
Les députés de l’Assemblée des représentants du peuple, réunis, aujourd’hui, mercredi 8 juillet 2015, ont été unanimes à souligner la gravité de la situation sécuritaire et sociale et la nécessité de préparer un plan d’urgence pour y faire face.
Ils ont, par contre, été divisés sur la question de la proclamation de l’Etat d’urgence au cours de la séance de dialogue avec le chef du gouvernement consacrée à la situation sécuritaire et l’état d’urgence décrété, samedi dernier, par le président de la République.
Les députés de la coalition gouvernementale au pouvoir ont estimé que l’état d’urgence aurait dû être décrété en mars dernier à la suite de l’attentat du Bardo (le 18 mars 2015), exprimant leur ferme appui à la décision de proclamation de l’Etat d’urgence et à la démarche du gouvernement dans sa lutte contre le terrorisme.
Ils ont, dans ce contexte, insisté sur l’unité nationale et la nécessité de soutenir les forces armées et sécuritaires. Les députés de la coalition au pouvoir ont mis l’accent sur l’impératif de mettre en place un plan de sauvetage de la saison touristique, notamment après l’attentat de Sousse, et de prendre les mesures sécuritaires et économiques nécessaires pour rétablir la sécurité et la stabilité.
Certains députés ont appelé à éviter provisoirement d’évoquer les questions sociales, arrêter les recrutements dans la fonction publique, geler les salaires, instaurer une justice fiscale, lutter contre la contrebande qui sert de vivier pour le terrorisme, estimant que le combat actuel n’est pas uniquement économique mais politique et sécuritaire par excellence.
D’autres se sont félicités de l’intervention du chef du gouvernement qui a affirmé, dans son intervention au début de la séance, son engagement à respecter les libertés et les dispositions de la Constitution. Certains ont considéré que le décret réglementant l’Etat d’urgence n’est pas contraire aux dispositions de la Constitution.
Par ailleurs, la majorité des députés qui n’appartiennent pas à la coalition au pouvoir, ont été unanimes à soutenir que la proclamation de l’Etat d’urgence est anticonstitutionnelle et que le fait de se baser sur le décret n°50 de l’année 1978 pose un problème d’ordre juridique. D’autres ont proposé de mettre en place un fonds de lutte contre le terrorisme et de trouver des solutions radicales aux problèmes de la jeunesse.
Dans une déclaration aux médias, à l’issue de la séance, le chef du gouvernement, Habib Essid, a affirmé que la déclaration de l’Etat d’urgence est légale et conforme aux lois en vigueur en Tunisie, relevant que cette question a été débattue sous tous ses aspects avant la proclamation officielle de l’Etat d’urgence. Au sujet de la barrière sécuritaire qui sera mise en place sur les frontières tuniso-libyennes, Habib Essid a précisé que cette mesure a été prise depuis le 18 mars dernier dans le but de renforcer la présence sécuritaire dans la zone frontalière pour éviter le trafic d’armes et l’infiltration de terroristes. La séance a été levée après trois heures de débat. Elle reprendra jeudi soir à 22h00.
S.H D’après TAP
Commentaires (6)
Commenter@ Jilani
UN REGIME AUTORITAIRE EST INELUCTABLE
IL FAUT PLUS QUE L'ETAT D'URGENCE
LA SITUATION ECONOMIQUE ET SÉCURITAIRE SONT AVANT TOUTES
en tire de cette texte que cette équipe n'est pas concerné par ce qui se passait à Bardo et dernièrement à l'hôtel de sousse
pour eux c'est les textes qui sont sacrés et non pas les âmes des innocents par mes respects il ne respecte pas le coran et le hadith comme il respect ces textes provisoires qui pouvont être modifier à tout moment ,il me semble que ces députés attendent que la moitie de la population sera tuée par les terroristes pour que la constitution sera modifiée , ils ont oublié que les cas d'urgence la constitution peut être négliger et le Président qui est le première responsable duvant les institution internationaux et devant le peuple et surtout il y a des exceptions de certains responsabilise le Président de leur erreurs si une maison que son propriétaire il a construit dans oued est emporter par l'eau c'est bien le Président qui est le fautif ou bien il y a certains vieux qui demandent au président de le rendre en jeunesses ( harimna,harimna harimna ) c'est l'impossible qui se passe et la fonction du président est très difficile en Tunisie .
BIEN ENTENDU, J'IMAGINE QUE
Ya ness, la guerre va bientôt faire rage.
Anticipant en envoyant cette basse cour des députés au diable.
Ce sera notre seul salut.
De la perte du temps

