tenue d’un procès ou bien, alors, leurs dossiers sont vides et sans documents les accablant, comme le soutiennent leurs avocats, et là ils doivent être libérés comme le stipule la loi.
Mais il n'en demeure pas moins urgent de leur procurer les soins médicaux dont ils ont besoin, le temps que les procédures poursuivent leurs cours, comme c'est le cas dans tout Etat qui respecte les droits fondamentaux de l'Homme.
A moins qu'on opte pour la vengeance, au lieu de la voie de la reddition de comptes et de la justice transitionnelle.

Dorra Megdiche Meziou

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Commentaires

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MBA
| 24-05-2013 11:38
Votre bajbouj pour lequel vous voulez votez a détruit ce pays et l'as livré a au wahabites.
Ces hommes emprisonné ont construit un etat moderne respecté par le monde entier.
mais vous vous êtes un peuple minable et surtout debile pour comprendre cela..
Les azlem, la Tunisie de Zaba et le RCD vous n'aurez plus que vos yeux pour pleurer.

Vous avez detruit votre pays en croyant au fable que vous a raconté al jazeera et vous persister a croire que vous etes des ché guevarra. Loolll d'ailleur nous les rcd iste ont passe notre temps a rigoler tellement on vous trouve nulle a tous les niveaux..

Scorpion
| 15-05-2013 10:48
Energumène veut dire agité, exalté, excité, extravagant, fou.
Merci de vérifier vos connaissances.

pok
| 15-05-2013 02:26
@ yam alias gavroche, Energumène veut dire aussi personne possédée par le diable et/ou individu au comportement inquiétant : http://www.cnrtl.fr/lexicographie/%C3%A9nergum%C3%A8ne

yam alias gavroche
| 14-05-2013 18:22
@ tunisien et scorpion energuméne veut dire exalté ,passinné, .prière revoir la langue de molière .

yam alias gavroche
| 14-05-2013 18:05
@ scorpion et à tunisien.contrairement à vos insultes je vous répondrai de manière civilisé.je suis loin d avoir de la haine dans mes allégations je l,explique bien que ce qui arrive devait arriver ,ce que je reproche a certains leurs remarques qui n ,apportent aucun fruit car contrairement à vos dires et voir mes anciens commentaires je n,ai jamais fait l,éloge du gouvernement d,ennahdha je n,ai cessé de crier ma révolte du fait que les composantes dennahdha avaient bel et bien induit tout un peuple en erreur .deuxio sur le sujet en démocratie il y a une logique dans la rhétorique qui veut que nous ayons confiance en la justice ,et si au contraire on devait faire obstruction ,nous serions les instigateurs de la discordance qui existe déja à tous les niveaux .tertio je n,ai jamais manqué de respect à l,encontre de ces personnages puisque vous n,aimez pas le terme energumène qui n est d ailleurs pas une offence ,synonyme de phenomène. et puis un dernier conseil au lieu de semer à tout vent votre ranqueur autant vous constituer en association pour faire liberer les commis de lancienne dictature et de crier haut et fort vos sentiments d,injustice.point essenciel pourquoi la ligue des droits de lhomme ne s,est pas t elle manifesteé plus tot ou encore attaquer b cessebsi et laccuser d etre derriere ces actions serait une bonne formule pour attiser les ranqueurs ,voilà plusieurs questions quil faudrait poser à si khaled krichi.

tounsi 56
| 14-05-2013 17:28
depuis le coup d'état du 14 janvier ( et non révolution arabe comme l'a imposée l'usa et compagnie ) on assiste chaque jour à une comédie. ces personnes là sont confisqués pour dire aux pauvres tunisiens ,voila les voleurs de ben ali , ils prennent les tunisiens pour des ***

citoyen
| 14-05-2013 17:27
"Que plusieurs symboles de l'ancien régime ont été emprisonnés pour des raisons purement politiques et que les motifs pour lesquels ils ont été arrêtés sont montés de toutes pièces." !!!! OH que oui prisonniers politiques, bravo aux vrais militants de l'Association de défense des prisonniers politiques
Merci pour ces quelques mots de vérité oh combien important
Arrêtons cette chasse aux sorcières, cette manipulation médiatique, cet acharnement sur lesgrands commis de l'état. Mr Grira fait partie de l'élite du pays mais la Tunisie a laissé tomber ses élites, la Tunisie punie ses grands commis de l'état, la Tunisie est ingrate et oui malheureusement il n'y a que la vérité qui blesse
La vérité a éclaté au grand jour, PRISONNIERS POLITIQUES en Tunisie après la « révolution », prisonniers politiques et dossiers vides montés de toute pièces et, et, Et les dossiers vides ne sont que la partie visible de l'iceberg... . Commencez par respecter les droits de l'homme ensuite peut être on aura une dignité dans ce pays!!!!!

Tunisien
| 14-05-2013 17:04
yé chméyti , tu considères que ces gens doivent croupir en prison car sous Ben Ali il y avait la torture . Quelle raisonnement con et ridicule , la haine noire et la vindicte t'aveuglent .
Comme tous les ploucs haineux et affamés de vengeance tu n'as de l'Islam , ta religion à toi c'est la haine sans nom . Va au diable hypocrite .

Scorpion
| 14-05-2013 16:45
Aillez un peu de dignité et de tenue, SVP, et évitez de comparer ces Grands Commis de l'Etat aux prisonniers de l'ère Ben Ali !

Les énergumènes, dont vous faites allusion, méritaient bien leurs sorts et plus que ça. Si j'ai un reproche à faire à John Wayne, c'est qu'il n'a pas « envoyé plus d'islamistes à la morgue » pour ainsi reprendre ses dires.

Ces Messieurs, ont fait de vous aujourd'hui un personnage qui peut potentiellement poursuivre des études à l'étranger en donnant une certaine crédibilité à nos diplômes contrairement aux clowns actuels qui ont commencé par éradiquer de notre système éducatif la langue de Molière

Ces Messieurs ont monté une administration basée sur des normes internationales et reconnue par les plus grandes instances mondiales contrairement aux guignols actuels qui bafouent nos acquis dans ce domaine.

Ces Messieurs ont fait de la Tunisie un Etat Souverain qui a le mérite de se faire respecter par les plus grandes Nations au monde et non pas un Etat qui reçoit des leçons d'un pseudo village gouverné par des bédouins et qui s'appelle le QATAR.

Ces Messieurs ont développé les nobles valeurs et principes instaurés par le Père-Fondateur de la Nation Tunisienne Al Zaïm Habib Bourguiba (Liberté de la femme, Education pour tous,')

Ces Messieurs honoraient notre petit Pays à chaque fois qu'ils avaient l'occasion de le faire ( lors des différents sommets : 5+5, EuroMed,') contrairement aux actuels pantins qui, de bourdes en bourdes, nous ont ridiculisé aux yeux du monde entier.

Pour toutes ces raisons, je vous prie de bien vouloir revoir vos propos comiques et grotesques qui ne traduisent que votre haine et votre acharnement envers ces Grands commis de l'Etat.

JOHN WAYNE
| 14-05-2013 16:40
La grande faiblesse du peuple Tunisien réside en son caractère paresseux et sous développé.
Il diffère de l'élite nationaliste qui bâti et qui est dotée d'un pragmatisme hors du commun.
Le Tunisien moyen exhibe et allie les défauts des autres peuples méditerranéens mais sans avoir leurs atouts.
Il est malhonnête comme les mafieux de Sicile mais sans avoir leur modernisme Chrétien et leur respect de la femme.
Il est violent comme les Algériens mais sans avoir leur Patriotisme légendaire.
Il n'aime pas faire la guerre comme les Français qui ont baissé les bras devant les forces d'Hitler qui entraient dans Paris, mais sans avoir leur coté bon vivant.
Il aime vendre son pays aux occupants comme les collaborateurs du gouvernement de Vichy, mais sans avoir leur culture générale.
Devant l'invasion islamiste dont les officiers sont l'émir du Qatar et des agents de la CIA, le Tunisien persistera dans la parlotte, dans la stupidité, et ne se battra que pour saccager son propre patrimoine comme il le ferait suite à un match de football ou l'arbitre est vu comme vendu.
Les islamistes sont arrivés en conquérants et en vainqueurs et avec leur chef suprême l'émir du Qatar, ils occuperont la Tunisie pendant des décennies avant d'être chassés comme l'a été la France coloniale, par une élite nationaliste Bourguibienne et Benaliste incorruptible.

F.M. alias JOHN WAYNE
Ancien Fonctionnaire aux Ministères des Affaires Etrangères et de l'Intérieur Tunisiens
(Avril 1990 au 11 janvier 2011)


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