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Le coup de gueule de Samir Majoul
18/03/2020 | 10:30
4 min
Le coup de gueule de Samir Majoul

 

Le président de l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat (Utica) Samir Majoul est revenu sur les défis des entreprises tunisiennes en cette période de pandémie notamment en ce qui concerne les salaires et ses différents autres dus auxquels elles devront faire face. C’est un véritable coup de gueule qu’il a poussé, appelant l’Etat à soutenir les entreprises ou au moins à les rembourser.

 

«On peut penser à tout sauf à ne pas payer nos ressources humaines et si on n’a pas payé quelqu’un, une banque, l'Etat, le fisc ou la sécurité sociale c’est parce qu’on n’a pas les moyens !», a martelé le patron des patrons dans une interview accordée ce mercredi 18 mars 2020 à l'émission Expresso de Wassim Ben Larbi sur Express FM.

Et d’ajouter : «On parle du coronavirus, mais est-ce que avant cette épidémie notre situation était bonne ? C’est toute l’économie mondiale qui était en difficulté. C’est une crise mondiale, regardez ce qui se passe au niveau des énergies, les bourses ont décroché ça fait longtemps».

 

M. Majoul estime que cette épidémie peut être une occasion pour oser des mesures courageuses.

«Le coronavirus est peut-être l’opportunité aujourd’hui pour prendre les décisions nécessaires : essayons d’en faire une opportunité, pour bouger les choses. Arrêtons les réunions qui ne servent à rien, il y a des décisions qu’on aurait dû prendre il y a une éternité. On est un pays ouvert sur le monde, aujourd’hui on n’a pas droit à l’erreur. Regardez les décisions prises de par le monde, des pays moindres que la Tunisie (Jordanie, Maroc, …) et je ne me compare pas avec la France. Notre économie est faible et le seul secteur qui est en train de travailler, de créer de la richesse, d’exporter, de créer de l’emploi c’est le secteur privé, donc on doit impérativement le sauver», a-t-il affirmé.

Le président de l’Utica a expliqué : «Certes la priorité est la santé des Tunisiens, du peuple, de nos ressources humaines, mais pour qu’il soit confiant et ait confiance en l’avenir et celui de ses enfants, il faut qu’on soutienne l’entreprise pour l'accompagner. Notre dû à nos ressources humaines, leurs salaires pour vivre sont garantis, qu’ils travaillent ou pas après on trouve des solutions avec l’Etat pour des prises en charge, pour des décalages. Tout le reste n’est pas important pour moi, si l’entreprise est en défaut fiscal, en défaut social, en défaut… l’Etat doit patienter et l’Etat doit nous rembourser : les trop perçus d’impôts, les avoirs fiscaux, l’argent des sociétés qui est chez l’Etat doit être remboursé. Aujourd’hui, on ne peut plus patienter ! Aujourd’hui l’Etat est dans une situation, où il crée un effet d’éviction lorsqu’il sort sur le marché pour emprunter et nous on se retrouve sans financement car les banques préfèrent prêter à l’Etat à cause des garanties. Alors que notre argent est chez lui, on parle de milliers de millions en trop perçu de TVA, d’IS, d’IR, etc.».

 

Samir Majoul a précisé que l’Etat ne les rembourse pas parce qu’il n’a pas de trésorerie et se cache derrière le contrôle. «Moi je vais mourir, je ne peux pas payer mes employés et je ne peux pas faire face à mes dus envers mes fournisseurs, et c’est la pérennité de l’entreprise qui est en jeu et vous travaillez avec mon argent et en plus gratuitement ! Avec quel droit, avec quelle loi, avec quelle démocratie ! Payez les gens !». Et de rappeler les dettes des entreprises publiques et des établissements publics envers un nombre de secteurs dont les entrepreneurs de travaux publics. «Pourquoi vous ne payez pas les gens? il y en a certains qui se sont suicidé, d’autres qui ont quitté le pays, ceux qui ont des chèques impayés … et en plus on les soumet à des pénalités de retard, on les oblige à vendre leurs biens. De quel droit… le droit du prince ! Tout ça il faut le revoir», a-t-il souligné.

Et de poursuivre : «L’Etat est notre partenaire et lorsque l’entreprise gagne de l’argent, l’Etat aussi. Nous sommes des recettes d’impôts, nous sommes des collecteurs d’impôt. Si je suis dans le besoin, vous ne me donnez pas la garantie de l’Etat alors que vous donnez aux entreprises publiques qui perdent de l’argent tous les ans, vous me laissez tomber et en plus vous augmentez le contrôle».

 

Le patron des patrons a noté : «Nous sommes le plus grand employeur, nous employons plus de 2 millions de personnes. Arrêtez de tirer sur les entreprises ou on va tirer sur qui il faut tirer». Il a soutenu : «Si c’est pour jeter des fleurs je ne serai pas venu, nous sommes en économie de guerre !»

 

I.N


18/03/2020 | 10:30
4 min
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Commentaires
Ali
Ali
a posté le 18-03-2020 à 14:05
Le Maroc pays moindre par rapport à la Tunisie ? Très bonne blague . Vous n'avez même pas été capables d'envoyer un avion rapatrié vos ressortissants en Chine , gallek pays moindre .
Hadou
Allez voir guanouchi..
a posté le 18-03-2020 à 12:34
'? la télé, jour après jour,toi et ton copain taboubi,on te voit s'assoir devant le gourou dénommé guanouchi..alors demandez lui de vous aider bande de traîtres opportunistes arrivistes..
Ech'Chef
Malheureusement, plus de confiance ni en l'état ni en nos entreprises
a posté le 18-03-2020 à 12:08
Nous tunisiens, sommes devenus champions dans l'art d'accuser les gens sans preuves. Comme celui qui parle de financer le Yacht de Monsieur Majoul. Qu'est-ce que tu fais dans la vie? Tu n'as peut être pas eu la chance de réussir mais cela ne veut surtout pas dire que toute personne qui a réussi dans sa vie ou qui a de l'argent est un voleur. Atténuez un peu votre haine et votre jalousie envers les gens qui ont réussi mieux que vous.
A4
Quelques précisions:
a posté le 18-03-2020 à 11:49
Comme je fais les études puis le suivi des chantiers, je vous rapporte ceci:
- Un premier entrepreneur qui possédait deux camionnettes de chantier, vient de vendre l'une d'elles.
- Un second entrepreneur vient de vendre sa voiture à 40 mille dinars alors qu'elle vaut d'après lui 50 mille dinars.
- Un troisième entrepreneur vient de mettre sa maison à la vente.
Ces trois entrepreneurs travaillent sur des projets étatiques et l'état leur doit quelques milliards de millimes. Et l'état ne paye pas !!! Ne paye pas les gens qui travaillent en silence, mais paye les bandits pour gagner ... la paix sociale.
C'est idiot et c'est intenable !!!
Jilani
Il faut tirer et en premier lieu sur ces syndiqués corrompus
a posté le 18-03-2020 à 11:37
Pourquoi vous l'accompagnez tjrs dans les réunions et vous le laissez même prendre la première place ce voyou qui est la cause principale de ce que vit le pays. Il faut dire la vérité, c'est lui qui bloque la privatisation des entreprises publiques trop déficitaires et corrompues, et les grèves dans les phosphates, les nouveaux chantiers c'est lui, il faut déclarer la guerre à cette ugtt corrompue.
Sardina et encore!
Arrêtez ce harcellement
a posté le 18-03-2020 à 11:32
Les finances publiques pourraient- elles supporter les salariés du privé en plus des fonctionnaires ?
Que l'Utica commence par faire preuve de solidarité d'abord ?
La Tunisie a-t-elle les moyens de faire comme les français ou les américains? Ils ont assez de ressorts qui leur permettent de puiser des milliards dans leur cagnotte. S'il faut le faire, nous seront obligés dans ce cas de s'adresser sur le marché financier avec 2 couffins. Une pour le bouclage du budget de l'?tat et l'autre pour les affaires qui tourne mal.
Comme partout dans le monde, certaines affaires connaissent des difficultés. Est-ce à dire qu'elles n'ont jamais généré de profit? Sinon, il est à se demander qui sont les clients de ce poissonnier qui vend les crevettes royales à 120d. le kilo?
Le cinéma est un art dont il ne faut pas abuser.
Lol
On dirait l'UGTT
a posté le 18-03-2020 à 11:31
Il ne faut pas être un génie où ambassadeur de l'Union Européenne pour se rendre compte du blocage de l'économie contrôlée par une poignée de familles en Tunisie qui bloquent la libéralisation, l'innovation et l'ascenseur social.
Le rôle du privé est de gagner de l'argent et de payer salaires, Impôts et dividendes. Ce n'est pas un service qu'il rend à l'état, c'est sa vocation.
On peut aider les entreprises quand on peut mais je préfère que l'état achète des tests covid, des places pour les milliers de malades qui vont souffrir dans quelques semaines. Cet argent ne doit pas être utilisé pour payer le nouveau yacht de majoul
A4
Un exemple: le mien
a posté le 18-03-2020 à 11:22
Activité: ingénieur conseil depuis 25 ans (études techniques).
Effectif: 2 salariés + moi même.
Situation en Mars 2020:
* Trop perçu d'impôt: 31 125, 551 dinars (vous avez bien lu: plus de 31 millions de millimes).
* Retard de payement: je l'estime à 100 000 dinars (100 millions de millimes) au moins de mémoires d'honoraires (factures) impayés depuis des mois et parfois des années. Réponse des divers services financiers des diverses administrations et divers ministères: l'Etat Tunisien n'a pas d'argent pour payer !!! Ceci dit il continue à payer ses bataillons de fonctionnaires en sureffectif et ses "valeureux travailleurs" des sociétés environnementales ...
Les études que nous faisons se rapportent aux infrastructures telles que routes, autoroutes, lycées, écoles hôpitaux, bâtiments administratifs, etc ...
Si nous survivons, péniblement et avec un déficit, c'est grâce aux études que nous faisons pour le secteur privé ou pour l'étranger. Encore 6 mois de sursis au grand maximum ...


observator
Il faut rapatrier vos capitaux à l'étranger
a posté le 18-03-2020 à 11:20
Les tunisiens qui ont stocké leur argent à l l'etranger seraient bien avisés, par ces temps difficiles que traverse le pays , de les rapatrier pour renforcer l'économie du pays.
En contre-partie , l Etat décrète une amnistie en faveur de ces détenteurs de capitaux.

Cela, étant, l'?tat doit aider les vraies entreprises qui créent, qui emploient, qui exportent qui enrichissent le pays dans ces moments difficiles cela va de soi.

On a l'impression que Mr Majoul profite de la situation délicate du pays pour marchander et gratter toujours plus d'avantages au détriment de l'?tat.
C'est cet esprit de mendicité permanent du secteur privé qui inquete tant .
Fidèle à sa rhétorique rétrograde et pernicieuse , le patron de l UTiCA commence par nous dire en deux qu'il faut sauver la population et les ressourcés humaines mais il fait un plaidoyer de pleurnichard pour réclamer toujours plus.
Je ne lui fais pas confiance car il n'a jamais eu une attitude crédible.
L'?tat doit doit avoir devant l'intérêt général du pays surtout dans ces moments difficiles et ses aides toutes les entreprises du secteur privé doivent être regardée sous cet angle.
Toutes les entreprises privées poule aux oeufs d'or en difficulté doivent être aidées. Normal, cela va de soi , c'est un cercle vicieux.
Mais les entreprises genres samsaras non......
Les vrais patriotes qui aiment ce pays doivent , dans ces moments difficiles, rapatrier leurs capitaux planqués à l'étranger pour les injecter dans l'économie du pays......pour l'aider à s'en sortir.
Des sommes énormes......
Aldo
==== du franc parlé , c est ce qu' il faut ====
a posté le 18-03-2020 à 11:04
Essouak el Harry pour Ifoum labkhar , bravo si MAJOUL
Tn
Utica..et l'état...
a posté le 18-03-2020 à 10:59
Ces entreprises..ont profité durant les dernières années d'avantages fiscaux, d'exonération et de défiscalisation avec les lois de réinvestissement...ainsi ces hommes d'affaires ont tiré profit de crédits ..des banques étatiques bh, stb ,et bna avec des % intéressant
Il ne faut pas oublier que ces banques profitaient depuis l'ère de Zaba d'injection annuelle de plus que 500 millions de dinars
Il sera bien de voir ces entreprises contribuer...a cette crise
En France on parle d'une nationalisation possible des entreprises....
L'égoïsme est un instinct omniprésent.......un ou deux mois ne feront pas l'Apocalypse.... allez Monsieur..un peu de recul vous permettra de donner un coup de pousse a ce pays mis en déclin
DHEJ
Vous avez créer l'état
a posté le 18-03-2020 à 10:50
Apprecier ses délices !