Caïd Essebsi inquiet de l'avenir de la Tunisie et parle de Marzouki, de Jebali et de Mestiri

Businessnews.com.tn | publié le 30/11/2011 17:25

Maintenant qu’il a présenté sa démission, avec ses compagnons du gouvernement provisoire, Béji Caïd Essebsi se sent « libéré » et libre de ses mouvements, de ses paroles et de ses avis sur ce qui se passe dans le pays et, surtout, sur l’avenir proche de la Tunisie.

Dans une longue interview accordée au quotidien « Le Maghreb », en langue arabe, en date des 29 et 30 novembre 2011, l’actuel Premier ministre provisoire ne semble pas très optimiste quant à la prochaine étape. Il se dit inquiet de l’attitude de la plupart des élus appartenant à la coalition tripartite qui sont plus occupés du partage des « chaises » que par la mission essentielle pour laquelle ils ont été choisis par le peuple, à savoir l’élaboration du texte de la constitution.
D’où le geste-message de son gouvernement qui a présenté sa démission collective, envoyant ainsi un message clair quant à la non acception de l’existence de deux cabinets et à la nécessite d’agir vite dans le sens de la composition d’un nouveau gouvernement appelé à prendre le flambeau.
A ce propos, M. Caïd Essebsi, affirme avoir laissé le pays dans un état acceptable avec une amélioration de la situation sécuritaire, des prémisses de redressement économique, notamment après la participation à la réunion du G 20 et une continuité de la marche des rouages administratifs.

A propos de son avenir politique, BCE indique qu’il n’en sait rien encore, mais qu’il reste au service de la Tunisie, avant d’aborder la question de l’article 15 privant les « mounachidine » et les ex-RCDistes de se porter candidats à la Constituante et donner son avis. Pour lui, la discrimination et l’exclusion sont injustes car les Destouriens ne sont pas tous des « criminels », et par conséquent c’est à la justice de se prononcer au cas par cas.
Et au cas où un article similaire était mentionné dans la nouvelle Constitution, ce serait « illogique » et une erreur si le trio majoritaire en décidait ainsi.

Concernant le système politique et la répartition des pouvoirs, Béji Caïd Essebsi estime que la Tunisie a encore besoin d’un président de la République avec des prérogatives modérées.
Abordant ses relations avec Ahmed Mestiri, M. Caïd Essebsi affirme qu’il n’a aucun problème avec lui et qu’il le considère comme étant un homme intègre qui a son empreinte dans l’histoire du Mouvement national et mérite tout le respect. « Il se peut qu’on ait des divergences sur les approches à suivre, mais nous nous rejoignons sur les objectifs », a-t-il précisé, en substance.

Fidèle à son franc-parler et sans donner publiquement son avis sur Moncef Marzouki et Hamadi Jebali, respectivement futur président de la République et Premier ministre, BCE a indiqué qu’il a exprimé ses impressions directement aux premiers concernés.

Caïd Essebsi inquiet de l'avenir de la Tunisie et parle de Marzouki, de Jebali et de Mestiri

publié le 30/11/2011 17:25

Maintenant qu’il a présenté sa démission, avec ses compagnons du gouvernement provisoire, Béji Caïd Essebsi se sent « libéré » et libre de ses mouvements, de ses paroles et de ses avis sur ce qui se passe dans le pays et, surtout, sur l’avenir proche de la Tunisie.

Dans une longue interview accordée au quotidien « Le Maghreb », en langue arabe, en date des 29 et 30 novembre 2011, l’actuel Premier ministre provisoire ne semble pas très optimiste quant à la prochaine étape. Il se dit inquiet de l’attitude de la plupart des élus appartenant à la coalition tripartite qui sont plus occupés du partage des « chaises » que par la mission essentielle pour laquelle ils ont été choisis par le peuple, à savoir l’élaboration du texte de la constitution.
D’où le geste-message de son gouvernement qui a présenté sa démission collective, envoyant ainsi un message clair quant à la non acception de l’existence de deux cabinets et à la nécessite d’agir vite dans le sens de la composition d’un nouveau gouvernement appelé à prendre le flambeau.
A ce propos, M. Caïd Essebsi, affirme avoir laissé le pays dans un état acceptable avec une amélioration de la situation sécuritaire, des prémisses de redressement économique, notamment après la participation à la réunion du G 20 et une continuité de la marche des rouages administratifs.

A propos de son avenir politique, BCE indique qu’il n’en sait rien encore, mais qu’il reste au service de la Tunisie, avant d’aborder la question de l’article 15 privant les « mounachidine » et les ex-RCDistes de se porter candidats à la Constituante et donner son avis. Pour lui, la discrimination et l’exclusion sont injustes car les Destouriens ne sont pas tous des « criminels », et par conséquent c’est à la justice de se prononcer au cas par cas.
Et au cas où un article similaire était mentionné dans la nouvelle Constitution, ce serait « illogique » et une erreur si le trio majoritaire en décidait ainsi.

Concernant le système politique et la répartition des pouvoirs, Béji Caïd Essebsi estime que la Tunisie a encore besoin d’un président de la République avec des prérogatives modérées.
Abordant ses relations avec Ahmed Mestiri, M. Caïd Essebsi affirme qu’il n’a aucun problème avec lui et qu’il le considère comme étant un homme intègre qui a son empreinte dans l’histoire du Mouvement national et mérite tout le respect. « Il se peut qu’on ait des divergences sur les approches à suivre, mais nous nous rejoignons sur les objectifs », a-t-il précisé, en substance.

Fidèle à son franc-parler et sans donner publiquement son avis sur Moncef Marzouki et Hamadi Jebali, respectivement futur président de la République et Premier ministre, BCE a indiqué qu’il a exprimé ses impressions directement aux premiers concernés.
Noureddine H.
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