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Tunisie - 1ère sortie télévisée de Borhane Bsaïes : loyauté et rafraichissement de mémoires

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Tunisie - 1ère sortie télévisée de Borhane Bsaïes : loyauté et rafraichissement de mémoires

L’interview de Borhane Bsaïes, enregistrée au mois d’août, a été diffusée sur Hannibal TV samedi 24 septembre dans le cadre de l’émission Saraha raha. Borhane Bsaïes est ce journaliste connu pour avoir été l’un des défenseurs farouches du régime Ben Ali sur les chaînes satellitaires arabes et qui, depuis le 14 janvier, a superbement évité toute sortie médiatique, contrairement à l’écrasante majorité des autres « propagandistes ». Samir El Wafi est resté égal à lui-même dans son style soi-disant provocateur et humiliant. Un style dégradant l’invité qui plait à une certaine audience paraît-il.
Et malgré toutes les provocations d’un Samir El Wafi (qui se donne l’impression d’avoir refait toute sa virginité), Borhane Bsaïes est resté loyal à l’ancien président, fidèle à ses idées et ses principes.

« Qui de ces Tunisiens qui se disent aujourd’hui révolutionnaires aurait pu dire non au président de la République et lui cracher au visage ses quatre vérités ?, s’interroge Bsaïes. A l’époque, tout le monde criait son adoration pour Ben Ali et faisait des pieds et des mains pour approcher les sphères du pouvoir ! Moi, j’étais l’enseignant qui espérait une rencontre avec l’inspecteur pédagogique et qui reçoit une communication téléphonique du chef de l’Etat pour le féliciter sur sa prestation télévisée. Je le dis haut et fort, oui, je ne pouvais pas dire non, j’étais sur les nuages. »
Tout au long de l’interview, qui a duré près de deux heures, Borhane Bsaïes a refusé de tirer sur Ben Ali s’interdisant même de le qualifier de président déchu. « Je refuse de tirer sur une ambulance. Le courage est de critiquer une personne quand elle est au pouvoir et non quand elle est à terre », a répondu Borhane Bsaïes rappelant qu’aucun des partis actuels, aucun des « analystes politiques » n’a appelé, durant la révolte populaire précédant le 14 janvier, au départ de Ben Ali. Exception faite de trois personnes : Tarak El Mekki, Moncef Marzouki et Naziha Rjiba (Om Zied). Et de rappeler qu’Om Zied a toujours appelé au départ de l’ancien président et s’est tue totalement le 14 janvier.
Il rappelle également que le terme révolution n’a été réellement prononcé que le 15 janvier.

Justifiant ses positions, durant les débats télévisés dans les satellitaires, il rappelle qu’il a défendu, ou a cru défendre, la Tunisie face aux « agendas » politiques étrangers et notamment américains.
Il évoque l’épisode, connu par les initiés, du différend entre Condoleeza Rice et Zine El Abidine Ben Ali avouant que l’ancien président lui a demandé clairement de tirer à boulets rouges sur l’ancienne secrétaire d’Etat américaine. « Ben Ali a eu le courage de s’opposer clairement à l’hégémonie américaine, indique-t-il soulignant qu’il partageait et partage encore son avis. Nous avons eu notre indépendance en 1956 et je me dois de la défendre ».
Refusant d’être un bouc émissaire unique, Borhane Bsaïes rappelle surtout qu’il n’a pas été le seul à avoir farouchement défendu le régime Ben Ali. « Est-ce moi qui rédigeait les éditos dans les journaux ? Est-ce moi le RCD et ses deux millions d’adhérents ? Est-ce moi seulement qui ai signé l’appel 2014 ? Je me suis réveillé le 15 janvier et je n’ai trouvé personne autour de moi ! Tous sont devenus révolutionnaires, brimés par Ben Ali. Même celui qui s’est fait contrôler par la police de circulation est devenue victime de Ben Ali.»
Et de rappeler ces « journalistes » et ces « analystes » qui faisaient, hier, la queue pour rencontrer Sakher El Materi et qui, aujourd’hui, se la jouent révolutionnaires avant un autre clin d’œil aux « protégés » des Américains.
Borhane Bsaïes rappelle aussi les batailles politiques farouches avec les puissances étrangères et leurs bras médiatiques, mais aussi les batailles au sein même du pouvoir.
Malgré quelques appels du pied aux islamistes, longtemps brimés, Borhane Bsaïes a juré qu’il n’aura plus d’activité politique ou journalistique à l’avenir.

Des excuses ? Borhane Bsaïes n’hésite pas un instant à les formuler, mais uniquement aux véritables martyrs de Ben Ali et non à ces révolutionnaires de 25ème heure qui, hier, applaudissaient et, aujourd’hui, dénigrent à tout va. « Ce qui me désole, dit-il, c’est que la peau de Ben Ali est aujourd’hui arrachée par les vautours. Seuls les lions ont ce droit et les lions sont les martyrs et les vrais révolutionnaires de Kasserine et de Thala. Ce qui le désole le plus, c’est la Tunisie. » Et, à mi-mot, il laisse entendre que la Tunisie d’aujourd’hui n’est pas meilleure que celle d’hier. La Tunisie est devant un croisement, soit elle prend un chemin qui la sauve, soit elle prend celui qui la mène au gouffre. »
Si on devait résumer cette interview en une phrase, on dira : contrairement à la majorité, Borhane Bsaïes assume pleinement sa défaite... dans la dignité.

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Commentaires

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hatem
| 01-10-2011 20:56
wallahi ana kont manhibbikch ama tawa wallit nihtarmic winkadric with hort rajil et ta des pricipes dans ta vie bravo borhane et jaime bien ètre lun de tes amis

Ahmed
| 28-09-2011 12:49
hélas Mister BB pour cette fois bien que le parcours fut très long et épineux rebelote avec les barbus cette fois ci peut etre que ca ira bien mais je m en doute bien bonne chance

patriotr k
| 27-09-2011 19:34
dommage pour 1 TV q'on attend pour soutenir notre révolution ! elle soutien les corrompus de l'ancien regime

lotfi
| 27-09-2011 16:48
BB n'est pas plus coupable (il est bien sur coupable) que foued mbazzaa par exemple. j'espere qu'on commencera à se pencher sur son cas aprés le 23 octobre 2011.je lui souhaite alors beaucoup de courage

MAINA
| 27-09-2011 15:34
MR.BSAIES A FAIT SON BOULOT COMME TOUT LES MINISTRES, LES GOUVERNEURS, LES PDG ....EXT ...DONC IL N'A PAS FAIT L'EXCEPTION TOUT LE MONDE TRAVAILLAIENT SOUS PRESSION SAUF UNE MINORITÉ DONC IL PRÉSENTE DES EXCUSES POUR QUI ET POURQUOI IL A FAIT CE QU'ON A PU FAIRE SI ON ÉTAIT A SA PLACE MAIS EL METFARREJ FARES .

kakakakak
| 27-09-2011 14:59
reponse a K&iser le RCD retournera a gouverner nous sommes en route vers la goloire de BEN ALI IS COME BACK peuple bougrasse

kaiser
| 27-09-2011 11:58
bref quoi de plus normal! un léche bote qui a perdu tout le 14 janvier et qui semble encore sonné. il était à deux doigts d'un poste d'ambassadeur ou de ministre comme ces prédécesseurs leché botte, haddad, abidi, etc

Salih
| 27-09-2011 09:28
BB a osé dire que dans tout le microcosme politique et médiatique actuel, seuls Moncef Marzouki, Om Zied et Tarek Mekki ont dit un non clair et net à Zaba jusqu'au 14 janvier. Il a également balancé des noms sur des personnalités en vue actuellement dont les dossiers sont à chercher dans la police politique. BB a manifestement donné un coup de pousse à la campagne électorale de Moncef Marzouki et le CPR en étant comme le seul parti qui était et qui demeure résistant et propre. Et lorsque une reconnaissance vient d'un adversaire politique, elle prend plus d'ampleur «chahida chahidon min ahliha»

Travailleur
| 27-09-2011 07:31
Merci d'aller droit vers l'essentiel ALD de nous plablader vos petites histoires ' j'en étais sûr que même vous vous n'avez rien appris de la « révolution du 14 Janvier » si j'ose dire car nous ne pouvons pas demander qlq'un de fermer sa gueule quant il défend ses idées.
Pour finir, si Mr BB est en tore envers le peuple Tunisien si s'il a profité du système pour s'enrichir il passerait en Tribunal comme le reste des profiteurs mafieux.


F.M
| 26-09-2011 21:28
Mr B.B C l'histoire d'un petit oisillon qui n a cessé de cuicuiter parcequ'il avait faim froid, alors une grosse vache passait par là et lacha une grosse bouse sur le petit oiseau pour le réchauffer; qu est ce qu'il était bien et joyeux. Mais voici que l'odeur devenait de plus en plus pourrie et le petit cuicui sifflait de plus en plus fort jusqu'aux oreilles d'un renard des environs, qui retira le petit oiseau, l'essuya et le mangea!!! morale de l'histoire Mr B.B et autres collabos, quand on est ***, il vaut mieux fermer sa gueule!!! ;)

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