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Les Tunisiens de l’étranger ont une « richa » sur la tête

Temps de lecture : 7 min
Les Tunisiens de l’étranger ont une « richa » sur la tête

 

Voilà un sujet délicat qu’aucun politicien désintéressé ou analyste sensé n’ose aborder, tant il est explosif. Évoquer le sujet des Tunisiens de l’étranger est un peu comme parler de sexe en famille ou douter de l’existence de Dieu devant un groupe d’extrémistes religieux, on marche sur des œufs, on en parle en bien et on ne critique rien. Et pourtant !

Une polémique s’est enclenchée récemment après l’augmentation des tarifs de plusieurs prestations consulaires. Une augmentation bien supérieure à la normale et qui a atteint trois chiffres pour plusieurs prestations. Du jour au lendemain, et sans prévenir personne, le ministère des Affaires étrangères a décidé que le renouvellement d’un passeport perdu coûte désormais 165 € (525 DT) contre l’équivalent de 150 dinars précédemment et qu’un simple extrait de naissance passe à sept euros (22,25 dinars) s’il est délivré à l’étranger contre 0,5 dinar s’il est délivré au bled.  Ces augmentations dépassent tout entendement et les Tunisiens de l’étranger avaient toutes les raisons du monde de grogner contre le MAE quoique réellement, c’est le ministère des Finances qui en est à l’origine. La grande partie d’entre eux vivant en France, il est compréhensible qu’ils s’élèvent contre ces augmentations démesurées et sans préavis, eux qui sont habitués à voir l’Etat français annoncer, des mois à l’avance et en toute transparence, ce genre de mesures impopulaires.

Il n’y a pas à dire, le ministère des Affaires étrangères a donné le bâton pour se faire battre, car il aurait dû s’y prendre autrement.

 

Les Tunisiens de l’étranger, comme tous les Tunisiens, ne sont pas insensibles à la crise aigüe que subit leur pays. Ils ne sont pas insensibles à la crise budgétaire, à la crise du Covid-19 et tout le reste. Surtout, ils ne sont pas moins patriotes que les locaux, quoique disent certains esprits chagrins et aigris. Seulement voilà, ils n’acceptent pas d’être les dindons de la farce et exigent un minimum de respect. Quand on veut les dépouiller, comme tous les citoyens du monde face aux Etats avides de plus de fiscalité et d’impôt, ils exigent qu’on y mette la manière et c’est là où l’Etat tunisien a failli. Une bonne communication préalable sur les augmentations aurait tué la grogne dans l’œuf. Par préalable, il faut entendre des mois à l’avance. Quand l’Etat veut augmenter les prestations consulaires en juin, il doit l’annoncer dès le mois de janvier. Quand l’Etat veut augmenter de 100% et 200% certaines de ses prestations, il doit justifier cela en expliquant les raisons qui ont fait qu’il soit obligé d’imposer des augmentations inhabituelles voire aberrantes.

Ainsi, pour ces dernières augmentations, l’Etat aurait dû se cacher derrière les différentes crises que l’on subit actuellement, mais aussi le coût réel des prestations qu’il dispense au profit de ces Tunisiens à l’étranger.

 

Il est utile de rappeler certaines données dont la plus importante est le coût de la vie à l’étranger très difficilement supportable pour nos fonctionnaires dans les représentations diplomatiques et consulaires. Le diplomate tunisien figure parmi les moins payés comparativement à ses homologues dans un pays donné. Quand on voit les fiches de paie de nos diplomates et quand on les compare à celles des autres pays beaucoup plus pauvres que nous, il y a de quoi avoir honte. Quand on voit le délabrement de plusieurs de nos chancelleries, il y a de quoi avoir honte. Quand on voit les tenues vestimentaires de plusieurs de nos diplomates, il y a de quoi avoir honte. Un ambassadeur tunisien est incapable de programmer une réception digne de ce nom, durant laquelle il invite d’éventuels investisseurs et hommes politiques d’influence. On leur demande de jouer aux diplomates économiques, on leur demande d’être des lobbyistes et d’avoir des relations rapprochées avec ceux qui font les politiques étrangères et ceux qui pèsent dans la politique internationale, mais on leur donne des budgets qui couvrent à peine le prix d’un café. 

 

L’Etat se doit de prendre ses responsabilités et d’assurer un train de vie digne de nos diplomates et une image haute de nos chancelleries. Cela a un coût.

Le chef de l’Etat, Kaïs Saïed, est constitutionnellement, le premier responsable de cela et ce à double titre. Le premier en tant que chef d’Etat et chef de tous les Tunisiens et le second en tant que 1er responsable de la diplomatie. En humiliant, hier, devant les caméras, Noureddine Erraï, Kaïs Saïed a failli à ses obligations de chef de l’Etat et chef de la diplomatie. Il a oublié que si la diplomatie tunisienne a été acculée à imposer des augmentations usurières, c’est parce que lui, chef de l’Etat, n’a pas fait en sorte que la diplomatie ait le budget nécessaire pour fonctionner correctement.

C’est vrai que le déficit de communication du MAE est grandiose (à l’image de l’écrasante majorité des institutions de l’Etat d’ailleurs), mais Kaïs Saïed est très mal placé pour parler de ce sujet, car sa communication à lui est plus défaillante que tout. Que reproche exactement Kaïs Saïed à Noureddine Erraï ? L’augmentation ou la mauvaise communication liée à l’augmentation ? Que ce soit l’une ou l’autre, Kaïs Saïed n’a pas à reprocher quoi que ce soit, car il se devait d’abord de balayer devant sa porte, au lieu de jouer au professeur.

La vérité est que Kaïs Saïed, populiste comme toujours, voulait gagner des points et de la sympathie auprès des Tunisiens de l’étranger, comme quoi il est à leur écoute et sensible à leurs doléances. Ça devient agaçant à la fin de voir ce président de la République qui n’a pas encore un an d’âge poursuivre sa campagne électorale. Ce genre de comportement pourrait être compris (et pas justifié) à moins d’un an des élections, pas à moins d’un an après les élections ! 

Kaïs Saïed se devait, de par sa position, de trouver une solution à l’Etat et à son ministre des Affaires étrangères pour que les Tunisiens de l’étranger ne soient plus considérés comme des dindons de la farce, sans pour autant faillir à leurs obligations de Tunisiens.


Quelles sont ces obligations ? Les Tunisiens de l’étranger sont en droit de réclamer certaines prestations et une certaine qualité de service. Ils sont en droit d’exiger un consulat proche de leur lieu d’habitation et l’assurance que leur pays est à leur écoute et à leur secours en cas de besoin. Ils sont déjà un des rares citoyens dans le monde à avoir droit à la gratuité du service du rapatriement funéraire (merci Bourguiba).

Tout cela a un coût et il ne peut être supporté par les quelque sept euros exigés pour un extrait de naissance et les devises envoyées au bled pour quelques uns.

Les Tunisiens de l’étranger, tout comme les Tunisiens locaux sont toujours en train de demander ce que leur pays fait pour eux, mais ils ne se demandent pas ce qu’ils peuvent faire pour leur pays (merci Kennedy).

Aujourd’hui, la Tunisie est en crise et l’Etat n’a pas de budget pour l’essentiel. Depuis des années, il en est à souscrire les crédits derrière les crédits et à imposer les entreprises et les citoyens de plus en plus. Récemment, pour cause Covid-19, il a charcuté une journée de salaire aux locaux.

Que paient les Tunisiens à l’Etat tunisien ? Rien ! Une partie d’entre eux ne se rappelle de l’Etat que pour quelques formulaires, une autre partie donne son avis sur tout et sur rien à propos du fonctionnement de l’Etat, une autre impose dans les urnes des choix médiévaux aux locaux, alors qu’ils vivent dans des pays du XXIe et une autre a pris une autre nationalité et ne se rappelle de sa nationalité d’origine que si il y a un poste politique à pourvoir. En retour, que donnent-ils ? Rien !
Pour Kaïs Saïed qui aime défendre le peuple et son pouvoir d’achat, il est temps qu’il se rappelle qu’il est le chef de l’Etat et qu’il défende l’Etat et son pouvoir budgétaire.

 

Tout comme les locaux qui ont mis la main à la poche pour aider l’Etat, les Tunisiens de l’étranger se doivent de mettre la main à la poche et d’aider ce même Etat, puisqu’ils ne sont pas moins patriotes que les locaux. Ils ont tous les droits comme les locaux et ils doivent avoir tous les devoirs comme eux.

Un impôt de 4% ou de 5% avec un minimum de 1000 euros par personne et par an rapporterait quelque trois milliards de dinars dans le budget de l’Etat, de quoi couvrir très largement le budget du ministère des Affaires étrangères et permettrait d’assurer même une gratuité de plusieurs prestations consulaires. Que sont ces 4% ou 5% devant les 35% que certains Tunisiens locaux paient ? Certes, ils paient déjà des impôts dans leur pays d’accueil, mais la Tunisie a plus que jamais besoin d’eux et dépenser 4% ou 5% de leurs revenus pour leur pays natal ne va pas vraiment déstabiliser leur budget. En contrepartie, ces 4% ou 5% pourront stabiliser le budget de l’Etat tunisien à qui ils demandent tant. Les Tunisiens de l’étranger ne doivent pas avoir une « richa » sur la tête pour exiger les mêmes droits sans remplir les mêmes obligations.

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Commentaires (113)

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Tamerelapute
| 07-06-2020 10:23
Si vous voulez qu'on vous demonte financièrement et qu'on fasse une révolution et qu'on s'investissent dans le désordre de la tunisie continué à nous faire détesté le bled et vous verrez la puissance de frappe qu'on el chab tounsi de l'étranger se réuni

Aymen
| 04-06-2020 02:39
payer de l impôt dans alors qu on en paye deja pas mal dans lw pays de résidence !!!! Au moins ici ils nous offre du service qui a de l allure
Notre consulat n est même pas foutu de répondre au téléphone et à chaque fois que je suis rentré à ce consulat digne d un petit restaurant de merguez (Montréal), il y a une altercation entre un ou plusieurs citoyens et les fonctionnaires...
D ailleur meme en rentrant j utilise un autre passeport et le tunisien je ne le renouvelle plus, ca ne vaut pas la peine...
Ni service ni respet et en plus de l ingratitude
Qu est ce qu elle m a offert la tunisie pour que je paye 5% d impôt, fuck all...
Je suis mieu de donner mon argent a cuba pour 1 semaine all inclusive dans un paysage paradisiaque 1000$ incluant billet d avion que de le donner a des ingrats pour des vacances pourries a 10000$
Et les parents quand ils viennent ici s amusent plus alors trouvez vous un autre peuple a depouiller ca payera vos politiciens pourris

Honteux
| 03-06-2020 22:18
J'ai repéré cette chronique et je la lis seulement ce soir.

L'analyse est tellement honteuse que je suis obligé de rajouter mon commentaire.

Le début est positif mais la fin appelle à nouvelle révolution.

Depuis 2011, aucun gouvernement n'a su souffler une nouvelle ère économique : les crédits n'ont pas cessé mais 0 investissement ou même pas un début de plan stratégique économique !

L'état est défaillant sur tous les tableaux et les hommes politiques pensent à s'enrichir pendant leur pouvoir.

Nous manquons d'un Homme d'Etat capable de mettre la Tunisie sur les rails du progrès.

'? partir de là , je ne vous apprend rien quand j'annonce l'absence TOTALE de confiance dans les partis politiques, donc impossible d'accepter de financer cet '?tat défaillant.

Concernant le manque de moyens supposés des chancelleries, d'abord personne n'a forcé ces fonctionnaires de travailler dans les consulats.
Ensuite, en réfléchissant 2 secondes, je vous donnerai 10 milles idées pour alléger le fonctionnement (sans rentrer dans la digitalisation) mais pour des raisons bureaucratiques archaïques, aucune volonté d'optimiser les opérations - par conséquent, si cette volonté manque à l'Etat, je ne suis pas prêt à assumer son délire.

'? propos de "Un impôt de 4% ou de 5% avec un minimum de 1000 euro", nous sommes en 2020 et nous continuons à appliquer des solutions d'un autre siècle: avec tous les cerveaux des haut fonctionnaires dans les administrations, pourquoi ne pas monter des fonds d'investissement et encourager les TRE à y souscrire ainsi que d'autres idées pour se substituer à la solution facile mais impopulaire de l'impôt? Peut-être que au fond quand la confiance manque les TRE n'ont pas le courage d'investir et c'est ça ce que je reproche à l'Etat en optant pour les solutions faciles, impopulaires ET court termistes

L'état doit d'abord se moderniser ensuite nous parlerons de la contribution des TRE...

HD
| 01-06-2020 23:11
Après avoir lu les commentaires, je ressort avec une conclusion : les Tunisiens à l'étranger ne sont pas intégrés dans leur pays d'accueil. Et quand ils rentrent au bled, ils se croient supérieurs à la population locale sur qui ils ont des droits. Mentalité héritée de Ben Ali.

Zhmema
| 01-06-2020 14:50
Yeser bhema, elli mouch 3ajbi salaire mta3 wzarat lkharijiya ynajjem yokhrej w ykhalli blasto lghiro, des diplomatws bodouro,
W twansa elli lbarra kharjo w khallouhelkom w tzido t7ebo tnatfouhom ya khommej
W fou9 hedha lkol elli kteeb l'article yaser kathrelha b dhka .

Nour
| 31-05-2020 22:10
Monsieur Bahloul, l'analyse que vous faites me fait penser aux annees 70, les cheveux longs et les idees courtes..... un TRE investit plus que quiconque dans son pays natal et ce durant tout son exil (maison, aides familiales et autres) . Bientôt et cela a bien commencé, beaucoup de compatriotes commencent à tout vendre, investir ailleurs et même se faire enterrer à l'étranger etant donné vos inepties tout comme les pseudos analystes qui vous ressemblent. Mesurez vous les consequences catastrophiques tant sur le plan social que sur le plan economique que pourraient engendrer ces mesures anticonstitutionnelles ?
A bon entendeur salut. '

EL OUAFI
| 31-05-2020 13:45
Bonjour monsieur Nizar Bahloul, nous sommes à 105 intervenants peut-on se permettre de faire le bilan et connaître le % des ces intervenants qui approuvent votre RICHA sur la T'?TE en êtes-vous convaincue ?
Les 99,99% désapprouvent, or pour moi c'était un ballon d'essai pour connaître de près ce que mijotent nos TRE dans leur subconscient. Cordialement. (Manai)

Liberté
| 31-05-2020 13:37
Monsieur,
Affirmer que les TRE ont une RICHA sur la tête est totalement faux. Vous donnez des fausses argumentations et des fausses vérités. Vous avez une formidable capacité à donner des leçons. C'est NON , NON les TRE. IL est faux de dire que nous sommes des privilégiés, ne paient rien à leur pays. Lorsque je dis:" Taisez-vous", je n'ai nullement en tête d'enfreindre la liberté d'expression. C'est notre droit fondamental; Votre chronique manque d'impartialité. C'est à juste titre que le ministre des affaires étrangères s'est fait passer un savon par le Président de la République lui-même. Vous avez ignoré sciemment de dire que les TRE ont un rôle important à jouer pour leur pays. Ils sont dans une logique de progrès et de débats constructifs. La question de l'impôt est un sujet très sensible. C'est le principe d'égalité de tous les tunisiens devant l'impôt. C'est mieux d'être plus silencieux, en particulier sur les sujets qu'il ne maîtrise pas un journaliste. C'est une totale impunité intellectuelle. Le président de la République incarne l'unité de la nation. Le droit à l'erreur existe, et lorsqu'elle survient, c'est le rôle du chef de l'Etat de corriger le tir, sans drame. Les TRE ont le droit de savoir où va leur argent. La rigueur présidentielle exige un pouvoir exécutif fort et stable. Et le président de la République est le premier à savoir qu'en politique le vent tourne vite. Dans un sens comme dans l'autre. Les tunisiens ont besoin d'un président de la république qui n'était pas le favori et qui gagne. Les TRE SONT INJUSTEMENT méprisés.
Le réveil des TRE, enfin! L'unité est notre force pour faire annuler cette taxation injuste; Trop d'impôt, tue l'impôt.
Vive la Tunisie;
Anthropologue du droit, Université Paris 1, Panthéon Sorbonne.
Très cordialement.


unmec
| 30-05-2020 22:35
Comment voulez vous mettre en place un impot sur les revenus de non residents fiscaux ? Nom mais sur quelle planete vivez vous ?

Liberté
| 30-05-2020 21:15
Monsieur,
Le dernier mot revient toujours au peuple tunisien. Il faut une majorité présidentielle à l'assemblée nationale pour que le président de la république puisse enfin gouverner. En effet, 5 ans c'est long pour faire bouger les choses.
Les 18 députés qui représentent les TRE ne coûtent vraiment trop cher. Ils doivent défendre les TRA. C'est ine richesse pour la Tunisie. La patrie est dans le c'?ur de chasue tunisien vivant à l'étranger. Ce sont eux les vrais ambassadeurs de la Tunisie. Cest une richesse pour le pays. Ils veulent les mêmes droits et obligations. Ces députés doivent travailler pour l'intérêt des tunisiens de l'étranger. C'est par le vote que la sanction arrivera au moment du vote. Les tunisiens de l'étranger aiment autant leur pays. On doit utiliser les armes du droit pour changer les choses. On demande de la considération et du respect. L'injustice fiscale qui subissent les TRE est nefaste pour la cohésion nationale du pays.
Les journalistes doivent écrire et parler librement sur les sujets qui intéressent les tunisiens. ILs faut beaucoup de riches et moins de pauvres.
Le président tunisien a eu le mérite et le courage politique de s'intéresser du matraquage fiscal que les tunisiens de l'étranger ont injustement subi. Il est le garant du respect de la constitution. Les Tunisiens de l'étranger exigent l'abrogation de ce décret qui a fixé les nouvelles taxations.
C'est à nous de renverser la table.
Je crois que les TRE seront heureux de payer des impôts et des taxes fiscales fondées sur la justice fiscale.
C'est le prix de la démocratie jeune de nôtre pays.
On doit continuer à s'aimer et se critiquer et sans tomber dans le dénigrement et la médiocrité.

Vive la Tunisie.
Respectueusement,

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