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Fakhfakh refuse le recrutement exceptionnel dans le secteur public

Temps de lecture : 2 min
Fakhfakh refuse le recrutement exceptionnel dans le secteur public

 

Le chef du gouvernement Elyes Fakhfakh a adressé, ce mardi 28 juillet 2020, une correspondance au président du Parlement à propos de la proposition de loi relative aux dispositions exceptionnelles pour le recrutement dans le secteur public.

 

Dans sa correspondance, le chef du gouvernement explique qu’il refuse cette proposition de loi déposée par un groupe de députés. Discutée par une commission parlementaire et programmée en plénière, cette proposition de loi requiert une coordination préalable avec le gouvernement et des ressources financières pour couvrir ses charges, explique le chef du gouvernement dans sa correspondance en citant l’article 63 de la Constitution et l’article 135 du règlement intérieur de l’ARP.

 

En effet, l’article 63 de la Constitution indique que les propositions de loi des députés ne sont pas recevables si leur adoption porte atteinte à l'équilibre financier de l'Etat tel qu'établi par les lois de finances.

 

Quant à l’article 135 du règlement intérieur de l’ARP, il prévoit que les propositions de lois ne doivent pas engendrer des charges supplémentaires pour les ressources publiques.

 

Notons que cette proposition de loi a été déposée par 35 députés représentant la plupart des blocs parlementaires. Elle prévoit l’amendement des articles 3 et 4 de la loi n° 2012-4 du 22 juin 2012, portant dispositions dérogatoires pour le recrutement dans le secteur public.

 

Or, une circulaire a été publiée par le chef du gouvernement, Elyes Fakhfakh, le 14 mai 2020, annonçant le gel des recrutements dans la fonction publique, à l’exception de certaines spécialités prioritaires et à caractère urgent.

 

Rappelons que le chef du gouvernement, Elyes Fakhfakh a, déjà, présenté sa démission à la suite d’un scandale de conflits d’intérêts pesant sur lui. Sa mission se limite à la gestion des affaires courantes en attendant la mise en place d’un nouveau gouvernement. A cet effet, le président de la République Kaïs Saïed a, déjà, désigné l’actuel ministre de l’Intérieur Hichem Mechichi pour assurer la succession d’Elyes Fakhfakh. M. Mechichi dispose d’un délai maximal de trente jours pour former son équipe et la soumettre au vote de confiance des députés à l’assemblée des représentants du peuple.

 

S.H

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Commentaires (6)

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Rania
| 29-07-2020 11:23
Qui est ce fils de p... qui a proposé ce projet de loi ?
C'est pour trouver à dire plus tard que le gouvernement n'a pas été au niveau. Sachant bien que ce projet est irréalisable. Et même s'il ne passe pas, les géniteurs de ce projet diront la même chose, que le gouvernement est insensible aux aspirations des sans-emplois. Ils ne savent pas ce que ça veut dire déficit budgétaire, inflation, endettement...ces générateurs de la corruption.
Le summum de la roublardise et de la légitimation d'Al fassad. Il semblent ignorer ces faux dévots, que le Bon Dieu a horreur de ce qui répandent Al fassad sur terre.

medeve
| 29-07-2020 09:13
comment peut-on recruter alors que les administrations et les entreprises étatiques sont surchargées !

Gg
| 29-07-2020 08:21
Saine réaction, le secteur public croule déjà sous le poids des effectifs surabondants et inutiles. En rajouter serait une mesure du plus bas populisme, qui creuserait immédiatement le trou.
C'est au secteur privé d'embaucher, et pour cela il faut les réformes attendues depuis 10 ans...

Ridha
| 29-07-2020 04:36
Le problème de chômage ne se résout pas par une loi. C'est scandaleux ce parlement .

takilas
| 29-07-2020 02:33
Tous ceux qui ont été recruté, par la connivence de la part de troika, nahdha ou autres, ou qui ont obtenu des promorions ou des grades dans les ministères et les sociétés publiques doivent passer obligatoirement un examen d'évaluation et puis un concours et une formation suivie pareillement dun concours, etvtrouver une solution de formations appropriées pour les refusés qui le souhaitent et decongestionner etcalleger lesdites administrations de ce gigantesque surnombre de recrutés anarchiques, sinon l'économie tunisienne ne ressuscitera jamais jusqu'à l'éternité.

takilas
| 29-07-2020 02:18
Ils continuent quand même de vouloir imposer les recrutements dans les administrations pour avoir plus de voix de vote lors des élections.
Ils ont déjà recrutés des centaines de milliers de sudistes à Tunis lors troïka et ne veulent pas s'arrêter là ; à moins que des menaces sont parvenues de Tataouine qui veulent avoir des recrutements pareil aux recrutés à Tunis à partir de Gabes et de Mednine et qui ont contribué énormément à accorder des voix donnant-donnant à nahdha et ce soit aux législatives ou aux municipales des quatre gouvernorats de Tunis; Tunis la tant convoitée pour la migration sud-nord et qui a permis à nahdha d'avoir des députés grâce à cette novelle méthode de corruption.
Et ils en redemandent à Fakhfakh avant qu'il ne parte faute de quoi les menaces surgiront très probablement comme à l'accoutumée depuis 2012.
Pour nahdha tout est permis pour avoir plus d'électeurs ; car les élections cest leur seul recours pour élargir le panel des nouveaux milliardaires sudistes.

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