61ème anniversaire de l’Indépendance : Une occasion pour réfléchir à l’avenir

Businessnews.com.tn | publié le 19/03/2017 15:59

La Tunisie fête, en ce lundi 20 mars 2017, le 61ème anniversaire de son indépendance. Une date clé de son histoire moderne pour célébrer, l’espace d’une journée, toute une action mêlant l’élite et le commun des citoyens ayant abouti au recouvrement de la liberté et de la souveraineté de notre pays.

 

 

Mais au-delà d’une célébration et des volets festifs, il s’agit d’un moment privilégié pour immortaliser les souvenirs d’une œuvre alliant l’action sur le terrain et l’approche diplomatique qui a changé le cours de l’histoire de la Tunisie. Une œuvre menée de main de maître par un groupe de patriotes et de compétences prêts à tous les sacrifices.

 

 

Et en dépit des divergences, parfois violentes, la ligne prônée par le leader Habib Bourguiba a fini par triompher. En effet, suivant la fameuse démarche des « étapes », l’équipe du Néo Destour a fini par aboutir au recouvrement de cette indépendance tant prisée.

Force est de reconnaître, en cette circonstance, que tout en étant un leader et un concepteur, Habib Bourguiba était accompagné d’une pléiade d’hommes et de femmes pour conduire le mouvement pour la libération et, surtout, pour la fondation d’un Etat moderne, même si, de son vivant, le « Zaîm » leur a fait de l’ombre, souvent d’une manière délibérée.

 

 

En effet, sans nier l’apport prépondérant de Bourguiba, ses compagnons ont été efficaces en se répartissant les rôles. On citera, à ce propos, les Mongi Slim, une figure à la popularité qui rivalisait avec celle du leader et qui a eu un rayonnement international majeur au service de la cause du pays, Taëb M’hiri, Ali Belhouane, Sadok Mokaddem, Ferjani Belhaj Ammar, Hedi Chaker, sans oublier les Abdelaziz Thaâlbi, Mahmoud Materi, Hedi Khefacha ainsi que Tahar Ben Ammar et Béhi Ladgham.

On n’omettra pas, non plus, l’apport de Salah Ben Youssef, même s’il avait une autre vision et une autre manière pour mener la lutte de libération.

 

Il est bon de profiter de cette occasion pour rendre hommage à certaines figures qu’on a tendance à oublier. On mentionnera d’abord Tahar Ben Ammar qui est réapparu sur la scène suite à la parution en 2015 de l’ouvrage biographique retraçant ses combats et sa carrière.

Il est important de souligner qu’il a été l’artisan des accords qui ont mené à l’indépendance de la Tunisie. Il est même le signataire, avec Christian Pineau pour la France, du Protocole d’indépendance en vertu duquel la Tunisie est indépendante depuis ce 20 mars 1956.

Et on apprend que, finalement, un double hommage sera rendu à cet ancien ministre tunisien. D’une part, un timbre à son effigie a été édité par la Poste tunisienne le 17 mars 2017. D’autre part, une rencontre autour de son œuvre sera tenue le 24 mars à l’espace Sophonisbe de Carthage et sera animée par André Abitbol.

 

L’autre personnage dont il faut mettre en exergue l’apport à l’indépendance et, plus particulièrement, la contribution à l’émergence de l’Etat tunisien moderne, est incontestablement, Béhi Ladgham, militant nationaliste de grande envergure, qui a été, dès l’indépendance en 1957, le véritable N°2 du régime.

 

Destourien convaincu, il a été le dauphin de Bourguiba, jusqu’en 1970. Secrétaire général du parti destourien, et secrétaire d’Etat à la Présidence, il avait dirigé le gouvernement, composé par de grands ténors comme Taieb Mehiri, Mongi Slim, Ahmed Ben Salah et autres Hédi Khefacha, et longtemps conservé sous son autorité directe le ministère de la Défense nationale.

En première position aux côtés de Bourguiba, il avait été l’un des bâtisseurs de la Tunisie moderne, fondateur de l’armée nationale et de la tunisification de l’administration. Il est connu pour son militantisme, sa loyauté à la patrie et sa discrétion, son intégrité, sa rectitude, son respect de la chose publique et son sens de l’État.

Bourguiba disait de lui : «Son seul défaut est son humilité». Fin négociateur, il fut l’homme des missions difficiles : négociations franco-tunisiennes pour l’indépendance, différend tuniso-égyptien, crise de Bizerte, crise de la nationalisation des terres  appartenant aux colons, règlement du contentieux frontalier avec l’Algérie et la crise jordano-palestinienne de 1970.

 

 

Toutefois, l’Indépendance continue à être associée presque exclusivement au personnage du Zaîm qui fait, encore recette. Plus encore après la Révolution du 14 janvier 2011 et, plus précisément, avec le retour de Béji Caïd Essebsi sur la scène politique et la formation de son parti, Nidaa Tounes.

En effet, réunissant des personnalités en provenance de plusieurs bords, le parti s’est targué d’être l’héritier du bourguibisme.

 

 

Depuis, plusieurs formations politiques ne trouvent pas mieux, pour faire passer leurs messages, que de s’identifier à la pensée et à la « doctrine » bourguibiennes. C’est devenu un label en tant qu’approche positive pour gérer les affaires du pays.

 

D’ailleurs, nombreux sont les leaders politiques, se proclamant comme étant les héritiers du courant bourguibiste, n’oublient pas, lors de leurs grands meetings, de les faire coïncider avec les dates marquantes du mouvement national pour l’Indépendance tout en se rendant dans les lieux symboliques tels, Ksar Helal et Monastir.

 

En ces moments de célébration et de festivités de l’Indépendance, l’essentiel est de se rappeler les grands idéaux et la philosophie profonde de cet acquis en œuvrant pour sa consolidation en vue de l’émergence  d’un Etat capable de garantir à tous les citoyens, sans exclusion ni discrimination, la dignité et la liberté tant clamés par le peuple tunisien.

 

Or, de tels objectifs ne peuvent être réalisés que grâce à un Etat de droit, des institutions fortes, un respect sans faille des libertés et des droits de l’Homme ainsi qu’une répartition équitable des richesses à travers toutes les régions du pays, plus précisément, celles défavorisées de l’intérieur sans oublier une magistrature indépendante et juste.

 

C’est dire que ce genre d’occasions, dont celle de l’Indépendance, devraient constituer des moments forts de réflexion pour aller de l’avant sur la voie de la construction de l’Etat Tunisie. Un Etat pour toutes les Tunisiennes et tous les Tunisiens.

 

 

Sarra Hlaoui

61ème anniversaire de l’Indépendance : Une occasion pour réfléchir à l’avenir

publié le 19/03/2017 15:59

La Tunisie fête, en ce lundi 20 mars 2017, le 61ème anniversaire de son indépendance. Une date clé de son histoire moderne pour célébrer, l’espace d’une journée, toute une action mêlant l’élite et le commun des citoyens ayant abouti au recouvrement de la liberté et de la souveraineté de notre pays.

 

 

Mais au-delà d’une célébration et des volets festifs, il s’agit d’un moment privilégié pour immortaliser les souvenirs d’une œuvre alliant l’action sur le terrain et l’approche diplomatique qui a changé le cours de l’histoire de la Tunisie. Une œuvre menée de main de maître par un groupe de patriotes et de compétences prêts à tous les sacrifices.

 

 

Et en dépit des divergences, parfois violentes, la ligne prônée par le leader Habib Bourguiba a fini par triompher. En effet, suivant la fameuse démarche des « étapes », l’équipe du Néo Destour a fini par aboutir au recouvrement de cette indépendance tant prisée.

Force est de reconnaître, en cette circonstance, que tout en étant un leader et un concepteur, Habib Bourguiba était accompagné d’une pléiade d’hommes et de femmes pour conduire le mouvement pour la libération et, surtout, pour la fondation d’un Etat moderne, même si, de son vivant, le « Zaîm » leur a fait de l’ombre, souvent d’une manière délibérée.

 

 

En effet, sans nier l’apport prépondérant de Bourguiba, ses compagnons ont été efficaces en se répartissant les rôles. On citera, à ce propos, les Mongi Slim, une figure à la popularité qui rivalisait avec celle du leader et qui a eu un rayonnement international majeur au service de la cause du pays, Taëb M’hiri, Ali Belhouane, Sadok Mokaddem, Ferjani Belhaj Ammar, Hedi Chaker, sans oublier les Abdelaziz Thaâlbi, Mahmoud Materi, Hedi Khefacha ainsi que Tahar Ben Ammar et Béhi Ladgham.

On n’omettra pas, non plus, l’apport de Salah Ben Youssef, même s’il avait une autre vision et une autre manière pour mener la lutte de libération.

 

Il est bon de profiter de cette occasion pour rendre hommage à certaines figures qu’on a tendance à oublier. On mentionnera d’abord Tahar Ben Ammar qui est réapparu sur la scène suite à la parution en 2015 de l’ouvrage biographique retraçant ses combats et sa carrière.

Il est important de souligner qu’il a été l’artisan des accords qui ont mené à l’indépendance de la Tunisie. Il est même le signataire, avec Christian Pineau pour la France, du Protocole d’indépendance en vertu duquel la Tunisie est indépendante depuis ce 20 mars 1956.

Et on apprend que, finalement, un double hommage sera rendu à cet ancien ministre tunisien. D’une part, un timbre à son effigie a été édité par la Poste tunisienne le 17 mars 2017. D’autre part, une rencontre autour de son œuvre sera tenue le 24 mars à l’espace Sophonisbe de Carthage et sera animée par André Abitbol.

 

L’autre personnage dont il faut mettre en exergue l’apport à l’indépendance et, plus particulièrement, la contribution à l’émergence de l’Etat tunisien moderne, est incontestablement, Béhi Ladgham, militant nationaliste de grande envergure, qui a été, dès l’indépendance en 1957, le véritable N°2 du régime.

 

Destourien convaincu, il a été le dauphin de Bourguiba, jusqu’en 1970. Secrétaire général du parti destourien, et secrétaire d’Etat à la Présidence, il avait dirigé le gouvernement, composé par de grands ténors comme Taieb Mehiri, Mongi Slim, Ahmed Ben Salah et autres Hédi Khefacha, et longtemps conservé sous son autorité directe le ministère de la Défense nationale.

En première position aux côtés de Bourguiba, il avait été l’un des bâtisseurs de la Tunisie moderne, fondateur de l’armée nationale et de la tunisification de l’administration. Il est connu pour son militantisme, sa loyauté à la patrie et sa discrétion, son intégrité, sa rectitude, son respect de la chose publique et son sens de l’État.

Bourguiba disait de lui : «Son seul défaut est son humilité». Fin négociateur, il fut l’homme des missions difficiles : négociations franco-tunisiennes pour l’indépendance, différend tuniso-égyptien, crise de Bizerte, crise de la nationalisation des terres  appartenant aux colons, règlement du contentieux frontalier avec l’Algérie et la crise jordano-palestinienne de 1970.

 

 

Toutefois, l’Indépendance continue à être associée presque exclusivement au personnage du Zaîm qui fait, encore recette. Plus encore après la Révolution du 14 janvier 2011 et, plus précisément, avec le retour de Béji Caïd Essebsi sur la scène politique et la formation de son parti, Nidaa Tounes.

En effet, réunissant des personnalités en provenance de plusieurs bords, le parti s’est targué d’être l’héritier du bourguibisme.

 

 

Depuis, plusieurs formations politiques ne trouvent pas mieux, pour faire passer leurs messages, que de s’identifier à la pensée et à la « doctrine » bourguibiennes. C’est devenu un label en tant qu’approche positive pour gérer les affaires du pays.

 

D’ailleurs, nombreux sont les leaders politiques, se proclamant comme étant les héritiers du courant bourguibiste, n’oublient pas, lors de leurs grands meetings, de les faire coïncider avec les dates marquantes du mouvement national pour l’Indépendance tout en se rendant dans les lieux symboliques tels, Ksar Helal et Monastir.

 

En ces moments de célébration et de festivités de l’Indépendance, l’essentiel est de se rappeler les grands idéaux et la philosophie profonde de cet acquis en œuvrant pour sa consolidation en vue de l’émergence  d’un Etat capable de garantir à tous les citoyens, sans exclusion ni discrimination, la dignité et la liberté tant clamés par le peuple tunisien.

 

Or, de tels objectifs ne peuvent être réalisés que grâce à un Etat de droit, des institutions fortes, un respect sans faille des libertés et des droits de l’Homme ainsi qu’une répartition équitable des richesses à travers toutes les régions du pays, plus précisément, celles défavorisées de l’intérieur sans oublier une magistrature indépendante et juste.

 

C’est dire que ce genre d’occasions, dont celle de l’Indépendance, devraient constituer des moments forts de réflexion pour aller de l’avant sur la voie de la construction de l’Etat Tunisie. Un Etat pour toutes les Tunisiennes et tous les Tunisiens.

 

 

Sarra Hlaoui

Commentaires (17) Commenter
@ N.Burma
Tunisienne
| 22-03-2017 09:43



Je pensais que le même délire qui permet de jouer des partitions communes comprenait aussi le maintien, chacun pour l'autre, de «l'illusion que tout irait mieux» en Tunisie, quand l'un de nous est particulièrement découragé. Si tu tournes cela en dérision, c'est que j'ai certainement dû me tromper de délire !


J'ose espérer que tu t'es relu avant de m'envoyer cette énormité. Je ne savais pas que les djihadistes du sexe pouvaient être mises dans le même sac que les «nationalistes exaltées», ni même qu'être «nationaliste exaltée» était une tare. Oui, on peut dire ça comme ça, je suis une nationaliste exaltée et je n'ai aucun mal à l'assumer, puisque ma conception du nationalisme est compatible avec les valeurs humanistes, démocratiques et républicaines que je porte. J'aime mon pays dans lequel je suis incarnée plutôt par choix que par déterminisme, et je ne comprends pas que tu puisses me toiser du haut de la supposée supériorité de tes valeurs universalistes que je partage par ailleurs, mais que tu devrais à mon avis sortir de la dimension livresque et mettre à l'épreuve de la vie, sachant que l'Humanité est capable du meilleur comme du pire. Pour moi, la Nation est le périmètre où les individus peuvent se reconnaître dans leur particularisme culturel, mais également le repère, le cadre de référence et le territoire circonscrit du vivre-ensemble où les valeurs démocratiques et républicaines peuvent et doivent être mises en 'uvre. Sinon, chacun irait avec sa propre conception de la démocratie.


Dernier point : je suis désolée que la difficulté d'accéder à mes «pensées profondes» ait pu susciter ton agacement. J'aurais sûrement formulé les choses tout autrement sur «SOS N.Burma».



Bonne journée




@Tunisienne
N.Burma
| 21-03-2017 17:31
En très mauvais lecteur de tes pensées profondes, j'ai lu dans un premier temps que j'étais "fataliste" et dans une seconde inspiration "défaitiste", évidement, toi visionnaire qui sais sentir les choses, tout serait en train de changer.
Je t'ai écrit que je suis pessimiste c'est à dire non pas une personne qui verrait tout noir, mais quelqu'un qui émet des sérieux doutes sur une situation gravement compromise.
Je sais que je suis un très mauvais lecteur, pour te dire que tes certitudes ne valent pas plus les certitudes des combattantes parties soutenir érotiquement les jihadistes en Syrie et ailleurs.
Les exaltées de Dieu ont leur équivalent que sont les exaltées nationalistes et toutes deux sont totalement dans la ligne parallèle, voire droite asymptote, de l'erreur.

Très bonne soirée
@ N.Burma
Tunisienne
| 21-03-2017 09:58



Cher Nestor,


J'étais censée répondre à une ou deux questions, je crois. J'ai dit qu'en dépit des difficultés et des dilemmes, je maintenais la position du témoin, accompagnateur sage et actif à la fois, des projets les plus audacieux. Et que, comme il se dit dans le langage de la gestion de projets, il y a dans les projets ce qu'on appelle des jalons qui sont des moments-clés ou stations qui permettent de maintenir le cap en cours de route.


Je sais qu'il y a des tonnes de raisons d'être défaitiste au vu de la situation actuelle du pays. Mais moi je sens (ou je prends mes espoirs pour la réalité !) que ça commence à bouger.



Très bonne journée.




La chute (d'après "Der Untergang" film allemand)
N.Burma
| 20-03-2017 20:35
Chère Tunisienne,
J'avais lu et relu tes messages tant à propos de JC qu'à propos de la maternité littéraire sans y être particulièrement interpellé. Ce que j'avais retenu à la lecture, était que tu serais sans doute engagée dans des naissances littéraires personnelles ou que telle une sage-femme tu assisterais à la mise au monde d'un projet à brève échéance, j'avais ajouté dans ma pensée que probablement tu serais absente durant quelques temps de BN et contre toute attente j'ai été heureux de lire tes intervention en ce début de semaine. Il en découle alors une erreur d'appréciation de ma part, sans que je sache où se situe l'erreur.
Quant à JC j'ai noté que tu accordais un grand intérêt voire du respect pour l'homme et pour son parcours et ses élans poétiques, littéraires et politiques au de-là des attaches idéologiques.
Cela dit, à la différence de toi, je ne suis pas expert lexicographe sémanticien de Tunisienne, j'aimerais l'être soit dit en passant, mais je n'ai pas d'outils d'investigation pointus, tout Nestor Burma que je suis, je reste en dessous des qualités que tu me prêtes dans ta grande bonté !
Ces circonvolutions ayant été mises sur table, je reviens sur, peut-être pas mon fatalisme quoique, mais sur mon pessimisme à propos de la Tunisie. Je suis dans la situation d'un homme qui, du haut d'un immeuble américain de 200 étages, chute et toujours conscient, jusqu'au cinquantième étage, défiant les lois de la physique, je me dis que tout va bien jusque-là, sachant que la chute (que j'eusse aimé n'être que littéraire) contre le sol est inévitable !

Je me donne du répit, en connaissant la fin inévitable et incontournable, c'est aussi par projection, ce qui attend onze millions de tunisiennes et de tunisiens. Tout est une question de temps et d'espace.

Bonne soirée ma chère.
@ N.Burma
Tunisienne
| 20-03-2017 17:56




Cher Nestor,


Merci beaucoup, c'est vraiment réciproque ! Mon plaisir est d'autant plus vif que tu es une encyclopédie vivante et que c'est toujours extrêmement instructif de te lire. "C'est juste que" je t'invite à une lecture plus attentive de mon commentaire où il était question de Jacques Chirac et de ce qu'il a laissé comme oeuvre culturelle, ainsi que celui sur l'accouchement et la naissance des projets.


Par ailleurs, je perçois une note de fatalisme que je ne reconnais pas : tes vérités républicaines tiennent encore la route, par l'action quotidienne de ceux qui continuent à y croire fermement. C'est lorsque tout le monde baissera les bras que la Tunisie sera définitivement perdue.



Très bonne soirée.






@Tunisienne
N.Burma
| 20-03-2017 14:44
« Et sinon, c'était superbement exprimé. Bravo ! # Tahia Tounès ! » Tunisienne



Chère Tunisienne,
Je suis 'toujours- extrêmement sensible à tes marques de sympathie et je dois avouer que sans tes interventions, je n'aurais éprouvé aucun plaisir à écrire mes vérités républicaines comme une insupportable déception sentimentale et pourtant, la vie continue.
J'avais placé dans ton panier (de jeune mariée, comme une trousse) Jacques Chirac, sa poésie japonaise, sa culture russophile dans l'expression même de la poésie russe, son gout pointu pour les arts de l'Océanie et du reste du monde, bref, il eut été le parfait gendre pour une belle-mère soucieuse de l'avenir de sa bru'..tunisienne !

Nous aurons certainement la possibilité d'évoquer à l'occasion un autre président français que les intimes nomment le Grand Charles et avec lui c'est tout un univers de la subtilité du monde historique, politique, militaire et national qui prend toute son ampleur. D'ailleurs lorsque j'écris « vive la Tunisie libre » c'est très directement inspiré du général De Gaulle qui avait été emporté par l'enthousiasme de sa rencontre avec les Français du XVI° siècle qui ont formé le Québec que le Grand Charles avait appelé « le Québec libre « comme quoi, on peut être Tunisien et avoir l'accent gaullien quand il s'agit de parler nation !
Petite anecdote, les très proches collaborateurs du général De Gaulle, avaient voulu le mouiller dans une sécrète et éphémère rencontre amoureuse nocturne à Beyrouth, (lorsqu'il s'est trouvé au Liban) ils avaient tout organisé et rien laissé au hasard, jusque dans la chambre du général et dans son lit, ils avaient introduit une très belle dame à faire tomber de géants. Le général entrant dans sa chambre d'hôtel, voyant la belle dans son lit, aurait dit « je vous prie de m'excuser madame, vous vous êtes trompée de chambre ! » et il l'aurait invitée à quitter la chambre. Les témoins oculaires des chambres voisines ont certifié l'exactitude du traquenard. J'avoue que l'histoire m'a obligé, lorsque je l'ai lue, à doubler d'admiration pour le président écrivain que fut Charles de Gaulle.

Bon et agréable fin d'après-midi.
@ N.Burma
Tunisienne
| 20-03-2017 13:58



Absolument d'accord, Nestor !


Tout le monde a démissionné et tout le monde n'a pas joué son rôle et ce, avant même l'avènement des islamo-révolutionnaires (une chose expliquant probablement l'autre, d'ailleurs). Ce que je voulais dire par «complots», c'est tout ce qui est méthodiquement fait pour détruire la République et ses fondements, et tout ce qui est fait contre certaines parties du monde au nom d'une idéologie.


Et sinon, c'était superbement exprimé. Bravo !



# Tahia Tounès !




Que vive la Tunisie libre et indépendante
N.Burma
| 20-03-2017 12:49


@Tunisienne

L'indépendance signifie que l'on est capable de prendre en main notre destinée, dans l'intérêt commun d'une jeune nation et d'un peuple éveillé pour construire et renforcer les fondements d'un Etat fort et juste, qui dispose de moyens forts pour faire appliquer les lois de la République avec la force du droit.
Aujourd'hui, le constat des soixante et une années passées, nous oblige à un examen critique sur les manquements graves qui sont à l'origine du désastre économique, politique et social et culturel du pays.
Chacun est responsable de l'état actuel du pays, sans se défausser sur des partis ou des complots ourdis çà et là. La Tunisie indépendante de 1956, n'a strictement plus rien de commun avec la Tunisie de 2011/2017 Tunisie soi-disant libre et nobélisée de surcroît.
Liberté pour les 30 % d'électeurs et électrices d'Ennahdha, qui agissent à leur guise forts d'avoir reconquis le pouvoir exactement comme ce fut la cas pour l'inquisition catholique aux sombres heures de l'Occident du XIII° siècle, oui nous avons l'inquisition islamiste qui régit l'Etat et tous ses organes institutionnels.
Les Républicains authentiques servent d'alibi à nouvelle nomenclature islamiste qui brandit partout les slogans de liberté et de démocratie alors qu'elle est assise sur la démocratie authentique et la liberté républicaine.
Donc, tôt ou tard, par la voie des urnes ou celles des armes, il faudra combattre les idées obscurantistes du VII° siècle et se remettre à l'heure du monde contemporain, il faudra alors supprimer de la constitution toute référence à l'islam et proclamer haut et fort, que l'indépendance de la République, ce jour-là, nous aurons renoué avec notre passé qui fut glorieux durant un laps temps bourguibien.
Vive la Tunisie libre !


L' Indépendance, une notion toute relative et un « acquis » tellement fragile...
Tunisienne
| 20-03-2017 12:02




Spectacle garanti de surenchère effrénée aujourd'hui, à l'occasion de la Fête de l'Indépendance. Les surenchérisseurs les plus grandiloquents seront précisément ceux-là mêmes qui sont en train de nous enfoncer dans la colonisation la plus perverse. Affairistes, laxistes, opportunistes, islamistes aux "nuances" diverses et sous différents accoutrements (de patriotisme), nous voilà colonisés de l'intérieur comme de l'extérieur, par des doctrines obscurantistes totalement étrangères, par un opportunisme totalement étranger à notre rapport à la Nation, par une alliance opportunisme-islamisme « locomotive » de régression collective, de médiocrité et de mise à genoux de l'Etat et de la souveraineté du pays. Par des colonisateurs d'un nouveau genre, qui ont à c'ur de servir l'étranger avant la Tunisie, qui ont fait de la Tunisie le point de passage et la base-arrière de tous les complots contre la Tunisie et l'étranger, qui ont hypothéqué la Tunisie entre les mains de bailleurs de fonds qui applaudissent complaisamment à la « démocratie » des nouveaux colonisateurs...



Colonisés pour colonisés, nous avons quand-même un minimum de choix entre la colonisation qui éveille et la colonisation qui abrutit. La colonisation qui éclaire et donne les moyens de penser le monde et même de prendre du recul par rapport au colonisateur, et la colonisation qui abêtit, gomme l'intelligence et veut faire du peuple un troupeau uniforme, docile et consentant à son aliénation.


Entre la colonisation des lumières et la colonisation des ténèbres, c'est tout réfléchi. En attendant la vraie indépendance, celle des esprits qui peuvent s'élever au-dessus de tout, mais pas au-dessus de la Nation.






Ce que la France a accordé à la Tunisie comme "INDEPENDANCE"!!!
DHEJ
| 20-03-2017 10:54
Dans le respect de leurs souverainetés, la France et la Tunisie conviennent de définir ou compléter les modalités d'une interdépendance librement réalisée entre les deux pays, en organisant leur coopération dans les domaines où leurs intérêts sont communs, notamment en
matière de défense et de relations extérieures.

Les accords entre la France et la Tunisie établiront les modalités du concours que la France apportera à la Tunisie dans l'édification de l'armée nationale tunisienne.


( 2eme et 3eme paragraphes du Protocole d'accord entre la France et la Tunisie du 20 mars 1956)!!!


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