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Moncef Cheïkh Rouhou s'oppose à la cession de parts de Dar Assabah

Moncef Cheïkh Rouhou s'oppose à la cession de parts de Dar Assabah

Suite à la diffusion par certains medias électroniques et papier, d’échos autour d’une intention présumée de cession des parts de la société « Dar Assabah» à un investisseur tiers, Mohamed Moncef Cheikh-Rouhou tient à fournir les éclaircissements suivants à la sphère médiatique tunisienne ainsi qu’à l’opinion publique en général :

Lorsque feu Habib Cheikhrouhou avait fondé « Assabah » le 1er février 1951, il l’avait clairement mise sur la voie de l’information vraie et moderne ainsi qu’au service de la lutte de libération nationale de la Tunisie. Il en fit aussi un soutien pour les luttes d’indépendance algérienne et marocaine ainsi qu’aux causes justes de la décolonisation, en particulier celles du peuple palestinien et des peuples d’Afrique. Une fois l’indépendance de la Tunisie acquise, « Assabah » a continué à réclamer l’instauration d’une république moderne respectant l’origine culturelle du pays et fondée sur une vraie Constitution (Destour) ainsi que sur une vraie pluralité démocratique. Au prix de maints sacrifices, il a constamment tenu à cette ligne. Pendant les derniers moments de sa vie, il insistait sur le fait que « Assabah », tout comme sa famille, « appartiennent à la Tunisie ».
A sa suite, j’ai assumé pendant sept ans la direction générale de « Dar Assabah» m’attachant à la ligne professionnelle militante et patriotique tracée par lui. Malheureusement, les pressions de toutes sortes contre la liberté - procès en série, étranglement financier des journaux par le détournement de sa publicité au profit de laudateurs et de thuriféraires tunisiens et étrangers par l’Agence Tunisienne de Communication Extérieure et surtout les sournoises manipulations par des chefs propagandistes du palais de Carthage - furent exercées par le régime déchu. Elles ont fini par me forcer à l’exil et je poursuivis une carrière de professeur universitaire à l’étranger.

En 2009, les exactions commises par le président déchu et des siens et sa volonté d’opprimer le peuple tunisien par une main mise totale des medias ont fait procéder à une vente forcée d’une grande partie de mon héritage dans « Dar Assabah». J’ai toutefois réussi à garder une partie de mes actions. J’ai donc toujours gardé ma qualité d’actionnaire de la société.
Après la révolution du 14 janvier 2011 j’ai intenté un recours auprès du tribunal de grande instance de Tunis à l’encontre de la société « Princesse Holding » et de ses propriétaires de l’époque dans le but d’annuler le contrat de cession sous la contrainte de mes parts d’actions dans « Dar Assabah » acquises par elle.
En tout état de cause, ma qualité d’actionnaire dans « Dar Assabah » m’a ainsi permis de m’opposer a toute nouvelle tentative de vente extérieure à la famille Cheikhrouhou et j’ai fait parvenir cette opposition aux administrateurs judiciaires de « Dar Assabah» ainsi qu’au président de la Commission nationale de confiscation.

J’ai dans un deuxième temps exprimé ma volonté d’exercer mon droit de préemption dans l’achat comme le prescrit la loi et cela après qu’une information ait circulé faisant état d’un dépôt de proposition de vente auprès de la commission susmentionnée. Cette proposition d’achat d’actions de « Dar Assabah » de la part d’un extérieur à la famille a heureusement été déclinée.
J’ai toujours exprimé mon attachement à mon héritage familial et ma disposition à accepter toute solution équitable qui permettrait à cette société, chère à notre cœur, de rester dans la famille du fondateur.
Par ailleurs, cette défense de « Dar Assabah » m’a valu de nouvelles pressions et a attiré le fiel de certains medias corrompus qui ont essayé de porter atteinte à mon intégrité, à souiller mon image et à nuire à ma réputation. Mais ces diffamations ne m’ont nullement touché, au contraire cela m’a poussé à porter plainte contre leurs auteurs.
Enfin, je tiens à assurer à tous que « Dar Assabah » ne représente pas pour moi un simple projet commercial ni un support électoral. Elle est un élément fondamental de la scène médiatique tunisienne et de la société civile. Je n’accepterai jamais de perdre l’héritage que m’a laissé mon père espérant le faire œuvrer à l’édification de la Tunisie démocratique et espérant, quand le jour viendra, le léguer à mes enfants afin qu’ils assument à leur tour la poursuite de la glorieuse destinée de cet organe.
Vive la Tunisie libre et indépendante. Vive « Dar Assabah », monument médiatique national.

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Commentaires

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Seifou
| 04-10-2011 14:03
Dar Assabah est le patrimoine de tous les Tunisiens.
Qu'a-t-on fait de l'héritage de Feu Habib Cheikh Rouhou. L'étranglement financier et les pressions du régime déchu n'expliquent pas la médiocrité dans laquelle a sombré Le Temps. L'envergure a fait défaut dans le management de Dar Assabah et les héritiers n'ont jamais pris la mesure du monument légué et de la responsabilité qu'ils avaient à perpétuer la mémoire de Si Habib. Qand je pense à lui, je pense à mon propre père qui a été son compagnon et je reste encore ébloui par la grandeur de ces hommes. Moncef Cheikh Rouhou peut encore jouer un rôle prépondérant dans le devenir de cette institution à condition qu'il s'investisse totalement au service de cette exaltante oeuvre.

kobrosly
| 03-10-2011 17:08
j ecris ce message a la redaction de businessnews . comment pouvez vous publier cette article sans la moindre preuve des dire de si moncef , dans cette article il y a bcq de faux , une deformation des faits et par dessus tout laisser si moncef raconter des messonges car le probleme des Cheikhrouhou est purement familial ni plus ni moins et la plus part des proches peuvent me confirmer mes dires

Réponse : Ce que vous considérez comme mensonges est considéré comme vérité par l'intéressé. Dans cette affaire, familiale comme vous dites, nous n'entendons pas prendre position et avons publié tel quel le communiqué de M. Cheikh Rouhou, ce qui est son droit absolu et incontestable. Nos pages demeurent ouvertes aux autres membres de sa famille.

pipo
| 03-10-2011 15:29
mais il fabule, lui et ses supporters...il omet plus de VINGT anneesa de savie, ou il etait PDG de la BEST BANK...a tunis, meme...de quel exil parle t on?????
alzheimer???selectif, peut etre..

Kelmet haq
| 03-10-2011 13:43
Comme je vous ai dit, Sakher avaient menacé Moncef et certaines de ses soeurs de mettre Raouf en prison (vu qu'il n'avait rien a reprocher à Moncef et ses soeurs). Vous pouvez facilement demander à une des soeur, facilement accessibles.

Dans un premier temps les soeurs ayant été escroquées et limite mises à la rue par leur frère Raouf (vous pouvez aussi l'apeller Raouf Chiboub) ont fait appel à Sakher. (Depuis des années, c'est ce que voulait Leila... S'emparer du groupe)

Dans un second temps, Raouf et Moncef (exilé quelque part en France) et Zeineb se sont réconciliés. Afin de s'y opposer à cette vente.

Moncef (actionnaire principal), aurait recu des menaces pénales par la justice Tunisienne, vraisemblablement commanditées par Leila. (on peut facilement vérifier: c'est dailleurs la raison pour laquelle Moncef aurait déposé plainte au debut de cette année, mais a préféré le silence par sagesse). Au même moment, Sakher a proposé a Azza et a Moncef de mettre Raouf en prison.

Ces derniers auraient refusés, Moncef l'ainé, malgrès le fait que Raouf l'ai harcelé durant des années sous nos yeux. Et s'y sont farouchement opposés. Mais vu tous ces conflits, Moncef aurait gardé les preuves de toutes ces négociations peu honnètes, en espérant un jour, récupérer ses parts lorsque Ben Ali tombera.

Par la suite, Sakher a tanté de prendre les parts de Raouf au dinar symbolique. (Zeineb a vendu ses parts a Sakher, c'est vérifiable facilement), parce qu'il a estimé que c'était inutile de négocier avec un escroc qui a depuis des années volé ses frères et soeurs et ses employés.

Pila
| 03-10-2011 13:29
C'est faux la famille cheikhrouhou dont moncef, voulaient tous vendre a slim riahi, mais il se sont embrouillé a la fin sur le prix de la cession !!

PRINCESSE
| 03-10-2011 07:18
Si Moncef je vous souhaite beaucoup de courage contre ces vautours qui étaient des poules mouillées avant la révolution et qui maintenant ouvrent leur bec. Soyez toujours égal à vous même.

Tounsi libre
| 03-10-2011 00:10
Bravo,
Nous comprenons enfin ce qui se passe.

Si vous voulez poursuivre la reputation du moment de si lahbib, c'est une tres bonne nouvelle pour la Tunisie.

Najia
| 02-10-2011 23:22
En tous cas, je trouve le journal super-médiocre, ni un monument, ni de quoi se chamailler ou essayer de paraitre heroique. J'espère que la Tunisie a de meilleurs monuments.

Conclusion
| 02-10-2011 23:13
Le commentaire de Kelmet Hak à propos du commentaire de Pinoccio prouve donc que le monsieur qui a rédigé le communiqué est un menteur car ça prouve qu'il a jamais été forcé de vendre. CQFD

Malek
| 02-10-2011 22:50
Si el Moncef est fondateur de la BEST Banque (Baraka actuelle). J'ai vécu le départ de Moncef Cheikhrouhou en les années 90. Il a laissé derrière lui de très bon souvenirs de travail, et je peu vous assurer que cet homme est extrêmement honnête. Il n'a jamais hésité a considérer ses employés comme ses propres enfants. Il nous a formés et a fait ce que nous sommes.

A la demande de son père mourant, il nous a quittés pour s'occuper du patrimoine familial.

Lorsqu'un des médias de la place l'avait comparé a un stratège et de vol, nous avions étés choqués, parce que nous avons connus cette personne, a la Best Banque et à l'IFID.

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