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Commission consultative, Sadok Belaid, FMI…Les 5 infos de la journée
20/05/2022 | 23:00
4 min
Commission consultative, Sadok Belaid, FMI…Les 5 infos de la journée

 

Il est déjà 23h, voici le récapitulatif des informations les plus importantes ayant marqué la journée du 20 mai 2022 :

 

Composition et fonctionnement de la commission nationale consultative

(...)La commission nationale consultative pour une nouvelle République, est composée de :

-Un comité consultatif des Affaires économiques et sociales : composé d’un représentant de l’UGTT, de l’Utica, de l’Utap, de l’UNFT et de la LTDH. Il est présidé par le bâtonnier.

-Un comité consultatif des Affaires juridiques : composé des doyens des facultés de droit, des sciences juridiques et politiques. Il est présidé du membre le plus âgé.

-Un comité du dialogue national : composé des membres des deux comités précédents. Il est présidé par le président coordinateur de la commission nationale consultative.

Les membres de cette commission doivent respecter le droit de réserve et le secret des délibérations de la commission.

 

Sadok Belaid désigné président coordinateur de la commission consultative

Le président de la République, Kaïs Saïed a reçu le doyen Sadok Belaid, au palais de Carthage. A cette occasion, il lui a confié la mission de président coordinateur de la commission nationale consultative pour une nouvelle République. Le président de la République, Kaïs Saïed avait présidé, hier, le conseil des ministres consacré à l’examen d’un projet de décret pour la création d’une commission nationale consultative pour une nouvelle République, ainsi qu’un projet de décret concernant la convocation des électeurs pour le référendum. 

 

Publication des statuts types des sociétés citoyennes locales et régionales

Le président de la République, Kaïs Saïed, a approuvé, jeudi 19 mai 2022, les statuts types des sociétés citoyennes locales et régionales. Le décret a été publié dans le Jort du jeudi. La création des sociétés citoyennes a, rappelons-le, été officialisée par décret présidentiel dans le Jort du 21 mars 2022.  Composé de trois parties, huit chapitres et 97 articles, ce décret revenait sur ses nouvelles entités depuis leur création juridique jusqu’à leur liquidation. L’objectif étant, selon le premier article, de « créer un régime juridique spécial pour les sociétés citoyennes fondé sur l'initiative collective et l'utilité sociale ».

 

Le FMI estime que le programme du gouvernement est crédible

« Nous suivons de près l'évolution de la situation politique et économique en Tunisie », a indiqué vendredi 20 mai 2022, Gerry Race, Directeur de la communication du Fonds monétaire international (FMI) au cours d'une conférence de presse tenue au siège de l'institution à Washington. A la question d'une consœur de l'AFP : Quand peut-on espérer un accord ? M. Rice a déclaré que « les discussions techniques avec les autorités, entamées depuis le début de l'année, se poursuivent. Mais compte tenu de la situation économique désastreuse, des actions décisives et la mise en œuvre de réformes ne doivent pas attendre la conclusion de ces discussions ou un programme du FMI ».

 

Marouen Abassi : le coût de l’inaction s’avère très, très élevé

« Le coût de l’inaction s’avère très très élevé » a déclaré ce matin, vendredi 20 mai 2022, le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie Marouen Abassi, lors de son mot d’ouverture prononcé au Forum de fiscalité organisé par l’IACE dans la ville de Sfax.  Le gouverneur de la BCT est revenu sur la relève du taux d’intérêt directeur, décidée le 17 mai, le ramenant à 7%, expliquant qu’elle s’inscrit dans le cadre de la maitrise de l’inflation. « L’inflation risque de devenir à deux chiffres, ce qui entraverait toute stabilisation macroéconomique, préalable à une vraie reprise économique », a-t-il dit. 









 

 
20/05/2022 | 23:00
4 min
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Commentaires
Mansour Lahyani
Ca n'a rien à voir... mais ça devait être signalé !
a posté le 21-05-2022 à 10:02
En Tunisie, des "ruches intelligentes" pour sauver les abeilles
Par Sciences et Avenir avec AFP le 20.05.2022 à 06h19
Ecouter 5 min.
La startup tunisienne "Beekeeper Tech" a mis au point un dispositif de capteurs à infrarouge qui fournit en permanence des données sur l'environnement et la santé des abeilles.

L'apiculteur Elias Chebbi installe une "ruche intelligente"
L'apiculteur Elias Chebbi installe une "ruche intelligente", le 8 avril 2022 à Testour, en Tunisie

AFP - FETHI BELAID
Elias se précipite vers ses "ruches intelligentes". L'apiculteur a reçu un signal d'alerte sur son téléphone grâce à une application, 100% tunisienne et pionnière en Afrique du Nord, destinée à éviter la surmortalité des abeilles et optimiser la production de miel. Sur une colline de son terrain familial à Testour, au nord-ouest de Tunis, Elias Chebbi, 39 ans, ouvre le volet d'une ruche et montre un petit appareil blanc similaire à un décodeur qui mesure les variables et l'avertit de tout incident, via l'application Smart Bee.

Oui, la taille du pénis est importante, assurent des scientifiques
Selon des biologistes australiens, en optant pour des partenaires sexuels bien membrés, les femmes auraient favorisé ce trait au fil des générations.
"Un prix abordable"
La startup tunisienne "Beekeeper Tech" a mis au point un dispositif de capteurs à infrarouge qui fournit en permanence des données sur l'environnement et la santé des abeilles, pour "un prix abordable". Les capteurs mesurent l'humidité, la température ainsi que le bourdonnement des insectes. Lorsqu'il y a un problème, une alerte est envoyée.

Les appareils sont même dotés d'un localisateur GPS pour éviter les vols de ruches. "Grâce à cela, je suis tranquille et je sais à distance ce qu'il se passe", se réjouit auprès de l'AFP, Elias, un ex-comptable qui s'est lancé dans l'apiculture en 2013. C'est la même année qu'un groupe de jeunes ingénieurs tunisiens a eu l'idée d'un contrôle à distance des ruches, avant de lancer Beekeeper Tech en 2016. La phase de commercialisation n'a démarré qu'en 2020. Cette startup est la seule de ce type en Afrique du Nord et a déjà vendu plus de 1.000 dispositifs Smart Bee, principalement en Tunisie et dans les pays voisins.

Identifier une "ruche modèle" pour affiner les souches et dupliquer son fonctionnement
Selon son PDG, Khaled Bouchoucha, il y a une demande importante et la société prépare 1.500 commandes pour des clients en Tunisie, en Libye, en Algérie, en Arabie saoudite et même en Nouvelle-Zélande. L'appareil Smart Bee envoie des mises à jour en temps réel à un ordinateur central, qui analyse les données et aide l'apiculteur à réagir rapidement. Cette technologie "a prouvé son efficacité" en Tunisie et dans d'autres pays, affirme à l'AFP M. Bouchoucha, 34 ans, qui s'est lancé pour aider son père, apiculteur occasionnel.

En Tunisie comme partout dans le monde, les abeilles sont confrontées à de multiples menaces, telles que le changement climatique, la pollution et les pesticides, à l'origine de phénomènes de plus en plus fréquents de disparitions massives de colonies d'abeilles. Les informations recueillies sur la ruche permettent non seulement d'estimer le danger mais aussi de connaître la productivité de chaque reine et sa résistance aux variations climatiques.

L'application aide ainsi à identifier une "ruche modèle" pour affiner les souches et dupliquer son fonctionnement dans l'exploitation. Quand l'apiculteur est averti d'un problème, il peut soit déplacer les ruches en surchauffe vers des zones plus fraîches, soit isoler celles qui sont trop froides, ou encore fournir une solution sucrée aux abeilles trop affaiblies pour passer l'hiver. Avant d'utiliser cette application, Elias perdait environ 30% de ses ruches par an à cause de l'humidité et des changements soudains de température.

Problèmes climatiques
Depuis qu'il les a connectées en 2017, dans la phase d'expérimentation de Smart Bee, il n'en perd que 10%, "dans le pire des cas", indique-t-il. "Avant, certaines abeilles mouraient progressivement sans que je m'en aperçoive suffisamment tôt", dit-il, soulignant que la tâche des professionnels est rendue difficile par "un climat qui change constamment". "La Tunisie souffre de sécheresse presque toute l'année, ce qui signifie que l'habitat et la nourriture des abeilles disparaît", dit-il, assurant devoir chercher régulièrement de nouveaux sites où les installer.

Le système des "ruches intelligentes" lui a aussi permis d'augmenter la production à environ de 12 kg de miel par ruche par an contre 8 kg, soit une hausse d'environ de 40%. Elias ne possède que deux appareils Smart Bee au coût unitaire d'environ 300 dinars (92 euros), qu'il place périodiquement sur chacune de ses 100 ruches mais aimerait pouvoir en acquérir d'autres.

Cette technologie peut "nous aider à renforcer notre sécurité et notre souveraineté alimentaires. Nous en avons grandement besoin dans un monde plein de maladies et de guerres", explique Mnaouer Djemali, chercheur à l'Institut national d'agronomie. En Tunisie, avec sa population d'environ 12 millions d'habitants, le secteur emploie environ 13.000 personnes, selon un syndicat agricole local, et produit quelque 2.800 tonnes de miel par an.