
Le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi est intervenu, vendredi 1er mars 2024, sur les ondes d’IFM, avec Borhen Bssaies pour revenir sur l’arrestation du secrétaire général adjoint, Taher Mezzi ainsi que sur le prochain rassemblement syndical du 2 mars 2024.
Noureddine Taboubi a indiqué que le prochain rassemblement de protestation intervient à la suite du blocage du dialogue social, le piétinement du droit syndical et le non-respect des accords conclus avec les anciens gouvernements, notamment, avec le gouvernement Najla Bouden.
Le responsable syndical a assuré que l’UGTT ne peut être infiltrée et personne ne peut remettre en cause sa capacité de mobilisation.
Par ailleurs, il est revenu sur l’arrestation de Taher Mezzi, placé en garde en vue, « Taher Mezzi était en détachement syndical, conformément aux conventions internationales adoptées par la Tunisie. Nous avons renouvelé la demande de mise à disposition de Taher Mezzi en 2011. L’absence de réponse de l’entreprise pour laquelle il travaille, est considérée comme un renouvellement tacite. Aujourd’hui, le secrétaire général adjoint est accusé de corruption financière, et il est appelé à restituer de l’argent. Nous considérons qu’il s’agit de poursuites politiques puisque Taher Mezzi avait tenu des propos virulents envers les autorités en place lors d’une conférence. Il a été convoqué le soir même par la brigade de l’Aouina », assure Noureddine Taboubi.
Le secrétaire général adjoint chargé du secteur privé, Taher Mezzi, a été placé en garde à vue, hier, en attendant sa comparution, aujourd'hui, devant le procureur à Bizerte. Le bureau exécutif de l’UGTT a tenu une réunion urgente pour revenir sur l’arrestation de Taher Mezzi, estimant que cette arrestation, qui survient quelques heures à peine avant le mouvement de protestation du 2 mars à la Kasbah, vise à affaiblir et à menacer le syndicat et à entraver les mouvements syndicalistes.
S.H
je veux bien croire que le degré d'instruction n'est pas l'unique critère pour désigner des responsables de taille à l'échelle nationale mais on doit fouiner dans les dessous de ces douteuses désignations.
En plus il faut vérifier qui paye le salaire du détaché durant son détachement!!! En sachant que le syndicalisme doit se faire en dehors des heures de travail , en Europe les syndicalistes travaillent plein temps. A mon avis il faut que la justice ouvre ce dossier très grave car je vois qu'on demande à ce Monsieur de restituer ses salaires donc logiquement je comprends que ses salaires de détaché ont été payés par son organisme employeur pas par l'UGTT. Personnellement je ne me prononce pas c à la justice de trancher
Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n'ai rien dit, je n'étais pas social-démocrate.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n'ai rien dit, je n'étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester. »


