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Chroniques
Nous sommes tous un peu morts vivants
Par Nizar Bahloul
16/11/2020 | 16:59
5 min
Nous sommes tous un peu morts vivants

 

Vous ne sentez pas comme une chape de plomb s’abattant sur nous ? C’est l’ambiance générale qui prévaut depuis quelques semaines et elle perdure. Il semblerait que cette déprime généralisée ne soit pas exclusive à la Tunisie et qu’elle serait liée directement au covid-19. Le moral en prend un sacré coup et la productivité avec. Il ne se passe plus un jour sans que l’on croise une annonce de décès dans nos entourages directs ou indirects.

C’est par cette ambiance morose généralisée que le gouvernement a décidé de proroger de trois semaines les mesures anti covid-19. Des mesures qui s’apparentent plutôt à un confinement qui ne dit pas son nom. Cafés et restaurants ferment leurs portes dès 16 heures et couvre-feu dès 20 heures privant ainsi les Tunisiens de leur after-work et/ou de leurs soirées festives entre potes. Que reste-t-il ? Boulot-métro-dodo. C’est la vie que nous impose ce maudit virus, ce qui n’est pas une vie. Pour résumer, nous sommes tous un peu des morts vivants en cette période.

 

La situation n’étant pas du tout arrangée, le gouvernement a décidé de proroger de trois semaines la fermeture des cafés et restaurants et le couvre-feu. Simultanément, il a décidé d’ouvrir les frontières terrestres et aériennes avec la Libye. Simultanément aussi, on organise un débat inter-libyen avec des centaines de participants. Que signifie cela ? Soit la situation est en train de s’améliorer et c’est normal de rouvrir les frontières avec notre voisin et, dans ce cas, de rendre leur vie sociale aux Tunisiens ; soit elle ne l’est pas et il n’y a pas de raison de rouvrir les frontières et d’organiser de grandes conférences avec tout le risque de contamination qu’elles provoquent.

En prorogeant les mesures anti-covid et en ouvrant les frontières sud, le gouvernement fait la chose et son contraire. Quelle est sa motivation ? Economique exclusivement. Le sud tunisien qui vit, pour beaucoup, grâce aux échanges frontaliers avec la Libye suffoque, n’en peut plus. Il lui fallait cette bouffée d’oxygène qu’est l’ouverture des frontières. C’est bien beau cela, mais on fait quoi du reste du pays qui, lui aussi, suffoque ?

 

Lors du premier confinement, le gouvernement Elyes Fakhfakh a aidé, du mieux qu’il pouvait, les entreprises en difficulté et les personnes précaires. Une batterie de mesures a été prise et de gros montants ont été débloqués. Les mesures prises par Fakhfakh ont été de petites bouffées d’oxygène (très petites), mais elles avaient l’avantage d’exister.

Le gouvernement de Hichem Mechichi n’a pas eu le courage de décider un nouveau confinement, croyant ainsi qu’il pouvait échapper à son obligation de l’accompagner par des aides. Aucune véritable mesure d’accompagnement n’a été prise puisqu’officiellement on n’est pas en confinement. C’est un peu comme s’il se foutait de nos gueules.

Le menu très sympathique proposé par ce restaurateur tunisien résume parfaitement le problème de tous les chefs d’entreprise dont je fais partie. On est redevables de loyers, d’impôts, de TVA, de CNSS, de salaires et de différentes autres charges, alors que notre activité est en baisse à deux chiffres. On ne sait plus comment éviter le licenciement et le non-paiement des fournisseurs.

Partout dans le monde, on a fait accompagner les mesures anti-covid par des aides de l’Etat. Chez nous, on fait du colmatage. Le sud suffoqué a droit à une bouffée d’oxygène, mais le reste du pays doit se débrouiller comme il peut. Or, on a beau être doté d’un excellent sens de la débrouillardise, on atteint nos limites. On croyait qu’on allait en finir et voilà que le gouvernement décide de proroger le supplice pour trois semaines. M. Mechichi n’a même pas pris la peine de nous adresser la parole pour nous expliquer la situation se suffisant d’un communiqué lapidaire, comme à la première annonce de mesures. Seule différence, il n’a pas publié son communiqué à deux heures du matin.

 

La critique est facile, mais qu’aurait pu faire d’autre Hichem Mechichi ?

Ce qu’on demande à notre chef du gouvernement, c’est de la cohérence et du respect. Il ne peut pas, deux fois de suite, annoncer des mesures aussi importantes par un simple communiqué lapidaire. Il ne peut pas, non plus, offrir des bouffées d’oxygène au sud du pays et laisser le reste en rade. Il se devait également de nous donner le résultat des quinze premiers jours du vrai faux confinement. Le couvre-feu et la fermeture des restaurants et cafés à 16 heures ont-ils donné un résultat probant ? Nul ne le sait. On nous dit, comme on aurait dit à des gamins, que ça aurait été pire s’il n’y avait pas ces mesures. CQFD. On est prié de les croire sur parole.

La vérité est que les bars et cafés sont devenus bondés avant 16 heures. La vérité aussi est que les moyens de transport sont devenus plus que bondés avant le couvre-feu, puisque tout le monde devait rentrer en même temps. Les règles de distanciation sont très peu respectées et l’Etat n’a pas les moyens de les faire respecter.

Tout cela laisse à penser que Hichem Mechichi n’a pas agi en chef du gouvernement, il a agi en exécutant aveuglément les consignes de son comité scientifique sans se soucier de l’impact de ces consignes sur la population et sans vérifier s’il a les moyens de faire respecter ces consignes.

Le résultat, on le voit sous nos yeux. Les cafés et restaurants sont bondés, les moyens de transport sont pleins à craquer et le virus continue à se promener librement.

Il n’y a pas 36.000 solutions pourtant, il faudrait juste prendre exemple de ce qui se passe ailleurs. On décide un confinement de 15-30 jours et on le fait accompagner par les mesures économiques adéquates, comme en France. Ou bien, on fait sauter le couvre-feu et les limites horaires et on axe toute sa stratégie sur le respect des distanciations physiques, la prévention, le port du masque et les mesures sanitaires adéquates, comme en Italie et la majorité des pays européens.

Au lieu de cela, Hichem Mechichi a privilégié la solution hybride à la tunisienne provoquant ainsi une déprime généralisée, une baisse de la productivité, la mort des entreprises sans pour autant limiter les risques de contagion. Une solution où tout le monde est perdant, la déprime en sus.

 

Par Nizar Bahloul
16/11/2020 | 16:59
5 min
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Commentaires
GZ
@ abouali
a posté le 18-11-2020 à 21:13
Bonsoir abouali .
Kateb Yacine , l'écrivain algérien a dit la chose suivante , reprise à son compte par son jeune compère Kamel Daoud , que vous connaissez sans doute - le propos et les hommes - " le français est mon butin de guerre " .
Je trouve la formule éblouissante .
Je vous souhaite une bonne soirée .
GZ
@ abouali
a posté le 18-11-2020 à 19:18
Bonjour abouali .
Merci pour votre réponse .
Le jour où je songerai à vous corriger, les poules auront des dents . Il faut pour commencer que je me hisse au niveau . Pour l'heure je fais mes classes et gammes .
Jacques Cellard , linguiste , a longtemps tenu une chronique au journal Le Monde intitulée " La vie du langage " où il reprenait des cas litigieux et incertains . Elles furent réunies dans un volume sous le même titre , publié par les éditions Le Robert , collection L' ordre des mots , Paris 1979 .
C'est passionnant .
Bien à vous .Au plaisir de vous lire .
abouali
@ GZ
a posté le 18-11-2020 à 11:23
Pour éviter une "correction", en attendant et non en attendons. Inattention quand tu nous tiens !
Bien à vous.
abouali
@ GZ : Petite précision.
a posté le 18-11-2020 à 10:09
Cher ami,
Aucune intention d'engager une joute grammaticale ! J'écris souvent par instinct et c'est le cas ici aussi.
Vous connaissez certainement cette citation qui remonte au XVII ème siècle, attribuée à Vaugelas, (l'un des premiers Immortels de l'Académie française, et passionné de grammaire), au moment d'exhaler son dernier soupir : "je m'en vais ou je m'en vas, l'un et l'autre se dit, ou se disent ". La langue française est ainsi truffée de subtilités toutes en nuances, qu'il est humainement impossible de cerner en totalité. C'est déjà heureux que nous puissions en maîtriser quelques unes.
Côté moral, nous l'avons pour la plupart bien en berne, en raison de la situation chaotique dans laquelle nous nous retrouvons aujourd'hui. C'est la réalité, et @ Ghazi en parle bien mieux que moi !
Allez, en attendons des jours meilleurs, je vous laisse à vos délices mélodiques (à consommer sans modération).
Ah ! J'oubliais de vous remercier encore une fois pour votre intérêt.
Portez vous bien.
GZ
@ abouali , @ Gg .
a posté le 17-11-2020 à 19:57
Bonjour abouali .
Content de vous lire . Confidence , souvent je relis vos chroniques à plusieurs reprises pour bien m'en imprégner tant c'est dense . Merci .
Je vous avoue que cette dernière ne me remonte pas le moral . Ainsi va la Tunisie .
Tout autre chose . Loin de moi toute idée de couper les cheveux en quatre .Vous avez repris mon " pauvres de nous " avec pauvre au singulier . J'ai donc creusé le sujet sans certitude ni a priori .
Résultat , la question n'est pas définitivement tranchée . Il semblerait que nous ayons raison tous les deux avec probablement un soupçon de balance qui penche vers vous . Nous n'en ferons pas une guerre de tranchées .
C'est " la vie du langage " .
Balle au centre .
J'ai aimé votre référence à la boîte de Pandore . Nous y sommes exactement .
Mais en fait de mythologie grecque , je cède la place à @ Gg .
@ Gg . Un des mini miracles du premier confinement outre la limpidité du ciel , a eu lieu sous mon toit .
Notre fils cadet s'est brutalement remis au piano après dix ans de silence . Comme si de rien n'était .
" Clair de lune " de Debussy et les gymnopedies d 'Erik Satie bercent à nouveau nos murs pour notre grand bonheur et le sien .
A quelque chose malheur est bon , mais " faut pas pousser ".
Bien à vous . Portez vous bien .

Gg
@ Zohra
a posté le 17-11-2020 à 15:04
Je n'avais pas vu les fautes, c'est l'intérêt de l'écriture automatique, on ne fait plus attentions à ces détails!
Bises :-)
Zohra
@Gg
a posté le 17-11-2020 à 13:51
Désolée Gg, ma phrase comporte 2 fautes
L'image que j'ai choisi de garder du COVID

IL faut être optimiste, tout passe même les traces s'effacent. C'est la vie
Gg
@ Zohra: j'adore...
a posté le 17-11-2020 à 12:45
...votre phrase: "c'est limage que j'ai choisis de garder du COVID."
Comme on dit j'ai choisi de sourire. Cet état d'esprit est magnifique!
Zohra
@Gg|
a posté le 17-11-2020 à 12:15
Bonjour Gg,

Absolument, malgré tout ça et les conséquences dramatiques pour certains, je suis très heureuse pour la nature, je suis prise de stupéfaction devant ce phénomène, la nature, elle pris le dessus partout même les canards se promenaient en pleines rues dans Paris, hallucinant. Jamais on a vu le ciel aussi clair, plus de pollution, une merveille.
L'homme est destructeur,

c'est limage que j'ai choisis de garder du COVID.

Tunisino
@Moi
a posté le 17-11-2020 à 12:04
Justement, nous pourrions faire beaucoup mieux. J'ai fréquenté une cinquantaine de nationalités de bonne éducation, des cinq continents, et je vous le confirme qu'on peut faire mieux, par de la planification stratégique et par la crème de la crème de nos compétences. Il est possible que ce pays devienne un excellent pays après seulement 40 à 50 ans, en le mettant sur les bons rails.
abouali
@GZ : Absurdistan !
a posté le 17-11-2020 à 11:29
Bonjour, toujours heureux de lire vos chroniques nocturnes.
Oui, pauvre de nous ! Non pas seulement à cause de la Covid, c'est après tout le lot de toute l'humanité, ( ironie du sort, les chinois s'en sont sortis les premiers, et redeviennent l'usine du monde), mais pour bien d'autres raisons.
L'impossible n'est semble-t-il pas français, mais l'absurde est bien tunisien. Le chantage et le blocage des moyens et des lieux de production sont maintenant devenus les armes préférées de ceux qui réclament instamment des emplois et ... le développement pour leur région ! Comme si l'Etat disposait d'une baguette magique pour répondre illico presto à ces exigences. Il paraîtrait même que certains menacent de s'en prendre aux sources d'eau potable, faute de disposer de vannes de pétrole sous la main. Le gouvernement a ouvert une véritable boîte de Pandore en acceptant de négocier le couteau sous la gorge, et de capituler sans conditions.
Comme à la Chebba et sa fameuse mer inclinée, l'inouï, l'inconcevable, l'ébouriffant, est en passe de devenir la norme dans un pays totalement déboussolé. L'on s'étiole désormais non pas à cause de l'absence de "montagnes et d'étoiles" comme l'a si joliment exprimé @ Gg, mais par la rage d'assister impuissant à tous les débordements et les abus, et le désespoir de voir les choses évoluer, s'améliorer ou laisser entrevoir des horizons plus sereins. Le redressement tant attendu n'est plus que chimère. Comme sur des sables mouvants, l'on a l'oppressante sensation de s'enfoncer irrémédiablement, sans la moindre branche à laquelle s'accrocher !
Pourquoi ce soudain pessimisme, me diriez vous, chez quelqu'un qui a toujours défendu bec et ongles le droit à l'espoir et et qui a cru en un renouveau proche ? C'est parce que j'estime, et je ne suis pas le seul, que nous avons atteint maintenant un palier inimaginable il y a seulement une décennie, d'incohérence dans les décisions, d'indiscipline dans leur application, de gabegie dans les comportements et de dilution de toute autorité. Bien sûr, la pandémie a laissé des traces profondes, mais les germes de la régression existaient déjà, et ils ont généré des conséquences dont il sera difficile de se dépêtrer avant quelques décades !
C'est le pays d'Ubu, c'est l'Absurdistan !
Prenez bien soin de vous.
Gg
@ Zohra
a posté le 17-11-2020 à 10:36
Chère Zohra,
Comme vous, le repos de la Nature durant le premier confinement m'a fait espérer que le bon sens allait triompher. Les pelouses urbaines transformées en prairies fleuries vrombissant d'insectes joyeux, l'air urbain léger comme l'air des montagnes, les renards se baladant en ville et les chouettes venues donner des concerts nocturnes...quelles merveilles!
Hélas, sitôt le confinement fini, les naturophobes se sont vengés, ils ont tout fauché coupé chassé. Les prairies sont redevenues des paillassons vides de vie. Herbicides, fongicides, pesticides, insecticides, il a fallu vider les stocks.
Bref, je n'ai pas votre optimisme. Mais puissiez vous avoir raison...
Gg
@ GZ
a posté le 17-11-2020 à 10:19
Bonjour GZ !
Newton 200... Comment diable connaissez vous le Noble Tuyau (c'est son nom)?
Voilà, c'est ça les forum, on parle, on parle, et on oublie ce qu'on a dit! Mdr
Il est même venu en Tunisie, le Tuyau. Ah ce ciel, wallah quel ciel somptueux!
;-)
GZ
@ Gg
a posté le 17-11-2020 à 02:33
Bonjour.
Lu sur la toile , sans " mes étoiles , je m'étiole " . Belle
Formule .
Newton 200 doit se morfondre dans l'inaction forcée , chômage technique et solitude .

D'où sans doute l'appel au secours lancé à une star ou starlette .
Tout est cohérent .
Pourvu qu'à l'issue de cette épreuve le ciel ne nous tombe pas sur la tête .
Nous serions mal barrés .
La mer en ce pays quant à elle , vous le savez , ne danse pas toujours "le long des golfes clairs " , n'a pas de " reflets d'argent " par manque de sous . Elle se barre côté tribord . Comme sur la photo de Chebba .
Pauvres de nous .
A vous lire .
TAW TCHOUFOU
THE WALKING DEAD , SEASON 11 ( COMING SOON )
a posté le 16-11-2020 à 22:13
Horreur et damnation !
Mais que venez vous proposer là Mr Bahloul ?
Prendre des mesures économiques adéquates comme en France ?
Mais avez vous perdu la tête , ya latif , et croyez vous que le sultan Erdogan serait d'accord , ou que Ghannouchi ou K. Saied , approuveraient ?
Reprenez vous , nous vaincrons le corin ..ra , le coro .. ni , le cororo ... , et puis merde ( comme aurait pu dire un président d'assemblée nationale dont le nom m'échappe ) , nous vaincrons tout court !
Moi
Nous pourrions faire beaucoup mieux!
a posté le 16-11-2020 à 21:47
Il y a des solutions afin d'arrêter la propagation de corona, il faut seulement appliquer nos propres workarounds et non pas copier ce que font les autres pays
--> nous n'avons pas les moyens afin de copier l'Allemagne, par contre nous avons l'intelligence afin de trouver des solutions efficaces qui se laissent financer par notre propre budget sans massacrer notre économie et notre productivité...

oui, nous pourrions faire beaucoup mieux!
mansour
Peur sur la ville
a posté le 16-11-2020 à 20:33
Le covid ne fait plus peur
Mais l'incompétence et impuissance du gouvernement Rached Ghannouchi+Ennahdha-Hichem Mechichi-Al Karama+Seifeidine Makhlouf--Nabil Karoui+Qalb Tounes et les signes de la peur se lisent sur le visage des tunisiens
Zohra
CHOSE QU'ON AVAIT JAMAIS IMAGIN'? VIVRE
a posté le 16-11-2020 à 20:28
Cette dépression peut etre vue comme un mal nécessaire. Il nous fallait sortir de cet ancien monde agité, ou on se marchait dessus, surconsommateur d'énergie Cette déprime, c'est aussi le symptôme d'une prise de conscience. Nous avons été sous pression, intense, depuis des années.
Ca fait du bien aussi pour la nature même ciel a changé.

Pour ma part, je me suis mise dans la peau de ma mère paix à son âme, chose que je n'ai jamais imaginé vivre. Ma mère avait vécu toute sa vie confinée en fait. Elle ne sortait que pour allait faire un tour pour se dégourdir les jambes.
takilas
Pourquoi ne pas avouer la cause de la détérioration de l'économie tunisienne ?
a posté le 16-11-2020 à 19:51
Que la Tunisie est dans une situation financière catastrophique à cause de:
1) Les incomprehensibles normes sommes d'argent obtenues anarchiquement aux menbres de nahdha en 2012 et qui se chiffres par milliers de milliards de dinars tunisiens.
2) Des recrutement anarchiques par centaines de milliers des partisans de nahdha ( les votants donnant-donnant) de nahdha, et ce dans les ministères et sociétés étatiques sises à Tunis ; de rappeler que ces recrutés, sans compétences ni formations, sont iloriginaires du sud tunisien et que les originaires du nord tunisien quoique hautement qualifiees et compétents sont, tous, dans le chômage.

Ces deux raisons sont la cause de la détérioration de l'économie tunisienne.
Gg
C'est exactement cela!
a posté le 16-11-2020 à 18:55
Pareil en France. Cela fera bientôt un an que ca dure! C'est l'occasion de prendre conscience de ce qui nous fait vivre, nous donne la joie. Pour moi ce sont les champignons, les randos en montagne et l'astronomie. Privé de mes montagnes et de mes étoiles, je m'étiole... Je ne savais pas combien c'était important pour moi, et je ne comprends même pas que ce me soit interdit.
Alya
A mon humble avis
a posté le 16-11-2020 à 18:54
L ouverture des frontières ne va pas agraver une situation épidémiologique déjà délétère. Le covid continue a circuler puisque le tunisien ne respecte aucune règle de prévention Des lois ont été pondues avec peines pénales et civiles le tunisien s en fout,la société civile sera toujours la pour le défendre. Comme je l ai déjà dit,au temps de zone, nous avions la langue de bois et nous avions peur.Actuellement,c est l etat qui a peur de nous et qui n ose pas nous dire que nous sommes inconscients et incivils .
Tunisino
Tout est un problème d'intelligence
a posté le 16-11-2020 à 18:01
Les peu intelligents n'envisagent que le présent (premier niveau), les moyennement intelligents envisagent le futur proche en plus du présent (deuxième niveau), et les intelligents envisagent le futur lointain de plus (troisième niveau). Ceci me rappelle KS lorsqu'il a insister à placer une personne à difficulté ophtalmique comme ministre de la culture, KS n'a certainement pas pensé à comment cette personne va exercer (intelligence de premier niveau). De même pour Mechichi, l'invention de KS, il semble qu'il trouve du mal à imaginer les impacts sanitaires, sociaux, et économiques de ses décisions sur les pauvres tunisiens, qui souffrent en silence, jusqu'au jour où ils n'ont plus rien à perdre!
Gg
Nermine Sfar...
a posté le 16-11-2020 à 17:55
...au secours!
Lamine
Bouffée oxygène. Pour le sud
a posté le 16-11-2020 à 17:06
Le sud ouest n a pas eu de bouffée d oxygène comme vous dites.
La réouverture des frontières avec la Libye profite beaucoup beaucoup aux cliniques,donc la bouffée d oxygène pour toute la tunisie
esprit libre
le comité scientifique
a posté le 16-11-2020 à 16:26
le comité scientifique doit avoir un objectif quand il a conseillé le confinement partiel. maintenant on est à 1500 contaminations et 20 décès par jour, quel est l'objectif du comité? est-il atteint? pourquoi prolonger encore ce confinement? le sud sera encore plus contaminé par l'ouverture des frontières? les membres du comité sont des fonctionnaires, donc pensez un peu aux propriétaires des cafés, des restaurants et les artistes.
DHEJ
Covid-19, le temps et l'espace !
a posté le 16-11-2020 à 16:19
C'est du covidynamisme hélas Mme. Ben Alaya ne s'y met pas

Alors à nous 300 ans comme les dormants !