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Tunisie - De la gale à l'hépatite, des épidémies font leur grand retour

Tunisie - De la gale à l'hépatite, des épidémies font leur grand retour
Ces derniers temps, les maladies contagieuses semblent faire leur grand retour en Tunisie. De l’Hépatite à la rage en passant par la gale et la malaria, les tristes exemples enregistrés dans certaines régions du pays ne manquent pas.

Plusieurs régions de la Tunisie ont été touchées, en effet. Des établissements publics, notamment, des écoles, à Thala et à Mateur ont dû fermer leurs portes pour limiter la propagation de ces maladies, la gale dans le cas d’espèce, dans les rangs des élèves. Les conditions d’hygiène, de propreté et d’ordre environnemental, en général, sont tenues pour être responsables de ces épidémies. L’entassement, durant plusieurs jours, des ordures causé par le laisser-aller des services municipaux ainsi que par le manque de civisme chez bon nombre de citoyens est un des premiers responsables de cette situation lamentable.

Le ministre et son département de la Santé tentent d’atténuer la gravité de ces « fléaux » et traitent à leur manière toutes ces données touchant à un des capitaux les plus précieux, en l’occurrence la santé du Tunisien.

L’hépatite A est la maladie la plus en hausse avec 396 cas révélés jusqu’à présent. Rien qu’aujourd’hui, la direction régionale de la santé publique de la ville de Kasserine a enregistré quatre nouveaux cas d’hépatite A dans l’école Brahim Zaher dans la délégation de Sbiba.

Selon l’OMS,  cette maladie est une infection hépatique provoquée par le virus de l’hépatite A (VHA). Le virus se propage essentiellement lorsqu’une personne non infectée (ou non vaccinée) ingère de l’eau ou des aliments contaminés par les matières fécales d’un sujet infecté. La maladie est étroitement associée au manque d’eau potable, à l’insuffisance de l’assainissement et à une mauvaise hygiène personnelle.

Soulignons aussi les contaminations par le virus de l’hépatite C parmi le personnel soignant de l'Institut de cancérologie Salah Azaïez, des contaminations dues, selon ce même personnel, aux conditions lamentables dans lesquelles ils exercent.

Parmi les autres épidémies qui ont refait leur apparition, on mentionnera la gale, une épidémie liée à la pauvreté, à la mauvaise qualité de l'approvisionnement en eau, aux mauvaises conditions d’assainissement et au surpeuplement.

Ceci dit, la direction régionale de la santé publique de la ville de Kasserine a décidé de fermer une école primaire, celle de Bir Chaâbane à Thala après la découverte d’une quarantaine de cas d’élèves atteints de la gale. Cinq jours plus tard, le ministère de la Santé a également décidé la fermeture, pour trois jours, d’un collège à Mateur suite à la découverte de quarante cas avérés de gale chez les élèves internes au foyer du collège.

Suite à cette fermeture, le ministère a décidé de soigner les malades mais aussi de stériliser leurs foyers, et ce, afin d’éviter la propagation de cette maladie extrêmement contagieuse qui se transmet par simple contact.

D’autre part, un enfant âgé de 7ans et originaire de Nefza est décédé suite à une contamination par la rage. C’est le deuxième cas enregistré, au cours de cette année, selon les affirmations mêmes du ministère de la Santé

Par ailleurs, selon les services compétents du département de la Santé, un programme a été mis en place pour lutter, de nouveau, contre la rage. Depuis le début du printemps, le ministère a vacciné près de 400 mille animaux carnivores contre 391.000 en 2012 et 382.000 en 2011. Sur 528 prélèvements effectués sur des animaux suspectés d’avoir la rage, 221 se sont révélés positifs.

Sans oublier les quatre cas de malaria découverts au début de l’été dans le quartier des Berges du Lac à Tunis. Ces cas ont été confirmés par le ministre de la Santé qui a tenu, tout de même, à rassurer les citoyens en affirmant que les services concernés au ministère maîtrisent parfaitement la situation. Rappelons que la Tunisie n’avait pas connu de cas de malaria depuis de très nombreuses années.

Afif Ben Salah, directeur des soins de santé de base, a déclaré, aujourd’hui sur les ondes de Radio Mosaïque, que les maladies contagieuses en Tunisie connaissent une certaine stabilité et que le combat contre ces maladies est un des plus grands défis stratégiques en Tunisie depuis son indépendance. Il a tout de même insisté sur le droit du citoyen à l’information concernant ces épidémies pour qu’il puisse être en mesure d’évaluer les risques auxquels il fait face.
 
Un coup d’œil global sur l’ensemble des épidémies qui ont refait surface ces derniers temps, mène à un constat primordial, à savoir que la plupart de ces cas sont des « maladies hydriques » ou des maladies liées à l’eau et qui sont provoquées par de l’eau contaminée par des déchets humains, animaux ou chimiques.

Les services officiels du département de la Santé assurent « qu’il en a toujours été ainsi, mais que les Tunisiens découvrent cela par le simple fait qu’il y a désormais une transparence dans le traitement de l’information ». C’est ce qui a été réitéré, aujourd’hui même par le directeur des soins de santé de base au ministère de la Santé. Pour lui, des cas épidémiques ont toujours existé, mais les médias n’en parlaient pas parce l’ancien régime les obligeait à faire le black-out.

D’autre part, le réseau de traitement des eaux usées de l’Onas ne fonctionnerait pas correctement dans plusieurs zones et présenterait quelques lacunes. « L’Onas est dépassé, a indiqué le directeur de l’Administration de la santé et des affaires sociales. Il ne peut pas effectuer le traitement de toutes les eaux usées. Notre rôle, en tant que ministère de la Santé, est d’identifier les points noirs et de les communiquer aux autorités compétentes. Nous nous engageons à fournir les produits pour le traitement des eaux usées et stagnantes ».

Quant au ministre de la Santé, Abdellatif Mekki, on le voit beaucoup plus souvent sur les plateaux télévisés pour parler de politique, en général d’Ennahdha et de l’opposition. On le voit trop accroché à Rached Ghannouchi lors des tractations cruciales, notamment les négociations avec l’UGTT à propos du dialogue national.

Certains sont allés jusqu’à dire que M. Mekki aurait dû avoir un poste politique et laisser le département de la Santé à un vrai technocrate pour pouvoir gérer une situation aussi difficile que celle d’après la révolution.

En tous les cas, les Tunisiens ont raison de s’inquiéter après les apparitions de ces épidémies qu’on croyait révolues à jamais.


Sarra HLAOUI

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Commentaires

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ANTINAHDHA
| 30-10-2013 16:44
Nous avons choisi: nous devons assumer. La plus grande épidémie s'est installée par notre vote; elle a pour nom ennahdha. On peut en guérir mais elle laisse des séquelles profondes, avec beaucoup de perte de sang.
Les autres épidémies sont déclenchées chacune par un seul virus; la notre peut l'être par plusieurs virus locaux et importés: ghannouchi, laarayedh, ellouz, chourou, khedher, et toutes ces *** gueules.

wzat
| 09-10-2013 10:10
c'est la deuxieme fois que je vais au medecin
tres mal a l'estomac, diarees, gas, meme debridat n'a pas servi
et c'est a cause de l'eau de robinet
on parle bien de microbe
plusieurs amis souffrent des meme syptomes
l'eau du robinet est de plus en plus mal seine

Feriel
| 08-10-2013 17:52
Comme dit Maïa, où va notre pays; et des épidémies parareilles peuvent se propager très vite ! Du moment que les touristes vont être obligés d'être vaccinés contre la fièvre jaune, vaccin anti-typhoide etc. on ne verra plus personne !! Il faut qu'on commence à bouger à Carthage.

Environnement
| 08-10-2013 14:58
Le problème est simple : c'est la gestion des déchets et des eaux usées, domestiques et industrielles. Elle est devenue extrêmement calamiteuse et voici des exemples:.
La gestion des déchets ménagers à Jbel Borj Chakir près de Tunis
https://www.facebook.com/photo.php?v=437761949673613&set=vb.256792051090727&type=2&theater
La station des eaux usées de Chotrana
https://www.facebook.com/photo.php?v=438212402961901&set=vb.256792051090727&type=2&theater
D'autres exemples
https://www.facebook.com/pages/SOS-BIAA/256792051090727

hamahama
| 08-10-2013 14:02
en deux ans de temp tous les feux sont en rouge
avec ce TROÏKA ils n'ont que compétences que dans les discours ou de s'affiché dans les médias pour critiqué et bluffée le reste ne les intéresse pas et comment ne pas y pensé a une chose primordiale qui est la première piller d'un état souveraine ces l'hygiène la propreté du pays et sécurité avec ces trois facteurs vous juger un pays malheureusement nos responsables et a leur tète ce sinistre de la santé ignoré les trois bon atouts d'un pays prospère et ils sont les premiers responsables car il faut jamais fermer les yeux jusqu'à la catastrophe

aldo
| 08-10-2013 14:01
le gouvernement est responsable , si le haut de la pyramide est pourrie le dessous est encore pire , la trabahkoum ya ennahdha , khamijtou libled, vous n'etes que des pourries jusqu'à l'os .

Maïa
| 08-10-2013 13:45
que le personnel soignant attrape ces maladies? Le personnel des hôpitaux n'est-il pas automatiquement vacciné???
En Europe c'est une obligation. Toute personne travaillant au contact de malades est vaccinée d'office.

Il va falloir que les touristes se fassent vacciner avant de venir. Comme pour les pays du tiers monde.... Où va notre beau pays?

safsaf123
| 08-10-2013 11:26
Le pays paye aujourd'hui le grand chao en matière de propreté que connaît le pays après la révolution.
L'UGTT a demandée la suppression de la sous-traitance (pratique courante des sociétés qui collectent les déchets). Elle l'a obtenue. Les éboueurs titularisés et ont eu leurs salaires multiplié par 2. Le nombre de jours de grèves de ces agents a été multiplié par 10 et la qualité de travail a baissé. C'est simple, les éboueurs vont surtout du chiffonnage (collecte le plastique pour le vendre et d'autres). En gros, aujourd'hui, un éboueur peut gagné jusqu'à 1500 DT/mois et ils ne s'arrêtent pas de plaindre (comme si ils avaient fait Bac+50 et sont restés aux chômage).
Les citoyens ne sont pas en reste, à chaque manifestation, les grandes poubelles (coûtant jusqu'à 500 dinars la pièce) brûlent, je ne parlent pas des dégâts sur le matériel roulant.

A Djerba, la décharge a été fermée par les habitants et après ils se plaignent qu'il y a des déchets partout.
Dans d'autres villes (Mahdia, ...), certaines énergumènes se sont découverts après la révolution que le terrain ou la route menant vers la décharge en cours de construction sont leurs propriétés et ils bloquent la route (et après ils exigent des prix pharaoniques et indécents pour vendre le terrain, du genre 4000 DT le m², tout ça en ras compagne.

Dans d'autres villes, des pourritures s'installent à côté de la décharge et construisent des baraques (sans permis) et par la suite ils demandent le déménagement de projets qui ont coûté si cher au pays.

A Jradou, 40 familles bloquent le seul unité de traitement des déchets industriels du pays et qui a coûté 30 milliards de millime (la seule et unique en Afrique). Voilà il aurait était plus simple d'envoyer ces gens à Lampedusa et le pays aurait gagné.

L'investissement de l'état a été multiplié par 20 dans ce domaine, mais l'UGTT et des citoyens abrutis font que la situation est pire qu'avant.

nergy14
| 08-10-2013 11:09
est qu'est ce que ont attend de ce gouvernement il reste beaucoup a faire propager autre maladies encourager le terrorisme encore et le mariage "orfi"b le mariage de "motaa" .bourguiba a fait de la Tunisie un pays moderne ses gens la traine a l'Aneé 1400 a.j C . ils le font expre's por mieux gouverner un peuple ignorant et malade

DR. HONORIFIQUE ENGINEER JURIDIQUE
| 08-10-2013 10:40
Ne sont pas ceux cités par ZZZ mais sont les membres de la famuse S/D de la réglementation et du Contrôle des Professions de Santé et leurs BIBLE le:



MANUEL DES PROCEDURES DE GESTION DES AFFAIRES DES ETABLISSEMENTS SANITAIRES PRIVES ET DES PROFESSIONS DE SANTE!

Ou alors il s'agit de MAUVISTES ou FRONTISTES qui font du sabotage à l'équipe gouvernante!!!


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