Saïd Aïdi : Certains discours politiques sont responsables de la vague de violence (audio)

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L'ancien ministre et actuel membre du bureau exécutif d'Al Joumhouri, Saïd Aïdi, ayant été victime d'agression hier à la Kasbah, est intervenu aujourd'hui mercredi 5 décembre 2012 sur la radio Express Fm afin de faire le récit de cette agression.

M. Aïdi a affirmé qu'il marchait, en compagnie de Chedly Farah également du parti Al Joumhouri, vers le mausolée de Farhat Hached, en dehors de la foule des manifestants. Il a précisé qu'il n'avait sur lui que sa carte d'identité nationale. Il a raconté que constatant la présence de membres des "comités de protection de la révolution", ils voulaient rebrousser chemin. Reconnus par les membres de ces comités, ils ont été attaqués et tabassés.

M. Aïdi a témoigné : "On m'a frappé sur la tête. Tombé par terre, on a continué à me taper dessus sur le visage, la tête et le corps. On a également agressé mon ami pareillement". Tout en remerciant des agents de l'ordre, Saïd Aïdi a affirmé que "sans l'intervention de ces agents qui m'ont protégé, l'agression aurait pu être beaucoup plus grave!".
Avec beaucoup d'amertume, M. Aïdi a déclaré: "Notre pays mérite mieux que ça! Hélas, certains responsables politiques et certains élus à l'ANC ont incité, dans leurs discours, à la haine et à la violence. Notre pays a plutôt besoin d'union, de tolérance, d'ouverture...".

Ensuite, commentant son agression, M. Aïdi a affirmé: "Ceux qui m'ont attaqué, je ne leur en veux pas, je les plains, car ils sont manipulés par des individus qui n'aiment pas le pays. On doit démasquer ceux qui se cachent derrière ces "comités de protection de la révolution" et on doit épargner à notre pays ces animosités et instaurer, plutôt, le dialogue".
Il a conclu par dire que sa réponse à cette agression "sera certainement politique" affirmant : "nous ne répondrons pas à la violence par la violence !".
D.M

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15 commentaires
La Liste( m a j)
Ahmed |06-12-2012 13:36
Said Aidi
Syndicalistes UGTT
Honorables citoyens de Siliana
Lotfi Nagedh
Ambassade des USA
Jribi Maya
Centaines de manifestants le 9 Avril
Diplômés Chômeurs
Honorables citoyens de Sidi Bouzid
BCE
Les artistes,hommes et femmes de theatre
Les juifs de nouveau
Soltani M
Feu Kallel
Tahar Hmila
Les Cinq étudiants blessés
Le drapeau National
Les Locaux de la Faculté de Manouba
Le Doyen de la Faculté
Les Enseignants de la dite Faculté
Local CPR
Local UGTT
Les sit-inneurs.
Les jeunes filles
Bouzid N
Mezoughi A
Mbarak J
Ben Hamida S
Hajji L
Ben Ticha N
Ben Mhenni L
Bel Haj Hamida B
BN
Redissi
Krichen
Femmes démocrates
Karoui N
Mekki H


Je m'excuse pour les oublis et les anonymes

Qui aura le privilège d'être le prochain sur la liste ?
Preuves de résponsabilité
MIM |06-12-2012 12:00
Encore une fois et même dans des moments graves où sont intégrité physique est touchée, Si Said Aidi fait preuve de grande responsabilité et maturité politique.
A retenir comme exemple par certains.....plutôt par beaucoup.
non à la violence
ABEL |06-12-2012 09:55
Ensemble contre toute forme d'agression physique et morale, la force réside dans le pouvoir de conviction oral plutot que corporel.
la guerre a commence
canalou |05-12-2012 21:39
et nakba a prepare l attaque avec les defenseurs de la revolution cites par gannouchi pendant les evenements de la ebdellia qui n avaient rien a avoir avec la revolution . Il faut choisir son camp revolution ou islamisme ? ils se melent a toutes les sauces suivant la mission . Donc milice nakba
la fuite en avant des incompétents
tounsi12 |05-12-2012 20:42
y a t-il quelqu'un malade qui peut semer la confusion ou justifier l'agression gratuite et dangereuse de Mr Aidi dont la réponse est remarquable?. Les agresseurs et leurs mentors ne mesurent pas l'effet de l'escalade de la violence sur l'économie et l'image du pays qu'on voulait faire briller par les médias ni l'effet de ces agressions sur les chances politiques des partis de la troika même si ettakatol prend sa distance.

Le pays a besoin de beaucoup du type de sagesse témoignée par Mr Aidi dans cette étape critique. Le refus de dialogue de Ennahdha, CPR et wafa ne peut que renforcer leur déclin.



La violence est incarnée par Ghanouchi
Sissi |05-12-2012 18:21
Toute cette division de la société tunisienne et toute cette violence qui en émane n'ont qu'une et une seule cause : Les déclarations de Ghanouchi, ô combien destructrices de l'unité tunisienne et du bien être auquel tient si fort le tunisien qui commence à perdre tout espoir de voir un gouvernement moins nocif que celui de Ben Ali....CE dernier est certainement en train de jubiler en voyant combien il avait raison d'écarter tous ces islamistes du pouvoir.... Je commence à croire qu'il avait réellement raison.
soutenons l'ugtt...rempart de la révolution
ameur k |05-12-2012 16:45
le remede c'est de soutenir à fond l'ugtt implanté partout dans le pays...c'est le seul organisme qui peut tenir téte à ces fauves d'un autre age...qui n'ont pas participé à la révolution ,mais ont monté dessus ...pour se proclamer révolutionnaires..
DENONCE
S O S |05-12-2012 16:18
M.Aidi, a dit ; des discours politiques sont à la base de la violence :

M.Aidi

Nous dénonçons l'acte qui vous a surgi, mais les sociologues comme moi affirment que les discours négatifs viennent de :

*la poule démocratique
*les partis du front populaire
*Qq salafistes intégristes
*al aridha chaabia
*l'Ittihad
*la dite société civile

Toutes ces parties sont couvertes par tous les médias y compris France 24.

L'agression verbale dans la transition conduit à la violence aveugle.

Comme je vous respecte, je vous invite à lire l'encyclopédie de Brahim FKY :

"Programmation des nerfs Linguistiques"
Charité bien ordonnée commence par soi meme
G&G |05-12-2012 16:08
On aimerait entendre le discours de franchise de Monsieur Aidi faire l'éloge du coté positif de l'ancien régime malgré ses défauts.
9a c'est le vrai discours politique.
Erreur monumentale
Scarabée |05-12-2012 15:27
Monsieur Aidi préconise le dialogue avec ceux qui l'ont agressé. Il dit aussi qu'il ne faut pas répondre à la violence par la violence.
Après maintes expériences, il apparaît qu'il est impossible de dialoguer avec des énergumènes pareils. C'est un constat, triste, certes, mais désormais évident. Ces hordes sauvages sont composées de personnes qui ont subi un lavage de cerveau, ou alors d'autres qui étaient des suppôts de l'ancien régime, des bandits, et qui ont trouvé là l'occasion de se reconvertir en se mettant au service des nouveaux maîtres. Dans tous les cas, ils ne veulent rien comprendre, et ils ont fait des gens ordinaires leurs pires ennemis.
Leur conception du pays est diamétralement opposée à celle du tunisien qui ne désire que le bien pour son pays, justement.
La confrontation devient donc inévitable et la violence sera un jour la seule réponse possible.
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