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Pierre Ménat parle de lâEUR(TM)audiovisuel, du Centre culturel et du statut avancé de la Tunisie

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Entre la Tunisie et la France, la coopération économique, souvent citée en exemple, n’est pas la seule illustration de l'affinité sans crépuscule entre les deux pays. En Tunisie comme en France, il y a des convictions, des valeurs et surtout des objectifs partagés. Chacun œuvre, de son côté, non pas seulement à remplir sa part de contrat et à la tenue de ses engagements dans le respect et la confiance mutuelle, mais surtout à rehausser la barre de leurs ambitions jusqu’au sommet de la pyramide en travaillant, coude à coude, sur d’autres chantiers non moins importants que l’économie et le commerce. L’audiovisuel, la francophonie, l’immigration et bien d’autres sujets demeurent en tête des priorités de la diplomatie française en Tunisie. Parallèlement, la France ne lésine pas sur les efforts pour soutenir la Tunisie afin qu’elle obtienne le statut avancé avec l’UE. Elle considère même que l’aspiration de la Tunisie est plus que légitime.
Sans exagération aucune, il est intéressant de voir comment ces deux pays interagissent pour former ce grand « bâti relationnel ». Pierre Ménat, ambassadeur de France à Tunis, l’a franchement explicité lors d’une rencontre, mardi 8 juin 2010, avec les représentants de la presse nationale dans sa résidence, Dar El Kamila à La Marsa. Après huit mois d’exercice à Tunis, le diplomate français, s’est montré, encore une fois, déterminé à durcir ce bâti. Toujours est-il que d’autres "briques" restent à ajouter.
La première n’est que celle de l’audiovisuel, un chantier à travers lequel la France cherche à faire réintégrer les médias français dans le paysage audiovisuel tunisien. En marge des Journées cinématographiques de Carthage, la diplomatie française organisera, les 26 et 27 octobre prochain, les Journées de l’audiovisuel. L’objectif étant d’assurer une meilleure visibilité des médias français dans le paysage tunisien. Pour mieux y parvenir, il faudra assurer la mobilisation et la sensibilisation des professionnels tunisiens et français sur des projets communs.
Une deuxième "brique" concerne la francophonie. Pierre Ménat ne le cache pas pour autant. "Nous sommes redevables à la Tunisie qui, de par sa constitution, est un pays dont la langue officielle est la langue arabe. Nous sommes honorés que le français soit la deuxième langue des Tunisiens", a-t-il souligné. Néanmoins, la tâche s’annonce difficile au vu de la place qu’occupe aujourd’hui la langue anglaise, même en Europe, mieux encore la France. Mais les Français, eux, ne veulent pas lâcher une position qu'ils occupaient depuis pratiquement des décennies. "Il faut entretenir la langue française en Tunisie et la valoriser. Pour ce faire, nous avons entamé un vaste chantier, celui d’un centre culturel français. Il n’est plus question que Tunis soit la seule capitale de la région sans un vrai centre culturel français digne de ce nom. Ce projet est déjà approuvé. C’est ainsi que des travaux de transformation seront entrepris, dès septembre 2010, dans les locaux de la Médiathèque sise à l’Avenue de Paris où, seulement, un quart de la surface est exploité. Cela ne se fera pas du jour au lendemain certes. Mais la mise en œuvre du centre ne tardera pas. Dans deux ou trois ans, ce grand projet verra le jour", a-t-il ajouté.
Nonobstant ce projet grandeur nature, booster la francophonie dans nos contrées nécessite un peu plus que ça. M. Ménat ne tarde pas sur la réponse en mettant en exergue les actions entreprises par le gouvernement français à élargir son réseau de la scolarisation, la coopération universitaire, la co-diplomation, etc.
Cette rencontre avec les médias tunisiens n’a pas été dénuée de surprises. Car, dans ce même sillage, M. Menat nous a fait savoir que la coopération entre l’ENA, la prestigieuse Ecole française d'administration, et l’École nationale d’administration de Tunis (ENAT) avance à pas de géant. Elle porte sur la formation initiale et sur la formation continue des cadres supérieurs de l’administration. Pareillement, M. Ménat nous a annoncé qu’à partir de l’année scolaire 2011-2012, l’Ecole internationale de Carthage sera homologuée jusqu’au baccalauréat par les autorités françaises. Un saut qualitatif qui s’inscrit à l’actif du partenaire français.
Volet européen, les thèmes à débattre sont nombreux. Cela touche, notamment, à la question du statut avancé de la Tunisie avec l’Union européenne que la France soutient fortement et la crise de la zone euro. Abordant la question du statut avancé M. Ménat a fait savoir que l’aspiration de la Tunisie est plus que légitime. Qui plus est, la Tunisie fût premier pays méditerranéen à signer un accord d’association. Elle a des atouts à faire prévaloir et beaucoup de choses à donner. "Dans une négociation, il y a toujours des conditions préalables. Cependant, ce n’est pas le cas pour la Tunisie. Il y a d’autres volets non mois importants que celui politique. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un document de 200 pages. Les chances de la Tunisie pour s’octroyer ce statut sont considérables et nous ne lésinons pas sur les efforts pour la soutenir. Seulement, il reste à définir le contenu exact de ce statut", a-t-il précisé.
Du même, M. Ménat a tenu à préciser que la crise de la zone euro n’aura pas d’effet sur les échanges commerciaux entre les deux pays. Il n’y a pas de pertes en absolu ni de gain en absolu. La chute de l’euro aurait un impact nuancé sur l’économie des deux pays.
Après cette rencontre, on en sort avec une seule conviction : "les bonnes affaires font les bons amis". Cela augure de très bonnes perspectives en matière de coopération tuniso-française. M. Ménat, qui s’est rapidement familiarisé avec les réalités de la Tunisie, ne cache pas son enthousiasme à l’égard d’une société tunisienne ouverte sur le monde extérieur, une économie des plus solides en Afrique et un pays parfaitement homogène et en harmonie avec ses racines, des atouts qui propulsent encore la coopération tuniso-française, une coopération qui se veut mobilisatrice et fédératrice des compétences dans les deux pays.
Sans exagération aucune, il est intéressant de voir comment ces deux pays interagissent pour former ce grand « bâti relationnel ». Pierre Ménat, ambassadeur de France à Tunis, l’a franchement explicité lors d’une rencontre, mardi 8 juin 2010, avec les représentants de la presse nationale dans sa résidence, Dar El Kamila à La Marsa. Après huit mois d’exercice à Tunis, le diplomate français, s’est montré, encore une fois, déterminé à durcir ce bâti. Toujours est-il que d’autres "briques" restent à ajouter.
La première n’est que celle de l’audiovisuel, un chantier à travers lequel la France cherche à faire réintégrer les médias français dans le paysage audiovisuel tunisien. En marge des Journées cinématographiques de Carthage, la diplomatie française organisera, les 26 et 27 octobre prochain, les Journées de l’audiovisuel. L’objectif étant d’assurer une meilleure visibilité des médias français dans le paysage tunisien. Pour mieux y parvenir, il faudra assurer la mobilisation et la sensibilisation des professionnels tunisiens et français sur des projets communs.
Une deuxième "brique" concerne la francophonie. Pierre Ménat ne le cache pas pour autant. "Nous sommes redevables à la Tunisie qui, de par sa constitution, est un pays dont la langue officielle est la langue arabe. Nous sommes honorés que le français soit la deuxième langue des Tunisiens", a-t-il souligné. Néanmoins, la tâche s’annonce difficile au vu de la place qu’occupe aujourd’hui la langue anglaise, même en Europe, mieux encore la France. Mais les Français, eux, ne veulent pas lâcher une position qu'ils occupaient depuis pratiquement des décennies. "Il faut entretenir la langue française en Tunisie et la valoriser. Pour ce faire, nous avons entamé un vaste chantier, celui d’un centre culturel français. Il n’est plus question que Tunis soit la seule capitale de la région sans un vrai centre culturel français digne de ce nom. Ce projet est déjà approuvé. C’est ainsi que des travaux de transformation seront entrepris, dès septembre 2010, dans les locaux de la Médiathèque sise à l’Avenue de Paris où, seulement, un quart de la surface est exploité. Cela ne se fera pas du jour au lendemain certes. Mais la mise en œuvre du centre ne tardera pas. Dans deux ou trois ans, ce grand projet verra le jour", a-t-il ajouté.
Nonobstant ce projet grandeur nature, booster la francophonie dans nos contrées nécessite un peu plus que ça. M. Ménat ne tarde pas sur la réponse en mettant en exergue les actions entreprises par le gouvernement français à élargir son réseau de la scolarisation, la coopération universitaire, la co-diplomation, etc.
Cette rencontre avec les médias tunisiens n’a pas été dénuée de surprises. Car, dans ce même sillage, M. Menat nous a fait savoir que la coopération entre l’ENA, la prestigieuse Ecole française d'administration, et l’École nationale d’administration de Tunis (ENAT) avance à pas de géant. Elle porte sur la formation initiale et sur la formation continue des cadres supérieurs de l’administration. Pareillement, M. Ménat nous a annoncé qu’à partir de l’année scolaire 2011-2012, l’Ecole internationale de Carthage sera homologuée jusqu’au baccalauréat par les autorités françaises. Un saut qualitatif qui s’inscrit à l’actif du partenaire français.
Volet européen, les thèmes à débattre sont nombreux. Cela touche, notamment, à la question du statut avancé de la Tunisie avec l’Union européenne que la France soutient fortement et la crise de la zone euro. Abordant la question du statut avancé M. Ménat a fait savoir que l’aspiration de la Tunisie est plus que légitime. Qui plus est, la Tunisie fût premier pays méditerranéen à signer un accord d’association. Elle a des atouts à faire prévaloir et beaucoup de choses à donner. "Dans une négociation, il y a toujours des conditions préalables. Cependant, ce n’est pas le cas pour la Tunisie. Il y a d’autres volets non mois importants que celui politique. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un document de 200 pages. Les chances de la Tunisie pour s’octroyer ce statut sont considérables et nous ne lésinons pas sur les efforts pour la soutenir. Seulement, il reste à définir le contenu exact de ce statut", a-t-il précisé.
Du même, M. Ménat a tenu à préciser que la crise de la zone euro n’aura pas d’effet sur les échanges commerciaux entre les deux pays. Il n’y a pas de pertes en absolu ni de gain en absolu. La chute de l’euro aurait un impact nuancé sur l’économie des deux pays.
Après cette rencontre, on en sort avec une seule conviction : "les bonnes affaires font les bons amis". Cela augure de très bonnes perspectives en matière de coopération tuniso-française. M. Ménat, qui s’est rapidement familiarisé avec les réalités de la Tunisie, ne cache pas son enthousiasme à l’égard d’une société tunisienne ouverte sur le monde extérieur, une économie des plus solides en Afrique et un pays parfaitement homogène et en harmonie avec ses racines, des atouts qui propulsent encore la coopération tuniso-française, une coopération qui se veut mobilisatrice et fédératrice des compétences dans les deux pays.
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